WarMetal Reviews

The Sound Of The Underground

At The Gates : Terminal Spirit Disease

January 20th, 2009 by admin

At The Gates : Terminal Spirit DiseasePersonne ne savait que At The Gates allaient redéfinir les frontières du death metal en 1994 avec la sortie de leur chef d’oeuvre immortel “Terminal Spirit Disease“. Cet album est un mélange incroyablement réussi entre la puissance du trash et du death progressif et la mélodie de la scène Gotheburg.

Les morceaux de cet album se composent donc de riffs de progressif death trés accrocheurs qui s’alternent merveilleusement avec des riffs mélodiques et des passages trash ultra puissants et parfaitement composés. Le tout prend sa meilleure forme grâce à un arrangement incroyable digne des frères björler.

La voix trash/black de Thomas Lindberg est en parfaite adéquation avec le style du groupe et l’ambiance mélancolique de l’album.

La batterie de l’album n’est pas très technique puisqu’il s’agit d’un album de progressif death metal, mais le batteur fait l’essentiel de ce qu’on peut lui demander en accompagnant bien comme il faut les guitares.

Chef d’oeuvre incontestable donc de la scène Gotheburg que doit posséder tout fans de metal qui se respecte.

Arcturus : The Sham Mirrors

August 30th, 2007 by admin

Arcturus : The Sham Mirrors5 longues années après « La Masquerade Infernale », Arcturus retrouve son inspiration. 5 longues années d’une attente passionnée mais hésitante, car « La Masquerade Infernale » est un objet qui brise le flux temporel et nous prend, volontiers, en otages d’un passé qui vient s’agréger au présent ! Volontiers, de peur d’être déçus, car succéder à « La Masquerade Infernale » est une malédiction de lourdes conséquences et dont on a conscience ! Mais Arcturus, est justement ce qu’il est parce qu’il ne se préoccupe jamais des conséquences.

Fini donc la dimension théâtrale, fini les envolées lyriques, seules quelques ambiances cosmiques s’en sortent indemnes. « The Sham Mirrors » est donc l’incarnation d’un Arcturus qui se veut direct et sobre, mais inspiré !

Les Norvégiens, lassés des expérimentations, ou peut-être par manque d’imagination, nous proposent, sans excès de folie, un condensé de mélodies envoûtantes, relatées par des guitares généreuses et un clavier de grande classe !

Kinetic, qui sonne comme un retour à la vie, avec ses claviers atmosphériques aux allures classiques et ses guitares joviales, nous présente le nouveau Garm ; sérieux, sage, à la voix plus mélodique que jamais ! Nightmare Heaven, au titre assez drôle, renoue avec la folie mais de façon assez modérée et nous propose un passage techno étrange, prenant, aux frontières de l’abstrait. Ad Absurdum, introduit par des guitares absurdes, est le morceau où Garm s’émancipe enfin, retrouvant pour notre grand plaisir ses vieilles habitudes ! Il incarne l’insouciance ! Grotesque !

Collapse Generation est un morceau quasi instrumental où les claviers dominent, au grand bonheur de Sverd, qui en profite pour nous montrer toute l’étendue de son inspiration artistique. Idem pour le sublime Star-Crossed, vêtu d’une nostalgie de l’inconnu, dont l’absurdité s’exprime à merveille entre les mains délicates de Sverd, assisté par des cris et voix étranges de Garm. Énigmatique !

Radical Cut, avec le dieu Ihsahn au chant, nous propose une introduction intense et malsaine aux claviers atmosphériques, qui sonne comme un hommage au Black Metal des temps révolus. Rapide dans l’ensemble, Radical Cut est agrémenté d’un clavier magique qui se choisit un son particulier et d’un mariage singulier entre deux voix typiques ; un Ihsahn furieux et un Garm sarcastique !

For to End Yet Again dont la durée dépasse les 10 minutes, est un morceau assez spécial, divisé en deux parties et oscillant entre riffs de guitares grotesques voire extravagants mais étrangement agréables et lignes mélodiques au clavier, tantôt calmes et inspirées, tantôt magistrales. Monumental !

