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Posthum : .Posthum

July 20th, 2009 by admin

Posthum : .PosthumFroid ! J’ai froid bordel,  pourtant il doit faire pas loin de 30°C devant mon Pc.  Mais qu’est ce que c’est que ce truc ? Une climatisation auditive, une pompe à fraicheur cérébrale ?Putain je vais me faire des balloches en or,  moi, avec cette découverte, je vais aller te déposer le brevet vite fait bien fait, et à  moi le concours Lépine, le pognon…

Monsieur Lépine : Voici plusieurs jours, que je viens de faire une découverte ahurissante, qui va révolutionner le monde actuel. Je viens d’inventer la climatisation via l’audition.

 Oui, je sais ce que vous pensez à la lecture de cette missive, mais non je ne suis pas fou, ni demeuré.
  Cette invention est on ne peut  plus simple à mettre en Å“uvre.
Démonstration : Tout d’abord je tiens à préciser que je décline toute responsabilité quand à l’usage de ce phénomène. Je veux dire par là, qu’il est plus que souhaitable que les “Oreilles” acceptent la norme “BM Inside”.

Afin de faire fonctionner ce matériel, il faut juste : Des oreilles en état de fonctionnement,  un Cd et une installation Hi-fi,simple non ? Mais pas n’importe quel Cd, d’ailleurs je vous mets en garde quand à l’utilisation avec un quelconque autre artiste, surtout non estampillé “BM I”.
Bref, donc la galette a insérer dans le lecteur  s’intitule “.Posthum” N’y voyez rien de morbide hein ! Posthum c’est le nom du groupe, mais aussi de l’album, et cela nous vient de Norvège.
  Certainement que cette origine n’est pas anodine dans le résultat, toujours est il que cela est très agréable en ces temps de canicule.
Volume de l’ampli sur 80%, insertion du truc et zou ! Pour un résultat GLACIAL….
Vous avez 8 plages de réglages, mais ceci dit, la sensation de froid est la même durant 41 minutes.Voila c’est simple non ?
Bon il me reste à peaufiner quelques trucs du genre : « Si un fan de Maé essaye Â»… Car il y a avec cette technique, quelques désagréments. Tout d’abord, l’utilisation de cette machine est pour le moment, exclusivement réservée aux amateurs de Black Métal mid-tempo haineux,  aux adorateurs de voix hurlée, aux “vénérateurs” de la double pédale…Les aficionados d’ambiances malsaines, froides, violentes vont ici bénéficier de 100% d’efficacité avec ce produit.

La composition de ce système est intégralement bio,  pas d’artifice: Guitares, basse, batterie, et vociférations… Juste une petite incartade sur la programmation de la carte mère, au niveau de la plage « Sacrified Â» ou une mélopée violon/guitare sèche, servant à faire remonter la température ambiante…pour mieux la faire dégringoler par la suite, avec un black brut de décoffrage.

 Mais comment ce dispositif est à même de délivrer de la glace ? De part sa conception pardi, de l’artwork jusqu’au contenu, tout n’est qu’une énorme chambre froide. Les vocaux hurlés, qui vous glacent les sangs et vous transportent irrémédiablement au fin fond des Fjords gelés.
Le mariage hurlements/ black métal est hyper oppressant.  Les riffs,les ambiances, les mélodies forment des pointes acérées qui transpercent  le corps, tout comme  le froid, lorsque rien ne l’arrête… Une immersion en Norvège par un froid extrême,  avec pour seule barrière, un caleçon court. Voila un peu la métaphore adéquate pour ce système.
 Le style musical n’est pas sans rappeler un certain « Vreid Â», mais attention, ce dispositif ne fonctionne qu’avec “  .Posthum“.

Voila Monsieur Lépine, en espérant que ma trouvaille figurera en tête du prochain concours.

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Astel Oscora : Wormshire

June 4th, 2009 by admin

Astel Oscora : WormshireEntrez, entrez mes enfants, venez, n’ayez crainte… Ceci est votre maison, la maison du saigneur.

Le saigneur, hum hum, non point de faute d’orthographe, étant donné, qu’ici, le maitre des lieux est un peu… fourchu.

Hopopop, qu’à cela ne tienne, moi j’y entre dans cette église délabrée, et puis, j’ai un petit faible pour la bête démoniaque.

