Sol Niger : Sol Niger

Sol Niger : Sol NigerSol Niger, non non, ce n’est pas le nom d’un nouveau produit ménager pour les sols de votre cuisine, mais bel et bien un nouveau venu sur la scène française. Encore un ? Ben, oui, notre beau pays est un véritable vivier de formations métalliques, mais comme je suis un chroniqueur sérieux et objectif (mouai…), je ne serai pas dithyrambique avec un groupe sous le seul prétexte qu’il est originaire de notre beau pays !

Ce premier envoi est une démo quatre titres, un dépucelage de seize minutes qui nous laisse entrevoir les capacités du groupe. Seize minutes pour une première fois, c’est pas mal, moi j’ai tenu, allez… deux minutes, préliminaires compris. Ah non, merde, on cause de musique c’est vrai… Beaucoup diront que c’est tout de même court pour se faire une idée définitive sur un groupe, mais c’est suffisant pour juger ou non de la qualité et du sérieux d’une formation. Et du point de vue mise en place et maîtrise instrumentale, c’est du tout bon avec Sol Niger ! Le groupe, qui chante en français, mélange thrash et death sur des tempos énergiques, ce qui donne à l’ensemble un parfum légèrement hardcore. De plus, le travail de composition est réel, habile, et les cassures rythmiques sont toujours bien senties. Les riffs, sans être non plus d’une originalité fracassante, dépotent bien, soutenus très efficacement par un batteur des plus carré. Son travail est impeccable, il insuffle aux compos une grosse dose d’énergie grâce un groove très présent et une excellente utilisation de la double, bien dosée et pas envahissante, présente où il faut quand il faut ! Mention spéciale au titre “l’Utopie De l’Eldorado”, mon préféré, morceau entraînant aux rythmes chaloupés sur lequel les riffs à la fois thrash et sautillants font merveille…

Il est clair que ces premiers morceaux, même s’ils sont fort bien exécutés, ne transpirent pas d’originalité, mais Sol Niger s’impose comme un groupe à prendre au sérieux. On sent que le groupe veut faire les choses proprement (prod’ agréable au passage) et qu’il est gonflé à bloc, on est bien loin d’un produit amateur enregistré à la va-vite. J’attends maintenant de voir si Sol Niger franchira le cap d’une deuxième réalisation ou s’il implosera comme beaucoup d’autres après une ou deux années… Groupe à découvrir et à soutenir !

> Chroniques, Death Metal — admin @ 2:00 am

September 28, 2007

Common Grave (GER) : Dehumanized

Common Grave (GER) : DehumanizedBon, j’ai décidé de battre un record, celui de la chronique la plus courte. Attennnntion, prêts ?

Je me lance :

« COMMON GRAVE c’est du death, c’est allemand et c’est du bon. »

Ca y’est fini !

Quoi, comment ça c’est trop simple ! Vous êtes marrants vous, « Dehumanized » est le genre d’album sur lequel il est plutôt dur de disserter. Neuf titres (plus une intro) d’un death basique, sans solos, gorgé de riffs et de rythmes extrêmement efficaces dans la lignée de TORTURE KILLER par exemple. Un petit coup d’Å“il sur les t-shirts des zicos : TERRORIZER, CANNIBAL CORPSE, oui, ça résume plutôt bien le style à la fois bourrin et groovy de cette galette. Le chant se rapproche d’ailleurs assez de celui de l’ours Chris Barnes, à l’époque où il était en forme chez les cannibales, pas depuis qu’il hiberne chez les SIX FEET UNDER. De plus, la prod’ est savoureuse et donne aux grattes un son à la fois compact et très clair, ce qui rend les riffs encore plus tranchants. Cet album s’adresse uniquement aux fans de death extrêmement basique, c’est le genre de disque idéal pour une soirée entre potes, lorsque l’on a déjà plus d’alcool que de sang dans les veines et que l’on veut bêtement se foutre sur la tronche, entraînés par des riffs diaboliquement efficaces. Pour ça, je vous conseille de sauter en priorité sur les titres “Sick On Speed”, “Necrocide” et “Instinct”, morceaux aussi euphorisants que le “Biohazard” de MASSACRE. Si vos jambes et votre tête ne se mettent pas à bouger d’elles même, c’est que soit vous êtes fait pour la techno et que vous vous êtes gourrés de cd, soit que vous êtes morts.