Pour assurer la transition, Sverd nous propose un petit voyage céleste grâce à des sonorités mystérieuses qu’il maîtrise à la perfection. For to End Yet Again est probablement le meilleur morceau de l’album.

Avec suffisamment de recul, on constate donc que ce « The Sham Mirrors » bien que plus direct (si le mot existe déjà dans la terminologie “Arcturusienne”) que son prédécesseur, il nous réserve tout de même son lot de surprises !

Entre un « La Masquerade Infernale » poétique et un « Sideshow Symphonies » cosmique, Arcturus a pris son temps, mais entre temps, bien qu’il ait laissé de côté cette curiosité intellectuelle qui hante depuis toujours ses créations artistiques, il n’a pas rompu avec la créativité, nous offrant un « The Sham Mirrors » généreux à souhait !

Entre deux séances de méditation, Arcturus, usé par sa propre philosophie, observe une trêve en se réfugiant dans une insouciance agnostique, nous montrant certes un côté moins inventif, mais plus vivant, pragmatique, car apaisé de la froideur de l’énigme métaphysique?pas pour longtemps !

Immortal : At the Heart of Winter

July 28th, 2007 by admin

Immortal : At the Heart of Winter1999, Immortal nous reviennent, diminués de Demonaz, victime d’une grave tendinite, mais disposant de deux atouts majeurs ; un Abbath plus libre que jamais puisque assurant désormais seul le rôle de compositeur et un Horgh au sommet de son art et consacré amplement à sa batterie. Ça sent l’évolution ! Bienvenue dans le nouveau Blashyrkh !

Dès les premières notes on aperçoit quelque chose de nouveau, une touche mélodique à laquelle les guerriers nordiques ne nous ont pas habitués et ça promet ! Car Immortal a l’air de maîtriser son art, plus que jamais ! Abbath semble avoir trouver l’équilibre parfait entre brutalité et passages rapides d’un côté, lignes mélodiques et passages mid tempo de l’autre, aidé en cela par un Horgh de gala !

Sur son deuxième album avec le groupe, Horgh fournis une prestation solide et se surpasse même par moments. Un jeu élégant et varié, des rythmes sur mesure, une aisance remarquable dans les transitions, une vitesse d’exécution très honorable et des blast beat hyper chargés. C’est le genre de batteur qui force le respect nous obligeant à lui consacrer toute une séance d’écoute.

Dans un registre émotionnel, At the Heart of Winter s’offre un champ d’expression plus large par rapport à ses prédécesseurs. Aux riffs heavy débordant d’énergie, aux passages intenses au caractère magistral, le groupe adjoint désormais des phrases mélodiques authentiques aux allures orientales par moments et des passages calmes sentant la brise nordique.

Withstand The Fall Of Time qui effleure les 9 minutes, incarne le choix du groupe pour une plus grande diversité, Abbath nous propose en effet six morceaux d’une durée moyenne de 7 minutes mais sans tomber dans la redite, l’ensemble étant bien fournis. La variété est donc de mise et pour renforcer l’impact, les norvégiens nous sortent encore ces arpèges tantôt gaies, tantôt fiers et orgueilleux, au son si particulier ! (Solarfall, Tragedies Blows At Horizon, At the Heart of Winter) ou encore une introduction de toute beauté aux claviers atmosphériques (At the Heart of Winter).

Niveau chant, Abbath maintien sa voix “Evil” au timbre si particulier, au grand dam de ses détracteurs. Peter Tägtgren de son côté reste égal à lui-même et permet à Immortal de proposer un son plus net avec des guitares moins tranchantes et une mise en valeur évidente de l’aspect mélodique propre à At the Heart of Winter.

L’artwork déroge à la règle…et ça vaut sincèrement le coup car Immortal nous propose ici un classique !

Au cÅ“ur d’un hiver nordique, At the Heart of Winter nous fait découvrir un nouveau Blashyrkh au climat instable, où beau et mauvais temps se succèdent…une indécision qui précède sans doute la tempête…à suivre !

