The Rotted : Mutilated In Minutes

The Rotted : Mutilated In MinutesGorerotted, qui a récemment changé son nom en The Rotted, a sorti son premier album en 2000 sur le label Dead Again Records. Ce petit label ne lui a pas permis de se faire vraiment remarquer, et c’est grâce à la réédition dudit album un an plus tard par le glorieux Relapse que le groupe commence à faire parler de lui…

A l’occasion de cette deuxième sortie, l’album s’offre un petit leefting visuel et se voit muni d’une pochette haute en couleur qui reflète parfaitement l’ambiance de folie de Gorerotted. La musique du groupe est crade, dégoulinante, ça sent la tripaille encore tiède et la chair brûlée au fer à souder. Chez Gorerotted la souffrance est un art de vivre, une jouissance, et cet idéal sado maso est parfaitement mis en musique par ce « Mutilated In Minutes ». 26 minutes d’une barbarie primaire et déjantée…

C’est violent, malsain, mais les musiciens connaissent leur affaire, et leur cervelle dérangée n’a d’égal que leur dextérité à manier les cordes ou les baguettes. Car oui, les Gorerotted sont de redoutables musiciens et leur bande son d’un film gore n’a rien d’une minable série B, les rythmiques sont précises, ultra efficaces, le tout servit par une production un poil crade mais très réussie. De plus, les vocaux sont assurés par deux chanteurs, un pour les growls et un pour les scream, ce qui apporte une puissance considérable aux morceaux.

Mais leur musique, c’est quoi exactement ? Plusieurs noms viennent à l’esprit durant l’écoute de cette bandante galette, tel Cannibal Corpse, Carcass, Brutal Thruth, voir même Deicide (si si, l’excellent titre “Stab Me Till I Cum” à des airs de “When Satan Rules His World”). Du 100% death quoi, gorgé de blasts, de riffs de folie et de refrains imparables (ce putain de “Severed, Sawn And Sold As Porn” !), mais avec un esprit parfois assez hardcore et un style franchement unique. Pour un premier disque, Gorerotted a réussi un parfait mélange entre une technique au top et un riffing décapant, et entre un esprit absolument décadent et un réel talent de composition.

Album des plus sympathique, « Mutilated In Minutes » vous tronçonnera ta tête dès la première écoute et reste l’Å“uvre la plus foncièrement death métal et la plus folle du groupe. Les albums suivants sont de qualité, mais il règne sur ce disque une fraîcheur qui disparaîtra plus ou moins par la suite.

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September 25, 2008

Warlord (UK) : Maximum Carnage

Warlord (UK) : Maximum CarnageDans les années 90, l’Angleterre a vu naître de grands groupes de death, tel Cancer, Carcass, Bolt Thrower ou Benediction. Beaucoup d’autres (comme partout d’ailleurs) ont tenté tant bien que mal de se faire une place dans le milieu, et pour cela, mieux vaut être les premiers sur la ligne de départ…

Et malheureusement pour Worlord U.K., celui ci sort son premier album avec pas mal d’années de retard, car en 1996, les pionniers du genre ont déjà sortis plusieurs albums et fait évoluer leur style. Le death gras et basique de ce « Maximum Carnage », assez proche de Benediction, part donc avec une longueur de retard. Ce premier album sort pourtant chez Nuclear Blast, mais en 1996 la grosse vague du death est partie en écume et les métaleux préfère surfer sur le black métal, style en pleine explosion. D’autant que le death de Warlord U.K. est résolument old school (même pour l’époque), ce qui forcément n’aide pas…

