In Battle : Kingdom Of Fear

Kingdom Of Fear« Kingdom Of Fear » est le quatrième album de In Battle, groupe suédois formé en 1996. On ne peut pas dire que l’album ait été attendu par un très grand nombre de fans, car cette formation, à présent signée chez Candlelight, n’a pas encore réussi à s’imposer comme une référence dans le milieu du black métal?

Avec ce nouvel album, je m’attendais à me prendre en pleine tronche un black bestial et haineux bastonnant à tout va. J’ai en fait eu la surprise de découvrir un groupe qui empreinte autant au black que au death, et donc pas si radical que ça, même si l’ensemble reste très violent. Les fondations du groupe sont extrêmement solides, les maçons de In Battle bâtissant leur compos à grand coups de rythmiques techniques et complexes qui ne laissent aucune place à l’approximation. Les parties extrêmement violentes, les mid tempo et les intermèdes beaucoup plus lourds se succèdent donc de façon équilibrée, les riffs lorgnant même parfois du côté du thrash. Malheureusement, cette mixture n’est pas nouvelle et c’est rapidement une impression de déjà entendu qui se dégage de cette galette pas originale pour un sou.

Certains titres comme “The Dead Shall See”, “terrorkings” (super intro), “I Kamp” (idem pour l’intro mid tempo) ou “Path Of Power”, ceux qui renferment le plus d’influences thrash en fait, se montrent fort sympathiques, mais l’album en lui même manque vraiment de personnalité. C’est dommage, car les musiciens sont capables de sortir de très bonnes rythmiques ainsi que des soli bien savoureux. Les guitaristes sont talentueux, le batteur agile et efficace, mais In Battle se perd le plus souvent dans les méandres d’un black / death mille fois entendu, aux accélérations au combien trop prévisibles et donc lassantes. Les vocaux, ni vraiment black, ni vraiment death, sont exactement du même acabit, c’est à dire efficaces et puissants, mais beaucoup trop communs.

Ni mauvais, ni très bon, « Kingdom Of Fear » se laisse écouter mais s’oublie très vite. Cet album reste néanmoins un produit de qualité, mais le groupe, même après onze ans d’existence, semble encore chercher sa voie. Pour reprendre une formule mainte fois inscrite sur mes bulletins scolaires, « ?possède de grande capacités mais ne les exploite pas? ». Je garde un ?il et une oreille sur In Battle qui, je l’espère, pourrait bien nous surprendre dans l’avenir?

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November 28, 2007

Tu Carne : Culto A La Muerte

Culto A La MuerteGroupe espagnol formé en 1996, Tu Carne (en Français, “Ta Viande” !), n’en est qu’à son troisième album avec ce « Culto A La Muerte » sorti en cette année 2007. En voyant cette pochette de cimetière en noir et blanc, je me suis dit « tiens, Bizarre Leprous Prod (oui, encore eux) donnent aussi dans le black métal, je suis bien curieux d’écouter ça? » Black métal, que dalle ! Comme d’hab’, du grind death, mais je ne suis pas déçu pour autant?

Troisième disque seulement pour ce groupe, mais un passé riche en démos, en split-album et en concerts, ce qui lui a forgé une bonne petite réputation au sein de l’underground. Bon, je ne vais pas me la jouer “encyclopédie vivante qui assimile 30 Myspace par jour”, c’est la première fois que je pose mes oreilles sur ce groupe. Une fois encore, que ceux qui recherchent l’originalité et le métal raffiné s’en aillent voir chez pouff-goth.com si j’y suis, car Tu Carne est une formation brutale qui avale de la bidoche crue au p’tit dej’?

