Vader : The Ultimate Incantation

Vader : The Ultimate IncantationBon, autant le dire tout de suite, s’attaquer à la chronique de cet album est pour moi aussi compliqué que de s’attaquer à la chronique de « The Number Of The Beast » pour un fan de heavy ou de « Master Of Puppets » pour un fan de thrash? Ce premier album de VADER m’a tellement marqué que je ne sais pas trop par quel bout le prendre pour vous en causer. Je crois que je vais tout simplement vous raconter un petit bout de ma vie, se sera plus simple !

Cet album est sorti chez Earache en 1992, mais je ne l’ai découvert qu’en 1995 ou 1996. Ce jour là, je me livrais à mon activité favorite, c’est à dire me plonger la tête la première dans les bacs des disquaires pour y découvrir un album qui me ferait oublier le monde de merde dans lequel je vivais, mes études misérables, mes problèmes de familles, bref, un album qui me ferait voyager à travers un univers inconnu, de préférence bien brutal.

Mes petits doigts boudinés se figent sur un cd? La pochette est plutôt moche (pourtant signé de Dean Seagrave), mais ce nom m’est familier? VADER, où est ce que j’ai déjà entendu ça ??? Ca y’est, je sais, un morceau de VADER apparaît sur la mythique compilation « Master Of Brutality » !!! La larme à l’?il et la main tremblante, je tends les sous durement obtenus à la sueur du front de ma mère (ben ouai, je me faisais entretenir quoi !) au disquaire compréhensif, et métaleux de son état, qui m’approuve d’un hochement de tête, genre “tu as décroché le St Graal”. Je suis aux anges? J’enfourche ma 103 SP et je retourne, cheveux au vent (pas de casque le petit rebel !) vers mon fief.

Je me rends chez le gratteux et le bassiste de mon groupe (enfin, chez leur mère !), frangins de leur état, chez qui je suis sûr de trouver également le reste de notre bande de branleurs glandeurs. Nous avons un passe temps des plus constructifs, se scotcher des heures dans une piaule en écoutant du death et en déconnant sur des conneries très personnelles, je suis certains que vous me comprenez?

Et là, je brandis fièrement ma trouvaille, cet album de VADER. Il se trouve que par hasard, le second gratteux de notre groupe a lui aussi dégotté un album, qu’il a acheté au pif, et dont le nom m’est resté gravé à jamais dans la mémoire, GORRE. Cet album, d’une nullité atroce, tourne déjà dans le lecteur, et allez savoir pourquoi, un genre de concours se met en place, à coup de vannes et de boutades en tous genres, afin de déterminer lequel de ces deux groupes est le meilleur? Je suis certain que sur ce coup là aussi, vous me comprendrez? Ca vous rappelle des trucs, hein !

Mes potes, ces cons, qui ne se sont pas rangés de mon côté, se foutent de ma gueule en écoutant les solos genre “hennissements de cheval” (solos au vibrato), encore une expression qui m’est resté gravé à jamais? On s’amuse bien, on rit beaucoup (jaune pour moi, je suis susceptible?), mais plus les morceaux défilent, plus la rigolade a tendance à s’estomper ! Plus une parole ne fuse durant les intros magistrales de “The Crucified Ones”, “Testimony” ou “Reign Carrion”, plus aucuns commentaires mesquins à l’écoute des beaks titanesques de “Final Massacre” ou “One Step To Salvation”? Tous les gugusse présents se rendent compte que l’on a à faire ici à un magistral album de death métal aux influences thrash encore palpables. Mais comme la règle a été donner de se foutre de ma tronche, personne n’ose le dire? J’ai tout bonnement l’impression d’écouter du SLAYER qui s’essayerait au death metal, les riffs sont vicieux et tortueux à souhait et conservent des sonorités heavy métal qui disparaîtrons dès le second album?

J’ai joué le bon petit gars et j’ai prétexté avoir des horaires à respecter pour rentrer chez ma môman, car je n’avais qu’une envie, m’écouter tranquille cet album que je n’avais pas pu savourer comme il se doit, parasité que j’étais par les moqueries de mes camarades de l’époque (qui sont restés de bons potes, même si se sont de vrais trous du cul, hein Jonnath’ !).

Voilà, tout ça pour dire que The Ultimate Incantation est un album profondément malsain que je me suis repassé en boucle des dizaines (des centaines ?) de fois, obsédé que j’étais (que se suis) par son aspect à la fois brutal et thrash. Oui, les morceaux ont tendance à être trop longs, c’est vrai, mais la qualité des riffs est tellement abasourdissante que cet album forme un bloc, un monument de haine impérissable qui se dresse dans ma collection de cds tel une statue intemporelle? Le mot de la fin : trouvez cet album et achetez le !!!

> Uncategorized — admin @ 12:00 am

July 29, 2007

Vader : The Ultimate Incantation

Vader : The Ultimate IncantationBon, autant le dire tout de suite, s’attaquer à la chronique de cet album est pour moi aussi compliqué que de s’attaquer à la chronique de « The Number Of The Beast » pour un fan de heavy ou de « Master Of Puppets » pour un fan de thrash? Ce premier album de VADER m’a tellement marqué que je ne sais pas trop par quel bout le prendre pour vous en causer. Je crois que je vais tout simplement vous raconter un petit bout de ma vie, se sera plus simple !