Merde…j’ai oublié de préciser que pour une compréhension totale de cette modeste chronique, il faut écouter simultanément cet album : “Wormshire“… Vous ne l’avez pas ! Il va donc falloir investir, et surtout, que je vous fasse ressentir ce radium spirituel qui irradie mon subconscient à l’écoute de ce joyau…diabolique, merci d’avance !

Bon, faut que j’y entre seul, dans ce maudit cloitre donc, seul mais avec cet orgue de cathédrale dans les oreilles, “Intro” glauque mais d’une pureté sibylline, en complète contradiction avec l’austérité des lieux. L’atmosphère saturée d’humidité, rend la progression difficile, enjamber les cadavres de bancs et autres chaises, n’est pas chose aisée, mais j’y arrive petit à petit.

“Astel Oscora” démarre son show avec “Blazing Inferno“. Ambiance très symphonique grâce aux claviers majestueux toujours présents, une voix black bien perchée vient assoir ce sentiment de désolation, le tout enrobé par un black métal atmosphérique divin, ce titre m’habite et parviens à me faire avancer dans ce dédale glauque et humide…

Quelques “pointes” de synthé viennent ci et là illuminer le peu de vitraux encore intacts. L’effet est immédiat : Oppressant, malsain et furieusement démoniaque….

L’ interlude “Abyss” mélange de ruissèlement d’eau et d’ambiances funèbres, me montre le chemin à suivre : La crypte…Ok ok j’y vais. Fièrement n’est point le terme adéquat ici, lentement je me dirige vers cette cavité ouverte sur le néant, porté par cette mélodie lancinante.

Des chuchotements m’accueillent à l’amorce de la descente en colimaçon “Winter Sunset”. Une espèce de litanie suintant l’orgue de barbarie, monte jusqu’à mes oreilles, m’enveloppe et m’entraine dans le ventre étouffant de cette ruine.

La litanie se transforme radicalement en un Black Métal symphonique, rapide, haineux, mais mélodique. Heureusement qu’il y a cette pointe de romance, car vu la chaleur, et surtout cette oppressante sensation pernicieuse, je ne pourrais point avancer…. Les marches se terminent, je me retrouve dans le noir absolu, suintant la transpiration et la peur par tous mes pores. Ce black majestueux, m’empêche de rebrousser chemin, un mur de guitares torturées est venu combler le passage…

Et pour ne rien arranger, voici le tonnerre, assourdissant, les éclairs tels des stroboscopes hallucinogènes, irradient la scène, callés sur la batterie furieuse. “Angels Sinful Too” Une espèce de farandole glauque, tournant à une vitesse surhumaine, alimentée par la chaleur, la haine, le désespoir, vient m’embarquer dans sa folle épopée….Plus de sensation, si ce n’est celle, de la mort, présente en permanence dans ce marasme.

-« Relâche-moi, je ne suis qu’un auditeur».

As t’elle entendue mes supplications ? Toujours est-il que « la chose » me libère dans un grondement inhumain, tel l’interlude “Cave”.

Littéralement expulsé, vomit de cette ronde infernale, je me retrouve à même la terre moisie empestant le souffre, disloqué mais bien vivant. “The Land of Worm” débute, cette intro lente et lumineuse, me permet de reprendre mes esprits, les guitares sont cristallines, mais empreintes de haine, ce moment ne dure guère que quelques dizaines de secondes, car aussitôt, afin de ne point me laisser croire à une fin heureuse, un putain de black sur vitaminé mêlé a des samples de gargouillements ignobles, vient m’empaler sur ses multiples blasts gluants et distordus.

Putain je vais crever, là, seul, bouffé par ces vers… Non trop facile, trop rapide, mon tortionnaire n’est point pressé. Après m’avoir percé, et afin de m’économiser,” Nochnojj Koshmar” vient en quelque sorte panser mes plaies. Un Black mélancolique, lancinant par moment, tout en rondeur, léger, mais loin d’être mièvre, me remet sur pied. Ce nectar musical agit comme une potion de guérisseur.

Reculer pour mieux “exploser”, c’est mon sentiment actuel, je n’ose même plus imaginer la suite…

Je me relève comme je peux, cherchant à tâtons une aide illusoire. C’est le moment choisi par ces diaboliques Russes, d’abattre leur dernière carte “Jazyki Plameni”.