Tu Carne est bien différent de ses collègues de Rompeprop, Plasma ou Jig-Ai, groupes eux aussi estampillés Bizarre Leprous. Beaucoup moins orienté grind “déconne”, la musique du groupe est un genre de mélange entre Napalm Death (période « Harmony Corruption ») et Terrorizer, un death à la fois gorgé de blasts et de riffs entraînants, à l’image du très efficace titre d?ouverture, “Descarnada”. De plus, de nombreuses parties beaucoup plus lourdes et torturées émaillent le disque, et les ambiances malsaines sont franchement réussies (”Henry”, “Oh ! ?Dios Mio !”, “Culto A La Muerte“). Sans être une révélation, cet album est tout de même fort réussi pour quiconque cherche à se plonger dans un death à la fois sombre, violent, et malgré tout groovy. De plus, les vocaux en espagnol apportent une petite touche d’originalité bien sympa aux compos, même si les paroles sont très peu compréhensibles. C’est d’ailleurs là le gros point faible du groupe, car le chant, pitché à mort, se vautre en quasi permanence dans un style extrêmement guttural, ce qui plombe les compos et ne met absolument pas les bonnes rythmiques en valeur. C’est vraiment dommage, car un chant plus naturel et moins caricatural aurait donné beaucoup plus de relief et de personnalité à ces morceaux riches en très bons riffs.

Pour son prochain album, si Tu Carne met au placard son chant trop gargouillant et garde la même inspiration au niveau des riffs, le résultat serra explosif. Si vous comptez passer commande chez Bizarre Leprous, mettez tout de même « Culto A La Muerte » dans votre panier, ça vaut le coup. A défaut, courrez au moins faire un petit tour sur le Myspace du groupe, madré de dios!

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November 27, 2007

Pigsty (CZ) : Living Dead Stars

Pigsty (CZ) : Living Dead StarsCe soir j’ai pas le moral, qu’est ce qui pourrait me faire du bien et me changer les idées? Aller faire un bon footing ? Bof, à 23 heures je suis moyennement motivé. Me prendre une grosse cuite ? Bof, tout seul c’est plutôt sinistre. Tiens, je vais plutôt me taper un cd de chez Bizarre Leprous Prod? En général, les résultats obtenus sur mes neurones sont assez rapides, bien que les effets secondaires de ce genre de productions soient assez inattendus?

Pigsty, groupe de République Tchèque (le paradis du grind), a déjà à son passif trois albums, et le présent « Living Dead Stars » est un EP d’une durée de seize minutes. Après m’être pris en pleine tronche des réalisations plus abominables et jouissives les unes que les autres (Plasma, SMES, Rompeprop, Destructive Explosion Of Anal Garland (!)?), ce présent groupe me paraît bien sage ! Pas de surprise, c’est grind, mais joué de façon bien plus sérieuse que pas mal de ses petits copains signés chez Bizarre Leprous. Même la prod’ est tout à fait correcte, c’est dire !

Le grind de Pigsty est enrichi par de fréquents passages plus death ou hardcore (également dans les vocaux), ce qui évite aux six titres présentés de se transformer en martelage de crane insupportable, même si l’ensemble reste très violent. C’est extrêmement carré, les musiciens maîtrisent parfaitement leur sujet, dommage que beaucoup de riffs soient si classiques et manquent de mordant. La surprise vient principalement du dernier titre, “The Message”, qui développe une ambiance plus intéressante en mélangeant, après un départ en trombe, des chants d’opéra et des bruitages couplés à des guitares très lourdes. Le résultat n’est pas à tomber par terre mais l?ambiance obtenue colle assez bien à l?imagerie glauque “mort-vivanesque” (des illustrations de macabés qui marchent quoi) qui décorent joyeusement le livret?

Pigsty joue du grind death efficace, mais tellement semblable à 15 000 autres groupes que je reste sur ma faim. Les musiciens sont compétents, s’ils se creusent un peu plus les méninges pour trouver de bons breaks et des riffs plus personnels, le résultat serra nettement meilleur. CD relativement sympa, mais pour ce qui est de mon moral, je vais plutôt me réécouter un petit Stickoxydal tiens?