Cet album est sorti chez Earache en 1992, mais je ne l’ai découvert qu’en 1995 ou 1996. Ce jour là, je me livrais à mon activité favorite, c’est à dire me plonger la tête la première dans les bacs des disquaires pour y découvrir un album qui me ferait oublier le monde de merde dans lequel je vivais, mes études misérables, mes problèmes de familles, bref, un album qui me ferait voyager à travers un univers inconnu, de préférence bien brutal.

Mes petits doigts boudinés se figent sur un cd? La pochette est plutôt moche (pourtant signé de Dean Seagrave), mais ce nom m’est familier? VADER, où est ce que j’ai déjà entendu ça ??? Ca y’est, je sais, un morceau de VADER apparaît sur la mythique compilation « Master Of Brutality » !!! La larme à l’?il et la main tremblante, je tends les sous durement obtenus à la sueur du front de ma mère (ben ouai, je me faisais entretenir quoi !) au disquaire compréhensif, et métaleux de son état, qui m’approuve d’un hochement de tête, genre “tu as décroché le St Graal”. Je suis aux anges? J’enfourche ma 103 SP et je retourne, cheveux au vent (pas de casque le petit rebel !) vers mon fief.

Je me rends chez le gratteux et le bassiste de mon groupe (enfin, chez leur mère !), frangins de leur état, chez qui je suis sûr de trouver également le reste de notre bande de branleurs glandeurs. Nous avons un passe temps des plus constructifs, se scotcher des heures dans une piaule en écoutant du death et en déconnant sur des conneries très personnelles, je suis certains que vous me comprenez?

Et là, je brandis fièrement ma trouvaille, cet album de VADER. Il se trouve que par hasard, le second gratteux de notre groupe a lui aussi dégotté un album, qu’il a acheté au pif, et dont le nom m’est resté gravé à jamais dans la mémoire, GORRE. Cet album, d’une nullité atroce, tourne déjà dans le lecteur, et allez savoir pourquoi, un genre de concours se met en place, à coup de vannes et de boutades en tous genres, afin de déterminer lequel de ces deux groupes est le meilleur? Je suis certain que sur ce coup là aussi, vous me comprendrez? Ca vous rappelle des trucs, hein !

Mes potes, ces cons, qui ne se sont pas rangés de mon côté, se foutent de ma gueule en écoutant les solos genre “hennissements de cheval” (solos au vibrato), encore une expression qui m’est resté gravé à jamais? On s’amuse bien, on rit beaucoup (jaune pour moi, je suis susceptible?), mais plus les morceaux défilent, plus la rigolade a tendance à s’estomper ! Plus une parole ne fuse durant les intros magistrales de “The Crucified Ones”, “Testimony” ou “Reign Carrion”, plus aucuns commentaires mesquins à l’écoute des beaks titanesques de “Final Massacre” ou “One Step To Salvation”? Tous les gugusse présents se rendent compte que l’on a à faire ici à un magistral album de death métal aux influences thrash encore palpables. Mais comme la règle a été donner de se foutre de ma tronche, personne n’ose le dire? J’ai tout bonnement l’impression d’écouter du SLAYER qui s’essayerait au death metal, les riffs sont vicieux et tortueux à souhait et conservent des sonorités heavy métal qui disparaîtrons dès le second album?

J’ai joué le bon petit gars et j’ai prétexté avoir des horaires à respecter pour rentrer chez ma môman, car je n’avais qu’une envie, m’écouter tranquille cet album que je n’avais pas pu savourer comme il se doit, parasité que j’étais par les moqueries de mes camarades de l’époque (qui sont restés de bons potes, même si se sont de vrais trous du cul, hein Jonnath’ !).

Voilà, tout ça pour dire que The Ultimate Incantation est un album profondément malsain que je me suis repassé en boucle des dizaines (des centaines ?) de fois, obsédé que j’étais (que se suis) par son aspect à la fois brutal et thrash. Oui, les morceaux ont tendance à être trop longs, c’est vrai, mais la qualité des riffs est tellement abasourdissante que cet album forme un bloc, un monument de haine impérissable qui se dresse dans ma collection de cds tel une statue intemporelle? Le mot de la fin : trouvez cet album et achetez le !!!

> Chroniques, Death Metal — admin @ 12:00 am

Faloide : Theories of Decadence

Faloide : Theories of DecadenceLe métal est un éternel recommencement…Des groupes naissent, disparaissent et laissent derrière eux des chef-d’Å“uvre, ou n’auront servi que de défouloir à une bande de potes sans autres prétentions que la rigolade et le fun… Les styles eux aussi apparaissent, se transforment, évoluent, s’accouplent pour donner naissance à de nouveaux mouvements musicaux… Cette sur cette intro un brin pompeuse (non, sans blague !) que je vous présente un nouveau rejeton de la scène française, FALOIDE.

