The Chariot : The Fianc

The FiancéeTHE CHARIOT, en voilà un sacré nom ! Serait-ce un groupe de paraplégiques qui se produit sur scène en chariot électrique ? Et leur album se nomme « The Fiancée »? Serait-ce un concept album qui traite de l’exclusion sociale de nos amis handicapés et de leur détresse amoureuse ? Non non, pas du tout, l’ensemble de cette galette est de nature beaucoup plus classique?

Enfin classique, si on veut, car la musique du groupe est quand même sacrement tordue et assez dure à cerner. Chaotique, c’est vraiment le terme qui convient pour résumer la chose. Les morceaux ne sont jamais construits à partir d’une idée précise et passent d’un thème à un autre de façon imprévisible et assez désordonnée. C’est une démarche volontaire de la part du groupe, car leur seul but est de vous donner le tournis à force de changement de rythme, de larsens et d’ambiances parfois délirantes, alors que ceux qui n’aiment pas le métalcore tortueux passent leur chemin direct ! Les guitaristes suivent la même logique et ne cherchent pas à produire des riffs assimilables, ils s’appliquent plutôt à construire un mur sonore épais, déstructuré, pas question ici de rythmiques simples immédiatement reconnaissables, ni de refrains à reprendre le poing levé. Par ailleurs, pas l’ombre non plus d’un solo de gratte à l’horizon, ça ne collerait de toute façon pas à leur univers. Assurément, le groupe maîtrise bien son sujet, et cet album se montrera fascinant pour certains et horripilant pour d’autres. D’aucun diront que THE CHARIOT fait du bruit en assemblant des bouts d’idées les unes aux autres sans que le résultat n’est ni queue ni tête, sans qu’il n’y est de mélodies, bref, que ce n’est qu’un gros boucan. C’est pas tout à fait faut, mais quoi qu’on en pense, ces gars là sont plutôt doués dans leur catégorie.

Parfois le groupe flirte avec un esprit plus rock’n roll, comme sur « The Deaf Policeman » qui possède des riffs un peu plus catchy. Mais ça ne dure jamais, car dès qu’on commence à capter un air, le groupe embraye sur autre chose. Certaines ambiances sont assez réussies, je pense en particulier aux titres « And Shot Each Other » et « Forgive Me Nashville » qui incorporent dans leurs structures des chants de vieilles chorales et de l’harmonica (!). Le chant, quant à lui, reste en permanence hurlé sur un mode purement deathcore, sans surprise donc, si ce n’est une petite tentative de chant clair tout de même sur « Then Came To Kill ».

Comme je vous l’ai dit, c’est bien foutu dans le genre, après on aime ou on aime pas. Personnellement, j’ai vraiment du mal à être touché par la musique de THE CHARIOT, je peux même dire que je suis plutôt fait chier ! J’aime qu’un groupe apporte à sa musique quelque chose de personnel et de délirant, mais là c’est trop, beaucoup trop. Il n’y a aucun fil conducteur aux compos qui finissent par être gonflantes à force de cassures et de changement de rythme. Sur un morceau ça passe, mais sur un album entier c’est beaucoup trop fatiguant pour ma cervelle délicate ! Toutefois je ne doute pas que les amateurs de métal barré prendront leur pied avec THE CHARIOT.

Production très propre, pochette originale et très réussie, cet album, malgré sa courte durée (29′40), est un bon investissement pour ceux qui veulent tenter le voyage en compagnie de cette fiancée schizophrène. Moi, merci bien, mais non ! Pour ce qui est d’écouter quelque chose de neuf et de passionnant, je préfère mille fois me repasser le dernier THE SENSELESS?

> Chroniques, Hardcore — admin @ 12:00 am

May 28, 2007

The Chariot : The Fianc

The FiancéeTHE CHARIOT, en voilà un sacré nom ! Serait-ce un groupe de paraplégiques qui se produit sur scène en chariot électrique ? Et leur album se nomme « The Fiancée »? Serait-ce un concept album qui traite de l’exclusion sociale de nos amis handicapés et de leur détresse amoureuse ? Non non, pas du tout, l’ensemble de cette galette est de nature beaucoup plus classique?

