chroniques et interviews metal
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6269Vike Tare : Feed the Flames

posted by alonewithl on février 19th, 2017

Vike Tare : Feed the FlamesLes projets subsidiaires mettent du temps à s’implanter. C’est d’ailleurs vrai en ce qui concerne “Vike Tare” projet alternatif monté par les frères Boyken en supplément à leur groupe de black metal allemand “Indolenz” toujours d’activité, qui aurait lui aussi toutes les peines à se faire connaître. Le premier album du projet de black pagan de 2005, “The Tide of Revelation“, n’est jamais passé à la lumière. “Vike Tare” se défend malgré tout, mais doit arrêter toute entreprise à la suite d’une ultime tournée au nord de l’Allemagne en 2008. C’est aux alentours des années 2012-2013 que le combo refait son apparition. Quelques années plus tard, ils auront la chance de tomber sous l’escarcelle du prestigieux label Einheit Produktionen intéressé par un second album comprenant pour la majorité des titres d’anciennes compositions ouvragées qui n’ont pas pu voir le jour dans une version studio. C’est maintenant chose faite avec “Feed the Flames“, disque qui rend hommage à la Frise saxonne et à la fête païenne du Biikebrennen de cette région du nord-ouest de l’Allemagne.

L’album débute d’ailleurs par le morceau éponyme et on entend le feu qui accompagne d’ordinaire cette fête. Celui-là est mis de paire avec une belle ballade acoustique, très entreprenante cependant, de quoi mettre la pression avant l’arrivée d’un black pagan charnu et assez corrosif. On décèle alors la rugosité atypique du black pagan allemand, même si “Vike Tare” emprunte une faible part à “Mithotyn” pur ses parties pagan plus posées. On croit même y retrouver l’ombre de “Forefather” à travers le break du dit morceau. Le groupe fait parfois preuve d’une certaine anxiété à travers un “Rebirth Denied” bien nourri ou encore mieux avec un “Der Fischer” véritablement intimidant dans son approche, néanmoins dilué par un beau chant féminin tout apaisant. Ceci n’est toutefois pas la donne de l’ouvrage qui affiche plus volontiers une plénitude latente et une plus grande subtilité qu’affiché à prime abord.

Cette grande souplesse au niveau des humeurs et du rythme s’affiche pleinement à travers “Trutz, Blanke Hans”, au pagan évolutif. Y est introduit du chant clair en allemand, des chœurs et quelques violentes charges. Dans un style plus fidèle au black pagan allemand et un peu plus pugnace nous avons le redoutable “Die Spaete Rueckkehr”. Mais plus convainquant encore il y a l’éloquent “Like a Silent Hill”, surprenant par son ambiance tempérée et l’humeur positive et conquérante dégagées de ses guitares. Cela offre d’ailleurs un contraste assez saisissant avec un chant écorché de Shadow. La grande surprise repose sur le morceau “Phobos Anormaly”, affichant ostensiblement un fort penchant “Black Messiah” par ses riffs et sa tournure plus mélodique. Une rapidité qui n’est cependant pas le credo de l’instrumental de clôture “Hemgang” proposant une atmosphère plombée, plus doom, associé momentanément à de l’acoustique, puis en toute fin à des touches glaciales de piano.

L’ouvrage aurait dû être présenté voila il y a 6-7 ans. D’ailleurs dans le style on se conforme assez bien avec le “Black Messiah” période “Oath of a Warrior“, ici emprunt et marqué d’une certaine mélancolie fluctuante. Malgré ses qualités intrinsèques, l’album se serait de toute façon probablement perdu dans la masse à cette époque, tellement le pagan allemand fourmillait et sortait encore des ouvrages de prestige. Finalement, “Vike Tare” aurait choisi son moment. La patience pourrait s’avérer payante. “Feed the Flames” a beau se montrer assez accessible de par son tempérament et son articulation, hormis un chant principal plus agressif, il figure assez difficile à cerner,et exige plusieurs écoutes pour en déceler toutes les subtilités. Car le disque, sans être vraiment original ni complètement transcendant, est beaucoup plus riche qu’il le laisse entendre malgré sa fidélité au pagan metal allemand traditionnel et sa relative simplicité. Cette ambivalence fait tout l’intérêt de “Vike Tare“. C’est ce que l’on obtient à force de célébrer le feu les yeux rivés vers la mer du Nord.

14/20

No Comments | Categorized: Black Pagan

6266Omission + Manzer @ Angoulême 2017

posted by alonewithl on février 18th, 2017

Omission à Angoulême

Omission + Manzer @ Angoulême (16) – Le Mars
(09 Février 2017)
Ouverture à partir de 21:30 heures.

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Jeudi 09 Février

De retour dans mon ancienne ville d’Angoulême, je rejoins à pieds le bar du Mars situé en plein centre ville, juste à côté du centre commercial. La date proposée me paraissait peu évidente et suffisamment peu diffusée pour attirer un large public. Les problèmes de diffusion ont été certainement à l’origine du faible nombre de visiteurs lors de la date des “Sticky Boys” à ce même endroit, et je craignais que ça soit la même chose pour les moins notables “Omission” et “Manzer”. Les craintes seront vérifiées. Tout au plus l’auditoire sera composé d’une petite dzaine de personnes, et souvent des connaissances locales de l’équipe “Manzer”. Le premier concert devait commencer à 20h30, mais les balances de “Manzer” s’éternisent. Le chant principal ne donne désespérement pas et Shaxul finit par montrer des signes de désespération. Romain et Serge de “Stonewitch” sont heureusement là pour apporter leur soutien. Tout ceci avait donc mal débuté.

