Mygrain : Signs of Existence

Mygrain : Signs of ExistenceMygrain, groupe finlandais, nous présente ici sa deuxième réalisation, « Signs of Existence ». Leur premier album avait été plutôt bien accueilli par la presse, et dieu sait pourquoi, peut-être ai-je confondu avec une autre groupe, je m’attendais à écouter un death mélodique tranquille et vaguement thrash sur les bords. Ben pas vraiment…

On retrouve il est vrai des éléments mélodiques dans la musique de Mygrain, mais je ne pensais pas me prendre en pleine face un métal aussi puissant. A dire vrai, ce n’est pas un album que j’ai apprécié dès la première écoute tant leur compos aux accents futuristes (comprenez par là bruitages de synthé) m’ont semblé fades et archi communes. Impression renforcé par les fréquents passages en chant clair, ingrédient dont je ne suis pas spécialement friand dans ce genre de zique. Mais comme je suis un chroniqueur consciencieux, je ne me suis pas arrêté à ma première impression et j’ai persévéré avec plusieurs autre écoutes. Bien m’en a pris !

Mygrain est au final un groupe bien plus malin qu’il n’y paraît. Les riffs, à cheval entre le death et le thrash, sont extrêmement carrés et puissants, mais surtout les petits bruitages électro, ceux là même qui me filaient des boutons lors de la première écoute, s’incorporent finalement très bien à la musique du groupe. Ce petit côté “science fictionnesque” est tout à fait sympathique et n’enlève aucune puissance aux compos, au contraire, il en augmente l’originalité. Ils peuvent néanmoins se montrer un poil de chouilla maladroits, comme par exemple sur “Killing Time” qui aurait vraiment été un très bon morceau s’il n’y avait pas eu ces “tut tut tut” assez ridicules.

Par ailleurs, les vocaux clairs ne sonnent ni niais ni superficiels. Tommyboy n’est pas un grand chanteur lyrique, mais ses parties claires tapent justes et apportent à l’ensemble un côté mélodique bien sympathique. Ses vocaux hurlés, sans être exceptionnels, sont tout de même bien efficaces, les bonhomme s’arrachant les cordes vocales avec un évidente conviction.

Certains titres se montrent donc vraiment prenants, à l’image de “Shed The Second Skin”, “The Psychonaut” ou les excellents “Alienation” et “Final Frontier”, morceaux qui rassemblent à eux seuls ce que Mygrain sait faire de mieux en terme de violence et de mélodie.

Mygrain est une bonne découverte pour moi et je vous invite à ne pas vous fier à une seul écoute. Les mélodies et les arrangements se dévoilent au fil des écoutes pour faire de ce « Signs of Existence » une sortie plus que correcte. Pas un chef d’Å“uvre non plus, mais un album qui mérite largement votre attention.

> Chroniques, Thrash Metal — admin @ 2:00 am

March 31, 2008

Necropsy (FRA) : Bestial Anatomy

Necropsy (FRA) : Bestial AnatomyVoici un retour qui fait bien plaisir ! Non Necropsy n’est pas mort et enterré, non il n’est pas en train de se faire picorer la tronche par des asticots, il renaît de ses cendres pour notre plus grand bonheur, avec s’il vous plaît, un album complet bien appétissant malgré sa moche pochette verdâtre.

Nos petits franchouillards reprennent les choses là où il les avaient laissé et se replongent avec joie dans un grand bac de tripailles grind gluantes. Pas de tripailles, non, de lisier plutôt, car Necropsy s’est fait un devoir de nous causer de la vie à la campagne. Un monde où la sodomie porcine est autorisée, un monde où il fait bon se soulager avec une vache avant de la déboyauter et de s’amuser entre père et fils à s’envoyer à la tronche des bouts de bidoche, bref, un monde où la rigolade est reine et le bon goût est roi. Ca nous vaut des morceaux aux titres colorés comme “Gueule De Vieille”, “Au Pré”, “Degueule House”…etc.