Je vous parle d’éternel recommencement car les FALOIDE sont jeunes et prennent leur pied en jouant du death métal de papys, ce death métal dit old school, gorgé de riffs basique et bien gras. Il n’est pas question ici de blast fous furieux et de compos bâties sur 120 riffs différents, mais de morceaux lourds et poisseux qui s‘acharnent à installer des atmosphères morbides plutôt que de nous gaver sous un déluge de technique. Lourds, mais pas molassons pour autant, car les accélérations sont fréquentes, et même les titres les plus basiques se révèlent entraînants grâce à cette capacité que possède FALOIDE à mettre en valeur ses rythmiques de façon efficace. Le morceau “Our World”, mon préféré, est tout simplement excellent, pour peu que l’on aime ce style de death directement sorti du début des années 90. Un genre de croisement entre le vieux MASSACRA, SIX FEET UNDER et les polonais de MUTILATION, mais avec en plus une touche légèrement tribale, grâce notamment aux quelques rythmiques de batterie sur toms. SEPULTURA et son « Chaos A.D. » ne sont donc pas loin, c’est d’ailleurs un groupe qui a influencé les musiciens, ces derniers ne s’en cachent pas. Les quelques solos disséminés ça et là ne sont pas transcendants mais possèdent néanmoins eux aussi un touché assez original qui tendent à sortir de l’ordinaire. Et puis les petites parties de guitares acoustiques, ça rend toujours bien dans ce genre de production ! Quand elles sont bien faites, ce qui est le cas ici.

Bon, il ne s’agit pas non plus d’une bombe absolue, cette démo renferme pas mal de défauts à mettre sur le compte de la jeunesse du groupe. Certaines rythmiques sont archi-convenues, quelques constructions me paraissent assez bancales (“Torments Of Century”, “Conditions”) et la mise en place se montre parfois relativement approximative (“Last Theory”). Par ailleurs, la prod’ ne met pas du tout en valeur la batterie, les toms possèdent malheureusement un son très étouffé assez désagréable. Mais bon, comme j’ai coutume de dire, critiquer la prod’ d’une démo est un exercice assez inutile, car le but d’une démo est de présenter un groupe, son style, et ce dont il est capable…

Malgré ses faiblesses, « Theories Of Décadence » est une démo qui joue largement en la faveur du groupe. Après, tout n’est question que de goûts musicaux, mais j’invite les amateurs de death old school à jeter une oreille sur FALOIDE. Et puis c’est un groupe qui n’essaye pas de péter plus haut que son cul, il compose avant tout avec ses tripe, qualité que j’apprécie énormément et que l’on retrouve chez ses collègues de MOLOSSE au style relativement proche. J’attends la suite de pied ferme…

> Chroniques, Death Metal — admin @ 2:00 am

July 28, 2007

Excrement (FIN) : Scorched

Excrement (FIN) : ScorchedVoici le genre de chronique qui n’intéressera que très peu de monde… Qui peu prétendre connaître EXCREMENT, groupe suédois qui n’a sorti qu’une démo en 1993 et un E.P en 1994, « Scorched », dont il est question ici ? Moi même, si je ne l’avais pas acheté au pif dans ma période “boulimique de nouveaux groupes”, je ne connaîtrais absolument pas ce combo…

Et pourtant, pour peu que vous soyez fan de death old school un brin mélodique, n’hésitez pas à sauter sur ce cd si vous croisez sa route dans les bacs d’un disquaire d’occaz’. D’autant que la production, étonnamment propre sans en faire trop non plus, met agréablement en valeur les compos. Pour définir le style de ce groupe, disons que l’on retrouve le feeling morbide de GRAVE couplé à un sérieux sens mélodique dans les riffs et dans les harmonies de grattes. De quoi vous faire rouler par terre en vous filant de temps à autre le frisson… EXCREMENT a l’art de mélanger death putride et envolées mélodiques à la perfection, tout en gardant un côté rugueux parfaitement explosif. Même si les accélérations et les poussées de double pédale sont fréquentes, il n’est pas question non plus de death brutal gorgé de blast, les rythmes sont partagés entre très rapides et mid tempo, un peu à la manière, justement, de GRAVE. Par ailleurs, aucune faiblesse n’est à relever au niveau de la construction des morceaux qui ne sont jamais poussifs ou bancals. Vraiment dommage qu’un groupe à la personnalité si affirmée n’est pas percé…

Deux points forts accentuent l’impact de cette réalisation : le mélange de parties mélodiques et de purs riffs death (rhaaa, le passage acoustique de “Scorched“, les riffs de “Sleep“…) et la précision du batteur qui trouve toujours le rythme qu’il faut à chaque rythmique, avec moult roulements de doubles euphorisants… Le point faible ? Assurément le chant qui manque de puissance et garde un aspect assez amateur. Après des dizaines d’écoutes, c’est un détail qui ne me choque plus mais il est clair que des vocaux bien plus profonds auraient élevé ce EP à un niveau supérieur.