Hhhaaa, et puis quelle pochette ! Pas de dessins crados de cadavres pourrissants ou de démons rigolards mais un bon vieux photo-collage guerre / politique / armes chimiques, un style qui me rappelle les bons vieux DISRUPT ou NAPALM DEATH.

Que dire de plus ? COMMON GRAVE incarnera pour certains l’essence même du death, pour d’autres ce groupe ne proposera qu’une musique primaire et régressive, le mieux est de vous faire vous même une idée sur la page myspace du groupe. Personnellement, un album qui fait du bien par où il passe ! Oui, par les oreilles bien sûr, pas par ailleurs, n’ayez pas les idées mal placées comme ça…

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September 24, 2007

Common Grave : Dehumanized

DehumanizedBon, j’ai décidé de battre un record, celui de la chronique la plus courte. Attennnntion, prêts ?

Je me lance :

« COMMON GRAVE c’est du death, c’est allemand et c’est du bon. »

Ca y’est fini !

Quoi, comment ça c’est trop simple ! Vous êtes marrants vous, « Dehumanized » est le genre d’album sur lequel il est plutôt dur de disserter. Neuf titres (plus une intro) d’un death basique, sans solos, gorgé de riffs et de rythmes extrêmement efficaces dans la lignée de TORTURE KILLER par exemple. Un petit coup d’?il sur les t-shirts des zicos : TERRORIZER, CANNIBAL CORPSE, oui, ça résume plutôt bien le style à la fois bourrin et groovy de cette galette. Le chant se rapproche d’ailleurs assez de celui de l’ours Chris Barnes, à l’époque où il était en forme chez les cannibales, pas depuis qu’il hiberne chez les SIX FEET UNDER. De plus, la prod’ est savoureuse et donne aux grattes un son à la fois compact et très clair, ce qui rend les riffs encore plus tranchants. Cet album s’adresse uniquement aux fans de death extrêmement basique, c’est le genre de disque idéal pour une soirée entre potes, lorsque l’on a déjà plus d’alcool que de sang dans les veines et que l’on veut bêtement se foutre sur la tronche, entraînés par des riffs diaboliquement efficaces. Pour ça, je vous conseille de sauter en priorité sur les titres “Sick On Speed”, “Necrocide” et “Instinct”, morceaux aussi euphorisants que le “Biohazard” de MASSACRE. Si vos jambes et votre tête ne se mettent pas à bouger d’elles même, c’est que soit vous êtes fait pour la techno et que vous vous êtes gourrés de cd, soit que vous êtes morts.

Hhhaaa, et puis quelle pochette ! Pas de dessins crados de cadavres pourrissants ou de démons rigolards mais un bon vieux photo-collage guerre / politique / armes chimiques, un style qui me rappelle les bons vieux DISRUPT ou NAPALM DEATH.

Que dire de plus ? COMMON GRAVE incarnera pour certains l’essence même du death, pour d’autres ce groupe ne proposera qu’une musique primaire et régressive, le mieux est de vous faire vous même une idée sur la page myspace du groupe. Personnellement, un album qui fait du bien par où il passe ! Oui, par les oreilles bien sûr, pas par ailleurs, n’ayez pas les idées mal placées comme ça?

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Sickening Horror : When Landscapes Bled Backwards

Sickening Horror : When Landscapes Bled Backwards« When Landscapes Bled Backwards » est le premier album de SICKENING HORROR, groupe grecque formé en 2002. Une démo parue en 2003 avait contribué à mettre en avant cette formation brutale, très douée techniquement, et au sein de laquelle la basse était un élément clé, chose pas si courante que ça dans le monde du death métal…

Durant ses premières années, le groupe comptait dans ses rangs George Boos à la seconde guitare (ROTTING CHRIST, ex-NIGHTFALL), qui a depuis quitté la formation, ainsi que George Kollias (NIGHTFALL) à la batterie. Du bien beau monde ! George Kolas a entre-temps mis les voiles pour enregistrer « Annihilation Of The Wicked » avec NILE pour ensuite revenir vers SICKENING HORROR et enregistrer le présent album. Il est depuis reparti, pas très stable ce coco là ! Mais pour ce qui est d’assurer derrières une batterie, tout le monde connaît ses capacités…