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November 25, 2007

Obituary : Xecutioner’s Return

Xecutioner's ReturnVoilà près de quatre mois que ce dernier album de Obituary est sorti, et toujours pas une seule chronique en vue sur Spirit ! Soit ce disque est tellement énorme que personne n’ose s’y attaquer, soit tout le monde s’en fout de Obituary en 2007 ! J’ai plutôt l’impression que le groupe fait partie de ces formations que tout le monde respecte, mais que personne n’écoute…

Personnellement, « Frozen in Time » m’avait plutôt laissé de glace (ha ha…) et m’avait donné l’image d’un groupe au bout du rouleau, ne comptant que sur sa réputation pour se remettre en selle. Car les compos étaient franchement fades et poussives, aucune originalité, pas de titres marquants, bref, du Obituary simpliste, du Obituary de Fast food. Pour moi le groupe a depuis des années exploité et fait le tour de ses capacités, ce qui explique que je ne me suis pas rué sur ce nouvel album. Avant de l’écouter, je savais déjà ce que j’allais entendre…

J’en arrive à me poser une question toute simple : Obituary est-il vraiment un bon groupe ? Car sa réputation, il la doit à un premier album sorti à une époque où le death métal n’en était qu’à ses balbutiements, une époque où les riffs plombés de ses compos étaient inédits, quoique largement inspirés par Celtit Frost. Les vocaux titanesques de John Tardy ont eux aussi largement contribués à l’explosion du groupe, mais depuis ? Aucune évolution, aucune prise de risque (un poil sur « World Demise »), Obituary est un groupe qui stagne et qui ressert la même recette à chacune de ses sorties. D’autres aussi le font (Malevolent Creation, Cannibal Corpse, Unleashed…), mais Obituary évolue dans un registre tellement basique que s’en est d’autant plus flagrant.

Pour être sincère, « Xecutioner’s Return » est pour moi leur meilleure réalisation depuis « The End Compete », car bien plus énergique que leurs trois derniers albums. Le disque s’ouvre sur deux titres très speed, aux riffs malheureusement incroyablement simplistes, mais qui ont le mérite de se montrer fort entraînants, dans le style de “Threatening Skies” (« Back From The Dead »). La suite est du Obituary pur jus, titres partagés entre parties plombées et accélérations prévisibles, mais parfois savoureuses, l’ensemble de l’album étant ouvertement orienté vers le style de leurs premiers albums. Mais certains riffs sont tellement clichesques et peu recherchés (”Feel The Pain“, “Drop Dead“…), que j’ai l’impression que le groupe se moque de lui même. Vive les rythmiques unicordes et les riffs en quatre accords! !

Tel J. Murphy Sur l’album « Cause of Death », R. Santola (Deicide, Iced Earth, Death…) a été engagé pour poser ses brillants soli sur les morceaux du groupe. Une bonne façon de redonner un souffle de fraîcheur aux compos, et surtout de capter l’attention de tous les métaleux / grateux avides de descentes de manche pleines de doigts partout. Mission accomplie, car Santola balance à tour de manche de nombreux soli, à mon goût pas toujours en adéquation avec la musique de Obituary. Sur certains titres la sauce prend très bien, mais sur d’autres, ses gratouillages techniques ne s’adaptent pas vraiment aux rythmiques hyper basiques du groupe. Néanmoins, cette touche mélodique apporte incontestablement un plus aux compos, ce qui prouve malheureusement que la musique de Obituary ne se suffit pas forcément à elle même…

Je n’attendais pas grand chose de cet album, je ne suis donc ni déçu ni surpris, même si « Xecutioner’s Return » se montre bien plus intéressant que son prédécesseur. Cette réalisation ne dévoile aucuns riff mémorable, aucune compos marquante, juste un assemblage de morceaux old school à tendance nostalgique. C’est déjà ça…

Et merci à death metal man, Fabien !