Voici donc 25 minutes d’un death à la fois violent et mélodique qui, s’il reste très éloigné des standards actuels, possède ce petit plus, ce feeeling, qui rend les morceaux accrocheurs et délicieusement malsains, pour peu que l’on fasse fi des quelques faiblesses du groupe. Pour ma part, ces quelques faiblesses finissent par donner encore plus de charme à cette petite galette. EXCREMENT, gardez ce nom dans un p’tit coin de votre cerveau, ça vaut le coup !

> Uncategorized — admin @ 2:00 am

July 27, 2007

Interview : Goryptic

interview Goryptic
GORYPTIC est un groupe français qui m’a litéralement mis par terre avec son premier et très bon album, ‘From Blast To Colapse’. Un death métal radical et ravageur, aussi technique que puissant. Guyon, batteur du groupe, a pris le temps de répondre à mes questions, même aux plus absurdes… Un grand merci, car entre son boulot et l’organisation des nombreux concerts prévus, notre homme est plus que pris !

I – LE GROUPE

1 – Salut les GORYPTIC ! Question bateau, pouvez vous nous présentez le groupe, sa date de formation, vos âges, vos tendances sexuelles, combien d’enfants vous avez?

GORYPTIC est né en sept 2005 et se compose de Dam au chant, Ugo à la guitare, Jon à la basse et moi, Guyom, à la batterie. Nous sommes tous hétéros enfin plus ou moins haha, nous n’avons pas d’enfant.
Nous sommes tous de 1982 excepté Jon qui est un peu plus vieux car né en 1979.

2 – Quels sont, au sein de GORYPTIC, les membres les plus influents en terme de composition ? Chaque musiciens a t-il son mot à dire sur la tournure des morceaux ?

Évidemment chaque musicien a son mot à dire, GORYPTIC n’est pas une dictature haha ! Cependant tous les morceaux sont composés par Ugo et moi. Beaucoup de répétitions ne se font qu’à deux, au cours desquelles notre temps est uniquement consacré à la composition. Ugo en général à plusieurs riffs, on travaille dessus, place la batterie et on cherche un fil conducteur. Cela prend plus ou moins de temps et on peut stagner sur des enchaînements. Lors de cette phase, on n’oublie ni la basse ni le chant. Puis quand nous avons une structure plus ou moins avancée, on intègre la basse et terminons la composition du morceau. A la fin, vient se poser le chant et on affine la durée de tel ou tel riff.

3 – Votre death métal est extrêmement brutal et direct, j’ai cru comprendre que vous exécrez particulièrement les solos?

On n’exècre pas les solos mais ils ne font pas partis de notre vision de la musique dans GORYPTIC. On considère qu’ils n ont pas leur place et que ce serait une perte de puissance.

4 – Le nombre de chroniques référencées sur votre site est impressionnant ! On en trouve de tous les pays, vous mettez le paquet question promo, non ? Apparemment GORYPTIC est un projet auquel vous croyez à 200%?

Oui on a pu faire une grosse promo et on continue d’y travailler d’ailleurs. Le promo 2 titres avait bien marqué les choses et permis de nous faire la main sur comment faire une promo correcte. On a pu donc suivre ses traces lors de la promo de « From Blast To Collapse ». On sait quel zine est sérieux et qui l’est moins et c’est vrai qu’on a pas mal d’adresses en stock un peu partout ! le budget promo n’est vraiment pas à négliger.

5 – Y’a t’il des groupes qui vous influencent particulièrement ou que vous admirez par dessus tout ?


Evidemment ! on adore des groupes comme Goratory, Skinless ou encore Dying Fetus. Concernant les groupes que j’admire, je citerai INHUMATE. Ce qu’ils ont réussi à faire est énorme et leur foi dans l’UG force l’admiration. J’aime les gens comme cela et comme leur musique est énorme également, c’est vraiment le combo idéal.

6 – Courant 2008, vous avez un concert prévu en Suisse avec les colosses de DYING FETUS et IMMOLATION. Belle affiche ! Vous gardez la tête froide ?


Complètement ! C’est un fest donc forcément tu te retrouves à partager l’affiche avec des groupes que tu écoutes depuis une parie d’années. En tout cas, cela fera de supers souvenirs et une grosse expérience.

7 – vous commencez à avoir une solide expérience de la scène, comment jugez vous les infrastructures en France ? Quel image avez vous du métal français ?


A vrai dire, je ne connais pas tant que cela les infrastructures en France. Je les connais de nom mais c’est tout. Les assos qui nous ont fait joué sont en général très pros ; je pense à Bestial Experience, Grind Your Soul, Alien Asso, Funeral Zone etc. Je peux pas toutes les citer mais peut être par chance, on ne tombe pas trop sur les plans foireux excepté la date à Boismont la veille du SGF où nous avons appris que le concert était annulé apres 5 heures de route une fois sur les lieux. Heureusement, nous avons pu jouer quand même. C’est dommage, je ne me souviens plus du nom du gaillard?
Concernant le métal français, j’en ai une excellente image. Les groupes sont bons et s’exportent donc on ne peut pas rêver mieux. Il n’y a qu’à écouter ou voir Inhumate, Kronos, Benighted, Infest, Sickbag, Herpes de crachat de Fillette etc etc etc et on a vite compris que le métal français existe bel et bien.