L’album débute pourtant assez bien avec deux très bon titres, mélange musclé et énergique de rythmiques bien grasses et de cavalcades rythmées par la double. Pas de technique à foison, le groupe mise sur des constructions à base de riffs basiques et couillus relevés par quelques ponts plus mélodiques, en gros un très bon mélange de Benediction et de Bolt Thrower. Mais à partir du troisième titre, les choses se gâtent, Warlord U.K. ralentit le rythme, saccade se rythmiques et tente de nous fourguer un death plus groovy, engagé, aux accents punk (le très faible “Change”), le chanteur ne collant alors plus du tout à la musique. Au milieu de ces morceaux bancals, quelques pépites apparaissent, mais c’est au final une impression de maladresses qui ressort de ce disque, comme si le groupe, conscient qu’il arrivait avec un train de retard, tentait de moderniser un chouilla son death hyper convenu. Et le résultat sur ces titres un brin plus aventureux est indigeste au possible. Reste donc les autres titres, beaucoup plus conventionnels, qui, à défaut de soulever des montagnes, se montrent agréablement entraînants, même s’ils sont à la limite du pompage de certains titres de Benediction (“Vivesection”).

A noter que l’album se conclut par trois reprises, deux de Amebix (groupe anglais culte de crust punk formé en 1978) et une de Slayer (Raining Blood), ces trois morceaux se montrant ma foi fort sympathiques, pour ne pas dire meilleures que le reste. Je ne suis pas certain de ce que j’avance, mais il me semble que ces trois reprises sont chantées par David Ingram (chanteur de Benediction jusqu’en 1998), celui ci ayant officié au sein de Warlord U.K. à ces débuts.

Le groupe a finalement disparu dans l’indifférence générale, et leur unique album est uniquement conseillé aux fanatiques de death/thrash old school. Quelques titres sont entraînants, mais l’ensemble reste tout de même de qualité moyenne, « Maximum Carnage » est donc un album à découvrir par curiosité, avis aux amateurs…

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September 21, 2008

Warlord (UK) : Maximum Carnage

Warlord (UK) : Maximum CarnageDans les années 90, l’Angleterre a vu naître de grands groupes de death, tel Cancer, Carcass, Bolt Thrower ou Benediction. Beaucoup d’autres (comme partout d’ailleurs) ont tenté tant bien que mal de se faire une place dans le milieu, et pour cela, mieux vaut être les premiers sur la ligne de départ?

Et malheureusement pour Worlord U.K., celui ci sort son premier album avec pas mal d’années de retard, car en 1996, les pionniers du genre ont déjà sortis plusieurs albums et fait évoluer leur style. Le death gras et basique de ce « Maximum Carnage », assez proche de Benediction, part donc avec une longueur de retard. Ce premier album sort pourtant chez Nuclear Blast, mais en 1996 la grosse vague du death est partie en écume et les métaleux préfère surfer sur le black métal, style en pleine explosion. D’autant que le death de Warlord U.K. est résolument old school (même pour l’époque), ce qui forcément n’aide pas?

L’album débute pourtant assez bien avec deux très bon titres, mélange musclé et énergique de rythmiques bien grasses et de cavalcades rythmées par la double. Pas de technique à foison, le groupe mise sur des constructions à base de riffs basiques et couillus relevés par quelques ponts plus mélodiques, en gros un très bon mélange de Benediction et de Bolt Thrower. Mais à partir du troisième titre, les choses se gâtent, Warlord U.K. ralentit le rythme, saccade se rythmiques et tente de nous fourguer un death plus groovy, engagé, aux accents punk (le très faible “Change”), le chanteur ne collant alors plus du tout à la musique. Au milieu de ces morceaux bancals, quelques pépites apparaissent, mais c’est au final une impression de maladresses qui ressort de ce disque, comme si le groupe, conscient qu’il arrivait avec un train de retard, tentait de moderniser un chouilla son death hyper convenu. Et le résultat sur ces titres un brin plus aventureux est indigeste au possible. Reste donc les autres titres, beaucoup plus conventionnels, qui, à défaut de soulever des montagnes, se montrent agréablement entraînants, même s’ils sont à la limite du pompage de certains titres de Benediction (“Vivesection”).

