Laethora : March of the Parasite

Laethora : March of the ParasiteTONIO

Avec cette pochette assez curieuse je m’attendais assez à me pendre en pleine tronche un gros hardcore métal comme il en sort tant en ce moment. Que dalle !

Dès le premier titre, la messe est dite. Point question ici de hardcore sautillant mais de bon vieux death/grind “pan dans ta gueule”. Et réalisé par une équipe de choc s’il vous plaît !

LAETHORA est en effet composé de Niklas Sundin à la guitare, du groupe DARK TRANQUILITY, et de trois membres de THE PROVENANCE, vous imaginez le résultat… Nos p’tits gars ont donc enfilé leur sac à dos et chaussé leur rangers avec pour mission de revisiter les terres hostiles du grind/death poisseux qui prend aux tripes. Ici, pas de quartier, on taille directement à gros coups de machette. Avec LAETHORA, pas question une minute d’avoir l’esprit fun, l’ambiance des compos est résolument sombre et oppressante, les morceaux semblent tout droit sortis d’un maraicage boueux et puant.

Des titres comme “Clothing For The Dead”, “Repulsive” ou “Warbitrapy” sont construits sur des bases relativement classiques, avec gros riffs death basiques et alternance de blast et de tempos moyens. Le résultat, sans être renversant, est tout à fait convaincant et ces morceaux se révèlent accrocheurs, notamment grâce à la qualité des vocaux et des arrangements de gratte. Mais il faut réellement attendre le cinquième titre, “Black Void Remembrance” pour capter le potentiel énorme d’une telle association de musiciens. Cette compos, qui démarre sur un tempo très lourd, dégage une atmosphère malsaine au possible tout en gardant des intermèdes mélodiques qui filent le frissons. Les quelques vocaux clairs semblent presque sortis d’un titre de AMORPHIS ! Curieux assemblage donc de riffs lourds, d’arpèges, de blasts, et de vocaux gutturaux ou clairs (peu nombreux) pour un résultat à la fois brutal et poignant. “The Scum Of Us All”, “Y.M.B.” et “Facing Earth” sont eux aussi des titres d’avantage axés sur les ambiances pesantes et glauques que sur la brutalité pure. Cette aisance à mélanger bastonnage direct et ambiances vicieuses est au final fort payante car l’album se révele compact et, mine de rien, assez varié.

Pourtant je ne peux m’empecher de penser que le groupe aurait pu aller plus loin dans sa recherche d’originalité et n’a fait qu’effleurer ce dont il est réellement capable. J’espère sincèrement que LAETHORA donnera rapidement suite à ce premier essai, car les musiciens, sans se vautrer par exemple dans le jusque-boutisme du récent album de DEATH BREATH, réussisent à capturer l’esprit originel du death métal tout en lui insuflant une bonne dose de personnalité.

Si comme moi vous êtes adeptes du vieux death métal cradingue à la AUTOPSY ou des deux premiers opus de ENTOMBED pour leurs mélodies lugubres (surtout Clandestine), vous tomberez forcément amoureux de ce March of the Parasite. Parole, allez-y tranquils ! Chez Tonio, c’est comme chez Darty, satisfaits ou remboursés…

> Uncategorized — admin @ 12:00 am

March 31, 2007

Laethora : March of the Parasite

Laethora : March of the ParasiteTONIO

Avec cette pochette assez curieuse je m’attendais assez à me pendre en pleine tronche un gros hardcore métal comme il en sort tant en ce moment. Que dalle !

Dès le premier titre, la messe est dite. Point question ici de hardcore sautillant mais de bon vieux death/grind “pan dans ta gueule”. Et réalisé par une équipe de choc s’il vous plaît !