8 – Quel intérêt portez vous aux webzines, les prenez vous autant au sérieux que la presse écrite ?


Oui je pense qu’ils ont autant de crédits que la presse écrite. Après tout dépend de quelle presse écrite tu parles, les Metallian and co ne sont pas faciles d’accès quand tu n’as pas de label derrière. Heureusement que les webzines sont la pour soutenir les groupes UG. En plus ils apportent énormément de choses : des news régulières, beaucoup de chroniques et d’interviews, des mp3 etc. Les webzines sont donc une part importante de la promotion.

II – QUESTION INTIMES?

1 – Histoire de mieux vous connaître, quels sont vos métiers en dehors du groupe ?

Dam est graphiste et travaille dans une mairie, Ugo est ingé son donc partage son temps entre son studio (le studio 3×8 où nous avons enregistré) et les prestas, Jon est Rmiste et moi je suis ingénieur chargé de recherche.

2 – Êtes vous exclusivement dévoués au brutal death ou êtes vous intéressés par d’autres courants musicaux ?


On s’intéresse majoritairement au Brutal Death / Grind. Personnellement, j’écoute aussi un peu de jazz ; je crois très sincèrement qu’il faut être ouvert et écouter de tout ; il y a souvent de très bonnes idées ailleurs.

3 – Votre niveau technique est plus que respectable, le brutal death suffit-il à vous épanouir musicalement ? Certains membres de GORYPTIC ont-ils des projets annexes ? Je pense en particulier à toi, Guyom, dont les prouesses à la batterie sont épatantes !


D’abord merci beaucoup ! La musique que nous jouons avec GORYPTIC nous suffit amplement et ne pose pas de barrières. Sur chaque morceau, on essaye d’innover et de repousser un peu plus les limites. Mais on garde en tête que les morceaux doivent être efficaces donc on jongle et ce n’est pas toujours évident. On essaye de trouver le bon dosage car on ne veut pas saouler les gens avec des plans trop barrés, ni se faire chier en jouant. Concernant les projets annexes, aucun membre de GORYPTIC ne joue dans d’autres groupes. Il y a d’abord le manque de temps et ensuite comme je disais, chacun trouve sa satisfaction dans la musique que nous jouons et donc on ne ressent pas le besoin d’aller voir ailleurs.

4 – Avez vous parfois des frictions au sein du groupe ? Si oui, comment vous détendez vous pour faire baisser la tension ?

Forcément il y a des tensions parfois comme partout, plus ou moins importantes. Ca reste quand même assez rare. Pour décompresser, on fait des 69 ! lol

5 – Quelle est votre attitude lors de vos concerts ? Plutôt défonces et rigolades ou vous préférez rester sobres et professionnels ?

Je dirais sobre, professionnel mais avec de la rigolade. Nous ne sommes pas du tout du genre à tirer la gueule en concert pour faire les gros méchants. De toute façon, nous aurions l’air ridicule vu nos gabarits haha ! Jouer défoncé, ce n’est pas possible, autant annuler le concert car ce serait une catastrophe.

6 – De fil en aiguille, racontez nous de bonnes anecdotes croustillantes survenues lors de concerts, des grosses hontes, des rencontres saugrenues, bref, des trucs qui vous ont marqué !


Ils se passent toujours plein de trucs en concert entre les gros délires avec les potes ou les couilles qui arrivent sans prévenir haha ! Une bien sympa qui nous est arrivée était au Halloween Terror Fest où on a fait une impro de 2 minutes en fin de morceau car on s’était déchiré et du coup on ne savait plus comment s’arrêter hahaha. Pendant le même concert, on a eu 3 bassistes dont 2 qui ne connaissaient pas du tout les morceaux. Jon s’était blessé au doigt et après quelques morceaux, il était incapable de le bouger donc on a continué sans bassiste ; Calo de XhohX et Franky de Trepan’Dead ont donc joué avec nous. Jouer quoi je ne sais pas, mais en tout cas, ça l’a fait !!

QUESTIONS OPTIONNELLES A TENDANCES DEBILES?

1 – Ma femme s’intéresse autant au death que moi en chimie moléculaire? Un petit mot pour la convaincre ?

J’aurais peut être plus de facilités à te faire aimer la chimie moléculaire !!!

2 – Vous avez la possibilité d’enfermer un musicien ou une personnalité quelconque dans la grosse caisse de la batterie et de frapper la double pendant tout un concert. Vous choisissez qui ?

Hum difficile de ne sélectionner qu’une seule personne?

3 – Dans le métal en général, y’a t’il un style qui vous fait fuir à toutes jambes
On ne peut pas se caractériser comme fan de néo métal mais de là à fuir, je ne sais pas. Ca dépendra du groupe et du prix de la bière !

4 – Personnellement, je ne conçois pas de cuisiner une omelette sans y ajouter quelques champignons. Et vous ?


Je n’aime pas les champignons.

5 – Pour vous, quel morceau de métal incarne le mieux notre nouveau patron national, Sarkozy ?