A noter que l’album se conclut par trois reprises, deux de Amebix (groupe anglais culte de crust punk formé en 1978) et une de Slayer (Raining Blood), ces trois morceaux se montrant ma foi fort sympathiques, pour ne pas dire meilleures que le reste. Je ne suis pas certain de ce que j’avance, mais il me semble que ces trois reprises sont chantées par David Ingram (chanteur de Benediction jusqu’en 1998), celui ci ayant officié au sein de Warlord U.K. à ces débuts.

Le groupe a finalement disparu dans l’indifférence générale, et leur unique album est uniquement conseillé aux fanatiques de death/thrash old school. Quelques titres sont entraînants, mais l’ensemble reste tout de même de qualité moyenne, « Maximum Carnage » est donc un album à découvrir par curiosité, avis aux amateurs?

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Panic (USA) : Epidemic

Panic (USA) : EpidemicComme j’aime bien déterrer de vieux machins, je m’en vais vous causer un brin de Panic, groupe éphémère qui a donné naissance à deux albums, le présent « Epidemic » en 1991 et « Fact » en 1993. La formation américaine, tout comme ses musiciens, a ensuite sombré corps et âme dans l’oubli…

Metal Blade croit dur comme fer à son nouveau poulain et se charge donc de la sortie de son premier album. L’age d’or du thrash est passée, mais la glorieuse maison de disque donne toutes ses chances à Panic, sans doute voit-elle en ce groupe le nouveau Testament ou Anthrax. La musique du groupe est justement assez facile à définir, elle peut se décrire comme une sorte de mix entre Anthrax, pour les vocaux et le côté un poil fun, et de Exodus pour les rythmiques épaisses et les soli endiablés. Le son de l’album se rapproche d’ailleurs assez de celui de « Impact Is Imminent » de Exodus sorti un an plus tôt. Et en parlant de ce groupe, qui retrouve t’on à la production ? Tout simplement la H-Team, les guitaristes d’Exodus, Gary Holt et Rick Hunolt, ce qui explique forcément le son bien costaud des guitares. A noter par ailleurs que ceux ci viennent taper quelques soli et que le chanteur de Exodus (à l’époque), le grand Steve Souza, vient pousser la chansonnette sur une reprise de Kiss, “I Stole Your Love”.

Waou, que de références pour ce disque ! Bonne production, maison de disque glorieuse, invités de marque, alors où est le blème (à part la moche pochette), pourquoi cet album et ce groupe n’ont pas marqué l’histoire du métal ? Mystère, car je ne connais pas du tout le parcours de Panic. Il est pourtant sympa cet album, il faut croire qu’il est sorti quelques années trop tard. Certes, certains refrains sont un brin lourdingues, le chant est vite répétitif et les chansons sont quasiment toutes construites sur les mêmes schémas, mais les rythmiques ont vraiment la pèche. “Hypochondriac”, “911″ ou “Devil’s Night Out” provoquent immanquablement une envie furieuse de se secouer la tignasse (pour ce qu’il m’en reste) et malgré ses défauts, « Epidemic » est un bon album de thrash fun. C’est justement ce côté (légèrement) fun, principalement imputable au chant, qui peut peut-être freiner les ardeurs des thrasheurs pur jus. Mais croyez moi, passée une première écoute qui peut paraître lassante, cet album est réellement attachant.

Non, « Epidemic » n’est pas le St Graal oublié du thrash, mais c’est un album qui mérite amplement d’être redécouvert. Il se hisse largement à la hauteur de sorties de groupes reconnus, à vous maintenant de prendre un peu de temps pour le dénicher…

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September 20, 2008

Meliah Rage : Live Kill

Meliah Rage : Live KillMelliah Rage, encore un oublié du thrash qui ne rappellera de bons souvenirs qu’aux trentenaires… Et pourtant, que de bons riffs à se mettre sous la dent, que de soli endiablés, et quoi de mieux pour se remettre dans l’ambiance qu’un bon vieux live plein de sueur et d’adrénaline…