Marduk

July 23rd, 2007 by warmetal

img529/4848/mardukun7.pngMarduk

Brutal ! Voilà un adjectif qui colle parfaitement au Black Metal de Marduk, un des groupes les plus anciens de la scène, ce terme est particulièrement adapté à l’image que les Babyloniens ont dessiné du tout puissant Marduk, le dieu qui terrassa ses adversaires pour s’approprier le titre de dieu suprême de Babylone.

Marduk

Marduk (en Akkadien, AMAR.UTU en Sumérien) est le dieu suprême et tutélaire de la ville de Babylone. Il y siégeait dans son sanctuaire l’Esagil « le temple au pinacle surélevé » que flanquait la tour à étages, la tour de Babel. Les mésopotamiens en faisaient le fils aîné de la déesse Damkina et d’Enki-Ea, le dieu de la sagesse, dont il a hérité la science, la magie et une grande compassion pour l’humanité.

Dieu agraire (ou dieu des Orages) d’importance secondaire à l’origine, Marduk acquiert toute son importance sous le règne de Nabuchodonosor Ier, souverain de Babylone de 1125 environ à 1104 av. J.-C. Après leur retentissant succès sur les Élamites, les Babyloniens reprendront la statue du dieu qui leur avaient été précédemment enlevée et Marduk finira par supplanter Enlil (et absorber ses attributions) comme dieu suprême du panthéon.

Cet événement donna lieu à une floraison littéraire, dans laquelle on trouve le Poème de la Création (Enuma elish), rédigé pour expliquer mythiquement comment les dieux ont abandonné la première place à Marduk. Selon Enuma elish, Marduk terrassa Tiamat et Kingu, les dragons du chaos, et gagna ainsi le pouvoir suprême. Marduk y est reconnu comme le créateur de l’univers et de l’humanité, le dieu de la Lumière et du Feu, et le maître des destinées.

Chaque nouvel an, l’Akîtu a lieu. Les dieux de Babylone et de Borsippa viennent rendre hommage à Marduk ; une grande procession s’organise sur la voie sacrée. Le huitième et le onzième jour, les dieux se réunissent dans son temple, le saluent avec crainte, se tiennent agenouillés devant lui pendant que les destins se fixent irrévocablement pour l’année entière.

Associé à la houe (son symbole le plus ancien), au dragon (Mushkhushu), à la planète Jupiter, et au chiffre 50 (il a cinquante titres de gloire), Marduk est représenté avec de larges oreilles, symbole d’un vaste entendement, et armé de l’arme coudée avec laquelle il a abattu Tiamat.

Dans l’Ordalie de Marduk, un texte mythologique assyrien, datant probablement du règne de Sennachérib (689 av. J.-C), Assur (assimilé par syncrétisme à la divinité Anshar) veut venger la mort de son épouse Tiamat (assimilée à Ishtar de Ninive). Il préside donc une sorte de tribunal des dieux (réunit comme à l’habitude pour l’Akîtu), qui condamne l’attitude de Marduk, en dépit des protestations de son fils Nabû. Le dieu est donc jugé en criminel et est chassé de sa place à la tête du panthéon par le roi de l’Assyrie Sennachérib.

Après la mort de Sennachérib, son fils Assarhaddon assoit de nouveau la suprématie de Marduk en entreprenant la reconstruction de la cité sainte, détruite par son père. La restauration de Babylone sera célébrée par le retour de la statue du dieu Ea, dans le temple de son fils Marduk.

Le suicide de Dead

July 13th, 2007 by warmetal

Per Yngve Ohlin, plus connu sous le nom de scène de Dead, est l’ancien chanteur de Mayhem, dont la disparition était le signe avant-coureur d’une série d’événements qui allaient bouleverser la scène Black Metal.

Le suicide de Dead, dont on parle beaucoup moins que l’assassinat de Euronymous, est le deuxième événement que je vous invite à (re)découvrir en feuilletant de nouvelles pages des « Archives du Metal ». A travers cet article, nous allons chercher à comprendre les motifs de ce suicide et découvrir un personnage obsédé par la mort.