La politique est un sujet que nous n’abordons ni dans les textes, ni dans les interviews. Nous faisons de la musique exclusivement et nous n’avons aucun message à faire passer. On s’amuse, on prend du plaisir, j’espère que parfois on en donne un peu et c’est tout.

6 – Pour finir plus sérieusement, un petit mot pour tous ceux qui ne connaissent pas le brutal death ravageur de GORYPTIC ?


Alors venez faire un tour sur notre myspace (http://www.myspace.com/goryptic) ou sur notre site (http://www.goryptic.com), écoutez les morceaux extraits de notre album et venez nous voir en live, c’est toujours une bonne occasion pour connaître les gens et leur musique !! On a pas mal de dates dans les mois qui viennent, ce sera l’occasion !!

Merci à vous pour avoir pris le temps de répondre à mes questions ! Et vivement le prochain album?

Merci à toi pour cette interview !! Les zines comme le tien sont une part importante de la promo ! Ne sois pas trop impatient pour le prochain album, on a juste composé un morceau mais il est pas mal haha ! Enfin on verra bien, pour l’instant c’est la promo de From Blast To Collapse, les 2 tournées en Europe et ensuite on reprendra la composition plus sérieusement !!

SUPPORT THE UNDERGROUND !!!!

En savoir plus sur Goryptic

> Death Metal, Interviews — admin @ 12:00 am

Excrement : Scorched

ScorchedVoici le genre de chronique qui n’intéressera que très peu de monde? Qui peu prétendre connaître EXCREMENT, groupe suédois qui n’a sorti qu’une démo en 1993 et un E.P en 1994, « Scorched », dont il est question ici ? Moi même, si je ne l’avais pas acheté au pif dans ma période “boulimique de nouveaux groupes”, je ne connaîtrais absolument pas ce combo?

Et pourtant, pour peu que vous soyez fan de death old school un brin mélodique, n’hésitez pas à sauter sur ce cd si vous croisez sa route dans les bacs d’un disquaire d’occaz’. D’autant que la production, étonnamment propre sans en faire trop non plus, met agréablement en valeur les compos. Pour définir le style de ce groupe, disons que l’on retrouve le feeling morbide de GRAVE couplé à un sérieux sens mélodique dans les riffs et dans les harmonies de grattes. De quoi vous faire rouler par terre en vous filant de temps à autre le frisson? EXCREMENT a l’art de mélanger death putride et envolées mélodiques à la perfection, tout en gardant un côté rugueux parfaitement explosif. Même si les accélérations et les poussées de double pédale sont fréquentes, il n’est pas question non plus de death brutal gorgé de blast, les rythmes sont partagés entre très rapides et mid tempo, un peu à la manière, justement, de GRAVE. Par ailleurs, aucune faiblesse n’est à relever au niveau de la construction des morceaux qui ne sont jamais poussifs ou bancals. Vraiment dommage qu’un groupe à la personnalité si affirmée n’est pas percé?

Deux points forts accentuent l’impact de cette réalisation : le mélange de parties mélodiques et de purs riffs death (rhaaa, le passage acoustique de “Scorched“, les riffs de “Sleep“?) et la précision du batteur qui trouve toujours le rythme qu’il faut à chaque rythmique, avec moult roulements de doubles euphorisants? Le point faible ? Assurément le chant qui manque de puissance et garde un aspect assez amateur. Après des dizaines d’écoutes, c’est un détail qui ne me choque plus mais il est clair que des vocaux bien plus profonds auraient élevé ce EP à un niveau supérieur.

Voici donc 25 minutes d’un death à la fois violent et mélodique qui, s’il reste très éloigné des standards actuels, possède ce petit plus, ce feeeling, qui rend les morceaux accrocheurs et délicieusement malsains, pour peu que l’on fasse fi des quelques faiblesses du groupe. Pour ma part, ces quelques faiblesses finissent par donner encore plus de charme à cette petite galette. EXCREMENT, gardez ce nom dans un p’tit coin de votre cerveau, ça vaut le coup !

> Chroniques, Death Metal — admin @ 12:00 am

Grave : Soulless

Grave : SoullessTroisième album de GRAVE, « Souless » paraît en 1994, deux ans après le monumental « You’ll Never See ». Déroutant, c’est le terme qui convient concernant cette réalisation… Et pourtant, même si l’album a été plutôt boudé par le public, « Souless » est tout de même loin d’être un navet, seulement pour beaucoup, le groupe s’éloigne trop sensiblement de ces racines…

Ce qui saute aux tympans dès la première écoute est le changement de son. Bien que l’album soit toujours enregistré au Sunlight Studio par Tomas Skogsberg, les guitares sont moins grasses, la batterie beaucoup plus claquante et la basse plus présente. Bref, le groupe modernise sa production et oublie quelque peu le death poisseux de ses deux premiers albums. Cela se ressent également dans sa musique qui se veut plus accessible et moins foncièrement death métal. Pas mal de touches thrash sont perceptibles dans les grattes et les riffs sont souvent plus gentillets, nettement moins morbides que par le passé. De quoi décevoir les fans… En fait, l’évolution du groupe me fait assez penser à celle de DISMEMBER sur l’album « Massive Killing Capacity ». Une musique plus sage, mais non dénuée d’intérêt, car le talent de composition est toujours là !