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November 23, 2007

Fall Of Serenity : The Crossfire

The CrossfireEt bien en voici un qui a les dents longues, troisième album depuis 2004, pas mal comme rythme ! Fall Of Serenity, musiciens opportunistes ou artistes sur-inspirés ? Vu les commentaires souvent peu élogieux concernant leur réalisation précédente, je m’attendais plutôt au pire avec ce groupe gentiment rangé au rayon métalcore, rayon de plus en plus achalandé en marques, sous-marques et copies foireuses dramatiquement nocives pour la santé de nos tympans…

Et oui, car pas mal de groupes ont ces temps ci la sale attitude d’édulcorer leur musique à grands coups de colorants gluants, ceci afin de la rendre la plus variée et digeste possible. Enfin, digeste, ça dépend pour qui ! Le mélange death / hardcore (pas trop méchant), passages mélodiques et voix braillarde couplée à un chant clair pleurnichard me rebute à force d’être trop prévisible et calibré. Même si ce nouvel album des allemands n’est pas une révélation, mes préjugés se sont tout de même rapidement envolés face à leur compos efficaces. Bien sûr, comme nombre de ses petits copains, Fall Of Serenity picore à droite et à gauche pour accoucher au final d’une musique hybride destinée à un public jeune sensible au métal à la fois léché et puissant, relativement impersonnel. Quoi que…

Quoi que le groupe m’a néanmoins surpris par son habileté dans la composition, et même si ce mélange de deathcore énervé et mélodique ne brille pas d’originalité, le résultat est tout de même assez efficace. Une grosse partie des morceaux s’écoute d’une oreille distraite et passe très bien comme musique de fond lorsque l’on fait son petit ménage ou que l’on rafistole sa guitare, mais quelques titres montrent tout de même que le groupe est capable de bonnes choses, en particulier lorsqu’il laisse d’avantage s’exprimer ses influences death. De bons titres sortent alors du lot, comme “Blindfolded”, le plus heavy “Blood Portrait” ou “Knife To Meet You” (au très bon riff de refrain). Et puis il faut reconnaître que le batteur martèle bien et qu’il n’est pas radin question double pédale, il balance même quelques blasts, ce qui ne fait pas non plus de Fall Of Serenity un prétendant au hit de radio…

« The Crossfire » est un bon petit album énergique, mais vite écouté, vite oublié. Vous remarquerez que je n’ai comparé Fall Of Serenity à aucun autre groupe durant cette chronique, mais vu la description que j’ai donné de leur musique, je vous laisse vous même trouver les artistes qui jouent dans la même catégorie, et il sont nombreux. Non je ne suis pas feignant, mais je vais pas non plus vous mâcher tout le boulot, non mais…

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November 19, 2007

Sublime Cadaveric Decomposition : Inventory of Fixtures

Inventory of FixturesLa troupe de poètes nommée Sublime Cadaveric Decompostion est de retour ! Préparez les packs de binouzes, enfermez la grand mère dans l’armoire et envoyez votre petit frère ramasser des châtaignes, la musique du combo se savoure avec le volume à fond et le cerveau en mode “veille”? A moins que SCD n’est subit une grosse baisse de forme et que cet album ne se montre mou du genou ?

Non, rassurez vous, aucune baisse de forme à l’horizon, bien au contraire. Tout comme ses comparses de Genital Grinder, le groupe mûri, et même s’il reste très énervé, ses compos sont nettement plus travaillées que dans le passé, plus longues aussi. Les blasts sont bien sûr toujours présents, mais utilisés avec parcimonies et les mid tempo sont très présents. Il se dégage de cet album une énergie et un groov pas croyable, quelle pêche ! Les riffs, tour à tour grind, hardcore ou thrash, sont irrésistibles et relevés comme il le faut par notre fierté de batteur national, Dirk Verbeuren. Celui-ci a tout à fait pigé l’esprit des morceaux et parvient à être à la fois bourrin, hyper précis (normal) et direct, ce qui rend les morceaux vraiment entraînants.