En 1989, le groupe américain n’a à son actif qu’une seule démo (de 1987, date de formation du groupe) et un album, le sulfureux « Kill to Survive » (1988). Fort d’une signature chez Epic Records, Melliah Rage bat le fer tant qu’il est chaud et sort dans la foulée un live, le présent « Live Kill ». Et quel live les z’amis ! Son seul défaut est de ne renfermer que 5 titres, tous issus de leur premier album. Ca transpire des aisselles, ça sent la rage d’en découdre, les riffs 100% thrash tranchent les têtes à tout va et les 24 minutes de ce live passent trop vite, vraiment trop vite, d‘autant que le son, naturel et précis, rend parfaitement justice au groupe…

Directement influencé par le côté direct du “Kill‘em All” de Metallica et les aspect plus mélodiques de Megadeth, les compos de Melliah Rage sont assurément taillées pour la scène. Ce mélange de rythmiques à la fois assassines et mélodiques ne peut pas laisser indifférent tant l’énergie déployée est communicative. Les radicaux et courts “Beginning Of The End” et “Kill to Survive” (rhaaa, ce refrain à la “Seek And Destroy” !) ouvrent le live dans un pur esprit tapageur, suivis par l’excellent “Bates Motel” dont le break mélodique et la formidable ligne de basse font merveille. “Deadly Existence” et ses rythmiques tagada tagada emboîte le pas dans un pur style thrash années 80 et le cd se conclut (trop tôt ) avec “The Pack”, morceau au cours duquel le batteur se laisse aller à un solo millimétré et plein de feeling. Les compos misent tout sur l’énergie et les musiciens atteignent parfaitement leur but en balançant des morceaux relativement simples, mais parfaitement mis en place et royalement bien exécutés.

Melliah rage, toujours en activité aujourd’hui, a connu peu de changement de personnel, les guitaristes, le batteur et le chanteur étant présents depuis les débuts du groupe. Il n’est pas trop tard pour rendre hommage à cette formation en dépoussiérant ce live, excellent témoignage de ce qu’était le groupe à ses débuts. Car les albums suivants ne sont pas tous du même calibre…

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September 19, 2008

Demonthrone : Angel Slayer

Demonthrone : Angel SlayerY’en a mare des albums aux productions léchées, mare des morceaux techniques et hyper travaillés, y’en a plus qu’assez des mélanges de styles black death mélodiquo-symphonique machin chose à tendance gothique suicidaire. Et quand y’en a marre, y’a Demonthrone !

Retour aux sources garantie avec cette première sortie des canadiens de Demonthrone. Ici les riffs thrash sont rois, le son est crasseux et les guitares saturées au dela du possible, sans parler des vocaux carnassiers qui mangent les pissenlits par la racine. Demonthrone n’a que foutre de l’évolution musicale, son black thrash minimaliste et souvent mid tempo procure une furieuse envie de se lacérer des croix renversées sur le torse avant d’aller foutre le bordel dans un cimetière (souvenir de jeunesse…).

Pour beaucoup, cette musique ne procurera qu’une irrésistible envie de partir en courant, car ce n’est en effet pas technique pour un sou, pas très varié, et la production est on ne peut plus “raw”. Mais pourtant, j’accroche vraiment bien aux compos de Demonthrone qui parviennent mine de rien à créer une ambiance foutrement malsaine. C’est simpliste, certes, mais les riffs et les accélérations sont diaboliquement jouissifs, tout simplement. Et puis quel plaisir de constater que de jeunes groupes cultivent encore aujourd’hui avec tellement de conviction l’art d’adresser un gros “fuck” à toute l’industrie musicale (même si je ne crache pas forcément dessus) et à la société en proposant une musique viscéralement sincère, dépouillée et quelque part arrogante. Fans de Bestial Moquery, Warhammer, Necromessiah, Hellish Crossefire, voir des premiers Sodom ou Protector, cet album est fait pour vous…

