chroniques et interviews metal

4527Hell’Oween Festival V

posted by alonewithl on novembre 10th, 2014

hell'oweenV

Hell’Oween Festival V @ Saintes (17) – Théâtre Geoffroy Martel
(31 Octobre et 1er Novembre 2014)
Ouverture à partir de 20:00 heures.

Place aux citrouilles, aux chauves-souris et aux sorcières. C’est Halloween. Cette importation des Etats-Unis a encore du mal à s’implanter dans l’hexagone. Mais malgré les réticences ou l’indifférence, on voit tout de même quelques enfants costumés réclamer des bonbons et aux friandises aux portes des maisons. Mon récit ne s’intéresse pas à eux ou à cette énième coutume arrivée et presque commercialement imposée d’Outre-Atlantique. Si j’ai à évoquer tout ceci, c’est que se tient précisément durant cette période de festivité macabre, un rendez-vous metal de premier ordre: Le Hell’Oween Fest à Saintes.
Parvenu aujourd’hui à sa cinquième édition, le Hell’Oween Fest a grandi et dévoile ses ambitions. Il propose ce coup-ci des groupes de légendes sur son affiche de 2014. Nous retrouvons au sommet la véritable star du hard rock français des années 80, “Vulcain”; “Mercyless”, autre ancien, qui fut un des pionniers du death metal made in France; mais également les étoiles montantes que sont “Seth”, “T.A.N.K”, et bien d’autres encore. L’ancienne garde s’associe à la nouvelle lors de cette édition, qui se tient comme chaque année sur deux soirées dans la petite salle du Théâtre Geoffroy Martel.

Vendredi 31 Octobre

Il y avait un peu plus de monde que l’année dernière, et encore davantage qu’il y a deux ans. Cela prend de l’importance d’année en année, on dirait. Et le public ne se limite plus forcément à la seule région du Poitou-Charentes. La publicité autour de l’événement me semblait toujours aussi limitée au vue du faible nombres d’affiches croisées à Saintes, ou dans les villes de Charente et de Vienne, où j’ai l’habitude de m’aventurer. Par contre, les organisateurs, bien que n’ayant pas ciblé le plus grand nombre, ont appliqué une stratégie qui s’est avérée assez payante en redoublant leurs efforts sur des endroits précis et différents sites de concerts dans la région, ou des lieux de rendez-vous de metalleux. C’est ainsi que j’ai pu retrouver des membres du collectif lors du Dark Vibes ou du Vars Attacks.

Arrivé à 20 heures sur le parking en face de l’abbaye qui avoisine la salle, peu de voitures garées étaient à signaler. Je craignais alors que la fréquentation soit identique ou moindre par rapport à l’édition 2013. A mon grand soulagement, à celui des organisateurs, le public finira par venir à l’heure prévue, et atteindra véritablement son plein pour les deux derniers groupes à paraître, les groupes phares que sont “Mercyless” et “T.A.N.K”. Je rencontre sur place des membres de l’orga’ plaisantants et de bonne humeur. Shaxul et son stand de Legion Of Death était curieusement présent alors que le festival avait l’habitude de présenter des styles plus modernes que ceux défendus par le label et le fameux leader poitevin. Le personnage m’expliquera sa présence par celle de “Mercyless”. En fait, la présence de nombreux plus de 30 ans s’explique en grande partie par la venue de cette formation de death. Son heure viendra.

