Time Has Come (GER) : White Fuzz

Time Has Come (GER) : White FuzzC’est par le biais de Regain Records que les allemands de Time Has Come sortent leur premier album, « White Fuzz ». La pochette est assez énigmatique et ne laisse pas transparaître le style du groupe, c‘est donc avec une certaine curiosité que je me penche sur cette nouvelle recrue du célèbre label qui possède un imposant panel de groupes death et black…

Time Has Come fait finalement partie de cette nouvelle vague de groupes qui mélangent aussi bien le hardcore que le death ou le grind, le tout avec une technique à toute épreuve et des breaks incessants. Enfin quand je dis nouvelle vague, plus tant que ça finalement, car cette façon de composer à déjà été visité en long et en large avec plus ou moins de violence et de variations. Certains, dans des styles au final relativement différents, s’en sortent magnifiquement bien (Psyopus, Between The Buried And Me…), d’autres sont sympas sans soulever des montagnes (Harlots, War From Harlots mouth…) et d’autres royalement gonflants (The Devils Wears Prada, Manngard…). Time Has Come se situe dans la deuxième catégorie, celle des formations agréables à écouter deux ou trois fois puis qui s’oublient très vite.

Pas de problème au niveau de la technique, ça joue vite et bien sur des constructions souvent tortueuses qui alternent donc entre grosses cavalcades à la limite du grind “propre” (“The Abandoned City Part II”, “Ignorence Is Bliss”) et morceaux plus syncopés et ambiancés assez typiques du genre. Tout de même, il faut reconnaître aux musiciens une évidente habileté dans la composition, ceux ci parvenant par ailleurs à placer des plans plus mélodiques qui s’insèrent sans problème dans l’univers de l’album, tel la seconde partie de “Keep Your Tongue From Evil” ou les instrumentaux gentiment décalés que sont “Elevator To Prypiat” et “The White Fuzz“. Parfois le groupe donne à fond dans la technique avec des rythmiques ébouriffantes qui donnent la part belle aux guitares (“Keep Your Tongue From Evil“, “Something Draws Near From Nothing“).

Le problème, comme souvent, est que les compos ne dégagent aucune atmosphères particulière et s’enquillent les unes aux autres sans déplaisir, mais sans être passionnantes non plus. Un album de plus dans ce style, dira t’on. C’est bien réalisé mais pas du tout marquant sur le long terme…

Ce n’est que le premier album de Time Has Come, laissons leur encore le temps de mûrir. « White Fuzz » renferme tout de même pas mal de bonnes idées et, par sa violence et son aspect peu joyeux, l’album ne vise pas à tout prix à séduire le maximum de d’jeun’s qui se la jouent rebelle de la mort qui tue. Encourageant…

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May 31, 2008

Maceration : A Serenade Of Agony

Maceration : A Serenade Of AgonyBon, arrêtez de vous marrer sur le nom du groupe, nous sommes en 1990 et ils fallait bien que les zicos trouvent un nom en “-tion” pour leur groupe de death. Cet unique album de la formation danoise est sortie en 1991 et n’a pas laisser de grandes traces derrière lui, on y trouve pourtant un personnage connu et respecté de la scène death actuelle…

Day Disyraah, ça vous dit rien, mmh ? Et si je vous dis que derrière ce patronyme se cache Dan Swanö, ça vous parle plus ? Comme j’en vois trois au fond qui ont l’air de ne pas capter, je me permets de vous rappeler que le bonhomme est à l’origine d’un nombre assez impressionnant de groupes ou de projets comme Diabolical Masquerade, Edge Of Sanity, Incision ou encore Bloodbath. On le retrouve ici au chant et accessoirement au clavier pour les quelques intro placées ça et là. Et la musique dans tout ça ? Du death tout simplement, dans tout ce qu’il a de plus basique et qui se rapproche de formations comme Morgoth, Gorguts (en moins technique), voir Massacre pour l‘aspect direct des rythmiques. Il n’est donc pas question ici de records de vitesse et de déballage technique, mais plutôt de riffs gras et basiques appuyés par une batterie souvent mid tempo et bien massive, ce qui n’exclut pas toutefois de fréquentes accélérations éjaculatoires, notamment lors des soli assez primitifs. Pas mal de riffs monocordes bien simples rappellent également les premières armes de Grave ou de Unleashed, ce qui ancre définitivement cet album dans le passé.