Enfin classique, si on veut, car la musique du groupe est quand même sacrement tordue et assez dure à cerner. Chaotique, c’est vraiment le terme qui convient pour résumer la chose. Les morceaux ne sont jamais construits à partir d’une idée précise et passent d’un thème à un autre de façon imprévisible et assez désordonnée. C’est une démarche volontaire de la part du groupe, car leur seul but est de vous donner le tournis à force de changement de rythme, de larsens et d’ambiances parfois délirantes, alors que ceux qui n’aiment pas le métalcore tortueux passent leur chemin direct ! Les guitaristes suivent la même logique et ne cherchent pas à produire des riffs assimilables, ils s’appliquent plutôt à construire un mur sonore épais, déstructuré, pas question ici de rythmiques simples immédiatement reconnaissables, ni de refrains à reprendre le poing levé. Par ailleurs, pas l’ombre non plus d’un solo de gratte à l’horizon, ça ne collerait de toute façon pas à leur univers. Assurément, le groupe maîtrise bien son sujet, et cet album se montrera fascinant pour certains et horripilant pour d’autres. D’aucun diront que THE CHARIOT fait du bruit en assemblant des bouts d’idées les unes aux autres sans que le résultat n’est ni queue ni tête, sans qu’il n’y est de mélodies, bref, que ce n’est qu’un gros boucan. C’est pas tout à fait faut, mais quoi qu’on en pense, ces gars là sont plutôt doués dans leur catégorie.

Parfois le groupe flirte avec un esprit plus rock’n roll, comme sur « The Deaf Policeman » qui possède des riffs un peu plus catchy. Mais ça ne dure jamais, car dès qu’on commence à capter un air, le groupe embraye sur autre chose. Certaines ambiances sont assez réussies, je pense en particulier aux titres « And Shot Each Other » et « Forgive Me Nashville » qui incorporent dans leurs structures des chants de vieilles chorales et de l’harmonica (!). Le chant, quant à lui, reste en permanence hurlé sur un mode purement deathcore, sans surprise donc, si ce n’est une petite tentative de chant clair tout de même sur « Then Came To Kill ».

Comme je vous l’ai dit, c’est bien foutu dans le genre, après on aime ou on aime pas. Personnellement, j’ai vraiment du mal à être touché par la musique de THE CHARIOT, je peux même dire que je suis plutôt fait chier ! J’aime qu’un groupe apporte à sa musique quelque chose de personnel et de délirant, mais là c’est trop, beaucoup trop. Il n’y a aucun fil conducteur aux compos qui finissent par être gonflantes à force de cassures et de changement de rythme. Sur un morceau ça passe, mais sur un album entier c’est beaucoup trop fatiguant pour ma cervelle délicate ! Toutefois je ne doute pas que les amateurs de métal barré prendront leur pied avec THE CHARIOT.

Production très propre, pochette originale et très réussie, cet album, malgré sa courte durée (29′40), est un bon investissement pour ceux qui veulent tenter le voyage en compagnie de cette fiancée schizophrène. Moi, merci bien, mais non ! Pour ce qui est d’écouter quelque chose de neuf et de passionnant, je préfère mille fois me repasser le dernier THE SENSELESS?

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The Chariot : The Fianc

The FiancéeTHE CHARIOT, en voilà un sacré nom ! Serait-ce un groupe de paraplégiques qui se produit sur scène en chariot électrique ? Et leur album se nomme « The Fiancée »? Serait-ce un concept album qui traite de l’exclusion sociale de nos amis handicapés et de leur détresse amoureuse ? Non non, pas du tout, l’ensemble de cette galette est de nature beaucoup plus classique?

Enfin classique, si on veut, car la musique du groupe est quand même sacrement tordue et assez dure à cerner. Chaotique, c’est vraiment le terme qui convient pour résumer la chose. Les morceaux ne sont jamais construits à partir d’une idée précise et passent d’un thème à un autre de façon imprévisible et assez désordonnée. C’est une démarche volontaire de la part du groupe, car leur seul but est de vous donner le tournis à force de changement de rythme, de larsens et d’ambiances parfois délirantes, alors que ceux qui n’aiment pas le métalcore tortueux passent leur chemin direct ! Les guitaristes suivent la même logique et ne cherchent pas à produire des riffs assimilables, ils s’appliquent plutôt à construire un mur sonore épais, déstructuré, pas question ici de rythmiques simples immédiatement reconnaissables, ni de refrains à reprendre le poing levé. Par ailleurs, pas l’ombre non plus d’un solo de gratte à l’horizon, ça ne collerait de toute façon pas à leur univers. Assurément, le groupe maîtrise bien son sujet, et cet album se montrera fascinant pour certains et horripilant pour d’autres. D’aucun diront que THE CHARIOT fait du bruit en assemblant des bouts d’idées les unes aux autres sans que le résultat n’est ni queue ni tête, sans qu’il n’y est de mélodies, bref, que ce n’est qu’un gros boucan. C’est pas tout à fait faut, mais quoi qu’on en pense, ces gars là sont plutôt doués dans leur catégorie.