Le groupe se dit influencé par trois grands courants musicaux : le jazz, le black expérimental comme celui de VIRUS ou DODHEIMSGARD et le death technique de ATHEIST, DEATH ou MORBID ANGEL. Ce qui nous donne une mixture à la fois très violente, malsaine et osée. L’album est résolument plus death que black même si les morceaux sont régulièrement ponctués d’harmonies envoûtantes qui donnent à cette galette une ambiance bien sombre dans l’ensemble. Bien sûr les constructions sont savamment complexes et les amateurs de basse se régaleront tout particulièrement avec des titres comme “Imprisoned In Apocalypse” ou “Forsake My Bleeding” qui sont ponctués de savoureux plans jazzy. La basse est également à l’honneur sur “Virus Detected”, instrumental qui dégage un groov génial grâce à un mélange de grosses rythmiques et de lignes de basse en slap à la limite du funk ! Certains titres se veulent par contre plus directs, à l’image des très bons “Embrace The Abstract” ou “Filming Our Grave” dont certains riffs sont presque hardcore.

Par ailleurs, les musiciens incorporent à petites doses de courts passages électro, soit en intro, soit en les intégrant complètement aux morceaux, comme sur “This Cold Funeral“. Cette utilisation de l’electro est faite de manière discrète et de dénature absolument pas les compos, elle leur donne au contraire une couleur assez personnelle. A noter également un inattendu et reposant intermède de piano, “All Perceived Nothing”, morceau sombre et tortueux qui nous change des habituels instrumentaux de guitares acoustiques…

« When Landscapes Bled Backwards » est tout simplement un bon album de death brutal et technique qui m’a à plusieurs reprises fait penser à l’unique album de INTERNECINE par son mélange de riffs à la fois assommants (dans le bon sens du terme) et sombres. SICKENING HORROR applique une recette mainte fois éprouvée tout en se permettant quelques innovations. Du death puissant et intelligent, que demander de plus ? Ben un album de plus, tiens…

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September 22, 2007

Malefice (UK) : Entities

Malefice (UK) : EntitiesLa première chose que j’ai repérée est le nom du label en bas à gauche, Anticulture. Chacune de leurs sorties me surprend, c’est assurément un label qui Å“uvre dans la qualité et la diversité. Par contre, le nom du groupe, MALEFICE… Bizarre ! Curieux contraste entre ce nom très heavy métal, la pochette pleine de symboles (me semble-t-il) et la tronche de bûcherons genre Chabal des musiciens…

L’album démarre sur une intro mélancolique de guitares seiches auxquelles viennent progressivement s’ajouter des mélodies de guitares électriques. Je me laisse gentiment bercer jusqu’à ce que le groupe ne me retourne brutalement et ne me la mette par derrière, sans vaseline s’il vous plaît. Je sais, c’est un peu vulgaire comme image, mais c’est réellement l’impression que ça m’a donné. Après cette intro faussement gentillette, le groupe me montre immédiatement de quoi il est capable, et son thrashcore deathcore, métalcore, je ne sais plus quels termes utiliser, se montre redoutable. Après cette intro, le premier vrai morceau pose les base d’un parfait mélange de death brutal ou mélodique, de thrash et de très grosses rythmiques saccadées, d’où les dénominatifs en -core que j’ai utilisés plus haut.

Ce qui impressionne dès la première écoute est l’incroyable travail de composition. Les morceaux, bien que très complexes, passent tous comme une lettre à poste. Les nombreux changements de rythmes et ce mélange de genres ne rend à aucun moment les compos indigestes, je dirais même que j’ai très rarement écouté un groupe aussi habile dans cet exercice plutôt casse-gueule. Il faut dire que les musiciens ont un atout de taille, leur niveau technique, clairement impressionnant. Le batteur multiplie les contretemps tout en offrant un travail sur la grosse caisse très varié et les guitaristes tricotent des riffs tortueux et massifs jamais simplistes. Il faut déjà disposer d’un sérieux bagage musical pour maîtriser de telles rythmiques. Tout cela ne serait qu’une grosse blague sans talent et sans inspiration, et ce que nous offre MALEFICE possède un formidable parfum d’originalité. Je reste tout simplement bluffé par leur facilité à combiner parties très brutales, ambiances plus sombres et intermèdes mélodiques de qualité. Le groupe pousse le vice jusqu’à incorporer ici et là quelques vocaux clairs limite “émo”, et ça marche ! Ca marche même très bien, comme sur “Dreams Without Courage”, un des meilleurs morceaux de l’album, surpuissant sur la première partie et plus posé et mélodique sur la seconde. Le groupe aime les contrastes et nous place régulièrement des intermèdes poignants inattendus et toujours réussis, comme sur le sombre “Horizon Burns” (quel riff à 2′40 !), l’instrumental “Empirical Proof” ou le titre “Traitor To All You Know” dont l’intro de gratte seiche passerait très bien à la plage autour d’un feu…