Bon, l’ensemble n’est pas vraiment de haute volée, d’autant que les instruments sont écrasés par une production très étouffée. Tout de même, certains refrains et certains riffs font mouche, quelques titres se révélant alors assez savoureux, comme “Transmogrified”, “The Mind Rampant” ou “Reincarnation / Time Flies”. Bien entendu, ceux qui découvriraient cet album presque 20 années après sa sortie risqueraient fort de le trouver moisi, voir franchement périmé. Tout n’est que question de goût, moi j’adore ce vieux style de death sincère et sans fioritures…

« A sérénade Of Agony » n’est pas un incontournable du death, mais il est bien représentatif d’un style et d’une époque révolue. S’il on tient compte du fait que Dan Swanö en a fait partie, on peut presque dire, à petite échelle, que cet album a une valeur historique. Une réalisation pas indispensable mais qui mine de rien a son charme.

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Time Has Come : White Fuzz

Time Has Come : White FuzzC’est par le biais de Regain Records que les allemands de Time Has Come sortent leur premier album, « White Fuzz ». La pochette est assez énigmatique et ne laisse pas transparaître le style du groupe, c‘est donc avec une certaine curiosité que je me penche sur cette nouvelle recrue du célèbre label qui possède un imposant panel de groupes death et black…

Time Has Come fait finalement partie de cette nouvelle vague de groupes qui mélangent aussi bien le hardcore que le death ou le grind, le tout avec une technique à toute épreuve et des breaks incessants. Enfin quand je dis nouvelle vague, plus tant que ça finalement, car cette façon de composer à déjà été visité en long et en large avec plus ou moins de violence et de variations. Certains, dans des styles au final relativement différents, s’en sortent magnifiquement bien (Psyopus, Between The Buried And Me…), d’autres sont sympas sans soulever des montagnes (Harlots, War From Harlots mouth…) et d’autres royalement gonflants (The Devils Wears Prada, Manngard…). Time Has Come se situe dans la deuxième catégorie, celle des formations agréables à écouter deux ou trois fois puis qui s’oublient très vite.

Pas de problème au niveau de la technique, ça joue vite et bien sur des constructions souvent tortueuses qui alternent donc entre grosses cavalcades à la limite du grind “propre” (“The Abandoned City Part II”, “Ignorence Is Bliss”) et morceaux plus syncopés et ambiancés assez typiques du genre. Tout de même, il faut reconnaître aux musiciens une évidente habileté dans la composition, ceux ci parvenant par ailleurs à placer des plans plus mélodiques qui s’insèrent sans problème dans l’univers de l’album, tel la seconde partie de “Keep Your Tongue From Evil” ou les instrumentaux gentiment décalés que sont “Elevator To Prypiat” et “The White Fuzz“. Parfois le groupe donne à fond dans la technique avec des rythmiques ébouriffantes qui donnent la part belle aux guitares (“Keep Your Tongue From Evil“, “Something Draws Near From Nothing”).

Le problème, comme souvent, est que les compos ne dégagent aucune atmosphères particulière et s’enquillent les unes aux autres sans déplaisir, mais sans être passionnantes non plus. Un album de plus dans ce style, dira t’on. C’est bien réalisé mais pas du tout marquant sur le long terme…

Ce n’est que le premier album de Time Has Come, laissons leur encore le temps de mûrir. « White Fuzz » renferme tout de même pas mal de bonnes idées et, par sa violence et son aspect peu joyeux, l’album ne vise pas à tout prix à séduire le maximum de d’jeun’s qui se la jouent rebelle de la mort qui tue. Encourageant…

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Cryptopsy : The Unspoken King

Cryptopsy : The Unspoken KingVoici un album que j’aurais mis bien du temps à chroniquer, par peur que mon jugement après seulement quelques écoutes soit erroné. C’était toujours : “allez, je me le repasse encore une petite fois, j’ai peut-être mal compris la nouvelle direction musicale du groupe…” Ben non, j’ai beau faire, le dernier Cryptopsy ne passe définitivement pas, pire, il m’ennuie profondément.