GRAVE nous envoie d’entrée de jeu quatre bons morceaux, chargés en riffs saccadés, en mid tempo entraînants et en refrains bien construits. Pour tout fan de métal, difficile de résister par exemple au morceau-titre, “Souless”, dont le refrain est imparable. “I’m souless to the core, i’m 6-6-6″ !!!

“Bullets Are Mine” est lui aussi excellent et renferme des breaks basse / batterie simples, mais bien sentis, et tout à fait inédits pour le groupe. Ce titre est également en mid-tempo, c’est d’ailleurs une donnée que l’on retrouve sur tout l’album. Finis les accélérations furibardes, ici les rythmes moyens sont rois ! Mais malheureusement, au bout du cinquième titre, l’album commence sérieusement à s’essouffler. A part un “And Here I Die” plus mélodique et boosté sur la fin par une bonne accélération à la double, les six titres restants se révèlent plutôt mous du genou et trop répétitifs. Cette idée de rajouter un soupçon de thrash et de polir ses compositions n’était pas mauvaise à la base, mais le tout manque d’adrénaline, GRAVE met de côté son death crasseux de façon trop radicale.

Cet album de GRAVE est donc assez courageux et novateur (pour l’époque) mais se montre au final un poil décevant. Si les morceaux les plus réussis se montrent redoutables, les longueurs sont trop nombreuses et une bonne partie des compos sont à oublier. Si les musiciens avaient ajouter à cette sauce une bonne dose de « Into The Grave », le résultat aurait été énorme. Dommage !

> Chroniques, Death Metal — admin @ 2:00 am

July 16, 2007

Grave : Soulless

Grave : SoullessTroisième album de GRAVE, « Souless » paraît en 1994, deux ans après le monumental « You’ll Never See ». Déroutant, c’est le terme qui convient concernant cette réalisation… Et pourtant, même si l’album a été plutôt boudé par le public, « Souless » est tout de même loin d’être un navet, seulement pour beaucoup, le groupe s’éloigne trop sensiblement de ces racines…

Ce qui saute aux tympans dès la première écoute est le changement de son. Bien que l’album soit toujours enregistré au Sunlight Studio par Tomas Skogsberg, les guitares sont moins grasses, la batterie beaucoup plus claquante et la basse plus présente. Bref, le groupe modernise sa production et oublie quelque peu le death poisseux de ses deux premiers albums. Cela se ressent également dans sa musique qui se veut plus accessible et moins foncièrement death métal. Pas mal de touches thrash sont perceptibles dans les grattes et les riffs sont souvent plus gentillets, nettement moins morbides que par le passé. De quoi décevoir les fans… En fait, l’évolution du groupe me fait assez penser à celle de DISMEMBER sur l’album « Massive Killing Capacity ». Une musique plus sage, mais non dénuée d’intérêt, car le talent de composition est toujours là !

GRAVE nous envoie d’entrée de jeu quatre bons morceaux, chargés en riffs saccadés, en mid tempo entraînants et en refrains bien construits. Pour tout fan de métal, difficile de résister par exemple au morceau-titre, “Souless”, dont le refrain est imparable. “I’m souless to the core, i’m 6-6-6″ !!!

“Bullets Are Mine” est lui aussi excellent et renferme des breaks basse / batterie simples, mais bien sentis, et tout à fait inédits pour le groupe. Ce titre est également en mid-tempo, c’est d’ailleurs une donnée que l’on retrouve sur tout l’album. Finis les accélérations furibardes, ici les rythmes moyens sont rois ! Mais malheureusement, au bout du cinquième titre, l’album commence sérieusement à s’essouffler. A part un “And Here I Die” plus mélodique et boosté sur la fin par une bonne accélération à la double, les six titres restants se révèlent plutôt mous du genou et trop répétitifs. Cette idée de rajouter un soupçon de thrash et de polir ses compositions n’était pas mauvaise à la base, mais le tout manque d’adrénaline, GRAVE met de côté son death crasseux de façon trop radicale.

Cet album de GRAVE est donc assez courageux et novateur (pour l’époque) mais se montre au final un poil décevant. Si les morceaux les plus réussis se montrent redoutables, les longueurs sont trop nombreuses et une bonne partie des compos sont à oublier. Si les musiciens avaient ajouter à cette sauce une bonne dose de « Into The Grave », le résultat aurait été énorme. Dommage !

> Uncategorized — admin @ 12:00 am

Grave : Soulless

Grave : SoullessTroisième album de GRAVE, « Souless » paraît en 1994, deux ans après le monumental « You’ll Never See ». Déroutant, c’est le terme qui convient concernant cette réalisation… Et pourtant, même si l’album a été plutôt boudé par le public, « Souless » est tout de même loin d’être un navet, seulement pour beaucoup, le groupe s’éloigne trop sensiblement de ces racines…

Ce qui saute aux tympans dès la première écoute est le changement de son. Bien que l’album soit toujours enregistré au Sunlight Studio par Tomas Skogsberg, les guitares sont moins grasses, la batterie beaucoup plus claquante et la basse plus présente. Bref, le groupe modernise sa production et oublie quelque peu le death poisseux de ses deux premiers albums. Cela se ressent également dans sa musique qui se veut plus accessible et moins foncièrement death métal. Pas mal de touches thrash sont perceptibles dans les grattes et les riffs sont souvent plus gentillets, nettement moins morbides que par le passé. De quoi décevoir les fans… En fait, l’évolution du groupe me fait assez penser à celle de DISMEMBER sur l’album « Massive Killing Capacity ». Une musique plus sage, mais non dénuée d’intérêt, car le talent de composition est toujours là !