LAETHORA est en effet composé de Niklas Sundin à la guitare, du groupe DARK TRANQUILITY, et de trois membres de THE PROVENANCE, vous imaginez le résultat… Nos p’tits gars ont donc enfilé leur sac à dos et chaussé leur rangers avec pour mission de revisiter les terres hostiles du grind/death poisseux qui prend aux tripes. Ici, pas de quartier, on taille directement à gros coups de machette. Avec LAETHORA, pas question une minute d’avoir l’esprit fun, l’ambiance des compos est résolument sombre et oppressante, les morceaux semblent tout droit sortis d’un maraicage boueux et puant.

Des titres comme “Clothing For The Dead”, “Repulsive” ou “Warbitrapy” sont construits sur des bases relativement classiques, avec gros riffs death basiques et alternance de blast et de tempos moyens. Le résultat, sans être renversant, est tout à fait convaincant et ces morceaux se révèlent accrocheurs, notamment grâce à la qualité des vocaux et des arrangements de gratte. Mais il faut réellement attendre le cinquième titre, “Black Void Remembrance” pour capter le potentiel énorme d’une telle association de musiciens. Cette compos, qui démarre sur un tempo très lourd, dégage une atmosphère malsaine au possible tout en gardant des intermèdes mélodiques qui filent le frissons. Les quelques vocaux clairs semblent presque sortis d’un titre de AMORPHIS ! Curieux assemblage donc de riffs lourds, d’arpèges, de blasts, et de vocaux gutturaux ou clairs (peu nombreux) pour un résultat à la fois brutal et poignant. “The Scum Of Us All”, “Y.M.B.” et “Facing Earth” sont eux aussi des titres d’avantage axés sur les ambiances pesantes et glauques que sur la brutalité pure. Cette aisance à mélanger bastonnage direct et ambiances vicieuses est au final fort payante car l’album se révele compact et, mine de rien, assez varié.

Pourtant je ne peux m’empecher de penser que le groupe aurait pu aller plus loin dans sa recherche d’originalité et n’a fait qu’effleurer ce dont il est réellement capable. J’espère sincèrement que LAETHORA donnera rapidement suite à ce premier essai, car les musiciens, sans se vautrer par exemple dans le jusque-boutisme du récent album de DEATH BREATH, réussisent à capturer l’esprit originel du death métal tout en lui insuflant une bonne dose de personnalité.

Si comme moi vous êtes adeptes du vieux death métal cradingue à la AUTOPSY ou des deux premiers opus de ENTOMBED pour leurs mélodies lugubres (surtout Clandestine), vous tomberez forcément amoureux de ce March of the Parasite. Parole, allez-y tranquils ! Chez Tonio, c’est comme chez Darty, satisfaits ou remboursés…

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Vomitory (SWE) : Terrorize Brutalize Sodomize

Vomitory (SWE) : Terrorize Brutalize SodomizeTONIO

Forcément, la première chose sur laquelle j’ai flashé est le magnifique titre de l’album, Terrorize Brutalize Sodomize, et la pochette d’un goût exquis qui représente, heu… je vous laisse trouver vous même ! La censure a pas fini de s’affoler, on nage dans la subtilité… Remarquez que avec un nom de groupe comme Vomitory, on peut s’attendre à tout. En même temps, ça nous change des éternels hartworks de démons et de corps mutilés !

Le groupe suèdois est loin d’être un nouveau venu sur la scène death, cette réalisation est leur huitième album et leur premier méfait remonte à 1994. Les gars ont donc l’art et la manière de composer des titres accrocheurs et bien équilibrés. Leur musique ne s’adresse surtout pas aux amateurs de subtilités mélodieuses et d’atmosphères fouillées, c’est du brut de décoffrage qui vous donne plus envie de bouffer de la bidoche crue que de faire des mamours à votre copine, si je peux dire. Mais attention, question musique, ça ne rigole pas du tout ! Les musiciens (si si, c’en est !) maîtrisent leur sujet sur le bout des doigts et, même si on ne peut pas classer Vomitory comme groupe “death technique”, question rythmique ça bastonne grave. Les blasts ne sont pas omniprésents et le groupe évolue même assez souvent sur des mid-tempo ou des rythmes de batterie hardcore très entraînants. Les riffs quand à eux sont un agréable mélange de riffs death old school, voir thrash, et de riffs hardcore dans un esprit NAPALM DEATH, periode Harmony Corruption. Le tout reste néanmoins très brutal et ne s’adresse qu’aux amateurs purs et durs de death bien gras.