Impensable par ailleurs de ne pas placer quelques lignes sur la qualité des riffs. Quelle baffe j’ai pris les amis ! Vous penserez peut-être que je pousse un peu, mais l’ombre du grand Dimebag Darrel plane même parfois sur certaines compos. Le style n’est pas le même, mais j’ai rarement entendu des riffs capables de dégager autant d’énergie tout en conservant un groove irrésistible. Écoutez un peu le monumental “As Skies Turn Black”, ou “Bringer Of War” qui conclue l’album, impossible de résister !

A la base, le style du groupe n’est pas spécialement original mais le talent de composition des musiciens fait que cet album est marquant à plus d’un tour. Les bûcherons de MALEFICE vous caressent tendrement la joue avant de vous fendre la tronche en deux d’un grand coup de hache. Sont malins et vicieux ces gars là…

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September 17, 2007

Aeon (SWE) : Rise To Dominate

Aeon (SWE) : Rise To Dominate« Rise To Dominate » est le premier album de AEON chez Nuclear Blast et le deuxième de sa discographie. Si le groupe est relativement jeune, ses membres ont par contre une bonne expérience et pas mal d’années de pratique derrière eux, car ce groupe est né des cendres de DEFACED CREATION splitté en 1999 après plusieurs réalisations. AEON est suédois (encore !) et joue, oh quelle surprise, du death métal…

AEON est suédois, mais son death métal n’a pas grand chose à voir avec celui de ses comparses de IN FLAMES, HYPOCRISY ou DISMEMBER. S’il faut comparer AEON à d’autres grands groupes, c’est assurément du côté de la scène américaine qu’il faut se tourner. Le death de la formation est massif, intense, un genre de croisement entre DEICIDE et MALEVOLENT CREATION. Cela implique forcément des guitares aussi techniques et tranchantes sur les parties rapides que lourdes et vicieuses sur les parties lentes. Cela implique bien sûr un cogneur de haut niveau derrière les fûts, un mutant des mollets qui fait parler la double à la vitesse d’une mitraillette et qui place ses blasts et ses roulements au micron prêt. Dans ce genre de musique, mieux vaut maîtriser ses instruments à la perfection pour être crédible, et de ce côté là, aucune inquiétude pour AEON, leur compos sont redoutables.

Lors des premiers morceaux, mon enthousiasme était assez limité, « ouai, bof, encore un groupe de brutal death sans personnalité… ». Mais plus les titres ont défilé, plus mon intérêt s’est réveillé et je dois bien avouer que le groupe m’a au final littéralement capturé dans son univers. Non pas que AEON développe un style unique et époustouflant, mais ses compos sont tellement bien tournées que tout fan de death que je suis, je ne pouvais que plonger la tête la première dans ce chaudron de death bouillonnant ! Par ailleurs, AEON parvient de temps à autres à créer des atmosphères réellement malsaines, principalement lors des parties lourdes où les solos se montrent éblouissants. Écoutez “You Pray To Nothing” , l’ombre du MORBID ANGEL de “Eyes To See, Ears To Hear” est présente. Les guitaristes sont réellement bien inspirés dans l’exécution des solos qui apportent une touche mélodique très agréable aux morceaux. Les descentes de manche de “When The War Comes” ont par exemple de quoi donner des frissons à n’importe quel grateux ! Sur douze titres, certains sont inévitablement meilleurs que d’autres, et je vous assure que des torpilles comme “Living Sin“, “Caressed By The Holy Man” ou “Godless” ont de quoi vous filer le bambou grâce à leurs riffs et leurs mid tempo ébouriffants…

Je ne vais pas m’éterniser sur la qualité du son de l’album, je vous dirais simplement que l’ensemble est produit par Môôôssieur Dan Swanö lui même. Vous aurez compris…

Question originalité, pas de quoi crier au génie, mais le brutal death de AEON possède toutes les qualités qu’il faut pour faire de ce disque une très bonne sortie dans le genre. Si vos disques de chevet sont ceux des groupes précités, je ne peux que vous recommander l’acquisition de ce « Rise To Dominate », vous ne serez pas déçus. Et ce n’est que leur deuxième album, vivement la suite…