Parfois le groupe flirte avec un esprit plus rock’n roll, comme sur « The Deaf Policeman » qui possède des riffs un peu plus catchy. Mais ça ne dure jamais, car dès qu’on commence à capter un air, le groupe embraye sur autre chose. Certaines ambiances sont assez réussies, je pense en particulier aux titres « And Shot Each Other » et « Forgive Me Nashville » qui incorporent dans leurs structures des chants de vieilles chorales et de l’harmonica (!). Le chant, quant à lui, reste en permanence hurlé sur un mode purement deathcore, sans surprise donc, si ce n’est une petite tentative de chant clair tout de même sur « Then Came To Kill ».

Comme je vous l’ai dit, c’est bien foutu dans le genre, après on aime ou on aime pas. Personnellement, j’ai vraiment du mal à être touché par la musique de THE CHARIOT, je peux même dire que je suis plutôt fait chier ! J’aime qu’un groupe apporte à sa musique quelque chose de personnel et de délirant, mais là c’est trop, beaucoup trop. Il n’y a aucun fil conducteur aux compos qui finissent par être gonflantes à force de cassures et de changement de rythme. Sur un morceau ça passe, mais sur un album entier c’est beaucoup trop fatiguant pour ma cervelle délicate ! Toutefois je ne doute pas que les amateurs de métal barré prendront leur pied avec THE CHARIOT.

Production très propre, pochette originale et très réussie, cet album, malgré sa courte durée (29′40), est un bon investissement pour ceux qui veulent tenter le voyage en compagnie de cette fiancée schizophrène. Moi, merci bien, mais non ! Pour ce qui est d’écouter quelque chose de neuf et de passionnant, je préfère mille fois me repasser le dernier THE SENSELESS?

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The chariot : The Fianc

The FiancéeTHE CHARIOT, en voilà un sacré nom ! Serait-ce un groupe de paraplégiques qui se produit sur scène en chariot électrique ? Et leur album se nomme « The Fiancée »? Serait-ce un concept album qui traite de l’exclusion sociale de nos amis handicapés et de leur détresse amoureuse ? Non non, pas du tout, l’ensemble de cette galette est de nature beaucoup plus classique?

Enfin classique, si on veut, car la musique du groupe est quand même sacrement tordue et assez dure à cerner. Chaotique, c’est vraiment le terme qui convient pour résumer la chose. Les morceaux ne sont jamais construits à partir d’une idée précise et passent d’un thème à un autre de façon imprévisible et assez désordonnée. C’est une démarche volontaire de la part du groupe, car leur seul but est de vous donner le tournis à force de changement de rythme, de larsens et d’ambiances parfois délirantes, alors que ceux qui n’aiment pas le métalcore tortueux passent leur chemin direct ! Les guitaristes suivent la même logique et ne cherchent pas à produire des riffs assimilables, ils s’appliquent plutôt à construire un mur sonore épais, déstructuré, pas question ici de rythmiques simples immédiatement reconnaissables, ni de refrains à reprendre le poing levé. Par ailleurs, pas l’ombre non plus d’un solo de gratte à l’horizon, ça ne collerait de toute façon pas à leur univers. Assurément, le groupe maîtrise bien son sujet, et cet album se montrera fascinant pour certains et horripilant pour d’autres. D’aucun diront que THE CHARIOT fait du bruit en assemblant des bouts d’idées les unes aux autres sans que le résultat n’est ni queue ni tête, sans qu’il n’y est de mélodies, bref, que ce n’est qu’un gros boucan. C’est pas tout à fait faut, mais quoi qu’on en pense, ces gars là sont plutôt doués dans leur catégorie.