Le style est caractéristique, et annonce ma fin….Intro classique symphonique, théâtrale, à en foutre les jetons. Ça y est, la bête est là, elle surgit en même temps qu’un putain de black hyper symphonique, aux ambiances grandioses blastant à la folie. L’heure fatidique est enfin arrivée.

Marre de cette vie de merde, vas y bouffe moi, délecte toi, comme je savoure cette somptueuse offrande musicale. Une voix hurlée de fou vient m’expliquer le pourquoi d’un tel déchainement de haine, mais c’est trop tard, je suis littéralement broyé par tant de brutalité, charrié comme un vulgaire ballot de paille par ces remugles empestant la déchéance. Ce mur du son fait de distorsions, de blasts, compilés à d’énormes braillements, a raison de ma conscience… Je crève, là, seul, damné par Astel Oscora.

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Astel Oscora : Wormshire

June 4th, 2009 by admin

Astel Oscora : WormshireEntrez, entrez mes enfants, venez, n’ayez crainte… Ceci est votre maison, la maison du saigneur.

Le saigneur, hum hum, non point de faute d’orthographe, étant donné, qu’ici, le maitre des lieux est un peu… fourchu.

Hopopop, qu’à cela ne tienne, moi j’y entre dans cette église délabrée, et puis, j’ai un petit faible pour la bête démoniaque.

Merde…j’ai oublié de préciser que pour une compréhension totale de cette modeste chronique, il faut écouter simultanément cet album : “Wormshire“… Vous ne l’avez pas ! Il va donc falloir investir, et surtout, que je vous fasse ressentir ce radium spirituel qui irradie mon subconscient à l’écoute de ce joyau…diabolique, merci d’avance !

Bon, faut que j’y entre seul, dans ce maudit cloitre donc, seul mais avec cet orgue de cathédrale dans les oreilles, “Intro” glauque mais d’une pureté sibylline, en complète contradiction avec l’austérité des lieux. L’atmosphère saturée d’humidité, rend la progression difficile, enjamber les cadavres de bancs et autres chaises, n’est pas chose aisée, mais j’y arrive petit à petit.

“Astel Oscora” démarre son show avec “Blazing Inferno“. Ambiance très symphonique grâce aux claviers majestueux toujours présents, une voix black bien perchée vient assoir ce sentiment de désolation, le tout enrobé par un black métal atmosphérique divin, ce titre m’habite et parviens à me faire avancer dans ce dédale glauque et humide…

Quelques “pointes” de synthé viennent ci et là illuminer le peu de vitraux encore intacts. L’effet est immédiat : Oppressant, malsain et furieusement démoniaque….

L’ interlude “Abyss” mélange de ruissèlement d’eau et d’ambiances funèbres, me montre le chemin à suivre : La crypte…Ok ok j’y vais. Fièrement n’est point le terme adéquat ici, lentement je me dirige vers cette cavité ouverte sur le néant, porté par cette mélodie lancinante.

Des chuchotements m’accueillent à l’amorce de la descente en colimaçon “Winter Sunset”. Une espèce de litanie suintant l’orgue de barbarie, monte jusqu’à mes oreilles, m’enveloppe et m’entraine dans le ventre étouffant de cette ruine.

La litanie se transforme radicalement en un Black Métal symphonique, rapide, haineux, mais mélodique. Heureusement qu’il y a cette pointe de romance, car vu la chaleur, et surtout cette oppressante sensation pernicieuse, je ne pourrais point avancer…. Les marches se terminent, je me retrouve dans le noir absolu, suintant la transpiration et la peur par tous mes pores. Ce black majestueux, m’empêche de rebrousser chemin, un mur de guitares torturées est venu combler le passage…

Et pour ne rien arranger, voici le tonnerre, assourdissant, les éclairs tels des stroboscopes hallucinogènes, irradient la scène, callés sur la batterie furieuse. “Angels Sinful Too” Une espèce de farandole glauque, tournant à une vitesse surhumaine, alimentée par la chaleur, la haine, le désespoir, vient m’embarquer dans sa folle épopée….Plus de sensation, si ce n’est celle, de la mort, présente en permanence dans ce marasme.

-« Relâche-moi, je ne suis qu’un auditeur».

As t’elle entendue mes supplications ? Toujours est-il que « la chose » me libère dans un grondement inhumain, tel l’interlude “Cave”.