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September 11, 2007

Aeon (SWE) : Rise To Dominate

Aeon (SWE) : Rise To Dominate« Rise To Dominate » est le premier album de AEON chez Nuclear Blast et le deuxième de sa discographie. Si le groupe est relativement jeune, ses membres ont par contre une bonne expérience et pas mal d’années de pratique derrière eux, car ce groupe est né des cendres de DEFACED CREATION splitté en 1999 après plusieurs réalisations. AEON est suédois (encore !) et joue, oh quelle surprise, du death métal…

AEON est suédois, mais son death métal n’a pas grand chose à voir avec celui de ses comparses de IN FLAMES, HYPOCRISY ou DISMEMBER. S’il faut comparer AEON à d’autres grands groupes, c’est assurément du côté de la scène américaine qu’il faut se tourner. Le death de la formation est massif, intense, un genre de croisement entre DEICIDE et MALEVOLENT CREATION. Cela implique forcément des guitares aussi techniques et tranchantes sur les parties rapides que lourdes et vicieuses sur les parties lentes. Cela implique bien sûr un cogneur de haut niveau derrière les fûts, un mutant des mollets qui fait parler la double à la vitesse d’une mitraillette et qui place ses blasts et ses roulements au micron prêt. Dans ce genre de musique, mieux vaut maîtriser ses instruments à la perfection pour être crédible, et de ce côté là, aucune inquiétude pour AEON, leur compos sont redoutables.

Lors des premiers morceaux, mon enthousiasme était assez limité, « ouai, bof, encore un groupe de brutal death sans personnalité… ». Mais plus les titres ont défilé, plus mon intérêt s’est réveillé et je dois bien avouer que le groupe m’a au final littéralement capturé dans son univers. Non pas que AEON développe un style unique et époustouflant, mais ses compos sont tellement bien tournées que tout fan de death que je suis, je ne pouvais que plonger la tête la première dans ce chaudron de death bouillonnant ! Par ailleurs, AEON parvient de temps à autres à créer des atmosphères réellement malsaines, principalement lors des parties lourdes où les solos se montrent éblouissants. Écoutez “You Pray To Nothing” , l’ombre du MORBID ANGEL de “Eyes To See, Ears To Hear” est présente. Les guitaristes sont réellement bien inspirés dans l’exécution des solos qui apportent une touche mélodique très agréable aux morceaux. Les descentes de manche de “When The War Comes” ont par exemple de quoi donner des frissons à n’importe quel grateux ! Sur douze titres, certains sont inévitablement meilleurs que d’autres, et je vous assure que des torpilles comme “Living Sin“, “Caressed By The Holy Man” ou “Godless” ont de quoi vous filer le bambou grâce à leurs riffs et leurs mid tempo ébouriffants…

Je ne vais pas m’éterniser sur la qualité du son de l’album, je vous dirais simplement que l’ensemble est produit par Môôôssieur Dan Swanö lui même. Vous aurez compris…

Question originalité, pas de quoi crier au génie, mais le brutal death de AEON possède toutes les qualités qu’il faut pour faire de ce disque une très bonne sortie dans le genre. Si vos disques de chevet sont ceux des groupes précités, je ne peux que vous recommander l’acquisition de ce « Rise To Dominate », vous ne serez pas déçus. Et ce n’est que leur deuxième album, vivement la suite…

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Aeon (SW) : Rise To Dominate

Aeon (SW) : Rise To Dominate« Rise To Dominate » est le premier album de AEON chez Nuclear Blast et le deuxième de sa discographie. Si le groupe est relativement jeune, ses membres ont par contre une bonne expérience et pas mal d’années de pratique derrière eux, car ce groupe est né des cendres de DEFACED CREATION splitté en 1999 après plusieurs réalisations. AEON est suédois (encore !) et joue, oh quelle surprise, du death métal?