Le premier constat auquel on s’affronte quand on se met à chercher des informations sur Dead, est la rareté des sources fiables, puisqu’il a à peine eu le contact avec des humains. Il a passé la majorité de son temps seul dans sa chambre dans un état de dépression quasi permanent. Plusieurs personnes dont des membres de groupes admettent en effet que Dead n’était pas une personne que l’on pourrait connaître très bien.

Introverti, timide, très calme, dépressif, mélancolique et même schizophrène ….. C’est ainsi qu’on décrivait le jeune Suédois. Dead était fasciné par la mort, l’obscurité, l’au-delà. Il affirmait qu’il n’était pas un humain et qu’il n’a jamais appartenu à cette terre, que durant son enfance il s’est toujours tenu près de la mort et que son sommeil était si profond que son visage en devenait trop pâle. Il rapportait même son vécu d’une EMI (expérience de mort imminente) ou NDE (Near Death Experience).

Avant de rejoindre Mayhem, Dead était le chanteur du groupe suédois Morbid, qu’il va quitter en 1987 après la sortie de la démo “December moon”, en raison de l’orientation commerciale choisie par les autres membres. Quelques semaines plus tard, il rejoint Mayhem aux cotés de Hellhammer et Euronymous, fondateur du groupe. L’arrivé de Dead va se traduire par un changement radical dans le contexte musical du groupe et qui se reflétera notamment au niveau des textes. A des paroles Gore, propres au Death Metal, succéderont désormais les sujets traitant le satanisme, l’obscurité, la mort et la dépression. Varg Vikernes lui-même affirme : « Avant l’arrivé de Dead et Hellhammer, Mayhem n’était qu’un drôle de groupe-passe-temps ».

La fascination de Dead pour la mort, les ténèbres et le sang va donner une nouvelle image à Mayhem à travers le monde, et les spectacles sanguinaires organisés lors des concerts du groupe (mutilation de têtes de porcs…) les rendront de plus en plus populaire.

Après un show à Sarpsborg, Dead parlera au magazine The C.O.T.I.M. de son grand intérêt pour les scènes de violence que le groupe véhicule à travers ses concerts et de ses idées pour en accroître la cruauté. Il abordera également une éventuelle tournée en Suède, son pays natal.

Ces projets d’avenir n’auront pas lieu puisque le 8 Avril 1991, Dead, se suicidera dans son châlet à l’âge de 21 ans, en se tirant une balle de fusil dans la tête. C’est Euronymous qui retrouvera son corps, la tête explosée, avec un fusil de chasse à coté, les poignets lacérés avec un couteau. Euronymous prendra des photos du corps de Dead pour en faire la couverture du futur album de Mayhem (Dawn of the Black Hearts). Selon la légende, Aarseth mangera des morceaux du cerveau de son compère pour reproduire un rituel viking et prendra des fractions de son crâne pour en faire des pendentifs. Certains vont jusqu’à affirmer que Hellhammer jouera la batterie en live avec les os de son ami.

Dead laissera une note de suicide, qui dénote de son humour morbide, où on pouvait lire : « Excuse all the blood » (Excusez tout le sang).

Durant sa courte carrière, Dead n’a pas laissé beaucoup d’enregistrements si ce n’est le fameux “Live in Leipzig” de Mayhem et deux titres qui figurent sur un split réalisé par son premier groupe, Morbid.

Si certains attribuent son suicide à son attachement à la mort, d’autres préfèrent chercher d’autres raisons, notamment sa vie de solitaire loin de son pays natal, la Suède. Ce qui est certain en tous cas, c’est que Dead était un personnage mélancolique qui a souffert d’un état de dépression prolongée dont l’origine est inconnue à ce jour.

