chroniques et interviews metal

4135Lutece : Awaking Ancient Gods

posted by admin on mars 15th, 2014

Lutece : Awaking Ancient GodsQui se souvient des dieux gaulois, des héros qui ont permis aux racines de notre pays de germer au soleil ? On fait ici référence à une Histoire lointaine, située dans les profondeurs de la terre. Un combo parisien a voulu ressasser tout ça, faisant référence par son seul nom à l’obscur épisode gaulois. Durant l’année 2007, « Lutece » avait déjà commencé sa lutte en sortant un premier album, « … And Ancestors Still Remain ». Néanmoins, le produit témoignait des fragilités de la jeune formation. Le son était de piètre qualité, rendant friables même les compositions les plus développées. Denosdrakkh et Hesgaroth souhaitent évidemment progresser et ne se montrent pas totalement satisfait de leur premier ouvrage. Un certain tournant va être opéré avec le mini qu’ils éditeront peu de temps après. Ce sera en fait une transition annonçant le second album qui allait venir.

Il y a de quoi être pourtant découragé au début de l’écoute d’ « Awaking Ancient Gods ». En fait, « Mystic Hill » ne figure pas comme le meilleur élément de l’appareil, bien au contraire. Il y a beaucoup à reprocher de ce titre très court. Commençons par citer sa rythmique syncopée très inconfortable ou les paroles inintelligibles et sans aucune profondeur. Cela s’enchaine de manière désordonnée. Les chants ne tirent même pas leur épingle du jeu, puisqu’ils se trouvent noyés dans ce flot confus. Toutefois, on observe une rage, une vélocité, qui fera le succès de compositions ultérieures à ce mini. Même sur le plus posé, le timide et parfois redondant « Iron Will », dont la structure est à rapprocher à celle tenue par l’illustre « Windir », se dégage cette virulence particulièrement marquante.

La recherche semble porter réellement ses fruits avec « Epona’s Riders ». Un titre palpitant qui s’élance complètement après une entame anxieuse. C’est là que l’on décèle le plus d’accélérations, le plus de violence, mais paradoxalement le plus de mélodies. Le chant est encore obligé de se débattre face à ces lames, mais la puissance dégagée est suffisamment délectable pour l’auditeur. Le morceau éponyme va d’ailleurs s’en rapprocher. La réelle différence constatable d’ « Awaking Ancient Gods » à son précédent morceau, va reposer sur sa fibre davantage pagan. Il n’en sera, en revanche, pas question pour « The Path of Avalon », se basant essentiellement dans l’ambient et les sons artificiels des claviers. Autrement dit, nous aurons là une liaison unique avec un ancien « Summoning », période « Lugburz ».

De l’aveu du chanteur, l’EP de 2008 est une œuvre de transition, une étape à franchir pour escalader les hauteurs. C’est aussi le constat que l’auditeur attentif pourra se faire. Sur « Awaking Ancient Gods » le combo parvient à contrôler la rage mal exploitée sur « … And Ancestors Still Remain ». La qualité sonore se peaufine également, bien qu’il y ait encore eu besoin de travailler dessus. « Lutece » se prie d’annoncer les travaux à venir, qui se feront néanmoins attendre jusqu’en 2013, date de la fameuse sortie du dense et irrésistible «… Our Ashes Blown Away », soit 5 ans après celle du mini. Visiblement, cette période leur aura été utile pour forger leurs nouvelles armes.

13/20

 

 

You must be logged in to post a comment.