Pour ce sixième album, les québécois nous reviennent avec un nouveau chanteur, Matt McGachy, et un pantin aux claviers, Maggy Durand. Comment une formation culte comme Cryptopsy, auteur de merveilles comme « None so Vile » (1996), peut-elle opérer un tel virage à 180° et changer sa personnalité afin de proposer une musique aussi douteuse ? La première chose qui vient à l’esprit est que le groupe tente de séduire un public plus large, plus jeune, quitte à se faire renier par ses fans les plus fidèles. Drôle de choix ! Changement de cap risqué et audacieux diront certains, revirement opportuniste et maladroit diront les autres…

Car Cryptopsy propose à ce jour une musique bien éloignée de ses racines death métal traditionnelles et de là à dire que le groupe a complètement perdu en route sa personnalité, il n’y a qu’un pas. La première chose qui saute bien évidemment aux oreilles sont les vocaux sans saveur du petit nouveau qui ponctue beaucoup de compos d’abominables parties de chant clair irritantes. La démarche en elle même aurait pu être bonne, mais il aurait fallu pour cela des compositions en béton, des riffs fouillés et prenants, bref, tout ce que le groupe ne propose pas. Ce n’est en effet pas uniquement à cause de ce chant moisi que cet album est un rartage, les guitares nouvelle formule lorgnent en permanence vers le deathcore le plus banal et les synthé et autres plages plus atmosphériques n’arrangent rien à l’affaire par leur manque d’inspiration. Bien sûr, il est toujours possible de sauver ça et là quelques morceaux plus directs et réussis, mais même ces quelques titres moins mauvais ne trouveraient pas leur place sur les anciennes réalisations du groupe. Les constructions sont lourdingues, les morceaux sans caractère, on sent que les musiciens ne maîtrisent tout simplement pas ce métal moderne à la production synthétique.

Même si leur précédent album, « Once was Not », préfigurait déjà un changement de style et ne m’avait pas franchement emballé, « The Unspoken King » est de loin l’album le plus faible de la formation. Tous les groupes ont droit à l’erreur et une mauvaise sortie ne veut pas dire que Cryptopsy soit mort. Tout de même, j’ai déjà ma pelle sur l’épaule et je commence à creuser leur tombe si la prochaine livraison est du même acabit…

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May 28, 2008

Cryptopsy : The Unspoken King

Cryptopsy : The Unspoken KingVoici un album que j’aurais mis bien du temps à chroniquer, par peur que mon jugement après seulement quelques écoutes soit erroné. C’était toujours : “allez, je me le repasse encore une petite fois, j’ai peut-être mal compris la nouvelle direction musicale du groupe?” Ben non, j’ai beau faire, le dernier Cryptopsy ne passe définitivement pas, pire, il m’ennuie profondément.

Pour ce sixième album, les québécois nous reviennent avec un nouveau chanteur, Matt McGachy, et un pantin aux claviers, Maggy Durand. Comment une formation culte comme Cryptopsy, auteur de merveilles comme « None so Vile » (1996), peut-elle opérer un tel virage à 180° et changer sa personnalité afin de proposer une musique aussi douteuse ? La première chose qui vient à l’esprit est que le groupe tente de séduire un public plus large, plus jeune, quitte à se faire renier par ses fans les plus fidèles. Drôle de choix ! Changement de cap risqué et audacieux diront certains, revirement opportuniste et maladroit diront les autres?