Trendkill : No Longer Buried

July 7th, 2007 by admin

Trendkill : No Longer BuriedDécidément, la Suède, ce pays qui nous a tant séduit durant la dernière décennie avec des vagues déferlantes de formations au talent inouïe, n’a pas encore dit son dernier mot. Car si le Death mélodique et le Dark Suédois baignent dans un plagiat permanent et n’arrivent plus à décoller…, il existe bel et bien une nouvelle génération prête à assurer la relève ou tout au moins sauver la face de ce berceau du metal extrême.

Trendkill fait donc partie de ces groupes ayant vu le jour au cours du nouveau millénaire.

Trendkill, voilà un nom qui devrait raisonner dans bien des oreilles évoquant pour certains un classique du Trash Metal ; The Great Southern Trendkill. Cette relation ne semble pas totalement infondée car les suédois officient dans le même style, et puisent visiblement leurs influences –outre les inévitables At The Gates- dans la scène US.

Bien qu’il ne s’agit pas de vétérans, les membres de la formation scandinave ont pas mal d’années d’exercice derrière eux, notamment un certain Conny Pettersson (membre d’Anata). Ces jeunes suédois ont à leur actif deux démos et nous proposent ici leur premier album : No Longer Buried sorti en 2005.

La formation suédoise nous offre un Trashcore intense et technique avec un gros son, et bien qu’il s’agit de leur premier album, nos suédois font preuve d’une maîtrise et d’une habileté à faire pâlir la concurrence. Rien donc sur ce No Longer Buried n’est laissé au hasard, chaque break, chaque transition est étudiée minutieusement. Les morceaux se déroulent avec une fluidité remarquable, due à une structure sans failles (chaque riff intervient là où il faut) mais aussi à un batteur qui maîtrise son entreprise de bout en bout. Conny Pettersson qui fait des merveilles avec Anata nous prouve ici qu’il est l’un des meilleurs batteurs scandinaves du moment. L’arrangement des morceaux repose à 60% sur ses efforts. il confectionne chaque pièce à sa manière et son jeu contribue largement à l’aboutissement d’un son hyper chargé.

Dans la foulée d’une démonstration technique à l’américaine, le groupe n’a heureusement pas oublié ses origines et agrémente cette architecture infernale d’une touche suédoise qui a le don de rendre les compositions très accrocheuses.

Trendkill est un groupe au potentiel extraordinaire et donc à surveiller de près !

Fans de Trash Metal, Cet album est à posséder absolument !

NB : Une video du morceau “Break the Silence” est désormais disponible sur SOM.

Morrigan

June 29th, 2007 by warmetal

Les fans de Obtained Enslavement et surtout Aeternus, ont surement entendu parler de Morrigan, connue par ses participations aux trois premiers albums de la formation d’Ares et son apparition avec Obtained Enslavement sur « Soulblight ». Mais plus nombreux seront sans doutes ceux qui connaissent Morrigan, la déesse celte, dépassant elle largement les frontières étroites de l’Underground :

Morrigan

Dans la mythologie celtique irlandaise, Morrigan (ou Morrigu) signifie Grande Reine. Fille d’Ernwas, des Tuatha Dé Danann, c’est la déesse de la bataille, des différends, de la victoire, de la mort et de la fertilité. Elle est parfois représentée comme triple déesse, sous trois formes distinctes correspondant aux déesses Badb, Nemain et Macha. D’autres sources indiquent cependant qu’il s’agit uniquement de l’une des composantes de la Triade Badb/Nemain/Morrigan, représentant l’aspect de la souveraineté guerrière.

Elle est l’épouse du dieu-druide le Dagda. Sur les champs de bataille, elle apparaît souvent comme corbeau ou corneille et pour l’invoquer, il faut croasser. Son équipage est rouge, son cheval qui n’a qu’une seule patte l’est aussi, et elle même est rousse avec une cape rouge. Le rouge, couleur de sang et de la mort en fait la déesse des Morts ; d’où sa désignation comme étant la Reine des Fantômes.

Morrigan ne s’ingère pas directement dans les batailles, néanmoins, elle peut inspirer le courage ou la crainte chez les guerriers. Beaucoup de batailles ont ainsi été décidée par ses émotions et sa puissante magie, comme elle le fit pour aider les Tuatha De Danann lors de la bataille de Moy Tura. Les crânes des hommes morts au combat sont appelés les « glands de Morrigan ».

