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5599Sticky Boys + Guests @ Angoulême 2016

posted by alonewithl on janvier 24th, 2016

Sticky Boys + Guests 2016

Sticky Boys + Mobütu + Kodama. + Stella & Tchang @ Angoulême (16) – Bar Le Mars
(22 Janvier 2016)
Ouverture à partir de 20:00 heures.

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Vendredi 22 Janvier

« Sticky Boys » et « Mobütu » devaient passer à La Poudrière, à Rochefort ce début d’année 2016. L’événement était prévu de longue date. Cependant, on a un peu été pris au dépourvu en découvrant leur passage une journée avant au bar du Mars à Angoulême. A titre personnel, ça m’arrangeait vraiment, car je ne pouvais aller à la date du 23, prévue à La Poudrière à cause d’un concert spécial viking se tenant le même jour. Je n’avais encore fait aucun concert dans ce bar, qui à première vue me paraissait sympa et comportant une salle assez volumineuse pour accueillir plus d’une centaine de personnes pour un concert. La connaissance de l’événement ayant peu circulé et trop tardive, la salle, ce soir du 22 janvier en contiendra malheureusement beaucoup moins que la centaine..

. STELLA & TCHANG

On a évoqué la présence de « Sticky Boys » et de « Mobütu », mais on n’a pas encore évoqué celle d’autres formations en ouverture. Car, oui ! Il n’y avait pas que deux concerts, mais quatre pour ce soir. Le premier d’entre eux était ce que l’on pourrait appeler le « groupe de chauffe ». « Stella & Tchang » est un groupe de reprises de titres rock et rockabily de la vieille époque. Rien que du très basique. Le genre à servir exclusivement les premières parties. J’ai eu l’occasion d’en rencontrer un de ce style en première de « Flayed », il y a quelques mois. Il s’appelait « Crazy Dolls and the Bollocks ». Mais celui-là était exceptionnel en comparaison de « Stella & Tchang ». Un bon grade au-dessus, même. Les reprises chez ces bordelais étaient également un peu plus fouillées. Néanmoins, après la déception des premiers titres offerts par « Stella & Tchang », avec un peu de patience, on arrive à retenir quelques reprises très correctes pour ceux qui apprécient la musique du King. La chanteuse faisait de son mieux, elle assurait bien la communication avec le public. Il serait bien, pour eux et pour le public, que la troupe puisse élever son niveau et pourquoi pas de composer.

. KODAMA

Après le groupe de reprises d’Angoulême, on reste dans le local avec le groupe rock « Kodama », originaire de la petite ville de Montmorillon. Là, total effet inverse avec ce groupe de rock. J’avoue mettre pris une claque à l’écoute des premiers morceaux, de celle que l’on ne s’attend pas du tout, avant que le tout ne s’essouffle et s’éternise une fois passé le milieu du set. C’est grandement dommage, car la formation a un fort potentiel. Il est aussi à regretter le faible nombre de spectateurs. Ce qui n’a pas du trop jouer en leur faveur. Ils ont néanmoins pu compter sur quelques supporteurs qui reprenaient à tue-tête quelques-uns de leurs morceaux. J’avoue avoir été intéressé après leur concert, au point de m’empresser à acheter leur unique album à ce jour. Histoire d’un peu plus creuser dans cette valeur du rock local.

Set-List :
1. Iintro / 2. Sorry Song / 3. She / 4. Run / 5. Give / 6. Dreamer / 7. Mascarade / 8. This Is Love / 9. A Sun / 10. Les Blessures / 11. La Chute / 12. Believe / 13. Storm / 14. Superhero / 15. Llive in This World / 16. Miss Hystérie / 17. Fiction

. MOBÜTU

Après les petits hors d’œuvre, on sert le plat de résistance. Et c’est du bœuf bien saignant que l’on pose sur la table. Rare sont les détracteurs qui reprocheraient à « Mobütu » d’être un groupe singeant « Motörhead » comme beaucoup d’autres. Ce trio vendéen est plus que cela. J’ai pu le voir opérer avec un puissant turbo lors de la première édition du Anthems Of Steel Fest de Bressuire. Et c’était vraiment quelque chose. Du genre à pouvoir relayer justement « Motörhead » parmi les groupes à guinguettes. Et c’est vraiment un plaisir d’avoir une telle formation à proximité. Certains l’ont découvert notamment lors d’un précédent Motocultor ou au Metal Corner du Hellfest. Je ne doute pas du plaisir qu’ils ont eu. D’autres l’ont découvert sans nul doute ce soir à Angoulême. Et encore une fois, ça a envoyé du bois. C’était brut, sec, puissant et graveleux. Il y avait toujours cet humour gras et flingueur de Mäturin en prime pour cimenter chaque morceau. Il reste que j’avais encore un meilleur souvenir de la fois passée à Bressuire, où ils étaient alors assurément irrésistibles. Et cela, faute de public, très probablement, bien que le concert ait été redoutable. L’ambiance n’était pas exactement la même. Que voulez-vous ? On s’attend désormais avec « Mobütu » des livraisons de camions par wagons. A une prochaine très certainement.

. STICKY BOYS

Là de nouveau, il y a eu un précédent en ce qui me concerne. Certains locaux ont probablement dû se souvenir de leur passage à Saintes lors du Hell’Oween Fest d’il y a près de deux ans. C’était purement énorme, mémorable. Derechef, l’ambiance avait fait le tout et donner du carburant au groupe. Avec une montée en célébrité et un passage au Motocultor, « Sticky Boys » passait cette fois à Angoulême, devant une bonne cinquantaine de personnes. Et heureusement, les gens étaient un peu plus énervés. Est-ce grâce à l’alcool ? A voir la tête de certains, je dirais : « pas que… ». En tout cas, c’était un vrai plaisir de revoir ces parisiens affublés de leurs chemises bleues. A la différence de l’autre fois, l’album « Make Art » n’était pas encore sorti, et j’ai pu donc profiter en live de nombreux titres issus de cet album, peut-être moins vigoureux que le précédent, mais quand même…, notamment « The Future in Your Hands » qui est un morceau convivial par excellence. Ce sourire quasi permanent s’est parfois effacé au vue du comportement de certains mecs qui ne s’embarrassaient nullement des efforts des musiciens. A force de foutre des manteaux et divers choses sur les pédales d’effets, les fils se débranchent et les artistes se retrouvent à se soucier d’emmerdes techniques en plein élan, en plein milieu de set. Puis bon, il y a eu aussi quelques bouteilles plastiques qui ont volé et qui ont atterri sur le bassiste, sans nulle raison. Qu’est-ce que je peux vomir sur ces gens. « Sticky Boys » aurait mérité ce soir-là une foule plus nombreuse au vue de sa prestation, plus civilisée aussi. Idem pour « Mobütu » et « Kodama ».

 

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