Deathbound : We Deserve Much Worse
Situé directement dans la lignée de Rotten Sound ou de Inhume, le dernier Deatbound débarque et vous guette du coin de l’?il, prêt à vous envoyer au tapis d’une grosse droite bien sentie. Ca fait mal, mais ça qui est bon, tout amateur de grind vous le confirmera?
Certes, Deathbound joue ce qu’il est convenu d’appeler du grind, c’est à dire un métal au fort relents de punk / hardcore et truffé de blast disjonctés, mais sa musique est riche, technique et aérée, du grind intelligent quoi, ben oui. Les compos sont courtes, épileptiques, et alternent, comme il est coutume de dire, entre parties extrêmement rapides, parties plus lourdes et mid tempos. Jusque là rien d’exceptionnel, c’est un menu que l’on peut lire à la pancarte de n’importe quel resto grind, mais deathbound n’est pas n’importe qui ! Les riffs, ainsi que la façon de mettre en valeur refrains et parties entraînantes, tout est calculé au micron près pour être efficace, un peu à la manière de Napalm Death, ce qui n’est pas une mince comparaison. Écoutez moi un peu les torrides “A fraction Of Truth”, “Never Ben Worse” ou “Debate To Terminate”, l’avalanche de décibels est tout simplement jouissive, d’autant que le batteur (ex-Rotten sound !) est absolument redoutable de vitesse et de précision. Bien entendu, il est facile de dire que Deathbound n’innove pas et qu’il mouline une recette mille fois éprouvée. Et alors ! Quand le résultat est aussi savoureux, moi je m’en ressers trois fois !
Pour ne rien gâcher, l’album bénéficie d’une remarquable production, à la foie grasse et parfaitement claire, ce qui n’enlève toutefois rien à la spontanéité des morceaux. Par ailleurs, les textes, loin du gore, sont revendicatifs et engagés, ce qui nous vaut de bonnes parties de chant à reprendre à pleine gorge et avec le poing levé?
Deathbound possèdent les arguments qu’il faut pour séduire aussi bien les vieux fans de Brutal Truth que les jeunes brutes en herbes qui se plongent avec bonheur la tronche dans leurs enceintes à la simple écoute de gros riffs qui tuent. En tout cas, moi j’y retourne !



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