GRAVE nous envoie d’entrée de jeu quatre bons morceaux, chargés en riffs saccadés, en mid tempo entraînants et en refrains bien construits. Pour tout fan de métal, difficile de résister par exemple au morceau-titre, “Souless”, dont le refrain est imparable. “I’m souless to the core, i’m 6-6-6″ !!!

“Bullets Are Mine” est lui aussi excellent et renferme des breaks basse / batterie simples, mais bien sentis, et tout à fait inédits pour le groupe. Ce titre est également en mid-tempo, c’est d’ailleurs une donnée que l’on retrouve sur tout l’album. Finis les accélérations furibardes, ici les rythmes moyens sont rois ! Mais malheureusement, au bout du cinquième titre, l’album commence sérieusement à s’essouffler. A part un “And Here I Die” plus mélodique et boosté sur la fin par une bonne accélération à la double, les six titres restants se révèlent plutôt mous du genou et trop répétitifs. Cette idée de rajouter un soupçon de thrash et de polir ses compositions n’était pas mauvaise à la base, mais le tout manque d’adrénaline, GRAVE met de côté son death crasseux de façon trop radicale.

Cet album de GRAVE est donc assez courageux et novateur (pour l’époque) mais se montre au final un poil décevant. Si les morceaux les plus réussis se montrent redoutables, les longueurs sont trop nombreuses et une bonne partie des compos sont à oublier. Si les musiciens avaient ajouter à cette sauce une bonne dose de « Into The Grave », le résultat aurait été énorme. Dommage !

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Grave : You’ll Never See…

Grave : You'll Never See...En 1991, GRAVE, tel ses comparses de UNLEASHED ou DISMEMBER, a sorti un premier album fracassant, « Into The Grave », considéré aujourd’hui encore, et à juste titre, comme un incontournable du death métal. Malgré le jeune âge de ses membres, le groupe possédait déjà un style bien trempé, ce qui a séduit bon nombre de death-métaleux. Aussi ce deuxième album était-il attendu de pied ferme par sa horde de fidèles…

GRAVE ne change pas sa formule et enregistre cet album au même endroit, avec le même producteur. Et c’est tant mieux ! Le son gras et légèrement crade du groupe est préservé, ce qui peut bien sur en rebuter plus d’un. Les amateurs de sons propres et clairs auront vite les oreilles qui saignent, moi j’adore ! A une époque où les groupes cherchent plutôt à donner dans la surenchère de vitesse, GRAVE choisit quant à lui de renforcer le côté sombre de ses compos et donc de travailler d’avantage les ambiances lourdes et les mélodies lugubres. Pour moi cet album est tout simplement meilleur que « Into The Grave », car les morceaux sont plus recherchés, tant au niveau des riffs que des structures. Le travail du batteur est lui aussi plus riche et se révèle subtile, d’avantage fourni en contretemps.

Les parties lentes sont donc plus présentes que sur leur premier album, les vocaux toujours profondément caverneux de Jorgen collent parfaitement à cette ambiance pesante, presque poisseuse, mais le groupe ne s’enferme pas non plus dans un death doom pachydermique. Les mid tempo foisonnent et, même si on est bien loin du blast, GRAVE enclenche régulièrement le turbo et bastonne ses riffs basiques de façon toujours aussi entraînante. Bien sûr, nous bien loin ici des records de vitesse et les petites brutes en herbes élevés à grand coups de EXMORTEM (par exemple) trouvons cette musique probablement molassone ! Toujours est-il que pour les amoureux de death old-school, cet album démarre sur deux titres magistraux. “You’ll Never See”, aux tempos écrasants relevés par des cloches funèbres, et “Now And Forever”, morceau plus énergique qui renferme un excellent passage lent, un de mes morceaux préferés du groupe.

D’autres chansons, d’avantage axées sur la vitesse, sont tout aussi bonnes. “Severing Flesh” et “Christi(ns)anity”, titre qui clôture l’album de la plus belle des façons, sont bâties sur des riffs et des rythmes radicaux, quelques vocaux doublés démoniaques et des petites touches de synthé adroites. Mais GRAVE conserve en permanence son côté basique qui lui va si bien !

Voici donc l’album de GRAVE qui reste à ce jour mon préféré. Les constructions sont habiles, le groupe enfonce le clou en renforcant la personalité de son death rampant et viscéral. De plus, c’est mine de rien un album qui demande plusieurs écoutes pour livrer tous ses secrets, comme quoi la musique de GRAVE n’est pas si simpliste que ça…

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July 15, 2007