Littéralement expulsé, vomit de cette ronde infernale, je me retrouve à même la terre moisie empestant le souffre, disloqué mais bien vivant. “The Land of Worm” débute, cette intro lente et lumineuse, me permet de reprendre mes esprits, les guitares sont cristallines, mais empreintes de haine, ce moment ne dure guère que quelques dizaines de secondes, car aussitôt, afin de ne point me laisser croire à une fin heureuse, un putain de black sur vitaminé mêlé a des samples de gargouillements ignobles, vient m’empaler sur ses multiples blasts gluants et distordus.

Putain je vais crever, là, seul, bouffé par ces vers… Non trop facile, trop rapide, mon tortionnaire n’est point pressé. Après m’avoir percé, et afin de m’économiser,” Nochnojj Koshmar” vient en quelque sorte panser mes plaies. Un Black mélancolique, lancinant par moment, tout en rondeur, léger, mais loin d’être mièvre, me remet sur pied. Ce nectar musical agit comme une potion de guérisseur.

Reculer pour mieux “exploser”, c’est mon sentiment actuel, je n’ose même plus imaginer la suite…

Je me relève comme je peux, cherchant à tâtons une aide illusoire. C’est le moment choisi par ces diaboliques Russes, d’abattre leur dernière carte “Jazyki Plameni”.

Le style est caractéristique, et annonce ma fin….Intro classique symphonique, théâtrale, à en foutre les jetons. Ça y est, la bête est là, elle surgit en même temps qu’un putain de black hyper symphonique, aux ambiances grandioses blastant à la folie. L’heure fatidique est enfin arrivée.

Marre de cette vie de merde, vas y bouffe moi, délecte toi, comme je savoure cette somptueuse offrande musicale. Une voix hurlée de fou vient m’expliquer le pourquoi d’un tel déchainement de haine, mais c’est trop tard, je suis littéralement broyé par tant de brutalité, charrié comme un vulgaire ballot de paille par ces remugles empestant la déchéance. Ce mur du son fait de distorsions, de blasts, compilés à d’énormes braillements, a raison de ma conscience… Je crève, là, seul, damné par Astel Oscora.

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Astel Oscora : Wormshire

June 4th, 2009 by admin

Astel Oscora : WormshireEntrez, entrez mes enfants, venez, n’ayez crainte… Ceci est votre maison, la maison du saigneur.

Le saigneur, hum hum, non point de faute d’orthographe, étant donné, qu’ici, le maitre des lieux est un peu… fourchu.

Hopopop, qu’à cela ne tienne, moi j’y entre dans cette église délabrée, et puis, j’ai un petit faible pour la bête démoniaque.

Merde…j’ai oublié de préciser que pour une compréhension totale de cette modeste chronique, il faut écouter simultanément cet album : “Wormshire“… Vous ne l’avez pas ! Il va donc falloir investir, et surtout, que je vous fasse ressentir ce radium spirituel qui irradie mon subconscient à l’écoute de ce joyau…diabolique, merci d’avance !

Bon, faut que j’y entre seul, dans ce maudit cloitre donc, seul mais avec cet orgue de cathédrale dans les oreilles, “Intro” glauque mais d’une pureté sibylline, en complète contradiction avec l’austérité des lieux. L’atmosphère saturée d’humidité, rend la progression difficile, enjamber les cadavres de bancs et autres chaises, n’est pas chose aisée, mais j’y arrive petit à petit.

“Astel Oscora” démarre son show avec “Blazing Inferno“. Ambiance très symphonique grâce aux claviers majestueux toujours présents, une voix black bien perchée vient assoir ce sentiment de désolation, le tout enrobé par un black métal atmosphérique divin, ce titre m’habite et parviens à me faire avancer dans ce dédale glauque et humide…

Quelques “pointes” de synthé viennent ci et là illuminer le peu de vitraux encore intacts. L’effet est immédiat : Oppressant, malsain et furieusement démoniaque….

L’ interlude “Abyss” mélange de ruissèlement d’eau et d’ambiances funèbres, me montre le chemin à suivre : La crypte…Ok ok j’y vais. Fièrement n’est point le terme adéquat ici, lentement je me dirige vers cette cavité ouverte sur le néant, porté par cette mélodie lancinante.

Des chuchotements m’accueillent à l’amorce de la descente en colimaçon “Winter Sunset”. Une espèce de litanie suintant l’orgue de barbarie, monte jusqu’à mes oreilles, m’enveloppe et m’entraine dans le ventre étouffant de cette ruine.