Car Cryptopsy propose à ce jour une musique bien éloignée de ses racines death métal traditionnelles et de là à dire que le groupe a complètement perdu en route sa personnalité, il n’y a qu’un pas. La première chose qui saute bien évidemment aux oreilles sont les vocaux sans saveur du petit nouveau qui ponctue beaucoup de compos d’abominables parties de chant clair irritantes. La démarche en elle même aurait pu être bonne, mais il aurait fallu pour cela des compositions en béton, des riffs fouillés et prenants, bref, tout ce que le groupe ne propose pas. Ce n’est en effet pas uniquement à cause de ce chant moisi que cet album est un rartage, les guitares nouvelle formule lorgnent en permanence vers le deathcore le plus banal et les synthé et autres plages plus atmosphériques n’arrangent rien à l’affaire par leur manque d’inspiration. Bien sûr, il est toujours possible de sauver ça et là quelques morceaux plus directs et réussis, mais même ces quelques titres moins mauvais ne trouveraient pas leur place sur les anciennes réalisations du groupe. Les constructions sont lourdingues, les morceaux sans caractère, on sent que les musiciens ne maîtrisent tout simplement pas ce métal moderne à la production synthétique.

Même si leur précédent album, « Once was Not », préfigurait déjà un changement de style et ne m’avait pas franchement emballé, « The Unspoken King » est de loin l’album le plus faible de la formation. Tous les groupes ont droit à l’erreur et une mauvaise sortie ne veut pas dire que Cryptopsy soit mort. Tout de même, j’ai déjà ma pelle sur l’épaule et je commence à creuser leur tombe si la prochaine livraison est du même acabit?

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Cryptopsy : The Unspoken King

Cryptopsy : The Unspoken KingVoici un album que j’aurais mis bien du temps à chroniquer, par peur que mon jugement après seulement quelques écoutes soit erroné. C’était toujours : “allez, je me le repasse encore une petite fois, j’ai peut-être mal compris la nouvelle direction musicale du groupe?” Ben non, j’ai beau faire, le dernier Cryptopsy ne passe définitivement pas, pire, il m’ennuie profondément.

Pour ce sixième album, les québécois nous reviennent avec un nouveau chanteur, Matt McGachy, et un pantin aux claviers, Maggy Durand. Comment une formation culte comme Cryptopsy, auteur de merveilles comme « None so Vile » (1996), peut-elle opérer un tel virage à 180° et changer sa personnalité afin de proposer une musique aussi douteuse ? La première chose qui vient à l’esprit est que le groupe tente de séduire un public plus large, plus jeune, quitte à se faire renier par ses fans les plus fidèles. Drôle de choix ! Changement de cap risqué et audacieux diront certains, revirement opportuniste et maladroit diront les autres?

Car Cryptopsy propose à ce jour une musique bien éloignée de ses racines death métal traditionnelles et de là à dire que le groupe a complètement perdu en route sa personnalité, il n’y a qu’un pas. La première chose qui saute bien évidemment aux oreilles sont les vocaux sans saveur du petit nouveau qui ponctue beaucoup de compos d’abominables parties de chant clair irritantes. La démarche en elle même aurait pu être bonne, mais il aurait fallu pour cela des compositions en béton, des riffs fouillés et prenants, bref, tout ce que le groupe ne propose pas. Ce n’est en effet pas uniquement à cause de ce chant moisi que cet album est un rartage, les guitares nouvelle formule lorgnent en permanence vers le deathcore le plus banal et les synthé et autres plages plus atmosphériques n’arrangent rien à l’affaire par leur manque d’inspiration. Bien sûr, il est toujours possible de sauver ça et là quelques morceaux plus directs et réussis, mais même ces quelques titres moins mauvais ne trouveraient pas leur place sur les anciennes réalisations du groupe. Les constructions sont lourdingues, les morceaux sans caractère, on sent que les musiciens ne maîtrisent tout simplement pas ce métal moderne à la production synthétique.