Cet album aurait facilement pu être quelconque, mais la qualité des riffs est bien présente et le groupe varie les rythmes de façon intelligente, plaçant ça et là quelques passages lourds ou saccadés qui évitent la lassitude. On peut également noter de temps en temps quelques riffs plus mélodiques ou quelques solos fort bienvenus et pas dégueus du tout comme par exemple sur “Heresy” ou “Scavenging The Slaughtered”. D’autres titres comme “March Into Oblivion” sont teintés d’une couleurs presque punk, version death bien sur, grâce à l’utilisation de riffs simples mais terriblement éfficaces et d’un p’tit break de basse comme on en trouve dans le hardcore. Par ailleurs, il est amusant de noter que l’intro plombée de ce morceau aurait très bien pu convenir à un titre de BOLT THROWER !

Ho, mince ! J’ai oublié de vous parler des vocaux ! Ils sont étonnants, car en désaccord total avec la musique, une sorte de croisement entre Halford et Dickinson.

Ben non, je déconne bien sur ! Seul un hurleur de tout premier ordre peut convenir au groupe, et en la matière Erik Rundqvist n’a de leçon à reçevoir de personne. D’ailleurs, malgré son timbre très guttural, les paroles restent relativement audibles et ne se limitent pas à des “gruik gruik gruiiiiik” comme c’est souvent le cas. Bien vu.

Avec cet album, Vomitory ne révolutionnera sûrement pas le style, et ce n’est probablement pas son intention. Terrorize Brutalize Sodomize est tout simplement réussit, le groupe fera passer un très bon moment à tout amateur de death corrosif. Et avec humour s’il vous plaît !

Rrrrhhhhaaaaaaa, cette pochette, je ne m’en lasse pas !

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March 30, 2007

Vomitory (SWE) : Terrorize Brutalize Sodomize

Vomitory (SWE) : Terrorize Brutalize SodomizeTONIO

Forcément, la première chose sur laquelle j’ai flashé est le magnifique titre de l’album, Terrorize Brutalize Sodomize, et la pochette d’un goût exquis qui représente, heu… je vous laisse trouver vous même ! La censure a pas fini de s’affoler, on nage dans la subtilité… Remarquez que avec un nom de groupe comme Vomitory, on peut s’attendre à tout. En même temps, ça nous change des éternels hartworks de démons et de corps mutilés !

Le groupe suèdois est loin d’être un nouveau venu sur la scène death, cette réalisation est leur huitième album et leur premier méfait remonte à 1994. Les gars ont donc l’art et la manière de composer des titres accrocheurs et bien équilibrés. Leur musique ne s’adresse surtout pas aux amateurs de subtilités mélodieuses et d’atmosphères fouillées, c’est du brut de décoffrage qui vous donne plus envie de bouffer de la bidoche crue que de faire des mamours à votre copine, si je peux dire. Mais attention, question musique, ça ne rigole pas du tout ! Les musiciens (si si, c’en est !) maîtrisent leur sujet sur le bout des doigts et, même si on ne peut pas classer Vomitory comme groupe “death technique”, question rythmique ça bastonne grave. Les blasts ne sont pas omniprésents et le groupe évolue même assez souvent sur des mid-tempo ou des rythmes de batterie hardcore très entraînants. Les riffs quand à eux sont un agréable mélange de riffs death old school, voir thrash, et de riffs hardcore dans un esprit NAPALM DEATH, periode Harmony Corruption. Le tout reste néanmoins très brutal et ne s’adresse qu’aux amateurs purs et durs de death bien gras.