Parfois le groupe flirte avec un esprit plus rock’n roll, comme sur « The Deaf Policeman » qui possède des riffs un peu plus catchy. Mais ça ne dure jamais, car dès qu’on commence à capter un air, le groupe embraye sur autre chose. Certaines ambiances sont assez réussies, je pense en particulier aux titres « And Shot Each Other » et « Forgive Me Nashville » qui incorporent dans leurs structures des chants de vieilles chorales et de l’harmonica (!). Le chant, quant à lui, reste en permanence hurlé sur un mode purement deathcore, sans surprise donc, si ce n’est une petite tentative de chant clair tout de même sur « Then Came To Kill ».

Comme je vous l’ai dit, c’est bien foutu dans le genre, après on aime ou on aime pas. Personnellement, j’ai vraiment du mal à être touché par la musique de THE CHARIOT, je peux même dire que je suis plutôt fait chier ! J’aime qu’un groupe apporte à sa musique quelque chose de personnel et de délirant, mais là c’est trop, beaucoup trop. Il n’y a aucun fil conducteur aux compos qui finissent par être gonflantes à force de cassures et de changement de rythme. Sur un morceau ça passe, mais sur un album entier c’est beaucoup trop fatiguant pour ma cervelle délicate ! Toutefois je ne doute pas que les amateurs de métal barré prendront leur pied avec THE CHARIOT.

Production très propre, pochette originale et très réussie, cet album, malgré sa courte durée (29′40), est un bon investissement pour ceux qui veulent tenter le voyage en compagnie de cette fiancée schizophrène. Moi, merci bien, mais non ! Pour ce qui est d’écouter quelque chose de neuf et de passionnant, je préfère mille fois me repasser le dernier THE SENSELESS?

> Chroniques, Metalcore — admin @ 12:00 am

Credic : Credic

CredicNouveau venu sur la scène métal, le groupe allemand Credic nous propose là sa première démo, constituée de 4 titres pour une durée totale de 24 minutes. Et oui, tous les allemands ne jouent pas du thrash ou du heavy, beaucoup se débrouillent aussi en death métal ! Credic nous le démontre à travers une démo charmante mais qui porte encore les imperfections d’une première réalisation?

Les morceaux sont assez longs, entre 5′20 et 7′20, le groupe ne choisis donc pas la facilité et prend le temps de construire ses compos intelligemment. Il faut reconnaître que de ce côté là le groupe s’en sort plutôt bien, les enchaînement sont adroits et les breaks plutôt agiles. La vitesse d’exécution n’est jamais très élevée, les musiciens préférant évoluer sur des mid-tempo tranquilles, ce qui leur permet de jouer de façon plutôt carrée, malgré quelques petites approximations. Les compos ne sont pas mollassonnes pour autant, et se montrent même franchement entraînantes pour certaines. Cette manière de mélanger riffs mélodiques et saccadés et rythmes posés m’a parfois rappelé le bon parfum de nos SUPURATION et LOUDBLAST nationaux. Quelques accélérations seraient néanmoins les bienvenues, car sur un album entier, une certaine monotonie pourrait se faire sentir !

Côté enregistrement, c’est assez léger, notamment au niveau des grattes au son un peu trop “maison” et qui manque de profondeur. C’est une démo, ne faisons pas non plus la fine bouche ! C’est principalement dans les arrangements de guitares que la jeunesse du groupe se fait sentir. Certaines mélodies sont parfois un peu bancales, voir maladroites, comme sur le titre « Curator ». Et puis sur des compos aussi longues, quel dommage de ne pas avoir de solos ! Mais le groupe a du potentiel, preuve en est avec le très bon dernier titre, « Brillance And Genius », qui présente des riffs originaux aux connotations heavy très agréables. Un excellent titre ! L’intro mélodique de « Unequalled », aux guitares cristallines, est elle aussi fort agréable et démarre ce morceau de manière brillante.

Cette démo, à défaut d’être parfaite, est au final plutôt convaincante et nous présente un groupe qui croit fort en ce qu’il fait. La présentation du cd est d’ailleurs professionnelle, le livret est simple mais très soigné, preuve que le groupe prend les choses au sérieux. N’hésitez pas à découvrir Credic, un groupe qui a toute les chances de faire parler de lui en prenant de la bouteille.