Pas de grande dissertation à faire sur une démo de ce genre, car les compos du groupe sont d’une simplicité extrême (mais bien torchées quand même). On aime ou on déteste, pas de demi mesure avec ce genre de musique qui s’adresse à un public friand de groupes obscures. Grâce à son énergie communicative, Demonthrone s’en sort plutôt pas mal…

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Meliah Rage : Live Kill

Meliah Rage : Live KillMelliah Rage, encore un oublié du thrash qui ne rappellera de bons souvenirs qu’aux trentenaires… Et pourtant, que de bons riffs à se mettre sous la dent, que de soli endiablés, et quoi de mieux pour se remettre dans l’ambiance qu’un bon vieux live plein de sueur et d’adrénaline…

En 1989, le groupe américain n’a à son actif qu’une seule démo (de 1987, date de formation du groupe) et un album, le sulfureux « Kill to Survive » (1988). Fort d’une signature chez Epic Records, Melliah Rage bat le fer tant qu’il est chaud et sort dans la foulée un live, le présent « Live Kill ». Et quel live les z’amis ! Son seul défaut est de ne renfermer que 5 titres, tous issus de leur premier album. Ca transpire des aisselles, ça sent la rage d’en découdre, les riffs 100% thrash tranchent les têtes à tout va et les 24 minutes de ce live passent trop vite, vraiment trop vite, d‘autant que le son, naturel et précis, rend parfaitement justice au groupe…

Directement influencé par le côté direct du “Kill‘em All” de Metallica et les aspect plus mélodiques de Megadeth, les compos de Melliah Rage sont assurément taillées pour la scène. Ce mélange de rythmiques à la fois assassines et mélodiques ne peut pas laisser indifférent tant l’énergie déployée est communicative. Les radicaux et courts “Beginning Of The End” et “Kill to Survive” (rhaaa, ce refrain à la “Seek And Destroy” !) ouvrent le live dans un pur esprit tapageur, suivis par l’excellent “Bates Motel” dont le break mélodique et la formidable ligne de basse font merveille. “Deadly Existence” et ses rythmiques tagada tagada emboîte le pas dans un pur style thrash années 80 et le cd se conclut (trop tôt ) avec “The Pack”, morceau au cours duquel le batteur se laisse aller à un solo millimétré et plein de feeling. Les compos misent tout sur l’énergie et les musiciens atteignent parfaitement leur but en balançant des morceaux relativement simples, mais parfaitement mis en place et royalement bien exécutés.

Melliah rage, toujours en activité aujourd’hui, a connu peu de changement de personnel, les guitaristes, le batteur et le chanteur étant présents depuis les débuts du groupe. Il n’est pas trop tard pour rendre hommage à cette formation en dépoussiérant ce live, excellent témoignage de ce qu’était le groupe à ses débuts. Car les albums suivants ne sont pas tous du même calibre…

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The Oath : 4

The Oath : 4Groupe formé en 1999 à Lyon, The Oath nous revient avec sous le bras son deuxième album sobrement baptisé « 4 ». Pochette aux couleurs de braises très travaillée, signature chez le label Code666 Records, enregistrement en Allemagne, cette nouvelle réalisation a tout d’une grande et attise la curiosité…

Les quatre musiciens de The Oath sont tous dans la trentaine et ont évolué dans d’autres formations telles que Whisper-x, Destinity ou Ipsum. Leur bagage musical et la diversité de leurs influences respectives font que la musique du groupe tète aussi bien aux mamelles du black métal qu’à celles du death, voir du heavy, pour un résultat qui m’évoque un poil les premières armes de Destinity, avec tout de même moins d’orchestrations. Les synthés sont toutefois bien présents, que ce soit sur les intros ou pour soutenir la cavalcade des rythmiques souvent très rapides. Une production très (trop ?) propre, des musiciens aguerris, des compos parfaitement équilibrées, diantre, nos p’tits français seraient-ils en passe de concurrencer Behemoth ? Non tout de même pas, car même si The Oath fait tout pour rendre sa musique attrayante, il n’évite pas de se prendre parfois les pieds dans le tapis. Les guitares sont tranchantes au possible, le batteur mouline de la double comme un dératé et multiplie les roulements, le chanteur jongle entre growl et chant typiquement black, mais même si tout cela est fort bien foutu, il se dégage malheureusement de « 4 » un fort parfum de déjà entendu.