. SILVER MACHINE

A croire que là où est Shaxul, “Silver Machine” n’est pas loin. Il me semble que les deux fois où j’avais vu la formation sur scène, à Vars, puis à Bressuire, “Manzer” était également de la partie. Ce combo typiquement local montrait déjà des qualités indéniables, du moins musicalement parlant. Je me montrais en revanche encore réservé d’un point de vue scénique et sur le chanteur, Brice, encore peu familiarisé avec la langue anglaise. Ce soir tout va profondément changer, “Silver Machine” paraîtra pour beaucoup une surprise ou sinon l’une des meilleures prestations de la soirée. La musique est toujours bercée entre heavy metal et stoner, mais le chant par dessus tout s’est grandement amélioré. On remarque le changement de bassiste. Il y avait ainsi une véritable unité dans l’excellence et le groupe délivrait sous l’enthousiasme du public les titres de son actuel EP et même d’un autre en préparation. Néanmoins, c’est sur une reprise que l’on obtiendra le point d’orgue ultime du concert. Avec une interprétation sensationnelle de “Holy Diver” de “Dio”, “Silver Machine” mettra plus vieux et petits jeunes dans sa poche. Une reprise dont ils sont coutumiers, mais j’avoue n’avoir jamais eu souvenir d’un tel étalage de tripes sur ce morceau.

Set-List:
. Warpaint Blues /. Feed the Rats /. Riddle of Death /. Born to Rise /. Exit to Exile /. Demons Out /. Revelation Trip /. Hell Designer /. Luciforce /. Holy Diver (Dio Cover)

. GRAVITY

Beaucoup plus moderne cette fois, “Gravity” est une petite formation en vogue de metalcore ayant sorti deux albums à ce jour. Lors des préparatifs, j’ai été surpris par la présence sur les planches d’une petite jeune femme au pied emplâtré qui s’activait avec courageuse. Il s’agissait tout simplement de la chanteuse. On appris qu’elle s’était foulé le pied et qu’elle avait insisté à monter sur scène, alors que ses camarades avaient l’intention de laisser tomber pour préserver la santé de leur pauvre Emilie. La détermination vient à bout de tout. Même si je dois avouer ne pas avoir très apprécié le mélange death mélodique/core proposé. J’avais l’impression de me retrouver fasse à un mur, à un bloc linéaire et massif. Je distinguais mal les variations musicales entre les deux guitaristes. L’ensemble me paraissait bizarrement trop compact. Peut-être un problème de goût ou générationnel. ça bougeait fort bien, même Emilie ne semblait pas trop peiner de son handicap au pied. Les plus jeunes par contre étaient aux anges et appréciaient sans réserve la prestation. Pour ceux que j’ai eu l’occasion d’interroger, ça a été l’un des clous de la soirée. Problème générationnel, j’ai dit. Enfin! Il est indéniable néanmoins que les membres de “Gravity” ont le cœur sur la main. Très abordable avec les gens du public, toujours avec le sourire.

Set-List:
. Emphase /. L’Ecorce /. (none) /. Inlandsis /. (none) /. Arkham /. Le 13ème Cercle

. ATLANTIS CHRONICLES

Bon! Le deathcore, c’est pas du tout, mais alors pas du tout mon truc. Pourtant, je me suis laissé séduire par la formation parisienne “Atlantis Chronicles”, déjà parce qu’ils mettaient le paquet visuellement par leurs magnifiques paravents de chaque côté de la scène, et que l’univers sous-marin dans le metal, c’est suffisamment original pour attirer l’attention. Quand je parle de deathcore, je m’égare quelque peu. C’est vrai que c’est le genre qui nous vient aussitôt à l’esprit quand on écoute des titres du groupe. Mais il ne faut pas faire impasse sur les éléments death technique qui surgissent immanquablement sur leurs différents morceaux. C’est d’ailleurs ce qui en fait leur principal atout. On sentait alors un groupe en ébullition , déchaînant leur public, mais apparaissant trop moderne au goût des anciens qui ne juraient que par le death metal authentique à venir de “Mercyless”. Amateur pourtant de cette authenticité, j’ai pourtant cédé à ces assauts, trop compliqués au goût de certains. En revanche, j’aurais un peu moins apprécié la version studio de leur album, manquant de la profondeur et de l’assurance rencontrées à Saintes. Il y a, comme ça, des groupes bâtis pour le live.