> Black Metal, Chroniques — admin @ 12:00 am

Grimness 69 : Grimness Avenue 69

Grimness Avenue 69Mmmmhhh? Quelle délicieuse pochette ! A la fois gore et délirante, j’adore? Allez, en voiture m’sieurs dames et attachez bien vos ceintures, je vous emmène à 200 à l’heure jusqu’ à la prochaine station, celle de « Grimness Avenue 69 »…

Ces italiens ont formé leur groupe depuis 2001et ne sont pas restés les mains dans les poches. Ils ont enregistré un Split avec les portugais de HOLOCAUSTO CANNIBAL (arrêtez de rire !) et ont beaucoup tourné, avec des formations pas mal connus au sein de l’underground extrême comme DEAD INFECTION, MACABRE ou INGROWING, puis avec de plus grosses pointures comme DEFORMED ou AVUSLED. En 2007, le groupe partage l’affiche sur une tournée avec PUNGENT STENCH et GOREROTED, s?arrêtant d?ailleurs à Paris en invitant pour l?occaz nos bons GENITAL GRINDER. Tout ça pour vous dire que GRIMNESS 69 n’est pas un groupe d’amateurs et que son grind death tient largement la route !

Les 17 titres de l’album ne sont réservés qu’aux amateurs de brutalité, de blast et de pogos fous-furieux. Le groupe ne cherche pas l’originalité et se contente, avec efficacité, de torcher une musique brute de pomme, sans solos, sans arrangements modernes et à la production bien grasse. Des gros riffs, du growl et de la sueur quoi ! Mais leurs compos sont accrocheuses, notamment grâce à un esprit punk/hardcore bien présent dans les grattes, surtout lors des mid-tempos. Certains morceaux possèdent une pêche pas croyable, comme « Piss Not Peace » ou le bien nommé «Mundo De Mierda ». Quelques compos sont plus axés sur une atmosphère délirante, dure par exemple de rester de marbre devant la conversation téléphonique en growl de « Skizophone Call » ou le poilant « My Mongoloid Girlfriend » ! Les titres des chansons à eux seuls en disent long?

Un autre bon point pour le groupe, les vocaux justement ! Ils sont extrêmement gutturaux mais ne sont pas pitchés à mort, ce qui est malheureusement souvent le cas dans ce style de musique. C’est un effet qui a tendance à me gonfler assez rapidement et GRIMNESS 69 s’en passe très bien. Ouf !

Par ailleurs, 2 morceaux s’éloignent quelque peu du style radical du groupe, « Doomsday Carillon », titre très lourd qui atteint les 6 minutes et « Light Of Extinction », qui clôt l’album avec une ouverture étonnamment mélodique quoique assez courte. Ces 2 écarts de conduite ne font pas tâche du tout, bien au contraire, ces titres s’incorporent parfaitement au reste de l’album.

« Grimness Avenue 69 » est un album sans prétention et bourré d’énergie qui ne peut que faire passer un bon moment aux inconditionnels du grind/death, et en concert j’imagine que le résultat doit être assez jouissif ! Sur la route du grind, GRIMNESS 69 est bien placé. Pas dans le peloton de tête, mais il talonne tranquillement les grands noms du genre. Méfions nous, ces mangeurs de pizzas là pourraient bien nous surprendre par la suite?

> Chroniques, Grind Metal — admin @ 12:00 am

May 26, 2007

Annunaki : Throne Of The Annunaki

Throne Of The AnnunakiMon dieu, mon dieu, mon dieu? Et j’ai posé ma tête entre mes mains en me demandant comment des groupes pouvaient coller de telles pochettes à leurs albums ! Un musclor torse-nu aux ailes de pigeon, à l’allure pas content, et qui sied dans un trône orné d’os, l’idée est déjà bien naze, alors quand en plus on dirait que c’est dessiné par un gamin de 8 ans ça donne pas très faim? Tiens, notre guerrier a aussi une carcasse de poulet au dessus de la tête, et y’a 2 p’tits anges qui niquent dans le coin à gauche, j’avais pas vu?

Oui, c’est vrai, la pochette n?est qu?un détail, c’est ce qu’il y a dedans qui est important. N’empêche que si je l’avais vu en vente, je serais passé à côté avec un petit air de dégoût et sans chercher plus loin ! S’aurait été dommage, car le contenu est nettement meilleurs que l’emballage, merci les cds promos ! Par contre, que celui qui aime l’originalité passe son chemin. ANNUNAKI fusionne le death et le black des années 90 avec, dans quelques riffs, un bon soupçon de thrash. Un cocktail absolument pas nouveau qui a déjà été exploré en long et en large par moult groupes?

