chroniques et interviews metal

5611Wergeld + Guests @ Angoulême 2016

posted by alonewithl on janvier 27th, 2016

Wergeld + Guests 2016

Wergeld + Aequinoctium Sanguinis + Dur Dabla @ Angoulême (16) – Bar Le Mars
(23 Janvier 2016)
Ouverture à partir de 20:30 heures.

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Samedi 23 Janvier

Le lendemain de la soirée avec « Sticky Boys » et consorts, le bar du Mars, en centre-ville de la ville d’Angoulême avait prévu de longue date une soirée spéciale viking. Dans mon étourderie légendaire, je m’étais pointé là-bas, un mois avant, imaginant que ce serait un 23 Décembre et non un 23 Janvier. Quoiqu’il en soit, je connaissais maintenant les lieux, et je connaissais aussi certains participants de la soirée. En premier lieu Greg et Guillaume du groupe « Wergeld ». C’est en proposant de les aider, que je me suis retrouvé à faire momentanément la caisse pour les premières entrées de la soirée aux côtés de Greg. Je n’imaginais pas qu’il y aurait autant de monde. En éternel pessimiste, je tablais sur tout au plus 60 personnes, il en est venu près de 200. On dit que ce genre de soirée à thématique et à musique pagan est très demandée. Pour le coup, en plus de « Wergeld » qui était désormais la valeur locale pagan, on balayait le grand ouest en proposant en groupe en provenance de Bretagne et un autre de Bordeaux.

. DUR DABLA

On commence par les bretons de « Dur Dabla ». Le groupe a été inlassablement promu comme un futur espoir du folk metal français. Sa démo et son EP ont été encensés, avant qu’ils ne retombent dans l’ombre avec le groupe. En effet, ces pièces commencent à dater et la formation a subi maints revirements au sein de son line-up. C’est donc avec grand plaisir que je découvre enfin « Dur Dabla », et ce n’est pas peine perdu. Ils ont joué remarquablement, faisant d’entrée une très bonne impression sur le public. Cela m’avait fait songer aux rouennais de « Drenaï », bien que « Dur Dabla »s’en tire plus efficacement musicalement, mais s’avère perdant sur le plan scénique. La forme a semblé quelque peu simpliste, alors qu’il y avait domaine à faire quelque chose aux milieux de ces légendes bretonnes. II faudra aussi que le chanteur, plutôt doué, apprenne à meubler entre les morceaux. Il en a d’ailleurs fait l’aveu non sans humour. On va me dire que tout ceci revêt du détail. Quoiqu’il en soit, le groupe a fait des envieux et s’est illustré auprès du public pour un concert passionnant, peut-être le plus passionnant de la soirée.

Set 1 :
1. Intro / 2. Tallu Med / 3. Ar Chennerezed Noz / 4. Andro Du / 5. Ys / 6. On the Wailing Sea /7. Job and Laur / 8. Omen / 9. Scots / 10. To Defend Our Celtic Lands

. AEQUINOCTIUM SANGUINIS

Sur le plan scénique, rien ne pourra être reproché aux bordelais d’« Aequinoctium Sanguinis ». La scène est un grand décor naturel. Les pieds de micro sont envahis par la végétation. La troupe est en tenue appropriée avec multiples symboles inscrits sur la peau. Le groupe nous initie donc à un rite païen. On est dans un premier temps assez impressionné. On découvre bien leur côté professionnel, le sens technique des musiciens, qui avait notamment fait dire à Guillaume de « Wergeld » que la claviériste était bien meilleure que lui. Il manquerait toutefois un petit quelque chose dans les compositions pour remporter le même enthousiasme qu’avec « Dur Dabla ». Il est vrai que l’on est dans une logique moins festive, plus accès sur la symphonie et la mélodie produites par les claviers. Il n’y a pas de temps mort tout le long. L’énergie est continue. Il suffirait que tout cela soit gagné d’un certain esprit enchanteur, d’une harmonie.

Set-List :
1. Rebirth of Pagan Time / 2. Stone Warriors / 3. Le Chaudron de Daghdha / 4. The Revenge of a Pagan Priestress / 5. Epona’s Wrath / 6. Rite / 7. Les Runes de Sang / 8. Forgotten Gods / 9. Coming from the Stars

. WERGELD

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, c’était la toute première fois que je voyais « Wergeld » sur scène. Guillaume, ordinairement bassiste, occupait la place de chanteur/claviériste. Là aussi, ils ont tenu à soigner leur entrée, tous habillés de tenues franques. Greg, à la guitare, portait même un casque dans les premiers morceaux du set. Par ce concert, j’ai pu découvrir d’autres morceaux que ceux issus de leur premier Ep, toujours dans un registre black pagan. Musicalement, il était plaisant d’entendre un pagan agressif, pas dégueu techniquement. Là, où ça pêche ce serait sur les chants. C’est-à-dire le chant principal de Guillaume, qui manquait de puissance, et les chœurs, qui, on a beau dire, ne sont pas assez travaillés. Le set a néanmoins réussi à déchainer la foule. Le groupe s’en tirait remarquablement, hormis ces quelques bémols de voix. On les sentait assez touchés par les acclamations enthousiastes. Ce qui les a permis de se laisser sereinement dans la reprise de « Witching Hour » de « Venom » pour clôturer cette folle et belle soirée.

Set-List :
1. Ouer Fona Rhin / 2. Antrusion / 3. Freyja / 4. 40 Years of War / 5. The Loss of the World Tree / 6. The Blood of the Beheaded Priest / 7. Nibelungenlied / 8. Witching Hour (Venom Cover)

 

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