Set-List:
. Intro /. Embrace the Abyss /. Beyond the Lighthouse /. Echoes of Silence /. Architeuthis Dux /. Tales of Atlantis /. Homocene /. Thousands Carybdea /. Ten Miles Underwater /. Outro

. MERCYLESS

Pour moi, et peut-être pour d’autres, il n’y avait pas photo. “Mercyless” était le grand moment de cette soirée, probablement même de cette édition du Hell’Oween Fest. Oui, d’accord! Cette considération ne tient pas trop compte de la prestation scénique, mais musicalement c’était le top du top. Les mecs étaient plutôt statiques, il faut le reconnaître, mais celà a sans doute joué dans la performance musicale. On les sentait emplis de rage, dominés par le démon. Ils étaient concentrés, transpirant la volonté d’asséner un violent coup au public, une rincée dont il n’était pas prêt d’oublier. Ceux-là étaient en train de donner une leçon de death metal, authentique, entier, à l’ancienne, presque celui des tranchées, on peut dire. Le grand charisme et le regard prédateur de Max Otero crevait littéralement la scène. Il s’est montré intraitable, comme ses camarades, notamment sur la reprise “Evil Dead” de “Death”. Je dois dire que j’étais surpris d’apprendre quelques réserves de quelques uns de mes amis somiens présents sur la prestation. “Mercyless” a jeté le doute pour une minorité, le souffre pour une majorité.

Set-List:
. Intro /. Substance of Purity /. Infamy /. A Message for All Those Who Died /. God Is Dreaming /. Without Christ /. Abject Offerings /. Probably Impure /. Spiral of Flowers /. Burned at the Stake /. Evil Dead (Death Cover) /. I Vomit this World

. T.A.N.K

Voilà certainement une formation qui a les moyens de ses ambitions. En même temps, il s’agissait de la tête d’affiche de la soirée. Ou du moins celle qui finissait en toute fin, dont on pouvait logiquement prétendre qu’elle était en quelque sorte le clou du spectacle. T.A.N.K que l’on traduit par “Think of A New Kind”, fait parti des tenants français d’un “thrash death” résolument moderne et ayant jouit d’une reconnaissance quasi immédiate avec seulement deux full lenght au compteur. Ils ont participé à de grands festivals européens: Metal Camp, Wacken, Hellfest,… Et aujourd’hui, ils mènent la barque du Hell’Oween Fest. Enfin, mon esprit retors a quand même parlé. J’ai plus été conquis par leur sens inné du big show que par leur seule musique. Ceux qui me connaissent savent que j’éprouve les pires difficultés dans tout ce qui est thrash ou death contemporain. Cependant, l’énergie et l’envie étaient là. Ceux qui avaient affronté déjà des milliers de spectateurs dans leur jeune carrière ne faisaient pas la fine bouche devant le parterre saintongeais. Et pour le lot de petits jeunes en déplacement, c’était un véritable bienfait. Eux ne manquaient rien et appréciaient grandement l’électricité dégagé et le rouleau compresseur musical dévastateur qu’ils avaient en face d’eux. L’équipe en furie tenta de souder jeunes et moins jeunes à travers une reprise de “Walk” de “Pantera”, à sa sauce. On ne pourra pas renier que c’était puissant et que la bande déployait tout son dynamisme sur scène. Même si personnellement je suis plus addict au “Tank” britannique, ce Tank là a gardé de la chair sur ses chenilles.

Set-List:
. Intro /. The Raven’s Cry /. Inhaled /. T.A.N.K. /. Beautiful Agony /. Disturbia /. Walk (Pantera Cover) /. Unleash the Craving /. Brother in Arms /. It Bleeds Inside

Samedi 1er Novembre

On annonçait plus de monde pour ce soir. D’une part, parce que les gens sortent plus souvent un samedi qu’un vendredi et parce qu’il y avait “Vulcain” au programme. Des gens ne se sont déplacés que pour ce dernier, genre quinquas en veste à patchs “Sortilège”, “AC/DC”, “Killers”, y compris de la lointaine Belgique. J’aurais à le découvrir lors de la séance de dédicaces qui suivra leur concert, et lors de laquelle j’aurais à connaître la grande convivialité des frères Puzio, fidèles à leurs racines prolétaires. Néanmoins ce samedi ne s’annonçait pas entièrement au profit de “Vulcain” comme nous le verrons.