Le premier nom qui m’est venu en tête en écoutant cet album est celui de ANGEL CORPSE. En effet, les parties de guitare, que se soit dans les riffs ou en solos, sont tout à fait dans le même esprit, tranchantes, nerveuses et parfois assez malsaines. Les vocaux rocailleux et la production très seiche peuvent également faire penser au groupe de Pete Helmkamn. Fort heureusement, ANNUNAKI ne se contente pas d’être un simple plagiat d’ANGEL CORPSE (ou de MORBID ANGEL, les 2 vont ensembles), mais apporte à ses compos une touche assez personnelle, à travers quelques riffs assez thrash et parfois fort alambiqués. Par ailleurs, les musiciens ont la bonne idée d’ajouter un pincée de mélodies simples mais fort bien inspirées à quelques titres, ainsi que de courts arpèges.

On a donc droit sur cet album a de vraies lames de fond comme « Through Chaos » ou « Beyond The realms? » aux riffs assassins totalement entraînants. D’autres titres, en revanche, renferment plus de parties lentes et sont d’avantage axés sur des mélodies entêtantes et des rythmes pénétrants. « Dysphoria Delirium », par exemple, est un titre absolument prenant qui possède une ligne de guitare épurée mais irrésistible. Attention , on est tout de même loin de DARK TRANQUILITY ! Je vous parle d’un album qui reste au final réservé aux mordus d’une musique bien violente, les blasts et les parties sauvages sont très présents. Néanmoins, ANNUNAKI, tout en restant dans une veine très brutale, réussit à déborder de temps en temps sur des terrains plus mélodiques et insuffle donc à sa musique une personnalité intéressante.

ANNUNAKI ne réinvente pas la poudre à canon mais propose pour un premier album une musique convaincante et étoffée. Par contre, 50 minutes de musique (13 titres), je trouve ça trop long ! Dans ce style, j’aime quand un album plafonne entre 30 et 35 minutes, pas plus, car certains morceaux finissent par être inévitablement noyés dans la masse?

Bon, je vais à présent vous laisser car je me suis inscrit dans un club de fitness, j’ai rendez-vous avec mon prof ! Ben quoi, rigolez pas, c’est mon droit de vouloir ressembler au ténébreux personnage de la pochette, non ? Au fait, on dirait un peu notre mascotte Zuuldevil, vous trouvez pas ? Sans être une révélation, « Throne Of The Annunaki » est un album tout sauf médiocre, j’ai d’ailleurs hâte à la prochaine sortie du groupe car croyez moi, il en a sous le capot. Par contre, j’espère qu’ils feront un effort sur la pochette?

> Black Metal, Chroniques — admin @ 12:00 am

May 25, 2007

Six Feet Under : Commandment

CommandmentQuand on me dit SIX FEET UNDER, je pense invariablement aux trois premières réalisations du combo, à savoir « Haunted » (1995), « Warpath » (1997) et « Maximum Violence » (1999). Ce que le groupe a sorti depuis ne pas emballé plus que ça, j’avais même plutôt l’impression, à chaque nouvel album, de voir Chris Barnes et ses potes s’embourber un peu plus dans la monotonie et la facilité?

Un nouveau disque arrive ? Ah, je prends ma pelle et je vais déterrer les Six Feet en espérant que la flamme d’antan soit revenue et que le groupe soit regonflé à bloc ! Malheureusement je déchante très vite, cette réalisation me confirme se que je ressens depuis un moment? C’est mou, c’est triste, c’est insipide. Le groupe ne m’a jamais autant donné l’impression de tourner en rond et semble se parodier lui même en évoluant sur des mid-tempo ou des rythmes lourds sans aucuns charmes. Les riffs sont d’une simplicité extrême, la batterie claque d’un bout à l’autre sans feeling, Barnes lui même se contente du minimum syndical en vociférant de la même façon sur tous les titres et n’apporte aucune bonne idée, à croire qu’il n’était pas présent lors de la composition de l’album. Depuis « Maximum Violence » leur albums n’étaient pas spécialement brillants mais je trouvais toujours 2 ou 3 titres plus pêchus et entraînants qui me faisaient quelque peu oublier le goût fadasse du reste. Ici, zéro, le calme plat, « Commandment » est pour moi l’album le plus faible et la plus terne de la discographie de SIX FEET UNDER.