Question musique, ça rigole beaucoup moins, car Necropsy a un sens du riff et du rythme pas possible, son grind est puissant (forcément), mais surtout varié et très habilement composé. Comme il s’agit de grind / death, les tempo varient sans cesse et les breaks sont hystériques, que les amateurs de death raffiné aillent voir à Plouc-ville Sur l’Oignon si j’y suis. Même si le groupe manie fort bien son sujet, certains morceaux manquent tout de même de cohésion et bourinnent à tout va sans réels accroches. Fort heureusement, les bons titres l’emportent haut la main sur les moins intéressants, certains morceaux se montrant même franchement étonnants. Par exemple, “140″ renferme des riffs absolument énormes, mélodiques et originaux, un must. Les passages plus death metal sont fréquents, ce qui aèrent les compos et les rend plus mémorisables, plus percutantes aussi. Il faut dire aussi que Gil au chant est assez impressionnant.

Par ailleurs la production n’est pas des meilleures mais elle colle tout à fait à l’esprit du groupe et lui donne même un petit côté rugueux assez sympathique.

Les Necropsy sont en forme et doivent dégager une énergie pas possible sur scène. Son grind rural n’est pas réellement exceptionnel, mais le groupe a sa personnalité et son style. Il mérite vraiment que les grosses brutes que vous êtes se penchent sur ce « Bestial Anatomy », vous y trouverez forcément votre compte.

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March 29, 2008

With Blood Comes Cleansing : Horror

With Blood Comes Cleansing : HorrorHaaaaaa, du death chrétien, ça faisait longtemps ! Installez vous à table, le couteau à la main et la serviette bien nouée autour du cou, parce que ça risque de saigner. Jamais je ne comprendrai comment on peut venter son amour pour le christ à travers une musique aussi violente. Pour moi, c’est comme si Carla Bruni se mettait à vanter les mérites du satanisme, y’a un truc qui colle pas…

Chacun est libre de ses opinions, de ses religion, je n’irai pas casser un groupe uniquement parce qu’il lèche les pieds du petit Jésus. J’aime beaucoup Mortification par exemple, et dans le genre “Dieu m’a montré ma voie”, ils sont pas mal non plus ! Et de toute façon, c’est de death brutal dont il s’agit, alors les paroles, hein… Je resterai donc sage et j’épargnerai les lecteurs de blagues graveleuses sur l’assemblage death / christianisme, d’autant qu’après tout, le satanisme peut être considéré lui aussi comme une forme de religion, non ?

C’est bien gentil, mais dans tout ça je n’ai pas encore placé un seul mot sur la musique du groupe en elle même. En fait ce petit paragraphe sur la religion dans la musique m’a bien aidé à faire du remplissage, parce que musicalement, ben y’a franchement pas grand chose à dire, le death de la formation est d’une platitude absolue. Les constructions, les riffs, les passages lourds avec des accords étouffés, tout à déjà été entendu et archi entendu. Niveau inspiration, on frôle le zéro absolu, et puis ce mélange de voix guttural et de voix criarde, quel horreur ! La voix death en elle même, ça passe, mais la voix braillarde aiguë est insupportable tellement elle est nasillarde. Deux ou trois passages chatouillent de temps en temps les tympans, et certains titres se montrent alors moins mauvais, comme “Scourged”, “Mother” ou “Slow Dude”, ce qui explique que je colle tout juste la moyenne à cet album. La prod’ est bonne, les musiciens assurent techniquement, mais il manque l’ingrédient magique de tout bon album : l’inspiration.

Je ne vois rien d’autre à ajouter sur cette sortie, Dieu doit probablement ressentir le petit frisson de la honte lui parcourir l’échine à l’écoute de cette déclaration d’amour maladroite. « Horror » est le parfait exemple d’un album fadasse qui ne laissera aucune emprunte dans l’histoire du métal…

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March 28, 2008

Origin : Antithesis

Origin : AntithesisBon, allez, j’arrête de trembler, je respire un grand coup, je bois un verre d’eau glacée et surtout je me calme. Comprenez moi, je viens d’écouter un album de death comme je n’en ai pas entendu depuis fort longtemps. « Antithesis » est le quatrième album de Origin, groupe US formé en 1997. Leur meilleur album ? C’est fort probable…

Origin n’a absolument pas changé son bazooka d’épaule, il ferra logiquement fuir les allergiques au death brutal et jouir les mordus du brutal death hyper technique. Moi j’ai joui, et pas qu’une fois, mon caleçon peut vous en causer… Le groupe atteint tout simplement la perfection dans l’art d’accoupler bestialité et déboires techniques en tout genre. Fans de Spawn Of Possession et de Necrophagist, courez vous offrir ce bijou ou volez le, bref, démerdez vous pour vous le procurer !