Cet album aurait facilement pu être quelconque, mais la qualité des riffs est bien présente et le groupe varie les rythmes de façon intelligente, plaçant ça et là quelques passages lourds ou saccadés qui évitent la lassitude. On peut également noter de temps en temps quelques riffs plus mélodiques ou quelques solos fort bienvenus et pas dégueus du tout comme par exemple sur “Heresy” ou “Scavenging The Slaughtered”. D’autres titres comme “March Into Oblivion” sont teintés d’une couleurs presque punk, version death bien sur, grâce à l’utilisation de riffs simples mais terriblement éfficaces et d’un p’tit break de basse comme on en trouve dans le hardcore. Par ailleurs, il est amusant de noter que l’intro plombée de ce morceau aurait très bien pu convenir à un titre de BOLT THROWER !

Ho, mince ! J’ai oublié de vous parler des vocaux ! Ils sont étonnants, car en désaccord total avec la musique, une sorte de croisement entre Halford et Dickinson.

Ben non, je déconne bien sur ! Seul un hurleur de tout premier ordre peut convenir au groupe, et en la matière Erik Rundqvist n’a de leçon à reçevoir de personne. D’ailleurs, malgré son timbre très guttural, les paroles restent relativement audibles et ne se limitent pas à des “gruik gruik gruiiiiik” comme c’est souvent le cas. Bien vu.

Avec cet album, Vomitory ne révolutionnera sûrement pas le style, et ce n’est probablement pas son intention. Terrorize Brutalize Sodomize est tout simplement réussit, le groupe fera passer un très bon moment à tout amateur de death corrosif. Et avec humour s’il vous plaît !

Rrrrhhhhaaaaaaa, cette pochette, je ne m’en lasse pas !

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Vomitory (SW) : Terrorize Brutalize Sodomize

Vomitory (SW) : Terrorize Brutalize SodomizeTONIO

Forcément, la première chose sur laquelle j’ai flashé est le magnifique titre de l’album, Terrorize Brutalize Sodomize, et la pochette d’un goût exquis qui représente, heu… je vous laisse trouver vous même ! La censure a pas fini de s’affoler, on nage dans la subtilité… Remarquez que avec un nom de groupe comme Vomitory, on peut s’attendre à tout. En même temps, ça nous change des éternels hartworks de démons et de corps mutilés !

Le groupe suèdois est loin d’être un nouveau venu sur la scène death, cette réalisation est leur huitième album et leur premier méfait remonte à 1994. Les gars ont donc l’art et la manière de composer des titres accrocheurs et bien équilibrés. Leur musique ne s’adresse surtout pas aux amateurs de subtilités mélodieuses et d’atmosphères fouillées, c’est du brut de décoffrage qui vous donne plus envie de bouffer de la bidoche crue que de faire des mamours à votre copine, si je peux dire. Mais attention, question musique, ça ne rigole pas du tout ! Les musiciens (si si, c’en est !) maîtrisent leur sujet sur le bout des doigts et, même si on ne peut pas classer Vomitory comme groupe “death technique”, question rythmique ça bastonne grave. Les blasts ne sont pas omniprésents et le groupe évolue même assez souvent sur des mid-tempo ou des rythmes de batterie hardcore très entraînants. Les riffs quand à eux sont un agréable mélange de riffs death old school, voir thrash, et de riffs hardcore dans un esprit NAPALM DEATH, periode Harmony Corruption. Le tout reste néanmoins très brutal et ne s’adresse qu’aux amateurs purs et durs de death bien gras.

Cet album aurait facilement pu être quelconque, mais la qualité des riffs est bien présente et le groupe varie les rythmes de façon intelligente, plaçant ça et là quelques passages lourds ou saccadés qui évitent la lassitude. On peut également noter de temps en temps quelques riffs plus mélodiques ou quelques solos fort bienvenus et pas dégueus du tout comme par exemple sur “Heresy” ou “Scavenging The Slaughtered”. D’autres titres comme “March Into Oblivion” sont teintés d’une couleurs presque punk, version death bien sur, grâce à l’utilisation de riffs simples mais terriblement éfficaces et d’un p’tit break de basse comme on en trouve dans le hardcore. Par ailleurs, il est amusant de noter que l’intro plombée de ce morceau aurait très bien pu convenir à un titre de BOLT THROWER !