De même, le chant se montre moins caricatural et extrême que par le passé, mais il y gagne complètement en puissance. Le groupe évolue donc à tout les niveaux et nous envoie là un album redoutable qui place SCD dans le peloton de tête des formations / grind françaises. Pour sûr, Bizarre Leprous tient là une des meilleures formations de son catalogue? Certains titres comme “Go Forth And Multiply” ou “Shackles Of Terrorism” sont de véritables suppositoires atomiques, leurs rythmiques énormes et leurs accélérations mid tempo sont tout simplement jouissives. Beurk, j’en ai encore plein le pantalon?

Ne passez pas à côté de cette pépite, « Inventory of Fixtures » est vraiment un très bon album. Ceux qui ne jurent que par le death mélodique et technique gorgé se soli et de plans alambiqués ne serons bien entendu pas à la fête, mais les autres, aaarrrrggghhhhh !!! Un pur concentré d’adrénaline?

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November 14, 2007

Gorod : Leading Vision

Leading VisionJe me répète, mais je vous le redis quand même, la France possède une scène métal bouillonnante et particulièrement talentueuse. Je ne compte plus les groupes issus de notre beau pays qui m’ont mis de grosses baffes ces temps-ci, et j’en prend encore une belle avec cet incroyable album de Gorod.

Avis aux amoureux de death à la fois puissant, technique, riche et mélodique, « Leading Vision » est tout simplement un modèle du genre. Le groupe (anciennement Gorgasm), est performant à tous les niveaux et nous propose un album de très très grande qualité.

Il est étonnant de constater avec quelle habileté les musiciens mélangent brutalité, passages plus posés et technique foudroyante, ce qui donne à l’ensemble une homogénéité parfaite. Sorte de croisement entre Death et Coroner, Gorod multiplie les acrobaties sans jamais être saoulant, et chacun des 10 titres se montre passionnant.

Le travail des guitaristes impose le respect, quel talent de composition ! Parvenir à marier agressivité et technique avec autant d’aisance, de feeling et de (d’apparente) simplicité n’est pas donné à tout le monde. Bien entendu, les soli sont brillants, audacieux, et ont de quoi filer la migraine à tous les débutants de la six cordes, et si la guitares est vraiment l’instrument mis en avant sur cet album, la basse et la batterie sont loin de faire de la figuration. Chaque membre de Gorod est professionnel, à un tel niveau de technique, aucunes faiblesses n’est acceptable ! Chose assez rare dans le style, c’est UNE batteuse qui martèle les fûts, et croyez moi, Paul Mazurkiewicz, Mike Smith ou George Kullias ne peuvent que trembler dans leur chaussettes face à une telle tigresse !

Que se soit au niveau de la présentation (magnifique pochette !) ou au niveau musical, le groupe assure de la plus belle des manières. Du death aussi brutal que mélodique, aussi inspiré que parfaitement équilibré, c’est chez Gorod que ça se passe. Ne passez pas à côté de cette merveille, car « Leading Vision » est un disque sensible et intelligent dont je ne me lasse pas, même après un bon paquet d’écoute?

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November 9, 2007

Plasma : Creeping! Crushing! Crawling!

Creeping! Crushing! Crawling!Après moult démos et autres splits, Plasma envoie son deuxième album après un « Gorefuck » sorti en 2000. Formé en 1998, Plasma était au départ un one man’s band de Marcus qui s’occupait comme un grand de tous les instruments, du mieux qu’il le pouvait. Deux autres barjots du même acabit l’ont rejoint et ce trio de choc allemand et fier de vous présenter aujourd?hui «  Creeping ! Crushing ! Crawling ! ». Préparez vos sacs à vomi?

Il faut reconnaître que le concept est amusant, car le groupe s’inspire des films d’horreur des années 50, ce qui change pas mal des atrocités porno / scato / gore habituelles. Ca donne tout de suite un côté sympa au cd. Comme j’ai parfois l’esprit un peu tordu, et que j’ai souvent que ça à foutre, je me suis amusé à imaginer un truc : qu’est ce que j’aimerais avoir une machine à remonter le temps ! Pour aller faire un tour dans ces années là avec, sous le bras, ce cd de Plasma? Je présenterai alors ce petit disque plat et tout brillant comme étant la référence musicale de 2007, celle qui fait vibrer la terre entière et qui incarne la pensée universelle. Tel un prophète, je déclarerai avec un regard à la Glen Benton : « Plasma, c’est votre futur ! »?