Origin est formé de membres qui ont traîné leur savates dans des formations comme Vile, Angelcorpse, skinless et bien d’autres, on a donc à faire à des musiciens confirmés qui ont l’art et la manière de composer des compos à la fois sidérantes de précision et de technique et à la fois d’une violence assommante. C’est le genre de production qui normalement peut vite me saouler, mais Origin possède vraiment une façon de composer sidérante, et même si on peut parler de débauche technique, tant dans les rythmiques que dans les soli, chaque titre se montre tout simplement captivant. De plus, les musiciens placent par petites touches quelques lignes mélodiques du meilleurs effet, sans forcément ralentir les tempo, ce qui donne encore plus de caractère à l’album. Perso, je ne me remets toujours pas du final magistral de la dernière piste, “Antithesis“, qui filera la migraine à tous les apprentis gratteux…

La formation ralentit assez rarement les rythmes et John Longstreth, véritable lapin Duracell, place des parties de double colossales sur les quelques parties plus lourdes disséminées ça et là. Chez Origin, point de traces de thrash, encore moins de heavy, juste du brutal, du brutal et encore du brutal, mais avec classe. De même, les amoureux de death old school se chopperont rapidement la migraine, car les mid tempo “headbanguesques” construits sur des riffs basiques n’existent pas chez Origin. Vous êtes prévenus…

Véritable terminator du death brutal (j’imagine bien Schwartzy à batterie tiens !), Origin nous pond là un album magistral qui ferra probablement office de référence dans les années à venir. Régalez vous avec cette merveille qui ferrait presque passer Cannibal Corpse pour des danseurs de claquettes…

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March 27, 2008

Nasum : Doombringer

Nasum : DoombringerLe tsunami de 2004 a été une tragédie humaine sans nom. Un frontman hors paire y a également laissé la vie, Mieszko, guitariste chanteur de Nasum, formation majeure de grindcore qui nous a ébloui à travers des albums à la fois surpuissants et inspirés.

Et voici qu’apparaît aujourd’hui un live registré à Osaka, au Japon, live qui fait l’impasse sur le premier album de la formation, « World in Turmoil » et sur leur dernier, « Shift ». Le label cherche t’il à racler les fonds de tiroirs ? A dire vrai, je m’en fous tant je suis heureux de pouvoir à nouveau écouter Nasum grâce à du nouveau matériel. D’autant que, même si le cd est court (25 minutes), le son est de qualité et l’interprétation sans faille. Nasum est égal à lui même, énorme et écrasant, la maison de disque a raison de le situer au même niveau que Napalm Death ou Brutal Truth. Le terme grindcore fait peur à plus d’un, mais sachez que dans ce tourbillon de violence (maîtrisée), le groupe place des mid tempo radicaux ou des break de basse absolument énormes. La musique de Nasum n’est pas simpliste, les musiciens se révélant être de vrais chirurgiens de la rythmique. Pas une seule approximation en vue durant le show, c’est carré, efficace et la folie des compos est communicative.

Bien entendu, on peut s’interroger sur la légitimité d’une telle sortie, trois années après le drame qui a coûté la vie à Mieszko. Et puis sa sent légèrement la surproduction, le public étant à peine audible. Moi j’aime quand le public fait partie intégrante des morceaux, à l’image du « live undead » de Slayer, sur lequel on peut entendre des mecs brailler d’un bout à l’autre des chansons. Sans ça, autant se taper un album studio, non ? Mais ce témoignage vivant de Nasum reste de qualité et nous prouve que la force de frappe du groupe était tout simplement énorme.

Pour ceux qui ne connaissent pas la formation, ce live peut tout à fait servir de hors d’Å“uvre de qualité, même s’il a été enregistré avant la parution de leur excellent dernier album. Mieszko, enfoiré, tu nous manques, reposes en paix mec, et je suis certain que la haut, tu as déjà formé un super groupe avec Dimebag Darrel, jess Pintado et Cliff Burton…

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March 26, 2008

Between The Buried And Me : Colors

Between The Buried And Me : ColorsBetween the Buried and Me, ça fait pas mal de temps que j’entends parler de groupe apparemment excellent, surtout depuis son dernier album en date « Alaska », album qui n’a reçu que des chroniques élogieuses de toute part.