Morrigan est aussi connue pour ses prophéties ; la mort, la guerre et… La fin du monde. Mais la plus célèbre de ses prophéties, demeure l’annonce à Cúchulainn de sa mort, d’ailleurs elle l’assistera dans sa mort en se posant sur son épaule sous la forme d’une corneille. Ce héros qui refusa les avances de la déesse deviendra son pire ennemi. Elle le menace sous l’aspect de différents animaux, et la veille de son combat contre Mebd, elle détruisit son char. Lors de ce dernier combat du héros, elle lui apparaît en jeune femme lavant les dépouilles dégoulinantes de sang. Il sait alors que son heure a sonné…

Enfin il est dit que Morrigan, chaque jour de Samain se lave sur la rivière Unius et c’est là qu’elle s’unit au Dagda, son époux et lui promit de toujours lui dévoiler les desseins de ses ennemis.

L’assassinat de Euronymous

June 26th, 2007 by warmetal

 

Le début des années 90 est sans doute la période la plus sombre de l’histoire du Black Metal. Réunis autour du Inner Circle, les membres de plusieurs groupes se lancent entre autres dans une série d’actions contre les églises pour affirmer leur appartenance au mouvement sataniste. Mais l’événement le plus marquant de cette période, est sans doute l’assassinat de Euronymous, alors leader incontesté de la scène Black Metal norvégienne, par son grand rival Varg Vikernes.

Tout commence en 1991, lorsque Varg Vikernes (fondateur du one man band Burzum), résidant alors à Bergen et jusque là peu connu de la scène Black Metal, entend parler du groupe Mayhem et d’un certain Euronymous fondateur du célèbre mouvement Inner Circle. Il décide alors de rencontrer ce dernier afin de participer à l’émergence du mouvement Black Metal, et effectue à plusieurs reprises des voyages à Oslo.

En 1992, Vikernes (Comte Grishnackh) parvient à ses fins et devient un ami rapproché d’Euronymous. Son groupe Burzum sort durant cette année une démo intitulée “Aske”, puis son premier album sous le label Death Like Silence Productions appartenant au leader de Mayhem. Mais Vikernes est très ambitieux pour se contenter d’un second rôle, il veut rattraper le temps perdu et devenir le challenger d’Euronymous au poste de “grand gourou” du Black Metal et de l’underground Norvégien. Il décide alors de mener des actions d’éclats pour affirmer sa haine de la religion et son influence sur le milieu du Black Metal Norvégien.

Les deux compères se feront remarquer durant cette période dans de nombreux magazines metal par leur franc-parler, et notamment dans une interview au magazine anglais “Kerrang!”, dans laquelle ils expliquent ouvertement les activités de l’Inner Circle, et se définissent même comme faisant partie d’une organisation nommée “Satanic Terrorists”. Vikernes va jusqu’à donner une interview à un journaliste du Bergens Tidende (un quotidien local) dans laquelle il se vante de connaître les auteurs de certaines incendies d’église.

Vers 1993, Mayhem cherche un bassiste car Necrobutcher quitte le groupe suite à des problèmes personnels avec Euronymous. Le choix du groupe porte sur…Varg Vikernes qui sera engagé en tant que bassiste pour enregistrer un album qui deviendra une référence dans le black metal : De Mysteriis Dom Sathanas.

Mais à cette époque les relations entre les deux hommes s’étaient déjà largement détériorées, Euronymous devait de l’argent à Vikernes suite à la sortie des albums de Burzum, et ce dernier enviait sans doute à son collègue le fait qu’il soit considéré comme le maître à penser de la scène Black. Vikernes s’est également éloigné du mouvement sataniste, pour se rapprocher de l’odinisme, mouvement qui prône un retour aux croyances ancestrales scandinaves. Et ceci, toujours bien évidemment en opposition au christianisme.