. OVERSTRANGE MOOD

Comme durant la soirée précédente, le premier à entrer en piste est une livraison du coin. “Overstrange Mood” sort de l’inconnu dans la très grande majorité du public rassemblée. Le quatuor a pourtant délivré récemment un premier EP éponyme. Ma foi, musicalement ça s’est avéré tout à fait correct. Le chanteur/guitariste, affublé d’un haut-de-forme sur la tête, a encore du bien à digérer la langue british. Son jeu de guitare est néanmoins plus fluide que sa voix. Sans avoir durablement marqué, stoner aux accents mélodiques d’”Overstrange Mood” satisfait les spectateurs et laissent deviner des perspectives d’avenir intéressantes au groupe.

Set-List:
. Rag /. Side Effect /. Empty /. Usual Believes /. Sambalivrance /. Fla Metal /. Last /. Breathe Your Fire

. BEYOND THE STYX

Voila un combo que j’étais bien curieux de voir et dont j’ai manqué maintes occasions de concerts. Le style pratiqué par ces tourangeaux est des plus étonnants. On hésite entre deathcore, hardcore et sludge. Un membre de “Beyond The Styx” aura captivé toutes les attentions ce soir, il s’agit tout bonnement du chanteur, Emile Styx. ça se comprend, d’une part parce qu’un épais nuage de fumée recouvrait la scène et faisait jurer les quelques photographes présents. Le chanteur qui prenait les devants face à la foule était donc le seul élément vraiment visible durant tout le concert; d’autre part, parce que ce personnage est un sacré show-man, délivrant une rage et une brutalité sans pareille. Cela se transcende même à travers son visage, prenant les traits d’un Joey Starr énervé. Celui-là ira jusqu’à mimer sa propre agonie en toute fin, à genoux, face contre terre, rampant jusque au cœur de la foule, devant des musiciens impassibles, cantonnés à délivrer la force brute de leur musique. “Beyond The Styx” aura été pour beaucoup une étape curieuse et décapante sur scène.

Set-List:
. Intro /. Petroleum /. Xcalibur /. Code Orphantage /. Echidna’H /. Venomen (on!) /. Sanctuar INK /. Heca3

. ALEA JACTA EST

La venue de ces romains originaires de Toulouse (d’ailleurs ils n’y a pas eu besoin de le dire pour le deviner) a été une souffrance personnelle. Cela n’a rien à voir avec le jeu, le son ou la prestation scénique. Pour l’occasion, ils ont envoyé la grosse purée. Il y a pas à redire, leur hardcore défonçait tout. Il s’agissait en fait d’une souffrance pour chaque photographe sur place. Durant les deux jours de festivité on n’avait pas eu autant d’énergie déployée et de mouvements sur scène. C’était une surenchère scénique. Le chanteur, qui avait un gros accent du midi à décoller les planchers, passait d’un point à l’autre de la scène d’une vitesse quasi-hallucinante. Tu le cherches, tu le cherches, tu le trouves, tu le trouves plus. Tout s’est enchaîné à grande vitesse. Durant cette prestation, “Alea Jacta Est” inaugurait une ligne TGV.

Set-List:
. A Sword Called Revenge /. From Silence I Rise /. No Sooner Born Than Dead /. 2 Words 1 Finger /. You Make Me Stronger /. Row /. Today You Die /. Bullets Are Loud /. Hostility /. Napalm for Everyone /. Harder Than Nail /. Kiss Defeat Goodbye /. No Pain No Gain