En fait, The Oath me pose un problème de conscience, car ça m’embête de plus ou moins casser cet album. L’ensemble est en effet parfaitement exécuté et les compos ont forcément demandé une grosse dose de travail. Seulement, quel dommage que les quatre compères ne se risquent à aucun moments à balancer quelques rythmiques plus aventureuses, les 10 morceaux sont tous créés avec une recette qui a fait ses preuves, certes, mais qui finit par se montrer bien répétitive. Il y a bien le refrain en chant clair de “A Question Of Faith“, la chouette intro mélodique de “Lifeless Desire” ou les plus accrocheurs “War” et surtout “Godless Existence”, mais dans l’ensemble cet assemblage de rythmiques hyper rapides et de nappes de synthé reste très classique. The Oath joue vite et bien, mais il n’innove pas et même après plusieurs écoutes attentives, je n’accroche que très moyennement à cet album.

C’est assurément le genre d’album que je vous invite de toute façon à découvrir, car je suis certain que là où je ne vois qu’un disque bien trop formaté, d’autres verrons une Å“uvre puissante et fédératrice. Quoi qu’il en soit, et même si je ne suis pas trop convaincu par ce « 4 », j’attends le prochain album avec une certaine curiosité…

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September 18, 2008

Outcast (FRA) : Self-Injected Reality

Outcast (FRA) : Self-Injected RealityLa France peut se targuer de posséder de grands groupes de métal, et vu la qualité des sorties actuelles, nul besoin d’être devin pour affirmer que notre territoire est l’un des plus bouillonnant d’Europe. Désormais, il faudra également compter avec Outcast qui, en guise de second album, nous propose tout simplement une merveille de thrash death…

Son premier opus , « First call – Last warning » (2005) avait été largement applaudi par la critique et nous présentait une formation mature au caractère déjà bien trempé, son thrash death se montrant aussi puissant que personnel. Puissant et personnel, ce sont également deux adjectifs qui conviennent à merveille à ce nouvel album ! Outcast durcit le ton, sa musique est aujourd’hui plus violente, plus moderne, et est plus proche du death, même si de nombreux riffs sont encore emprunts de thrash. Mais attention, grâce à un talent de composition désarmant, Outcast ne se contente pas de n’être qu’un énième groupe de death puissant, il innove, il suit ses propres règles, pour accoucher au final d’un album tout simplement passionnant.

Les musiciens usent et abusent de rythmiques saccadées que le batteur mitraille à la double de la plus efficace des façons, se qui ancre totalement l’album dans son époque. Il ne s’agit pas ici de death old school mais bien d’une musique aussi puissante que moderne et qui évite d’ailleurs brillamment la redondance. Tous les morceaux sont truffés de trouvailles rythmiques, de changements de rythmes surprenants et de mélodies inattendues, les 10 morceaux de cet album s’écoutent avec la mâchoire par terre tellement c’est bon. L’ensemble est brutal, certes, mais la mélodie n’est pas mise de côté pour autant, les guitaristes nous gratifiant de soli délicieux et de parties instrumentales absolument renversantes (le magnifique instrumental acoustique “Materia Prima“, les surpuissants “Denial Of Elapsed Time”, “Collapsed Into Oblivion” ou “Feelings Transgression”…). Et puis quel travail au niveau des guitares ! Je ne sais pas si c’est l’arrivée de leur nouveau guitariste qui boost le groupe à ce point, mais les riffs sont monstrueusement efficaces, à la fois tranchants, écrasants et tortueux. Je me repasse en boucle “Collapsed Into Oblivion“, compo qui, après une magnifique intro, nous envoie un riff en béton armé aussi simple que percutant. C’est d’ailleurs ce qui fait la force de cet album dans son ensemble, ce parfait équilibre entre technique imparable et riffs passionnants. Seuls les vocaux peuvent sembler un poil monotone sur la longueur, dommage que Wilfried ne varie pas un peu plus ses intonations. Mais bon, c’est un bien maigre défaut face à la qualité de l’ensemble ! A noter que de prestigieux invités font leur apparition sur trois titres : Jeff Waters (Annihilator),Jochem Jacobs (Textures) et Filip Leo (Corporation 187), comme quoi outcast voit les choses en grand…