Le 9 Août 1993, alors que l’enregistrement de « De Mysteriis Dom Sathanas » n’est pas encore terminé, Comte Grishnackh se rend chez son grand rival pour s’en débarrasser une bonne fois pour toutes. Vikernes entre amicalement chez Euronymous pour ensuite le poignarder de 23 coups de couteau : 16 dans le dos et 7 à la tête. Les soupçons portent d’abord sur le milieu du Black Metal Suédois, grands rivaux des Norvégiens, mais après quatre jours d’enquête un peu plus poussée et surtout quelques dénonciations, la police arrête finalement Varg Vikernes et son complice Snorre (du groupe Thorn) le 17 Août.

Des années après ce meurtre, il semble toujours difficile de trouver une explication à cet acte barbare, mais ce qui est sur, c’est que des raisons multiples se sont réunies pour pousser Vikernes à agir de la sorte. Outre sa jalousie de la popularité de son rival et l’opposition de deux idéologies (Vikernes était nazi et odiniste alors qu’Euronymous était satanique et se disait aussi communiste), Vikernes se sentait lésé car il ne touchait pas la contrepartie matérielle qu’il espérait de la gestion de son groupe par le label d’Euronymous. Certains prétendaient aussi que Vikernes soupçonnait Euronymous d’être un homosexuel.

Enfin, on aurait dit à Vikernes qu’Euronymous s’apprêtait à le tuer après lui infliger une longue torture. Vikernes lui-même avait déclaré a ce propos : “Si je ne l’avais pas tué, c’est lui qui m’aurait tué, quelqu’un m’a prévenu qu’il prévoyait de me tuer, c’est pour ça que je l’ai fait.”

Aeternus : … And so the Night Became

June 24th, 2007 by admin

Aeternus : ... And so the Night BecameOn est en 1998, la scène norvégienne est à son apogée, des groupes nous viennent de la terre des vikings, débordant de cet héritage musical médiéval et armés d’un talon et d’une inspiration artistique hors du commun. Aeternus fait partie de ces petits groupes auquels des formations légendaires font de l’ombre, néanmoins, la bande à Ares a bien des atouts à faire valoir.

…And So The Night Became est la deuxième offrande d’Aeternus, un album qui continue sur la voie tracée par son prédécesseur, proposant un Black/Death aux ambiances encore plus sombres mêlées à d’excellents passages mélodiques.

Le passage introductif annonce déjà la couleur, le clavier atmosphérique s’allie à la voie terrifiante d’Ares pour installer une ambiance aussi froide qu’une nuit d’hiver nordique, une atmosphère qui dégage une odeur de sang, de cadavres mutilés…les tambours prennent alors le relais pour assurer la transition vers « There’s No Wine Like The Bloods Crimson », un premier morceau plutôt moyen, mais ce n’est que partie remise car une fois entrés dans l’ambiance, les norvégiens nous servent leur Black/Death généreux, chargé de phrases mélodiques captivantes. « As I March », médiéval à souhait, alterne passages lents et rapides, oscillant entre une touche viking à la Amon Amarth et un celtique qu’Ares maîtrise à la perfection, traçant ainsi la tendance que les morceaux qui suivent adopteront, chacun à sa manière. L’inspiration allant crescendo et Aeternus accouche de « Warrior Of The Crescent Moon »; d’emblée ce morceau retient l’attention avec son arpège à la guitare classique. Du grand art ! Passages mélodiques et riffs Death accompagneront la voix ténébreuse d’Ares avant de laisser le soin d’une conclusion raffinée au clavier atmosphérique. « Bloodsverging » prend ensuite le relais. Sans nous réserver de surprises, il arrive aisément à accrocher nos oreilles, nous enfonçant encore dans l’ambiance pendant que se prépare un nouveau coup de génie !

« When The Crows Shadow Falls » se profile à l’horizon et les guitares -classique et électrique- jaillissent comme une lumière, pour nous offrir un moment de joie et de répit dont la magnificence devait rendre superflue l’évocation de ce qui allait suivre, sauf que « Ild Dans » est là pour nous faire changer d’avis et il y parvient ! Arpèges, solos, passages en voix claire « Ild Dans » sait mettre tous les atouts de son côté pour se procurer sans contestation possible le titre de meilleur morceau de l’album et rendre la tâche difficile au morceau éponyme…« And So The Night Became » qui est à ranger aux côtés de « Bloodsverging ».