Ho, mince ! J’ai oublié de vous parler des vocaux ! Ils sont étonnants, car en désaccord total avec la musique, une sorte de croisement entre Halford et Dickinson.

Ben non, je déconne bien sur ! Seul un hurleur de tout premier ordre peut convenir au groupe, et en la matière Erik Rundqvist n’a de leçon à reçevoir de personne. D’ailleurs, malgré son timbre très guttural, les paroles restent relativement audibles et ne se limitent pas à des “gruik gruik gruiiiiik” comme c’est souvent le cas. Bien vu.

Avec cet album, Vomitory ne révolutionnera sûrement pas le style, et ce n’est probablement pas son intention. Terrorize Brutalize Sodomize est tout simplement réussit, le groupe fera passer un très bon moment à tout amateur de death corrosif. Et avec humour s’il vous plaît !

Rrrrhhhhaaaaaaa, cette pochette, je ne m’en lasse pas !

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Vomitory : Terrorize Brutalize Sodomize

Terrorize Brutalize SodomizeTONIO

Forcément, la première chose sur laquelle j’ai flashé est le magnifique titre de l’album, Terrorize Brutalize Sodomize, et la pochette d’un goût exquis qui représente, heu… je vous laisse trouver vous même ! La censure a pas fini de s’affoler, on nage dans la subtilité… Remarquez que avec un nom de groupe comme Vomitory, on peut s’attendre à tout. En même temps, ça nous change des éternels hartworks de démons et de corps mutilés !

Le groupe suèdois est loin d’être un nouveau venu sur la scène death, cette réalisation est leur huitième album et leur premier méfait remonte à 1994. Les gars ont donc l’art et la manière de composer des titres accrocheurs et bien équilibrés. Leur musique ne s’adresse surtout pas aux amateurs de subtilités mélodieuses et d’atmosphères fouillées, c’est du brut de décoffrage qui vous donne plus envie de bouffer de la bidoche crue que de faire des mamours à votre copine, si je peux dire. Mais attention, question musique, ça ne rigole pas du tout ! Les musiciens (si si, c’en est !) maîtrisent leur sujet sur le bout des doigts et, même si on ne peut pas classer Vomitory comme groupe “death technique”, question rythmique ça bastonne grave. Les blasts ne sont pas omniprésents et le groupe évolue même assez souvent sur des mid-tempo ou des rythmes de batterie hardcore très entraînants. Les riffs quand à eux sont un agréable mélange de riffs death old school, voir thrash, et de riffs hardcore dans un esprit NAPALM DEATH, periode Harmony Corruption. Le tout reste néanmoins très brutal et ne s’adresse qu’aux amateurs purs et durs de death bien gras.

Cet album aurait facilement pu être quelconque, mais la qualité des riffs est bien présente et le groupe varie les rythmes de façon intelligente, plaçant ça et là quelques passages lourds ou saccadés qui évitent la lassitude. On peut également noter de temps en temps quelques riffs plus mélodiques ou quelques solos fort bienvenus et pas dégueus du tout comme par exemple sur “Heresy” ou “Scavenging The Slaughtered”. D’autres titres comme “March Into Oblivion” sont teintés d’une couleurs presque punk, version death bien sur, grâce à l’utilisation de riffs simples mais terriblement éfficaces et d’un p’tit break de basse comme on en trouve dans le hardcore. Par ailleurs, il est amusant de noter que l’intro plombée de ce morceau aurait très bien pu convenir à un titre de BOLT THROWER !

Ho, mince ! J’ai oublié de vous parler des vocaux ! Ils sont étonnants, car en désaccord total avec la musique, une sorte de croisement entre Halford et Dickinson.