C’est donc l’oreille complètement vierge que je m’attaque à l’écoute du présent « Colors », et croyez moi, le dépucelage s‘est fait en douceur. Dès la première écoute, cet album m’a littéralement capté et le voyage s’est montré magnifique d’un bout à l’autre. Magnifique, mais aussi violent, car ce groupe “touche à tout” est aussi à l’aise dans le pur deathcore que dans les parties les plus calmes, voir carrément planantes. Ce groupe est tout simplement incroyable et inclassable, tant ses influences sont larges.

Et quelle aisance dans la composition ! Les morceaux coulent d’eux même, alternant entre plans hyper techniques, bourrinnages deathcore et parties mélodiques divines. C’est simple, je n’ai jamais entendu une telle variété d’inspiration au sein d’un seul album, et le pire, c’est que ça marche à fond. La première écoute, on la passe avec la mâchoire par terre en nous demandant ce qui nous arrive, puis chaque écoute supplémentaire nous délivre les secrets d’un album fascinant et merveilleusement bien conçu. Les idées s’entremêlent et se marient les unes aux autres avec fluidité, à aucun moment je n’ai eu l’impression d’une quelconque démonstration stérile. La formation est intelligente et place ses capacités techniques au service de son inspiration débordante. Même les fanas de descentes de manche époustouflantes et de riffs alambiqués y trouverons leur compte.

Les voix clairs, très présentes, sont parfaitement maîtrisées et souvent accompagnées de guitares elles aussi claires, ce qui nous vaut de magnifiques et reposants intermèdes. De plus, le groupe n’hésite pas a étirer ses compos jusqu’à 13 voir 14 minutes, et réussit l’exploit de ne jamais être ni pompeux, ni gonflant. Je ne suis pas fan de métal tordu à tiroir, mais avec Between the Buried and Me, les passages entre les différentes parties se font naturellement, avec une dextérité sans faille. Je vais arrêter là les commentaire élogieux, car ma chronique va finir par paraître suspecte. Non je ne suis pas payé par le groupe, seulement ça fait longtemps que je ne suis pas tombé sur une galette aussi passionnante (pas si longtemps que ça en fait, depuis V:28, dans un tout autre style).

Voici un album que je n’ai pas fini de me réécouter, et je vous invite vivement à découvrir ce combo incroyable. Les musiciens nous prouve que tout n’a pas encore été écrit en matière de musique métal, et qu’avec beaucoup d’imagination et un zeste de folie il encore possible d’accoucher d’albums réellement surprenant. Belissimo !!!

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Between The Buried And Me : Colors

Between The Buried And Me : ColorsBetween the Buried and Me, ça fait pas mal de temps que j’entends parler de groupe apparemment excellent, surtout depuis son dernier album en date « Alaska », album qui n’a reçu que des chroniques élogieuses de toute part.

C’est donc l’oreille complètement vierge que je m’attaque à l’écoute du présent « Colors », et croyez moi, le dépucelage s‘est fait en douceur. Dès la première écoute, cet album m’a littéralement capté et le voyage s’est montré magnifique d’un bout à l’autre. Magnifique, mais aussi violent, car ce groupe “touche à tout” est aussi à l’aise dans le pur deathcore que dans les parties les plus calmes, voir carrément planantes. Ce groupe est tout simplement incroyable et inclassable, tant ses influences sont larges.

Et quelle aisance dans la composition ! Les morceaux coulent d’eux même, alternant entre plans hyper techniques, bourrinnages deathcore et parties mélodiques divines. C’est simple, je n’ai jamais entendu une telle variété d’inspiration au sein d’un seul album, et le pire, c’est que ça marche à fond. La première écoute, on la passe avec la mâchoire par terre en nous demandant ce qui nous arrive, puis chaque écoute supplémentaire nous délivre les secrets d’un album fascinant et merveilleusement bien conçu. Les idées s’entremêlent et se marient les unes aux autres avec fluidité, à aucun moment je n’ai eu l’impression d’une quelconque démonstration stérile. La formation est intelligente et place ses capacités techniques au service de son inspiration débordante. Même les fanas de descentes de manche époustouflantes et de riffs alambiqués y trouverons leur compte.