La litanie se transforme radicalement en un Black Métal symphonique, rapide, haineux, mais mélodique. Heureusement qu’il y a cette pointe de romance, car vu la chaleur, et surtout cette oppressante sensation pernicieuse, je ne pourrais point avancer…. Les marches se terminent, je me retrouve dans le noir absolu, suintant la transpiration et la peur par tous mes pores. Ce black majestueux, m’empêche de rebrousser chemin, un mur de guitares torturées est venu combler le passage…

Et pour ne rien arranger, voici le tonnerre, assourdissant, les éclairs tels des stroboscopes hallucinogènes, irradient la scène, callés sur la batterie furieuse. “Angels Sinful Too” Une espèce de farandole glauque, tournant à une vitesse surhumaine, alimentée par la chaleur, la haine, le désespoir, vient m’embarquer dans sa folle épopée….Plus de sensation, si ce n’est celle, de la mort, présente en permanence dans ce marasme.

-« Relâche-moi, je ne suis qu’un auditeur».

As t’elle entendue mes supplications ? Toujours est-il que « la chose » me libère dans un grondement inhumain, tel l’interlude “Cave”.

Littéralement expulsé, vomit de cette ronde infernale, je me retrouve à même la terre moisie empestant le souffre, disloqué mais bien vivant. “The Land of Worm” débute, cette intro lente et lumineuse, me permet de reprendre mes esprits, les guitares sont cristallines, mais empreintes de haine, ce moment ne dure guère que quelques dizaines de secondes, car aussitôt, afin de ne point me laisser croire à une fin heureuse, un putain de black sur vitaminé mêlé a des samples de gargouillements ignobles, vient m’empaler sur ses multiples blasts gluants et distordus.

Putain je vais crever, là, seul, bouffé par ces vers… Non trop facile, trop rapide, mon tortionnaire n’est point pressé. Après m’avoir percé, et afin de m’économiser,” Nochnojj Koshmar” vient en quelque sorte panser mes plaies. Un Black mélancolique, lancinant par moment, tout en rondeur, léger, mais loin d’être mièvre, me remet sur pied. Ce nectar musical agit comme une potion de guérisseur.

Reculer pour mieux “exploser”, c’est mon sentiment actuel, je n’ose même plus imaginer la suite…

Je me relève comme je peux, cherchant à tâtons une aide illusoire. C’est le moment choisi par ces diaboliques Russes, d’abattre leur dernière carte “Jazyki Plameni”.

Le style est caractéristique, et annonce ma fin….Intro classique symphonique, théâtrale, à en foutre les jetons. Ça y est, la bête est là, elle surgit en même temps qu’un putain de black hyper symphonique, aux ambiances grandioses blastant à la folie. L’heure fatidique est enfin arrivée.

Marre de cette vie de merde, vas y bouffe moi, délecte toi, comme je savoure cette somptueuse offrande musicale. Une voix hurlée de fou vient m’expliquer le pourquoi d’un tel déchainement de haine, mais c’est trop tard, je suis littéralement broyé par tant de brutalité, charrié comme un vulgaire ballot de paille par ces remugles empestant la déchéance. Ce mur du son fait de distorsions, de blasts, compilés à d’énormes braillements, a raison de ma conscience… Je crève, là, seul, damné par Astel Oscora.

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Cobalt : Gin

May 19th, 2009 by admin

Cobalt : GinS’extasier devant une toile, un film, une photo, une voiture…Quoi de plus normal me direz vous.

S’extasier devant une musique, un son, la aussi c’est totalement compréhensible.

S’extasier devant des émotions suscitées par de la musique, là déjà, c’est moins commun.

Pourtant, c’est ce qu’il vient de m’arriver à l’écoute de ce “Gin” dernier méfait en date de ce combo Américain : Cobalt.

Je m’explique : La musique délivrée par ce groupe est complètement débridée, elle se situe aux antipodes de ce que la scène actuelle Black Metal est capable de produire. Pourtant c’est bel et bien de Black Métal que nous allons parler ici. Un black majestueux, novateur, déconcertant, mais incroyablement jubilatoire.

Réunir les bases du black, les sources du thrash, par moment du death, du rock, et rendre le tout…actuel, et furieusement équilibré. Belle utopie !