. MANZER

Les soucis techniques ne vont pas empêcher une assez bonne prestation dans l’ensemble. Même si Shaxul jouera cette fos en mode automatique et aura l’impression après concert d’avoir éxécuté son plus mauvais concert. En ce qui concerne les titres joués; la set-list fut assez classique et similaire en tous points à celle de leur récente venue à Poitiers au bar du Cluricaume, aux côtés de “Goatvermin”, y compris dans la reprise surprise de “Gloves of Metal” de “Manowar”, qui arrivait après “Le Fils de la Haîne” de “Killers”. Le gros problème de ce soir là a été le chant principal couvert et un Shaxul visiblement préoccupé n’interragissant quasiment plus entre les différents morceaux comme il avait pourtant l’habitude. Le moral en avait pris un coup.

Set-List:
1. Prowler From Hell / 2. Le Bouffe-Churai / 3. Terroir Squad / 4. Nuclear Necropolis / 5. Sagana / 6. Prepare Your Soul to Die / 7. Veisalgia Damnation / 8. Brut dau Loubatae / 9. Maetre é Cunpagnun / 10. Semen Goddess / 11. Pictavian Bastards / 12. Hard Metal Jackhammer / 13. Le Fils de la Haine (Killers Cover) / 14. Gloves of Metal (Manowar Cover)

. OMISSION

Voila la tête d’affiche. Le public n’a pas grossi. Qu’importe. Pour ceux qui suivent dans la région, il s’agit d’un groupe espagnol que l’on avait croisé dans le sillage des membres de “Manzer” justement, par l’intermédiaire de l’association Anthems Of Steel et d’une de leurs soirées organisées à Bressuire. Ce trio madrilène navigue volontiers dans un thrash blackisant à la “Venom”. Certains dans l’assistance semblent tout juste découvrir. Ce que l’on peut dire c’est que la prestation live est on ne peut plus conforme et fidèle à leurs prestations studio. Ils ont parfois emboités les titres, limitant les pauses à quelques prises de bières rafraichissantes. Toutes intéressantes, bien qu’un poil redondant, un brin marqué par une pesanteur malsaine, mais manquant toujours d’un je ne sais quoi pour devenir transcendant. Peut-être de relief et de puissance. Cela dit le faible auditoire ne semblait aucunement intimider “Omission”, visiblement content de jouer devant des connaisseurs qui auront répondu favorablement à leur concert.

Set-List:
1. Naive iniquity / 2. The Black Flame Shall Burn / 3. We Will Bury You / 4. I Am the Devil Scythe / 5. Legions of Youth / 6. Eve of An End / 7. In Mourning We Dwell / 8. Iron Will / 9. The Slaughter Hour / 10. Helloween (?) / 11. Breakneck Speed Blasphemies / 12. The Nameless / 13. We Are the Dead / 14. Architects of Fear / 15. Outro

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6254Elephant Tree + The Necromancers @ Poitiers 2017

posted by alonewithl on février 17th, 2017

Elephant Tree à Poitiers

Elephant Tree + The Necromancers @ Poitiers (86) – Le Zinc
(08 Février 2017)
Ouverture à partir de 20:30 heures.

> Photos

Mercredi 08 Février

Le bar du Zinc commence à avoir une programmation vraiment très éclectique cette année, du fait de la multiplication des initiatives. Après tout le lot de core, la black depuis ce tout début d’année 2017 on passe au tour du stoner doom et de ses accointances. Et pour cette fos une troupe étrangère s’invite à ce modeste local et en tête d’affiche, accompagnant avec lui un groupe bien hexagonal, et même bien local.

. THE NECROMANCERS

On présente d’abord les plus petits et ceux du coin donc. “The Necomancers” a l’air de pratiquer l’occultisme. Le groupe est tout jeune et est originaire de notre ville de Poitiers. On regrette tout bonnement le manque d’informations à son propos. Ce n’est vraiment seulement sur sa page facebook que l’on en retient des bribes. Il aurait sorti des titres et même aussi un clip. Il est sans doute un peu avancé de la définir sous une étiquette stoner doom. Son approche est en fait à la croisée entre rock et metal. Dans ce concert, on relève bien selon les morceaux du doom metal comme le prodiguait un certain “Black Sabbath” à ses touts débuts, ensuite “The Necromancers” prodigue un rock occulte de bonne facture. On est assez surpris par le niveau du groupe et l’énergie véhiculée, qui n’a d’ailleurs rien à envier à la formation figurant en tête d’affiche qui se sera elle-même bien défendue.

. ELEPHANT TREE

Il s’agit là d’un trio anglais, très abordable et dont une certaine réussite rapide leur a permis d’écouler en sold out l’ensemble des disques de leur dernière parution en date, l’éponyme “Elephant Tree” qui fait suite à “Thiea” paru deux ans plus tôt. La musique des britanniques est volontiers plus encrée dans le stoner que le groupe qui leur a précédé. L’ésotérisme en moins, le psychédélisme en plus. On pourrait tenter de les assimiler aux compatriotes d’”Uncle Acid And The Deadbeats” sans l’esbroufe années 70. Là encore la prestation est solide et semble intéressé l’assistance, hormis un vieux punk éméché et saoul qui réclamait du speed…

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