Même si leur précédent album, « Once was Not », préfigurait déjà un changement de style et ne m’avait pas franchement emballé, « The Unspoken King » est de loin l’album le plus faible de la formation. Tous les groupes ont droit à l’erreur et une mauvaise sortie ne veut pas dire que Cryptopsy soit mort. Tout de même, j’ai déjà ma pelle sur l’épaule et je commence à creuser leur tombe si la prochaine livraison est du même acabit?

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Blackwinds : Flesh Inferno

Blackwinds : Flesh Inferno« Flesh Inferno » est le premier “vrai” album de Blackwinds, « Origin » paru il y a peu étant une réédition de leur EP de 1999 agrémenté de quelques bonus. Composé de membres de Setherial, Blackwinds vous invite à replonger dans l’ambiance du black métal suédois des années 90, avec plus ou moins de talent…

Nous voici donc plongé durant près d’une heure dans un tourment d’ambiances glaciales, de mélodies funèbres et de riffs tranchants, le tout relevé régulièrement par quelques lignes de synthé traditionnelles. Impossible, entre autre, de ne pas penser à des formations comme Sacramentum ou Diabolical Masquerade qui maniaient à la perfection l’art de mélanger parties mélodiques et guitares à la fois froides et acérées. La démarche, sans prétention, est sympathique, et l’album se savoure sans déplaisir mais sans grand enthousiasme non plus.

Là où le bât blesse, c’est au niveau de l’inspiration, car chaque riffs et chaque mélodies a été entendu mille fois, plus classique comme black c’est pas possible. Blackwinds aligne des plans d’une simplicité extrêmes, le groupe ne prend absolument aucun risque au niveau de la construction des morceaux et propose donc au final des titres très conventionnels, sans grande saveur, qui ne dégagent pas souvent de réelle émotion. Quelques assez bons morceaux se dégagent du lot, comme “Plague Bringer”, “Conceptualizing The Devil” ou “Inquisition“, d’autres renferment des riffs franchement poussifs (“Enter The Pandemonium”, “Arcitecture Of Phantasmagoria“), et le reste suit tranquillement son chemin sans attirer spécialement l’oreille. L’ensemble manque cruellement de profondeur, d’idées Originales, j’ai attendu jusqu’au bout que la bête se réveille et que le groupe nous dévoile une pépite, mais non, en vain. Ajoutez à cela un son de batterie synthétique franchement impersonnel et vous obtenez un album royalement quelconque qui ne vous tire de votre somnolence qu’à de trop rares occasions.

Ni impressionnant, ni captivant, « Flesh Inferno » est un album à écouter une ou deux fois par curiosité, histoire de voir ce que les gars de chez Seterial veulent exprimer à travers leur black métal rétro. Retro, mais plutôt mou du genou, dommage !

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May 22, 2008

Unleashed (SWE) : Hammer Battalion

Unleashed (SWE) : Hammer BattalionHaaaa, enfin ! Le voici le nouvel album de Unleashed, et c’est peu dire que je l’attendais de pied ferme celui là, vue la claque que j’ai pris avec leur précédente réalisation, «Midvinterblot ». Je n’avais qu’une peur, c’est que le groupe perde de sa fougue et nous serve un album en demi teinte, comme ça lui est déjà arrivé par le passé.

Il faut dire que Unleashed, tout comme Grave, a de la bouteille, alors les musiciens ont ils choppé de l’arthrite dans les articulations ? Ont-ils eu envie de ralentir la cadence et de nous parler d’autre chose que de glorieuses épopées viking ? Que dalle ! Unleashed reste Unleashed, et cet album est une merveille qui se place encore un cran au dessus de « Midvinterblot », car plus compact et plus homogène. Le groupe n’a jamais été si teigneux, si agressif, et ne lésine d’ailleurs pas sur les blasts. Mais il ne mise pas tout sur la vitesse car les ambiances sont glaciales, parfois même proche du black métal, et les compos, assez courtes, sont gorgées de riffs assassins et de rythmiques massives parfois lentes et vicieuses (“This Day Belongs To Me”, “Carved In Stone“).

