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6360Skelethal + Guests @ Angoulême 2017

posted by alonewithl on mai 27th, 2017

skelethal à angoulême

Skelethal + Guests @ Angoulême (16) – Le Mars
(18 Avril 2017)
Ouverture à partir de 21:00 heures.

Mardi 18 Avril

Quelque chose est en train de se produire en France au niveau du metal extrême old school, et du death metal en particulier. On assiste à l’essor de bon nombre de formations de death metal, grattant aux sources de leur art. C’est ainsi que l’on assiste à l’envol de groupes de plus en plus côtés comme “Affliction Gate” et “Ritualization”. Deux combos que j’ai eu le privilège de voir en concert à Bressuire (79), dans le sillage de la bande à Shaxul (“Manzer”). On retrouve quasiment les mêmes gens pour célébrer le metal orthodoxe d’autres futures pontes d’une nouvelle scène hexagonale. Il faut aller cette fois au Mars d’Angoulême, un bar faisant de plus en plus office de coin indispensable pour tout amateur de metal ou de musique underground en Charente. Une troupe locale que j’avais cru morte et enterrée depuis quelques temps déjà refait surface en ouverture, suivi de deux espoirs metalliques du Nord de la France.

. FALL OF SERAPHS

Il s’agit de la seconde fois que je les vois sur scène. En fait, on retient la première pour avoir été assez mémorable. C’était à proximité d’Angoulême lors d’une édition du Vars Attacks. “Fall Of Seraphs” paraissait en groupe de death technique, privilégiant un flux de mélodies, mais paraissait aussi encore quelque peu fébrile sur scène. Les années sont passées et l’effectif semble avoir changé. Sur la scène du Mars, les charentais apparaissent davantage comme un groupe de death metal classique que de death à l’armature complexifiée. L’apparence purement technique, fluette, mélodique s’est considérablement estompée. Avec une set-list identique à leur passage à Vars pourtant. Du moins, c’est ce qu’a certifié l’un des membres de la formation. On retrouve cette fois un chanteur à part entière. Il s’en tire très bien d’ailleurs et contribue grandement à la part obscure et malsaine que revêt ce “Fall Of Seraphs” nouvelle formule, qui apparaît agressif et méthodique. Ils reprendront un titre du défunt “Disabled” avec leur ancien chanteur sur scène. C’est en tout cas une prestation bien plus convaincante que celle tenue il y a quelques années, même si cette dernière était déjà prometteuse, devant une foule malheureusement très éparse.

Set-List:
1. Kill all Empathy / 2. Pact of Negation / 3. Destroyer of Worlds / 4. Seraph? / 5. Thoughtseize / 6. Fiery? / 7. Unable? /8. Vow? / 9. ? / 10. ? (Disabled Cover)

. MORTAL SCEPTER

C’est un jeune groupe de thrash metal originaire du Nord qui fait son entrée. Pas de ceux proches des circuits revival classique à la “Havok” ou à la “Evile”. Le thrash metal pratiqué par “Mortal Scepter” est infiniment plus occulte, ramenant aux débuts tumultueux de la fameuse école allemande représentée par les “Destruction”, “Sodom” et “Kreator”. Durant les balances, les guitaristes tiraient pourtant des airs de “Running Wild”. Mais quelques airs de “Destruction” se sont introduits pour ceux qui avaient des doutes. Cela se vérifie en effet sur la scène d’Angoulême, où ils ont pratiqué avec excellence un thrash metal old school de celui produit par les allemands à l’époque, à la frontière du metal extrême. On ne retient toutefois pas de titre majeur, mais le jeu employé se révèle bien technique, dans une ambiance tout à fait prenante et agressive. On se sent bien happés.

. SKELETHAL

On chemine vers le clou de la soirée. “Skelethal”, ce nom commence à pas mal circuler. Il s’agit ni plus ni moins qu’une des vedettes actuelles du death old school français. Egalement originaire du Nord comme son prédécesseur “Mortal Scepter”. D’ailleurs, ils partagent ensemble un de leurs guitaristes. L’ambiance est chez eux beaucoup mieux exploitée autour de leur musique, beaucoup plus occulte en définitive. Les mouvements répétitifs, quasi rituels, ainsi que l’obscurité de la salle n’ont pas du tout facilité la prise de photos. Cela a presque été impossible notamment de photographier leur bassiste, qui pourtant était très statique à l’image du groupe, dans une posture underground, balançant sur place, la crinière en avant. On revient au début de carrière des premiers groupes de death.

 

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