Pourtant le style de death proposé sur ce nouvel album est identique en tout point à ce que le groupe jouait dans les années 90, à savoir un death métal massif et basique calé très souvent sur des mid tempo ou des rythmes 33 tonnes, genre un coup de caisse claire et un accord toutes les 10 secondes. Seulement les morceaux étaient absolument irrésistibles, le groupe avait le truc, le feeling, pour emmener ses riffs de façon efficace, grâce à des gimmicks de batteries parfaits (« Manipulation ») ou des constructions énormes (« Lycanthropy » ). Même les morceaux les plus lents avaient un je ne sais quoi de captivant, d’hypnotique presque. Sans être non plus une catastrophe, le SIX FEET UNDER de 2007 est bien loin d’être aussi marquant, c’est sympa à écouter 5 minutes, pas plus.

Vous savez quoi ? Je ne serai pas étonné que ce disque soit le dernier du groupe car il sent à plein nez le manque de conviction et de motivation. De plus, ce qu’a réalisé récemment Barnes avec le groupe TORTURE KILLER était nettement plus savoureux que ce « Commandment » et ses 10 titres mous du bulbe?

Je prends ma pelle et je retourne enterrer dans leur cimetière les SIX FEET UNDER, non pas 6 pieds sous terre, mais bien 12 pieds, en espérant que la prochaine fois ils n’arrivent pas à en sortir. Ou alors pour nous proposer un vrai bon album et pas une copie sans charme de ce qu’ils ont fait de meilleurs. Je n’y crois pas trop, mais se serait tellement bien?

> Chroniques, Death Metal — admin @ 12:00 am

May 24, 2007

Vio-lence : Eternal Nightmare

Vio-lence : Eternal NightmareC’est fou comme pas mal de groupes sortent de véritables bombes en guise de premier album. VIO-LENCE est de ceux-là et cette première réalisation, « Eternal Nightmare » est un concentré de violence (justement) et d’énergie débridée. A mon humble avis, c’est tout simplement un des meilleurs témoignages thrash jamais sorti, bien trop méconnu et sous-estimé.

Pour ceux qui l’ignorent, VIO-LENCE a tout de même compté dans ces rangs de 1986 à 1993 les gratteux Robb Flynn et Phil Demmel. Robb Flynn se sera par la suite lancé dans l’aventure MACHINE HEAD avec le succès qu’on lui connaît, rappelant d’ailleurs en 2001 son comparse Phil Demmel pour que celui-ci l’épaule au sein de MACHINE HEAD. Puisqu’on est dans les anecdotes, le nom d’origine de VIO-LENCE était au départ DEATH PENALITY et en 1985, année de la formation du combo, le bassiste du groupe était un certain Eddie Billy. Ca vous dit rien ? Eddie Billy / Chuck Billy? Et oui, c’était le frangin de Chuck Billy, guitariste virtuose fondateur de TESTAMENT. Le groupe n’apparaîtra sous ce line-up que le temps d’un morceau sur une compilation. Fraîchement débarqué de chez FORBIDDEN, Flynn rejoindra donc le navire VIO-LENCE qui balancera en 1988 « Eternal Nightmare », véritable diamant brut de thrash métal.

Ce premier album possède le mordant et l’énergie d’une jeune formation hargneuse, l’atmosphère si particulière qui se dégage par exemple des premières ?uvres de METALLICA (Kill‘Em All) ou EXODUS (Bonded By Blood). Le groupe, quasi inconnu, n’a alors rien à perdre et envoie des compos taillées dans le roc et qui bastonnent sévère. Les musiciens sont doués et il n’est donc pas question ici de riffs minables ou de constructions approximatives, chaque compos est calibrée de façon à vous exploser les neurones avec le plus d?efficacité possible. Les parties speed côtoient régulièrement des mid-tempo fracassants, les breaks et les changements de riffs sont incessants, un véritable vent de folie souffle sur cet album et dans les cheveux des zicos gonflés à bloc. Les solos, dans le même esprit, fusent dans tous les sens.

J’ai par contre mis un certain temps à m’habituer au timbre de voix de Sean Killian, qui n’est pas sans me rappeler Paul Baloff, premier chanteur de EXODUS. Son style étranglé et criard pourra, je pense, en rebuter plus d’un. Par ailleurs, pas mal de parties de chant sont reprises en ch?ur par les autres membres du groupe, se qui donne aux compos un esprit revendicatif vraiment entraînant.