. VULCAIN

Là, on était serrés. La foule était compacte à l’attente du groupe légendaire, déjà présenté à l’époque comme le “Motörhead” français. Ce lien avec la célèbre bande à Lemmy se retrouvait désormais dans la composition en trio, à l’exception que ce n’était pas le bassiste qui tenait le micro, mais le guitariste. “Vulcain”, ça représentait beaucoup pour les tous les types présents. Pour les uns, ça a figuré dans leurs premières écoutes de hard français, quoiqu’un hard flirtant parfois avec la puissance du heavy, comme l’immanquable tenant des années 80 que fut “Trust” dans ses premiers albums. “Vulcain” a été e quelque sorte la médaille d’argent de cette glorieuse époque. Tiens, des années 80, nous en faisons justement allusion, en fêtant pour l’occasion les 30 ans de leur divin album “Rock n’ Roll Secours”. Pas mal de titres de l’opus seront repris, avec fraîcheur, donnant même une seconde jeunesse au morceau “Les Damnés”, qui s’est vigoureusement dégagé de la set-list. Ce n’est cependant pas celui qui a privilégié de la plus grande communion avec le public. Pour cela les rappels “Bosser” et “Ebony” (encore présents sur “Rock n’ Roll Secours”) ont fait leur petit effet. Il y avait aussi de nombreux morceaux issus de leur dernier album, “V8″, accueillis par le même enthousiasme partagé entre anciens fans venus nombreux et plus jeunes. L’un d’eux aura hurlé “Merci de chanter en français”. Chose qui devient de plus en plus inhabituelle. Le groupe français de metal, de hard ou de core est sous-médiatisé dans son propre pays, honnis de la bienpensance, il cherche son salut à l’étranger en gardant pour repère sa France natale. “Vulcain”, comme les “ADX” ou “Satan Jokers” ont été rattrapés par la nouvelle donne des années 90, mais sont revenus pour résister. Les dinosaures, une bière à la main, entonneront avec le public à l’unisson le paillard “La Digue du Cul”, leur point de ralliement délirant, leur hymne cocasse, pour en faire le ciment d’une vieillesse qui se perd et d’une jeunesse qui se cherche.

Set-List:
. Rock n’ Roll Secours /. Pile ou Face /. Avec-Vous /. Call of Duty /. Les Damnés /. Le King /. Sur la Ligne /. Limite /. Le Fils de Lucifer /. Lâchez-Nous /. Le Soviet Suprême /. Overdose /. Blueberry Blues /. Sale Temps pour les Cons /. Go Fast /. Vulcain /. L’Enfer /. Bosser /. Ebony

. SETH

L’ayant raté au Hellfest à cause d’un changement de programmation, je ne voulais pas passer à côté de ce chantre du black metal français. J’avais pu rencontrer à leur stand Heimoth, le guitariste et Eguil Voisin, le bassiste, tous deux très sympathiques. Sur scène, ils ont opéré une métamorphose, se débarrassant de tous sentiments, de toute humanité, comme s’ils n’étaient plus qu’instruments d’une force supérieure et totalement étrangère aux gentils que nous sommes. L’espace est plus sombre qu’à l’accoutumé, l’éclairage est plus feutré, donnant parfois une impression crépusculaire de l’endroit. Là encore, ce n’était pas des plus évidents pour la photographie, mais l’univers s’accommodait merveilleusement bien avec la musique. Certains ont émis la réserve que le son était trop fort. En fait c’était plus ou moins la même chose pour chaque concert, et ma foi, c’était moins pire que l’an dernier où il y avait parfois eu exagération sur quelques groupes à mon souvenir. Le son optimal demande encore des efforts, mais point à redire sur la prestation de “Seth”, qui aurait cependant pu proposer d’autres titres des “Blessures de l’Âme”, que “…à la Mémoire de Nos Frères”, tant ils sont exceptionnels.

Set-List:
. Intro /. In Aching Agony /. Let Me Be the Salt in Your Wound /. Addicted to Psychotropic Angeldust /. Ten Barrels (A Scourge for the World, a Plague for His Soul) /. Die Weihe /. Scars Born from Bleeding Stars /. Killing My Eyes /. Acid Christ /. Umbilical Cutting /. …À la Mémoire de Nos Frères

Un grand merci à toute l’orga, aux groupes et aux somiens qui se sont déplacés.

 

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