Ben non, je déconne bien sur ! Seul un hurleur de tout premier ordre peut convenir au groupe, et en la matière Erik Rundqvist n’a de leçon à reçevoir de personne. D’ailleurs, malgré son timbre très guttural, les paroles restent relativement audibles et ne se limitent pas à des “gruik gruik gruiiiiik” comme c’est souvent le cas. Bien vu.

Avec cet album, Vomitory ne révolutionnera sûrement pas le style, et ce n’est probablement pas son intention. Terrorize Brutalize Sodomize est tout simplement réussit, le groupe fera passer un très bon moment à tout amateur de death corrosif. Et avec humour s’il vous plaît !

Rrrrhhhhaaaaaaa, cette pochette, je ne m’en lasse pas !

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Benediction : Transcend the Rubicon

Benediction : Transcend the RubiconQue de bons souvenirs pour moi avec cet album !

Si je trouve les trois premiers morceaux un peu poussifs, le reste c’est que du bonheur. Parfait mélange de death old-shool et de riffs thrash taillés pour le pogo.

Violation Domain” est une accumulation de riffs et de breaks qui explosent la cervelle (quel riff de fin !), “Blood From Stone“, reste un de mes morceaux préferés de death métal, la reprise de THE ACCUSED “The Wrong Side of the Grave” fait tout péter…etc.

Un classique pour moi.

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March 27, 2007

Dew Scented : Incinerate

Dew Scented : IncinerateTONIO

DEW SCENTED fait déjà figure d’ancien sur la scène thrash, car ce Incinerate est déjà son septième album. Reglé comme un coucou suisse, le groupe nous envoie cette réalisation deux ans après un Issue VI qui en avait déçu plus d’un, moi le premier.

Pffooouuuuu… Dès le premier titre, je pousse un soupir de soulagement, le grand DEW SCENTED que j’adore semble en pleine forme ! Chroniquer cet album est un exercice assez laborieux, car c’est du trash/death tout ce qu’il y a de plus terre à terre, et qu’il est plutôt difficile d’en écrire plus de vingt lignes. Par contre je vais vous faire d’entrée de jeu une promesse : je vous promets qu’à aucun moment je ne vais comparer la musique de DEW SCENTED à celle de SLAYER. J’en ai marre, à chaque fois que je tombe sur une chronique de thrash, de lire que machin joue comme Kerry King, que les riffs sont “slayeriens”, que le groupe est influencé par la periode Season In The Abyss ou Reign in Blood…etc. Ben oui, forcément, dès qu’un groupe pratique ce style, le premier reflexe que l’on a est de penser à SLAYER, puisque ce sont eux qui ont en grande partie établi les bases du thrash violent. Donc, sur ce coup là, je m’abstiendrai, ça changera !

Pour vous donner une image parlante, écouter Incinerate m’a donné l’impression de faire un tour de grand huit à 200 à l’heure. Les titres, dans l’ensemble assez courts (seuls trois atteignent quatre minutes), s’enchaînent sans répis en mélangeant parties speed et rythmes plus posés, avec un grand talents de composition, un peu comme l’a fait SLAYER sur l’album Reign… Merde, pardon. La musique de DEW SCENTED allie la puissance du thrash à la fureur du death en combinant donc gros riffs thrash et cavalcades death métal, ponctuant même parfois ses compos de quelques blasts forts bienvenus, comme sur “Now Or Never” aux guitares assez sombres. Le groupe touche même quasiment au death old school à la GRAVE sur le titre “Everything Undone” aux riffs plus basiques.

Mais c’est vraiment dans les mid-tempo que le groupe exèle et se révèle le plus explosif. Sur “That’s Why I Despise You” par exemple, les guitares se répondent d’un baffle à l’autre avant de s’unir sur un riff foudroyant, et “Into The Arms Of Misery” est un assemblage de riffs incroyablement bons qui donnent envie de retourner tous ses meubles. Les solos sont également savoureux, à la fois heavy et mélodiques, recette dont Kerry King a le secret… Merde, excusez moi…

L’album se conclue sur une perle, “Retain The Scars“, titre qui regroupe tous les élements indispensables à un bon morceau thrash : intro lourde aux lignes de basse travaillées, riffs tranchants inspirés et double pédale d’abordage. Quand vous saurez qu’en plus Mille Petrozza vient y pousser la chansonnette, vous aurez tout compris !