Les voix clairs, très présentes, sont parfaitement maîtrisées et souvent accompagnées de guitares elles aussi claires, ce qui nous vaut de magnifiques et reposants intermèdes. De plus, le groupe n’hésite pas a étirer ses compos jusqu’à 13 voir 14 minutes, et réussit l’exploit de ne jamais être ni pompeux, ni gonflant. Je ne suis pas fan de métal tordu à tiroir, mais avec Between the Buried and Me, les passages entre les différentes parties se font naturellement, avec une dextérité sans faille. Je vais arrêter là les commentaire élogieux, car ma chronique va finir par paraître suspecte. Non je ne suis pas payé par le groupe, seulement ça fait longtemps que je ne suis pas tombé sur une galette aussi passionnante (pas si longtemps que ça en fait, depuis V:28, dans un tout autre style).

Voici un album que je n’ai pas fini de me réécouter, et je vous invite vivement à découvrir ce combo incroyable. Les musiciens nous prouve que tout n’a pas encore été écrit en matière de musique métal, et qu’avec beaucoup d’imagination et un zeste de folie il encore possible d’accoucher d’albums réellement surprenant. Belissimo !!!

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Nasum : Doombringer

Nasum : DoombringerLe tsunami de 2004 a été une tragédie humaine sans nom. Un frontman hors paire y a également laissé la vie, Mieszko, guitariste chanteur de Nasum, formation majeure de grindcore qui nous a ébloui à travers des albums à la fois surpuissants et inspirés.

Et voici qu’apparaît aujourd’hui un live registré à Osaka, au Japon, live qui fait l’impasse sur le premier album de la formation, « World in Turmoil » et sur leur dernier, « Shift ». Le label cherche t’il à racler les fonds de tiroirs ? A dire vrai, je m’en fous tant je suis heureux de pouvoir à nouveau écouter Nasum grâce à du nouveau matériel. D’autant que, même si le cd est court (25 minutes), le son est de qualité et l’interprétation sans faille. Nasum est égal à lui même, énorme et écrasant, la maison de disque a raison de le situer au même niveau que Napalm Death ou Brutal Truth. Le terme grindcore fait peur à plus d’un, mais sachez que dans ce tourbillon de violence (maîtrisée), le groupe place des mid tempo radicaux ou des break de basse absolument énormes. La musique de Nasum n’est pas simpliste, les musiciens se révélant être de vrais chirurgiens de la rythmique. Pas une seule approximation en vue durant le show, c’est carré, efficace et la folie des compos est communicative.

Bien entendu, on peut s’interroger sur la légitimité d’une telle sortie, trois années après le drame qui a coûté la vie à Mieszko. Et puis sa sent légèrement la surproduction, le public étant à peine audible. Moi j’aime quand le public fait partie intégrante des morceaux, à l’image du « live undead » de Slayer, sur lequel on peut entendre des mecs brailler d’un bout à l’autre des chansons. Sans ça, autant se taper un album studio, non ? Mais ce témoignage vivant de Nasum reste de qualité et nous prouve que la force de frappe du groupe était tout simplement énorme.

Pour ceux qui ne connaissent pas la formation, ce live peut tout à fait servir de hors d’œuvre de qualité, même s’il a été enregistré avant la parution de leur excellent dernier album. Mieszko, enfoiré, tu nous manques, reposes en paix mec, et je suis certain que la haut, tu as déjà formé un super groupe avec Dimebag Darrel, jess Pintado et Cliff Burton…

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Between The Buried And Me : Colors

Between The Buried And Me : ColorsBetween the Buried and Me, ça fait pas mal de temps que j’entends parler de groupe apparemment excellent, surtout depuis son dernier album en date « Alaska », album qui n’a reçu que des chroniques élogieuses de toute part.

C’est donc l’oreille complètement vierge que je m’attaque à l’écoute du présent « Colors », et croyez moi, le dépucelage s‘est fait en douceur. Dès la première écoute, cet album m’a littéralement capté et le voyage s’est montré magnifique d’un bout à l’autre. Magnifique, mais aussi violent, car ce groupe “touche à tout” est aussi à l’aise dans le pur deathcore que dans les parties les plus calmes, voir carrément planantes. Ce groupe est tout simplement incroyable et inclassable, tant ses influences sont larges.

Et quelle aisance dans la composition ! Les morceaux coulent d’eux même, alternant entre plans hyper techniques, bourrinnages deathcore et parties mélodiques divines. C’est simple, je n’ai jamais entendu une telle variété d’inspiration au sein d’un seul album, et le pire, c’est que ça marche à fond. La première écoute, on la passe avec la mâchoire par terre en nous demandant ce qui nous arrive, puis chaque écoute supplémentaire nous délivre les secrets d’un album fascinant et merveilleusement bien conçu. Les idées s’entremêlent et se marient les unes aux autres avec fluidité, à aucun moment je n’ai eu l’impression d’une quelconque démonstration stérile. La formation est intelligente et place ses capacités techniques au service de son inspiration débordante. Même les fanas de descentes de manche époustouflantes et de riffs alambiqués y trouverons leur compte.