AEON est suédois, mais son death métal n’a pas grand chose à voir avec celui de ses comparses de IN FLAMES, HYPOCRISY ou DISMEMBER. S’il faut comparer AEON à d’autres grands groupes, c’est assurément du côté de la scène américaine qu’il faut se tourner. Le death de la formation est massif, intense, un genre de croisement entre DEICIDE et MALEVOLENT CREATION. Cela implique forcément des guitares aussi techniques et tranchantes sur les parties rapides que lourdes et vicieuses sur les parties lentes. Cela implique bien sûr un cogneur de haut niveau derrière les fûts, un mutant des mollets qui fait parler la double à la vitesse d’une mitraillette et qui place ses blasts et ses roulements au micron prêt. Dans ce genre de musique, mieux vaut maîtriser ses instruments à la perfection pour être crédible, et de ce côté là, aucune inquiétude pour AEON, leur compos sont redoutables.

Lors des premiers morceaux, mon enthousiasme était assez limité, « ouai, bof, encore un groupe de brutal death sans personnalité? ». Mais plus les titres ont défilé, plus mon intérêt s’est réveillé et je dois bien avouer que le groupe m’a au final littéralement capturé dans son univers. Non pas que AEON développe un style unique et époustouflant, mais ses compos sont tellement bien tournées que tout fan de death que je suis, je ne pouvais que plonger la tête la première dans ce chaudron de death bouillonnant ! Par ailleurs, AEON parvient de temps à autres à créer des atmosphères réellement malsaines, principalement lors des parties lourdes où les solos se montrent éblouissants. Écoutez “You Pray To Nothing” , l’ombre du MORBID ANGEL de “Eyes To See, Ears To Hear” est présente. Les guitaristes sont réellement bien inspirés dans l’exécution des solos qui apportent une touche mélodique très agréable aux morceaux. Les descentes de manche de “When The War Comes” ont par exemple de quoi donner des frissons à n’importe quel grateux ! Sur douze titres, certains sont inévitablement meilleurs que d’autres, et je vous assure que des torpilles comme “Living Sin”, “Caressed By The Holy Man” ou “Godless” ont de quoi vous filer le bambou grâce à leurs riffs et leurs mid tempo ébouriffants?

Je ne vais pas m’éterniser sur la qualité du son de l’album, je vous dirais simplement que l’ensemble est produit par Môôôssieur Dan Swanö lui même. Vous aurez compris?

Question originalité, pas de quoi crier au génie, mais le brutal death de AEON possède toutes les qualités qu’il faut pour faire de ce disque une très bonne sortie dans le genre. Si vos disques de chevet sont ceux des groupes précités, je ne peux que vous recommander l’acquisition de ce « Rise To Dominate », vous ne serez pas déçus. Et ce n’est que leur deuxième album, vivement la suite?

> Chroniques, Death Metal — admin @ 12:00 am

Fleshcrawl : Structures of Death

Fleshcrawl : Structures of DeathEt non, les vétérans de FLESHCRAWL ne sont pas morts et enterrés ! Les revoici avec une nouvelle offrande, « Structure Of Death », à la pochette toujours aussi réussie. Huitième album tout de même, pour ce groupe qui bourlingue depuis 1988. C’est dans les vielles marmites qu’on fait les meilleures soupes ? Tu m’étonnes, quelles pêche les papys, le groupe ne fait pas mentir le proverbe…

Tout comme ses comparses de OBSCENITY, FLESHCRAWL ne jouit pas d’une très grande popularité, étonnant compte tenue de la qualité des albums que nous envoie le groupe. OBSCENITY et FLESHCRAWL sont tous deux allemands, mais si le premier lorgne plutôt vers un gros death U.S. à CANNIBAL CORPSE, FLESHCRAWL est quand à lui complètement imprégné du death métal suédois. Et impossible donc de ne pas comparer cette formations au trio GRAVE / ENTOMBED / DISMEMBER, que ce soit au niveau des compos en elles même ou du son très gras des guitares. Ce mélange de rythmiques épileptiques et de riffs à la fois tranchants et mélodiques rappelle principalement DISMEMBER, apparemment la principale influence du groupe. A mon avis, aucune chronique de FLESHCRAWL ne peut être écrite sans que cette comparaison évidente ne soit soulignée !