Pour clore cette merveille, les norvégiens se débarrassent de leurs guitares, basse et batterie pour nous proposer, au bord des vagues nordiques, « Fyrndeheimen », une balade jouée aux instruments traditionnels et qui témoigne de leur attachement à l’héritage celtique…

Le génie musical d’Aeternus a le mérite de stimuler nos sentiments les plus profonds, de libérer nos émotions les plus vives, dessinant un tableau somptueux dont la splendeur est l’expression d’une véritable sensibilité artistique.

Aeternus : … And so the Night Became

June 24th, 2007 by admin

Aeternus : ... And so the Night BecameOn est en 1998, la scène norvégienne est à son apogée, des groupes nous viennent de la terre des vikings, débordant de cet héritage musical médiéval et armés d’un talon et d’une inspiration artistique hors du commun. Aeternus fait partie de ces petits groupes auquels des formations légendaires font de l’ombre, néanmoins, la bande à Ares a bien des atouts à faire valoir.

…And So The Night Became est la deuxième offrande d’Aeternus, un album qui continue sur la voie tracée par son prédécesseur, proposant un Black/Death aux ambiances encore plus sombres mêlées à d’excellents passages mélodiques.

Le passage introductif annonce déjà la couleur, le clavier atmosphérique s’allie à la voie terrifiante d’Ares pour installer une ambiance aussi froide qu’une nuit d’hiver nordique, une atmosphère qui dégage une odeur de sang, de cadavres mutilés…les tambours prennent alors le relais pour assurer la transition vers « There’s No Wine Like The Bloods Crimson », un premier morceau plutôt moyen, mais ce n’est que partie remise car une fois entrés dans l’ambiance, les norvégiens nous servent leur Black/Death généreux, chargé de phrases mélodiques captivantes. « As I March », médiéval à souhait, alterne passages lents et rapides, oscillant entre une touche viking à la Amon Amarth et un celtique qu’Ares maîtrise à la perfection, traçant ainsi la tendance que les morceaux qui suivent adopteront, chacun à sa manière. L’inspiration allant crescendo et Aeternus accouche de « Warrior Of The Crescent Moon »; d’emblée ce morceau retient l’attention avec son arpège à la guitare classique. Du grand art ! Passages mélodiques et riffs Death accompagneront la voix ténébreuse d’Ares avant de laisser le soin d’une conclusion raffinée au clavier atmosphérique. « Bloodsverging » prend ensuite le relais. Sans nous réserver de surprises, il arrive aisément à accrocher nos oreilles, nous enfonçant encore dans l’ambiance pendant que se prépare un nouveau coup de génie !

« When The Crows Shadow Falls » se profile à l’horizon et les guitares -classique et électrique- jaillissent comme une lumière, pour nous offrir un moment de joie et de répit dont la magnificence devait rendre superflue l’évocation de ce qui allait suivre, sauf que « Ild Dans » est là pour nous faire changer d’avis et il y parvient ! Arpèges, solos, passages en voix claire « Ild Dans » sait mettre tous les atouts de son côté pour se procurer sans contestation possible le titre de meilleur morceau de l’album et rendre la tâche difficile au morceau éponyme…« And So The Night Became » qui est à ranger aux côtés de « Bloodsverging ».

Pour clore cette merveille, les norvégiens se débarrassent de leurs guitares, basse et batterie pour nous proposer, au bord des vagues nordiques, « Fyrndeheimen », une balade jouée aux instruments traditionnels et qui témoigne de leur attachement à l’héritage celtique…

Le génie musical d’Aeternus a le mérite de stimuler nos sentiments les plus profonds, de libérer nos émotions les plus vives, dessinant un tableau somptueux dont la splendeur est l’expression d’une véritable sensibilité artistique.

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