Et bien que nenni, Cobalt le fait, et avec brio. La recette est hyper compliquée mais le résultat est un délice de Post Black Métal, un truc hybride à vous embarquez les neurones dans un tourbillon de sentiments jusqu’alors insoupçonnés.

Cette musique n’est pas “facile” d’accès, ici se côtoient percussions tribales, blasts, moments de pure acoustique, folie…blues…true Black Metal. Une multitude de petites perles musicales qui, une fois assemblées, forment une entité, une Å“uvre d’art.

“Two Thumbed Fist” est un des ingrédients de cette alchimie, un titre complètement effréné, une intro thrash black syncopée précédant une voix criée, des riffs sanglants thrashy ….et en plein milieu de ce morceau qui serait resté bien anodin sans, des percussions viennent nous embarquer pour mieux nous balancer trois minutes plus tard dans un black thrash progressif sur vitaminé.

Une déferlante de riffs plus acérés les uns que les autre, vient épicer cette mélodie fade de prime abord. La rythmique est puissante, pesante, grâce surtout, au magicien planqué derrière ses futs…

Ce batteur…aaah ! Enorme, d’une précision chirurgicale, me laisse pantois d’admiration.

Cette méticulosité musicale poussée à son paroxysme, est déconcertante, l’approche mais surtout, la perception de cette orgie musicale est complexe. Mais lorsque l’on arrive à surmonter ce sentiment déroutant des premières écoutes, le résultat est redoutable.

Evidement, je m’extasie devant cette musique de haute volée, mais cela n’est que juste récompense face à ce travail d’orfèvre.

Pourtant, Cobalt à bien compris, que pour assoir sa suprématie, il fallait faire en sorte que l’auditeur soit aux premières loges de sa démesure, de sa folie. Pour sortir du lot il faut que cette musique transporte l’amateur d’extrème. C’est chose faite…

Citer moi un album actuel, où, vous pouvez voyager jusqu’aux racines de notre chère musique?

Gin ! Ici, ces Américains, sans complexe, nous promènent allègrement dans le Black Metal mais en puisant dans le folk…jusqu’au blues.

Bien entendu, il n’est nullement question d’un quelconque truc néo machin, non, mais plutôt d’une adaptation historique de l’évolution du Black Metal…

Le titre “Dry Body” en est la parfaite illustration. Une romance rock élaborée à l’aide d’une voix claire, mais monocorde, d’une guitare aux accents blues, d’une batterie limite percus. Gentiment, cette mélodie va, murir, vieillir, saturer crescendo, et dégénérer en un orgasme de distorsions métalliques.

Fouillis musical ? Non…mon dieu ! Cette substance obtenue, n’est ni plus ni moins, que la panacée en matière de Black Progressif. Lorsque cet “idéal musical” est renouvelé sur 11 pistes possédant toutes une identité différente, mais, lorgnant vers le même objectif, à savoir, l’initiation musicale. Lorsque cette harmonie de styles est en parfaite symbiose avec la trame voulue par ses auteurs, cela forme un album majeur.

Ce voyage à la source ne pouvait être complet sans, d’une manière ou d’une autre, aborder le blues. Et bien, ces Musiciens, nous propose en clôture de ce fantastique opus, l’oriGine…

Un blues, chanté par des esclaves noirs. Un blues entonné au milieu des bruits de chaines, des cris, des martèlements d’outils, durant, je m’imaGine, une de ces multiples séances de travaux forcés, vient clôturer ce monument musical de 56 minutes.

“Black Odyssée”, voila le titre qu’aurait pu figurer sur ce CD, il n’en est rien, néanmoins Cobalt vient d’inventer un synonyme : Gin.

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Onheil : Razor

May 16th, 2009 by admin

Onheil : RazorPutain de carton, j’en ai encore les stigmates sur la face et sur tout le corps…

En pleine face, je l’ai ramassé, rien, je n’ai rien pu faire pour éviter ce bolide, je ne l’ai vu débarquer sur moi qu’au dernier moment…Broyé, littéralement dispersé comme sur une mine, explosé quoi !

Heureusement, j’étais bien harnaché, bien scotché, mais la violence du choc m’a envoyé valsé aux tréfonds d’un coma stade 2. Putain quel caramel puissant et énorme.

C’était quoi ce bolide ? Une espèce de rouleau compresseur lancé à plus de 200 km/h dans ma tête, écrasant là où ça fait très mal…!