Un tel album ne peut pas se contenter d’un son maigrichon, et la production se montre heureusement à la hauteur des ambitions du groupe. Chaque instrument est parfaitement mis en valeur, notamment la basse qui ronfle de la plus belle des manières sur les parties plus posées. Un travail d’orfèvre que l’on doit à Aurélien Mauro, frère du bassiste.

Comme vous pouvez le lire, je suis enthousiasmé en diable par ce nouveau né du groupe parisien et si vous ne succomberez pas vous aussi à cet assaut furieusement inspiré, je veux bien me faire moine. Reproduire cet album sur scène ne doit pas être une mince affaire, voici en tout cas un groupe que je serais très curieux de voir en concert. A écouter absolument !

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September 11, 2008

No Return : Manipulated Mind

No Return : Manipulated MindVoici nos chers No Return de retour pour leur septième album studio, nouvelle offrande au monde du thrash death pour ce groupe présent depuis 1989. Les No Return ont la peau dure et, toujours mené de main de maître par le guitariste Alain clément (seul membre présent depuis les débuts), la formation enquille les albums avec une régularité constante.

Une fois encore, c’est avec un personnel de bord remanié que se présente le No Return de 2008. Nouveau batteur, nouveau guitariste rythmique et nouveau bassiste, rien que ça. Ca ne perturbe pas outre mesure l’ami Alain qui compose de toute façon sa musique avec un style très vite reconnaissable, mélange de brutalité death métal, de gros riffs thrash et de soli lumineux, le tout avec une dextérité et une technique irréprochable. Les expérimentations modernes (assez réussises) de « Machinery » sont totalement oubliées, « Manipulated Mind » emprunte le même chemin que son prédécesseur (« No Return » , 2006) en balançant une musique sans fioritures basée uniquement sur le mélange entre brutalité et parties mélodiques. Le groupe, qui semble presque trouver un second souffle, se montre plus inspiré que sur l’album précédent, comme si l’alchimie entre le chanteur Moreno et le compositeur Alain se mettait vraiment en marche. Les riffs sont donc bien plus inspirés, les tempo se montrent très variés (et souvent très rapides), même les soli montent d’un cran en qualité en se montrant encore plus mélodiques. Par moment, le groupe ressemblent d’ailleurs étrangement à Death ! Ajoutez à cela une production totalement adéquate et vous obtenez un cru 2008 plutôt savoureux.

Bien sûr, No Return reste immédiatement reconnaissable, et de nombreux plans rappellent immanquablement d’autres morceaux déjà écrits par le groupe dans le passé. C’est sans doute là le point faible de ce nouvel album qui, bien que très efficace, souffre tout de même d’un manque de recherche. J’aurais aimé trouver d’avantage de passages vraiment marquants, d’avantage de riffs de la qualité de ceux de “Out Of Control” ou “Take Me Beyond“, bref, cet album manque de surprises. C’est bon, énergique, mais je reste, comme souvent avec ce groupe d’ailleurs, avec le sentiment que No Return pourrait faire mieux vu ses capacités. La faute à ce line up sans arrêt instable ?

Ne boudons pas notre plaisir, « Manipulated Mind » est un bon album du groupe. Pas son meilleurs, mais une sortie qui me fait espérer que, si les musiciens restent enfin en place, le prochain album serra meilleurs encore. En tout cas, No Return est un groupe qui impose le respect par son endurance et son amour du trash/death…

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September 9, 2008