D’après moi, Unleashed n’a jamais réussi a être aussi percutant qu’aujourd’hui, pas mal pour un groupe qui traîne ses clous depuis environ 25 ans ! Que se soit à travers le style de riffs ou les vocaux uniques de Jonnhy Hedlund, Unleashed est reconnaissable entre mille et s’offre tout simplement une seconde jeunesse tellement les compos de « Hammer Battalion » sont bonnes. Vous pensez peut-être que je m’emballe un peu vite, mais attendez un peu de poser une oreille sur ce disque, on en recausera après… Oubliées les rythmiques parfois simplistes du passé, oublié le passage à vide de la fin des années 90, les compos sont tranchantes, entraînantes, les arrangements fouillés, et la production massive achève de donner à cet album une personnalité écrasante. Comme d’habitude avec la bande à Jonnhy, les rythmes sont variés, alternant entre parties très speed ou lourdes, et mid tempo foudroyants. Mais surtout, Unleashed construit ses morceaux de façon à les rendre les plus percutants possible, c’est à dire qu’il ne fait pas étalage de sa technique mais concentre ses efforts sur des constructions assez basiques (bien que plus fouillées que par le passé), ce qui rend chaque compo immédiatement accrocheuse.

Impossible par ailleurs de ne pas placer un mot sur les très brillants soli qui ponctuent chaque morceau ! Inspirés, fortement heavy et créatifs, chacun d’eux est un pur moment de délice pour les tympans.

Vraiment, je ne suis pas déçu par ce nouvel album, et je vous invite fortement à en faire l’acquisition. Treize titres, treize torpilles, « Hammer Battailon » est une Å“uvre majeure de la discographie de Unleashed, qui, loin de renier son style, s’impose comme un chef de file du death métal. Rien que ça ? Ben ouai…  

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May 19, 2008

Unleashed : Hammer Battalion

Unleashed : Hammer BattalionHaaaa, enfin ! Le voici le nouvel album de Unleashed, et c’est peu dire que je l’attendais de pied ferme celui là, vue la claque que j’ai pris avec leur précédente réalisation, «Midvinterblot ». Je n’avais qu’une peur, c’est que le groupe perde de sa fougue et nous serve un album en demi teinte, comme ça lui est déjà arrivé par le passé.

Il faut dire que Unleashed, tout comme Grave, a de la bouteille, alors les musiciens ont ils choppé de l’arthrite dans les articulations ? Ont-ils eu envie de ralentir la cadence et de nous parler d’autre chose que de glorieuses épopées viking ? Que dalle ! Unleashed reste Unleashed, et cet album est une merveille qui se place encore un cran au dessus de « Midvinterblot », car plus compact et plus homogène. Le groupe n’a jamais été si teigneux, si agressif, et ne lésine d’ailleurs pas sur les blasts. Mais il ne mise pas tout sur la vitesse car les ambiances sont glaciales, parfois même proche du black métal, et les compos, assez courtes, sont gorgées de riffs assassins et de rythmiques massives parfois lentes et vicieuses (“This Day Belongs To Me”, “Carved In Stone“).

D’après moi, Unleashed n’a jamais réussi a être aussi percutant qu’aujourd’hui, pas mal pour un groupe qui traîne ses clous depuis environ 25 ans ! Que se soit à travers le style de riffs ou les vocaux uniques de Jonnhy Hedlund, Unleashed est reconnaissable entre mille et s’offre tout simplement une seconde jeunesse tellement les compos de « Hammer Battalion » sont bonnes. Vous pensez peut-être que je m’emballe un peu vite, mais attendez un peu de poser une oreille sur ce disque, on en recausera après… Oubliées les rythmiques parfois simplistes du passé, oublié le passage à vide de la fin des années 90, les compos sont tranchantes, entraînantes, les arrangements fouillés, et la production massive achève de donner à cet album une personnalité écrasante. Comme d’habitude avec la bande à Jonnhy, les rythmes sont variés, alternant entre parties très speed ou lourdes, et mid tempo foudroyants. Mais surtout, Unleashed construit ses morceaux de façon à les rendre les plus percutants possible, c’est à dire qu’il ne fait pas étalage de sa technique mais concentre ses efforts sur des constructions assez basiques (bien que plus fouillées que par le passé), ce qui rend chaque compo immédiatement accrocheuse.