Je me relève tant bien que mal, claudiquant, cherchant ma respiration, je rassemble mes membres disloqués et… je renvoie la sauce !!

Maso ? Dans ces conditions 1000 fois oui ! Je me réinstalle et j’envoie la purée, hé hé recalbombage de face aussi violent… Énorme, ces étoiles, ce matraquage de cortex. Ce trauma crânien est on ne peut plus, hum, hum bandant.

C’est donc en rescapé involontaire que je viens (du moins j’essaye) vous expliquer comment s’en prendre plein la gueule pendant environ 45 minutes. Attention, cardiaques, dépressifs et immunodéficients, ceci n’est point bon pour vos maux…

Si je vous parle de renouveau, de modernité, si je vous dis mélodique, puissance dévastatrice, mélange de thrash, black, death, heavy metal… Oh oh, vous aussi vous commencez à dodeliner de la tête, vous commencez à saliver d’avance hein !

Vous avez raison, salivez, car voici venu l’apocalypse, l’ultime destruction de nos pauvres cerveaux abreuvés, jusqu’alors, de pacotilles.

Mais on ne va pas traiter ce majestueux «Razor» comme on traite un vulgaire album…

Sortez le tapis rouge, faites péter le champagne, allumez les feux d’artifices, je veux le meilleur pour ce bijou.

Le meilleur, j’ai dit, parce que «Onheil» nous offre le summum en matière de blackened metal actuel. Une déferlante de hits tous plus brutaux, agressifs les uns que les autres.

11 titres de folie, de black mélodique rapide, furieux, haineux, rien n’est à jeter ici, nous avons à faire au nec plus ultra venu tout droit des Pays-Bas.

Ah ah ah ! Depuis le temps que j’attendais un truc comme ça, putain je l’ai…!

Imaginez 2 brailleurs, une voix black, l’autre un peu plus death. Un mur de guitares, oui un mur car ils sont 3 à s’escrimer comme des dieux, dégénérés, sur leur instruments, un soliste virtuose et 2 rythmiques affutées comme des lames de rasoir… Le son prodigué par les 6 cordes est étouffant, il vous couche par terre, il prend possession de vos neurones, cette vitesse d’exécution est phénoménale, et accroit cette sensation de dépendance. Une harmonie de V12 à plein régime.

Si à cela on rajoute une batterie subsonique… Un barjot à 4 bras et 4 jambes, parce qu’il est fortement improbable que ce gars-là soit conçu comme le commun des mortels. Il cogne fort et vite comme un malade, un exemple parmi tant d’autres, écoutez «As Hope Dies » et je pense que vous visualiserez exactement à quel mutant nous avons à faire. Le son de cet énergumène et de son engin de torture… est une espèce de marteau piqueur nourri aux amphétamines, arrosé de nitroglycérine.

Et afin d’asseoir leur supériorité apocalyptique, une basse destinée à anéantir, pulvériser, réduire en miettes, ce qui subsiste après le passage des précédents, dans notre pauvre crâne, jusqu’alors vierge d’une telle rage.

Cette puissance dévastatrice est alliée à une sorte de métal hybride, toujours black dans la structure et les chants, mais agrémenté de touches Death, Thrash, voire Heavy. Mais, chose très importante, la Mélodie est toujours présente…

Même lorsque ces fous furieux déboulent comme des morts de faim, à fond de sixième, cette aubade est toujours là, rapide, mais belle et bien fidèle au poste. Malgré cette énorme sensation de destruction, présente sur les 11 titres de ce brulot, il est tout à fait possible de fredonner ses diverses mélodies.

Ça, c’est vraiment remarquable, tout comme est remarquable la production. Une superbe qualité, une finition haut de gamme toutes options. L’énorme puissance furieuse qui émane de cet obus apporte, comment dire, une sorte de renouveau dans la scène BM. Cette modernité risque de ne pas convenir aux plus traditionalistes, mais ayant lâché le true BM depuis pas mal de temps, je suis en mesure de vous affirmer que cet album va faire parler de lui dans les mois à venir.

Moi je remets mon casque. J’ai pris un abonnement pour ce crash test !

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Kathaarsys : Anonymous Ballad

May 13th, 2009 by admin

Kathaarsys : Anonymous BalladParental Advisory Explicit Content.

La complexité musicale style « usine à gaz » m’a toujours rebuté. La technicité à outrance me fait presque gerber. Ce soit disant “élitisme” on ne peut plus narcissique, puant la masturbation mentale me débecte.