Même s’il ne s’agit pas de l’album de l’année, le DEW SCENTED 2007 est assurement un grand cru, vous pouvez y aller les yeux fermés. J’irai même jusqu’à dire que pour un thrasheur pur jus, passer à côté de cette petite bombe est une faute impardonnable ! Y z’ont pas fini de faire parler d’eux ces gars là…

> Chroniques, Thrash Metal — admin @ 12:00 am

Dying Fetus : War of Attrition

Dying Fetus : War of AttritionTONIO

Aaaaaahhh… Le voila enfin le sixième album du foetus mourrant ! Pour les fans de brutal death, ou de deathcore, comme vous voulez, on s’en tape de l’étiquette, DYING FETUS est un groupe qui n’a jamais pondu un album minable. Méfiance, nous ne sommes pas à l’abrit d’un accident de parcours… Alors qu’en est t’il de ce nouvel album ? Le réponse est toute bête, c’est du DYING FETUS, tout simplement !

Pas de surprises donc, ni d’innovations. En quatre années d’absence, John Gallagher ne c’est pas adouci et mène son groupe avec la même hargne qu’au début. Je ne m’étendrai pas sur les changements de musiciens qui sont courants au sein de la formation, Gallagher ayant toujours été de toute façon le principal compositeur. Dans ce style musical extrême surchargé de formations plus ou moins interessantes, pas évident de se forger une identité et un style reconnaissable. Incontestablement, DYING FETUS possède quant à lui sa patte, une façon de mélanger brutalité animale et technique foudroyante, le tout avec un feeling irresistible dans les riffs. Si SUFFOCATION coplulait dans la joie avec NAPALM DEATH, sans capote s’il vous plaît, ca donnerait naissance à un rejeton de cet accabi. Bien sur, les détracteurs du style auront une fois encore l’occasion de se plaindre de l’immobilisme du groupe qui se contente de reproduire ce qu’il sait faire de mieux. Et aloooors ! Les CANNIBAL CORPSE nous sortent bien de bons albums depuis bientôt 20 ans, non ? Quand une recette est bonne, c’est pas forcement la peine de la changer, que ceux qui n’aiment pas le menu aillent voir ailleurs si c’est meilleurs, na !

Côté production, aucun reproches à formuler, les grattes sont tranchantes et très propres, la batterie assommante, bref, le son est magnifiquement compact.

Pour les malheureux qui ne conaissent pas le groupe, les compos sont toutes partagées entre bast fulgurants (mais jamais bordeliques) et parties lourdes écrasantes qui rappellent facilement SUFFOCATION, le tout ponctué de solos supersoniques la plupart du temps assez courts. DYING FETUS est vraiment le genre de groupe que j’apprécie, car disposant d’un énorme bagage technique mais n’en faisant pas étalage à chaque seconde. Son potentiel n’en est que d’avantage mis en valeur. Gallagher mélange avec une facilité assez déconcertante parties extremement complexes et riffs bien gras directement dédiés aux mosh-parts et terriblement éfficaces. Cette combinaison a pour effet de rendre l’album accrocheur d’un bout à l’autre. Vous me direz que ce n’est pas nouveau, bien d’autres groupes le font, mais quand c’est réalisé avec autant de conviction et d’inspiration, le résultat est ébourifant !

War At Attrition, sans atteindre la perfection de Destroy The Opposition (2000), se révèle au final plus intense que leur précedente réalisation, Stop At Nothing (2003), et ne peut pas décevoir les fans du groupe. Après un Slaughter & Apparatus de ABORTED que j’ai jugé un poil décevant, voici une sortie qui me fait bien plaisir !

