1999, Immortal nous reviennent, diminués de Demonaz, victime d’une grave tendinite, mais disposant de deux atouts majeurs ; un Abbath plus libre que jamais puisque assurant désormais seul le rôle de compositeur et un Horgh au sommet de son art et consacré amplement à sa batterie. Ça sent l’évolution ! Bienvenue dans le nouveau Blashyrkh !
Dès les premières notes on aperçoit quelque chose de nouveau, une touche mélodique à laquelle les guerriers nordiques ne nous ont pas habitués et ça promet ! Car Immortal a l’air de maîtriser son art, plus que jamais ! Abbath semble avoir trouver l’équilibre parfait entre brutalité et passages rapides d’un côté, lignes mélodiques et passages mid tempo de l’autre, aidé en cela par un Horgh de gala !
Sur son deuxième album avec le groupe, Horgh fournis une prestation solide et se surpasse même par moments. Un jeu élégant et varié, des rythmes sur mesure, une aisance remarquable dans les transitions, une vitesse d’exécution très honorable et des blast beat hyper chargés. C’est le genre de batteur qui force le respect nous obligeant à lui consacrer toute une séance d’écoute.
Dans un registre émotionnel, At the Heart of Winter s’offre un champ d’expression plus large par rapport à ses prédécesseurs. Aux riffs heavy débordant d’énergie, aux passages intenses au caractère magistral, le groupe adjoint désormais des phrases mélodiques authentiques aux allures orientales par moments et des passages calmes sentant la brise nordique.
Withstand The Fall Of Time qui effleure les 9 minutes, incarne le choix du groupe pour une plus grande diversité, Abbath nous propose en effet six morceaux d’une durée moyenne de 7 minutes mais sans tomber dans la redite, l’ensemble étant bien fournis. La variété est donc de mise et pour renforcer l’impact, les norvégiens nous sortent encore ces arpèges tantôt gaies, tantôt fiers et orgueilleux, au son si particulier ! (Solarfall, Tragedies Blows At Horizon, At the Heart of Winter) ou encore une introduction de toute beauté aux claviers atmosphériques (At the Heart of Winter).
Niveau chant, Abbath maintien sa voix “Evil” au timbre si particulier, au grand dam de ses détracteurs. Peter Tägtgren de son côté reste égal à lui-même et permet à Immortal de proposer un son plus net avec des guitares moins tranchantes et une mise en valeur évidente de l’aspect mélodique propre à At the Heart of Winter.
L’artwork déroge à la règle…et ça vaut sincèrement le coup car Immortal nous propose ici un classique !
Au cÅ“ur d’un hiver nordique, At the Heart of Winter nous fait découvrir un nouveau Blashyrkh au climat instable, où beau et mauvais temps se succèdent…une indécision qui précède sans doute la tempête…à suivre !
July 30th, 2007 at 11:40 pm
“….Winterlandscapes pure and clear a walk into the glacial valleys
deep under forests alive only my torches fire light… ”
Immortal! Immortal! Immortal!
August 15th, 2007 at 5:20 pm
Cet album ferait groover un dépressif, me ferait courir dehors par un temps exécrable, idéal pour se réveiller le matin et entamer une journée positivement, impossible de rester de marbre, les riffs travaillés de cette manière font mouche à tout les coups chez une personne de bon goût… Enfin bref, je crois pouvoir dire qu’il s’agit du chef d’oeuvre du groupe, n’est-ce pas?
August 15th, 2007 at 9:00 pm
Tout à fait d’accord, il s’agit clairment du chef d’oeuvre absolu d’Immortal !
September 23rd, 2007 at 9:36 pm
mm”esta muy perra la pajina.
immortal es uno de mis grupos favoritos,etc