Je ne me lasse pas d’écouter « Phobophobia » avec ses rythmes et ses riffs mid-tempo radicaux, « T.D.S. » et son intro aussi explosive qu’un litre de nitroglycérine ou « Bodies On Bodies », parfait brûlot partagé entre cavalcades en triolets et parties plus lourdes.

Savant mélange entre le meilleurs de EXODUS, pour son côté thrash sans concession, et de NUCLEAR ASSAULT pour son aspect revendicatif, « Eternal Nightmare » vous file un coup de tatane là où ça fait très mal et vous aspire toute gueule ouverte tel le malheureux bonhomme en pyjama de la pochette. Moi je retourne régulièrement et avec le même plaisir me plonger dans ce cauchemar éternel?

> Chroniques, Thrash Metal — admin @ 12:00 am

May 19, 2007

Unleashed : Where No Life Dwells

Where No Life DwellsUNLEASHED? Encore un groupe que j’ai découvert avec la terrifiante compilation « Master Of Brutality » au début des années 90. «Where No Life Dwells » fait partie de ces albums que j’écoute avec la même jouissance qu’il y a 15 ans, époque où je faisais péter un câble à ma mère en écoutant à fond mes k7 de NAPALM DEATH, PESTILENCE ou MASSACRA?

En fait, si je regarde bien, les choses n’ont pas tellement changé, sauf que ce n’est plus ma môman que j’emmerde aujourd’hui mais ma tendre moitié qui n’en a rien à carrer du métal. Et oui, elle n’a pas conscience de ce qui est vraiment bon dans la vie, mais bon, faut l’excuser, c’est une femme? Euh?hum, faîtes pas gaffe à ce que je viens de dire. Eh, psssst, vous lui répéterez pas, hein ?

Bon, je retourne à mes moutons. Avec ce premier album sorti en 1991, UNLEASHED fait tomber les têtes et se hisse directement aux côtés des très grands noms du death métal suédois que sont par exemple ENTOMBED ou DISMEMBER qui ont eux aussi sorti de grands, très grands premiers albums. Le death de UNLEASHED n’est pas d’une brutalité hors norme, le groupe ne cherche pas à battre des records de vitesse et de technique mais construit plutôt ses titres de façon assez basique. Les riffs sont eux aussi relativement simples avec un esprit thrash souvent présent. Riffs simples, oui, mais tellement efficaces et accrocheurs ! UNLEASHED alterne parties doomesques, mid-tempos et accélérations hystériques en nous baladant dans des contrées aussi glaciales que la pochette. Le son rugueux et les vocaux décharnés de Johnny (mais non, pas Halliday?) y sont pour beaucoup. Il se dégage de cet album une atmosphère aussi haineuse que oppressante (rrhhâââ?, le break de « And The Laughter Has Died »). Par ailleurs, j’adore le style du batteur qui ne fait parler la double qu’aux moments opportuns et ne surcharge pas son jeu pour remplir les compos. Idem pour les solos qui, s’ils sont peu nombreux, sont courts et vont droit au but. L’efficacité avant tout quoi !

Pour ma part, cet album compte tout de même deux de mes morceaux death métal préférés : « Into The Glory Ride » et surtout le colossal « Dead Forever ». Ce morceau, qui s’ouvre sur un petit acoustique, renferme des riffs mid-tempos d’une consistance et d’une intensité assez incroyable. Un des grands talents du groupe est d’ailleurs de ne jamais trop faire tourner ses riffs, même quand ceux-ci sont exceptionnels, ce qui a l’avantage de ne jamais les rendre lassants. Toutes les chansons ont d’ailleurs une durée assez courte, entre trois et quatre minutes, seul le dernier titre, « Where Life Ends », atteint les cinq minutes.

A mon goût, aucunes des réalisations suivantes de UNLEASHED n’atteindra le niveau de ce premier opus, bestial, chargé de spontanéité et empli d’une violence primaire.

« Where No Life Dwells » est un classique de chez classique, un monument du death métal qu’il vous faut absolument posséder. Je compte sur l’encyclopédie métallique vivante Fabien, l’archéologue du death, pour compléter ma chronique avec ses détails croustillants et autres précisions méticuleuses?

> Chroniques, Death Metal — admin @ 12:00 am

May 18, 2007