> Chroniques, Death Metal — admin @ 12:00 am

March 26, 2007

Furze : UTD

Furze : UTDTONIO

Furze… Voila un nom que je suis pas près d’oublier ! Ce groupe, pardon, ce machin, existe depuis 1998 et apparemment a déjà expédié 4 ou 5 démos, plusieurs E.P., et ce que je tiens du bout des doigts doit être son troisième ou quatrième album. J’ai surtout pas envie de perdre mon temps à vérifier sur leur site si j’ai bon. Si quelqu’un ici mérite un 20/20, c’est bien moi pour m’être écouté cette abomination en entier…

Comment, mais comment un tel groupe peut-il être signé sur un label ??? Enfin quand je dis groupe, tout est relatif ! Le musicien accompli qu’est Woe J. Reaper se tape tout seul l’enregistrement de tous les instruments. Je me rassure en me disant que Furze ne fera sûrement jamais de concert ! Le pauvre Woe, personne ne veut le suivre au fond de sa cave pour couiner avec lui et partager sa souffrance de malheureux mortel. Le traumatisme qu’il a subi durant son enfance doit être sévère pour avoir autant besoin de torturer les malheureux qui commettrons l’erreur de laisser trainer une oreille sur ses “oeuvres”…

Je pense quel Môssieur Reaper a trouvé à lui seul une nouvelle organisation de travail. En admettant que l’enregistrement lui ai pris une semaine, voici son planning :

* Lundi matin : après un petit déjeuner copieux à base de pain sec et de bière tiède, prières à genou dans la cave. Dans le noir bien sur.

* Lundi après midi : bien inspiré après ces heures de méditation, notre homme enregistre quelques pistes de basse de 16 h 30 à 23 h 30.

* Mardi matin : après avoir bien dormi jusqu’à 3 h 33, bain d’eau froide jusqu’à midi. L’eau n’a pas été changée depuis 6 ans. La baignoire est dans la cave.

* Mardi après midi : après avoir cherché dans la cave les quelques vers et araignées qui constituent son repas de la semaine, notre homme enregistre des pistes de guitares.

* Mercredi matin : ce matin le temps est magnifique. Il pleut. Lord-Reaper restera à la fenêtre jusqu’à 13 h pour regarder les gouttes.

* Mercredi après midi : d’une humeur merveilleuse grâce à la pluie, toutes les pistes de chants sont bouclées en quelques heures (dans la cave).

* Jeudi matin : Maître Reaper n’a pas le moral. Dehors il fait beau. Se sentant coupable, il se châtira le corps dans sa cave jusqu’au soir. La douleur le fait jouir trois fois.

* Jeudi après midi : Se sentant coupable d’avoir joui, St Reaper s’arrache trois ongles et se prive de sommeil en invoquant les démons dans la cave. Pas de musique aujourd’hui.

* Vendredi matin : Lord-Reaper est à la bourre, il doit rendre son travail demain. Pour gagner du temps il enregistre en même temps les guitares et la batterie. C’est pas facile, le plus dur c’est de tenir le médiator avec les pieds. A 23 h, Maître Reaper a fini. Il est très fier de lui et pour se féliciter il s’autorise à boire une bière tiede, à prendre un autre bain et à manger trois araignées. Aujoud’hui c’est jour de fête.

* Samedi : c’est le mixage. Reaper divise toutes les pistes des instruments en 8 portions égales qu’il assemble au hasard. Il écoute le résultat et pleure tellement c’est beau. Il se creuse un trou dans la cave, se glisse dedant, se recouvre de terre et s’endore du sommeil du juste…

Voila donc ce qui restera pour moi comme une des plus belle bouses que j’ai jamais entendu, un album qui défie les lois de la raison et de l’inteligence humaine. Une ode à la nulité musicale en gros. Et il faut croire qu’il y a un public pour ça, Furze enchaîne les sorties. Unique…

P.S. : le groupe était classé en “black ambient”, je l’ai reclassé en “black innomable”, ça colle mieux.

> Black Metal, Chroniques — admin @ 12:00 am