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527Rebellion (GER) : Miklagard – the History of the Vikings – Volume II

posted by admin on juin 12th, 2010

Rebellion (GER) : Miklagard - the History of the Vikings - Volume IIEncore une formation de power metal venu piller l’immense trésor viking, en puisant dans la richesse de leurs ressources historiques. “Rebellion” sort une deuxième partie de son Histoire viking, en publiant son album “Miklagard” en 2007, soit deux ans après le premier album du concept, « Sagas of Iceland ». Un fait troublant pourra déjà titiller l’esprit de certains connaisseurs en regardant attentivement l’historique qui y est dépeinte ; “Rebellion” développe au travers de cet album quasiment la même aventure que celle que l’on peut tout aussi aisément retrouver sur l’album des finlandais de “Turisas“, “The Varangian Way”, sorti d’ailleurs la même année. Quelle affreuse coïncidence. On retrouve ainsi la même épopée autour d’un équipage scandinave traversant la baltique, les grands fleuves russes, puis la mer noire, pour enfin rejoindre ce que les vikings appelaient autrefois “Miklagard“, l’actuel Istanbul. On a l’agréable surprise de s’apercevoir que “Rebellion” fait ici une présentation soignée de son album avec un livret bien illustré et une couverture de bon goût. Autre petite surprise, on signale l’arrivée d’une petite nouvelle au sein de la formation, celle de Simone Wenzel à la guitare. Ce n’est pas plus mal un peu de présence féminine. Voyons si cette traversée en Drakkar ou “dragon-boat” ira à la destination qu’on lui a prédestiné, ou que celle-ci ne se destinerait qu’à servir de festin aux poissons.

Le premier titre “Vi Seglar Mot Miklagard” démarre sur des préparatifs. C’est une sorte d’intro chantée, à l’atmosphère à la fois menaçante, intrigante et néanmoins épique. On entend bien les notes lourdes de la guitare acoustique. Des voix sourdes bien articulées prennent des airs d’hymne au voyage. Nous sommes alors accosté à quai près à prendre la mer avec des doutes pleins la tête. Tout s’enchaîne alors sur des riffs de guitares et de batterie tapageurs, dans une cadence quasi ininterrompue à partir de “Sweden”. Le chant y est enragé, ripé. “Sweden” est un titre puissant, cogneur; des caractéristiques que l’on retrouvera sur les 3 premiers quart de l’album. Les sonorités dissonantes et assourdissantes de l’équipe formée par les guitares et la batterie se retrouvent sur la majorité des titres comme “Ulfberth”, “On The Edge of Life” ou encore “The Rus” pour ne citer que ceux là. Cependant cette mise sous pression ne s’en s’avère pas moins efficace. Le rythme bien qu’assez linéaire est puissant, stimulant. Celà s’allie parfaitement avec le chant souvent scandé de Michael Seifert grave et asphisxié, de la même teneur que celui de Matt Barlow, chanteur d’”Iced Earth“, mais en plus saccadé et rapide toutefois. Les parties instrumentales électriques sont jouer dans un style beaucoup plus mélodieux, élaboré et soigné, mais tout aussi musclé. Ils nous offrent un vrai instant de répit avant que repasse encore une dernière fois la tyrannie musicale du tout bourriné avant la fin de la piste. Une petite atténuation s’observe au fur et à mesure de notre avancée à travers ces lieux hostiles bien décrites par la musique et le chant martelé de Michael. A partir de “Kiev” on constate dès lors une batterie plus souple, bien que les guitares n’aient pas perdu de leur volume oppressant. Mais ça ne saurait tarder, car elles observent la même constance que la batterie. On remarque d’ailleurs un léger lâchement de leur part sur “Airfur”.

Sur “Taste of Steel”, “Rebellion” s’essaye au son thrash avec une batterie jouant une mesure rapide de grêle. Les guitares ne sont pas en reste non plus. Elles sont également en pleine course de vitesse, crachant des flammes et produisant des sonorités virulentes et abrasives. Le refrain fait plus clairement pensé en revanche à du speed metal, notamment par le changement de ton produit par le chant. On va retrouver quelque chose de plus conforme au power metal par la suite, bien que l’on puisse noter un dernier titre reprenant encore des déchaînements ultra rapides conformes à un heavy/speed sur “Our Back to The Wind”, comportant une jolie petite partie instrumentale acoustique. “God of Thunder” comme “The Uprising” sont des titres au son brut et solide comme le roc, à grande vitesse d’éxécution, mais gagnés par davantage de mélodie. On identifie aisément le chant bien remonté et plus apaisé, reprenant désormais des similitudes, des airs de Chris Boltendahl de “Grave Digger“. “The Uprising” termine l’album avec un air de guitare acoustique, associé au synthé, puis aux bruits de la plage et des oiseaux de mer en fin de piste. Ce sera le terme du périple. Je passes alors à côté du meilleur qui reste sans la moindre hésitation le titre de l’album “Miklagard” qui est la dernière destination de cette croisière palpitante, à en croire le récit. Le titre se singularise par ses airs harmonieux et dociles des guitares. Le chant s’illustre alors par un gisement de voix correctement orientées. Le ton est assurément mélodieux, technique et vif. Moins brutal, mais plus performant. “Rebellion“, formation allemande encore très discrète sur la scène metal,démontre une certaine gestation musicale. Ils signent avec “Miklagard” un album de bonne qualité, au son néanmoins très marqué dans ses débuts. Le groupe s’identifie de plus en plus comme étant le pendant allemand d’un groupe comme “Iced Earth“.

15/20

 

 

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