Impossible par ailleurs de ne pas placer un mot sur les très brillants soli qui ponctuent chaque morceau ! Inspirés, fortement heavy et créatifs, chacun d’eux est un pur moment de délice pour les tympans.

Vraiment, je ne suis pas déçu par ce nouvel album, et je vous invite fortement à en faire l’acquisition. Treize titres, treize torpilles, « Hammer Battailon » est une Å“uvre majeure de la discographie de Unleashed, qui, loin de renier son style, s’impose comme un chef de file du death métal. Rien que ça ? Ben ouai…  

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Unleashed : Hammer Battalion

Unleashed : Hammer BattalionHaaaa, enfin ! Le voici le nouvel album de Unleashed, et c’est peu dire que je l’attendais de pied ferme celui là, vue la claque que j’ai pris avec leur précédente réalisation, «Midvinterblot ». Je n’avais qu’une peur, c’est que le groupe perde de sa fougue et nous serve un album en demi teinte, comme ça lui est déjà arrivé par le passé.

Il faut dire que Unleashed, tout comme Grave, a de la bouteille, alors les musiciens ont ils choppé de l’arthrite dans les articulations ? Ont-ils eu envie de ralentir la cadence et de nous parler d’autre chose que de glorieuses épopées viking ? Que dalle ! Unleashed reste Unleashed, et cet album est une merveille qui se place encore un cran au dessus de « Midvinterblot », car plus compact et plus homogène. Le groupe n’a jamais été si teigneux, si agressif, et ne lésine d’ailleurs pas sur les blasts. Mais il ne mise pas tout sur la vitesse car les ambiances sont glaciales, parfois même proche du black métal, et les compos, assez courtes, sont gorgées de riffs assassins et de rythmiques massives parfois lentes et vicieuses (“This Day Belongs To Me”, “Carved In Stone“).

D’après moi, Unleashed n’a jamais réussi a être aussi percutant qu’aujourd’hui, pas mal pour un groupe qui traîne ses clous depuis environ 25 ans ! Que se soit à travers le style de riffs ou les vocaux uniques de Jonnhy Hedlund, Unleashed est reconnaissable entre mille et s’offre tout simplement une seconde jeunesse tellement les compos de « Hammer Battalion » sont bonnes. Vous pensez peut-être que je m’emballe un peu vite, mais attendez un peu de poser une oreille sur ce disque, on en recausera après… Oubliées les rythmiques parfois simplistes du passé, oublié le passage à vide de la fin des années 90, les compos sont tranchantes, entraînantes, les arrangements fouillés, et la production massive achève de donner à cet album une personnalité écrasante. Comme d’habitude avec la bande à Jonnhy, les rythmes sont variés, alternant entre parties très speed ou lourdes, et mid tempo foudroyants. Mais surtout, Unleashed construit ses morceaux de façon à les rendre les plus percutants possible, c’est à dire qu’il ne fait pas étalage de sa technique mais concentre ses efforts sur des constructions assez basiques (bien que plus fouillées que par le passé), ce qui rend chaque compo immédiatement accrocheuse.

Impossible par ailleurs de ne pas placer un mot sur les très brillants soli qui ponctuent chaque morceau ! Inspirés, fortement heavy et créatifs, chacun d’eux est un pur moment de délice pour les tympans.

Vraiment, je ne suis pas déçu par ce nouvel album, et je vous invite fortement à en faire l’acquisition. Treize titres, treize torpilles, « Hammer Battailon » est une œuvre majeure de la discographie de Unleashed, qui, loin de renier son style, s’impose comme un chef de file du death métal. Rien que ça ? Ben ouai…  

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