Mais attention, comme je l’ai écrit en intro, le groupe existe depuis 1988 et ne se contente donc pas de s’inspirer d’un style, les musiciens ont toute l’expérience qu’il faut pour balancer des compos extrêmement bien ficelées. Au fil des écoutes, les mélodies de gratte qui paraissaient au premier abord inoffensives se montrent diaboliquement accrocheuses, les morceaux se détachent bien les uns des autres sans n’être qu’une série de copier/coller, bref, le travail de composition est très intelligent. De plus, si les riffs mélodiques abondent, les musiciens ne mettent absolument pas de côté l’aspect énergique des morceaux, balançant ici et là quelques blast forts bienvenus. L’album est donc partagé entre de petits brûlots expéditifs qui tournent autours des trois minutes comme “Rest In Pain“, “Written In Blood” ou l’excellent “Into The Crypts Of Scattered Souls”, et quelques titres plus longs et plus riches en mélodies comme “A Spirit Dressed In Black”, morceau qui prend presque des airs de HYPOCRISY, ou “War Of The Dead” qui conclue l’album de façon magistrale. Ce dernier titre (5′40, le plus long) démarre sur une intro bien tranquille, ce qui m’a d’abord fait croire à un instrumental, avant de nous en mettre plein la tronche de la plus belle des manière, un très bon morceau.

Il faut également souligner l’excellent travail du batteur qui varie brillamment les tempos et dont les parties de double sont impressionnantes… Les mid-tempo et les riffs plus thrash sont par ailleurs bien présents, ce qui donne encore plus de consistance à l’album.

« Structures of Death » est très bon album de death dit “suédois” et se montre à mon goût plus réussi que son prédécesseur, « Made of Flesh » que je trouvais un brin poussif. Si vous ne connaissez pas le groupe, je ne peux que vous inciter à vous procurer cette nouvelle réalisation (à l’acheter, pas à le télécharger, gggrrrr…). Si vous appréciez déjà la formation allemande, allez y tranquilles, vous ne serez pas déçus.

> Chroniques, Death Metal — admin @ 2:00 am

September 8, 2007

Desaster : 666 Satan’s Soldiers Syndicate

Desaster : 666 Satan's Soldiers SyndicateDESASTER, ce nom ne vous dit probablement rien, mais ce groupe allemand existe tout de même depuis 1988 ! Son précédent album, « Angelwhore », remonte à 2005 et son black / thrash m’avait délicieusement charmé par son côté cradingue et son style volontairement rétrograde.

Si vous regardez le nom des morceaux et le titre de l’album, vous comprenez tout de suite que les musiciens cultivent l’art de l’auto parodie et s’amusent à rassembler tous les tics satanico-malsains des groupes qui faisaient frémir il y a 15 ou 20 ans. “Angel Extermination”, “Hellbangers”, “More Corpses For The Grave“, VENOM n’aurait pas fait mieux ! Question musique, DESASTER continue directement sur la lancée de sa précédente réalisation et combine avec une foi inébranlable thrash bourin et black métal, indifférent aux modes actuelles et figé dans une époque belle et bien révolue. Pour DESASTER, le temps s’est arrêté quelque part dans les années 80…

Il n’est pas question une seconde d’évolution dans la musique du groupe, seuls quelques petits changements sont à noter ici et là. La durée des morceaux a été revu à la baisse, ce qui est plutôt une bonne chose compte tenue du style pratiqué. Par ailleurs, les riffs, souvent assez simples, prennent parfois une tournure plus heavy métal, ce qui a tendance à rapprocher DESASTER de groupes comme BEWITCHED, eux aussi assez “true” dans leur genre (ridicules diront certains, c’est selon…). DESASTER garde néanmoins un aspect brutal fort prononcé, d’autant que le chant est toujours aussi décharné et braillard, régulièrement ponctué de grands “Nnniiiaaaarrrrrrrr” colériques. Toutefois, même si certaines pépites comme “Vile We Dwell” ou “Venomous Stench” sont tout à fait jouissives, je dois dire que j’accroche nettement moins à ce nouveau disque qui me donne franchement l’impression de tourner en rond. Ca manque de riffs marquants, les morceaux se ressemblent trop et je me demande au final si le groupe n’en fait pas un peu trop dans sa volonté de créer une ambiance purement old-school.

Ce disque s’écoute avec plaisir une fois, deux fois, puis on le met de côté et on l’oublie. Sans être mauvais, ce n’est pas encore cet album qui ferra sortir DESASTER de l’anonymat dans lequel il patauge depuis tant d’années. Mais après tout, c’est sûrement ce que cherchent les membres du groupe ! Assouvir leur petit noyau de fans grâce à des albums quasi identiques les uns aux autres et vénérer la gloire de Satan sur des rythmes effrénés…

> Black Metal, Chroniques — admin @ 2:00 am

September 6, 2007