Aurait alors eu lieu une vague de panique sans précédent, que même un tremblement de terre à côté c?est un manège de village, des suicides collectifs, des folies meurtrières incontrôlables? Le monde des années 50 sombrerait alors dans un chaos dépressif et auto-destructeur, tout ça à cause de Plasma.

Il faut dire que dans le genre, Plasma, c’est quand même un must, Bizarre Leprous peut être fier de les avoir à son répertoire. Un must dans le genre gluant, poisseux et excessif, pas tellement dans la vitesse en fait, mais dans l’esprit. Les blasts ne sont pas trop fréquents, les morceaux sont surtout mid tempo, les riffs sont basiques et la prod’ très crade, ce sont principalement les vocaux qui donnent une saveur toute particulière à cette galette, et rien que pour ça, Plasma vaut le coup d?être écouté. Ceux ci n’ont absolument plus rien d’humain, on dirait le glougloutement de détresse d’une créature mutante immonde coincée au fond d’une canalisation de chiotte. Finalement, ça colle assez bien à l’esprit “film d’horreur”.

Que de lignes écrites pour un disque qui n’est au bout du compte pas passionnant du tout ! Car si c’est très rigolo sur les premiers titres, l’ensemble est quand même très répétitif, d’autant que l’album compte tout de même 16 morceaux. Si vous décidez de plonger dans l’extrême et de passer une commande chez Bizarre Leprous, je vous encourage tout de même à poser une option sur Plasma, car cet album ferra sensation lors de vos soirée sans alcool. Plasma, c’est plus fort que toi !

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November 7, 2007

Cubensis : Cubensis

CubensisVoici un nouveau venu sur la scène métal française qui risque de pas mal faire parler de lui dans les mois, et j’espère, les années à venir. Cubensis est composé de jeunots bien performants techniquement et d’un chanteur incontournable de la scène death française, Crass, qui a notamment braillé au sein des mythiques Crusher?

Je le croyais définitivement sorti du circuit, ce Crass, mais non, il remet le couvert avec cette formation signé chez 666 Production, et le label semble croire à 100% en ce groupe. Preuve en est avec ce cd promo 3 titres admirablement bien présenté dans un livret grand format original, avec présentation, historique et photos du groupe. Cette version promo n’est qu’un avant goût de l’album qui verra le jour en décembre 2007 et qui marquera le départ d’une tournée, « The Metaphysical Tour » en 2008. Quel programme !

Bon, et la zique dans tout ça ! Et bien, même si Crass est un vieux de la vieille, le groupe évolue dans un style très actuel, mélange de hardcore, de métal et de thrash, le tout sur des tempos très saccadés et énervés mais qui ne flirtent jamais avec le death, même si les vocaux sont écorchés au possible (normal vu le bonhomme !). 3 titres, c’est peu pour se faire une idée, mais je peux affirmé que Cubensis est complètement professionnel, la prod’ est excellente et l’énergie dégagée est énorme. Un gros travail de composition a été réalisé par nos lascars pour créer des ambiances à la fois violentes et pesantes, quelques vocaux clairs parsèment les morceaux et des guitares seiches pointent leur cordes (parties jouées par Alex de Agressor), bref, le menu est varié. Heureusement, Cubensis évite de tomber dans un gros fourre tout bien calibré et propose un métal à la fois personnel, actuel et rentre dedans. Malins les p’tits gars?

Ne reste plus qu’à écouter l’album complet pour se faire une idée définitive sur le potentiel du groupe, mais cette mise en bouche ouvre l’appétit. Soutenu par un label efficace, la formation a toute les chance de devenir un meneur de la scène française, espérons que l’aventure Cubensis ne prenne pas des allures de pétard foireux ! Vivement la suite?

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November 5, 2007