Les voix clairs, très présentes, sont parfaitement maîtrisées et souvent accompagnées de guitares elles aussi claires, ce qui nous vaut de magnifiques et reposants intermèdes. De plus, le groupe n’hésite pas a étirer ses compos jusqu’à 13 voir 14 minutes, et réussit l’exploit de ne jamais être ni pompeux, ni gonflant. Je ne suis pas fan de métal tordu à tiroir, mais avec Between the Buried and Me, les passages entre les différentes parties se font naturellement, avec une dextérité sans faille. Je vais arrêter là les commentaire élogieux, car ma chronique va finir par paraître suspecte. Non je ne suis pas payé par le groupe, seulement ça fait longtemps que je ne suis pas tombé sur une galette aussi passionnante (pas si longtemps que ça en fait, depuis V:28, dans un tout autre style).

Voici un album que je n’ai pas fini de me réécouter, et je vous invite vivement à découvrir ce combo incroyable. Les musiciens nous prouve que tout n’a pas encore été écrit en matière de musique métal, et qu’avec beaucoup d’imagination et un zeste de folie il encore possible d’accoucher d’albums réellement surprenant. Belissimo !!!

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Between The Buried And Me : Colors

Between The Buried And Me : ColorsBetween the Buried and Me, ça fait pas mal de temps que j’entends parler de groupe apparemment excellent, surtout depuis son dernier album en date « Alaska », album qui n’a reçu que des chroniques élogieuses de toute part.

C’est donc l’oreille complètement vierge que je m’attaque à l’écoute du présent « Colors », et croyez moi, le dépucelage s‘est fait en douceur. Dès la première écoute, cet album m’a littéralement capté et le voyage s’est montré magnifique d’un bout à l’autre. Magnifique, mais aussi violent, car ce groupe “touche à tout” est aussi à l’aise dans le pur deathcore que dans les parties les plus calmes, voir carrément planantes. Ce groupe est tout simplement incroyable et inclassable, tant ses influences sont larges.

Et quelle aisance dans la composition ! Les morceaux coulent d’eux même, alternant entre plans hyper techniques, bourrinnages deathcore et parties mélodiques divines. C’est simple, je n’ai jamais entendu une telle variété d’inspiration au sein d’un seul album, et le pire, c’est que ça marche à fond. La première écoute, on la passe avec la mâchoire par terre en nous demandant ce qui nous arrive, puis chaque écoute supplémentaire nous délivre les secrets d’un album fascinant et merveilleusement bien conçu. Les idées s’entremêlent et se marient les unes aux autres avec fluidité, à aucun moment je n’ai eu l’impression d’une quelconque démonstration stérile. La formation est intelligente et place ses capacités techniques au service de son inspiration débordante. Même les fanas de descentes de manche époustouflantes et de riffs alambiqués y trouverons leur compte.

Les voix clairs, très présentes, sont parfaitement maîtrisées et souvent accompagnées de guitares elles aussi claires, ce qui nous vaut de magnifiques et reposants intermèdes. De plus, le groupe n’hésite pas a étirer ses compos jusqu’à 13 voir 14 minutes, et réussit l’exploit de ne jamais être ni pompeux, ni gonflant. Je ne suis pas fan de métal tordu à tiroir, mais avec Between the Buried and Me, les passages entre les différentes parties se font naturellement, avec une dextérité sans faille. Je vais arrêter là les commentaire élogieux, car ma chronique va finir par paraître suspecte. Non je ne suis pas payé par le groupe, seulement ça fait longtemps que je ne suis pas tombé sur une galette aussi passionnante (pas si longtemps que ça en fait, depuis V:28, dans un tout autre style).

Voici un album que je n’ai pas fini de me réécouter, et je vous invite vivement à découvrir ce combo incroyable. Les musiciens nous prouve que tout n’a pas encore été écrit en matière de musique métal, et qu’avec beaucoup d’imagination et un zeste de folie il encore possible d’accoucher d’albums réellement surprenant. Belissimo !!!

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