Introduction on ne peut plus clair mais correcte.

La correction…Je ne sais si je vais arriver à tenir cet engagement tout au long de cette chronique, tellement ce disque sent la branlette !

Pourtant, j’adore les trucs alambiqués aux petits oignons, sortant des sentiers battus, innovateurs. J’aime ces structures musicales complexes, mais, lorsqu’elles signifient quelque chose..

Lorsque tout les parties une fois assemblées, forment une entité, une histoire, ou parfois un film. C’est le cas du Black Prog, style où Kathaarsys est censé évoluer, ou plutôt, est persuadé d’être un des leaders actuel.

Ici, vous l’aurez compris, ce n’est pas le cas…Point d’histoire, encore moins de structure.

J’essaye de me mettre à la place de ces musiciens, d’imaginer ce qu’ils veulent me dire, me faire passer. Il y a-t-il une histoire, une trame…putain ? C’est quoi ? Une chasse au trésor, ou il faut décrypter un message codé caché sur l’autre face du CD ? Le passer à l’envers pour trouver le passage secret révélant la signification de ce truc…? Faut-il être bac+ 20 pour entrevoir une explication ?

Putain c’est moi qui ne comprend quedal à cette zic, ou bien, c’est ce bordel en vrac qui ne signifie proprement rien.

Bon si ce n’est pas dans l’explication qu’il faut chercher, orientons nous vers la parade.

Peut être ont-ils voulus nous démontrer leur virtuosité, leurs capacités à faire une musique hautement technique… Malheureusement je crois avoir compris , mais là franchement, trop de technique tue la technique. Ici leur virtuosité pue l’égocentrisme démesuré.

J’essaye, je retente une énième écoute…Sans résultat. Je cherche ce petit truc qui pourrait amorcer un soupçon de rythme cohérent, une ébauche d’invitation…Nada !

Bon l’option grosse daube est à prendre en considération… Ces Espagnols se sont donc branlés comme des morts de faim, je ne vois que cette explication.

L’explication…vaste dilemme que de comprendre cet album, c’est un peu comme si chaque membre avait enregistré leurs parties, sans au préalable, avoir participer à une quelconque concertation. Des gratteux s’escrimant sur leur manche tels des Satriani en mode apprentissage, un bassiste jouant en solo…

La technique est ultra présente, ça c’est sûr, mais à quoi sert elle, si elle n’est pas incorporée à une trame ? Ici l’auditeur passe du grunt, à la voix criée, hurlée, parlée. Lorsque l’on pense découvrir un soupçon d’étincelle avec un black blasté, l’instant d’après, c’est une litanie désuète acoustique, qui nous refait chavirer dans ce charabia musical. Il en est de même avec tout les autres instruments du clavier, en passant par la batterie. Ils poussent même le vice en appliquant cette recette indigeste aux différents styles présents sur ce CD. Le black, venant côtoyer le death…dans la logique ce mélange des genres est on ne peut plus grisant, mais là, c’est en bordel couvrez, en vrac quoi ! Aucune logique, il y a surtout un mélange de technique, de styles sans liant…une espèce de béton sans….ciment.

La production, hormis le fait que le type au mixage c’est “peut être” vautré dans l’assemblage des morceaux, est d’un bon niveau, le son est bien profond, mais…malgré cela, ce sentiment de perdition, d’égarement, est de plus en plus présent au fil des minutes. Dommage…

Bref je vais arrêter, car ici, il n’y a pas lieu dans faire tout un fromage (hormis l’odeur) cela ressemble donc à une… macédoine de “légumes” qui fleure bon la merde.

A vouloir trop en faire, Kathaarsys s’embourbe.

Rien que le titre empeste la suffisance « Anonymous Ballad » , comment ai-je pu me faire berner à ce point ? Une ballade…tsss ! Une grosse bouse de poseurs oui ! Pourtant, leur précédente production « Verses In Vain » m’avait bien fait décoller, aujourd’hui je m’écrase comme un vulgaire ULM sans boite noire…

Tiens cette boite noire, pas certains, vraiment, que cet immondice en possède une.

J’arrête là mon « déversage de fiel », car n’étant pas un féru de l’autocensure, je risquerais de dépasser les bornes.

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Kathaarsys : Anonymous Ballad

May 13th, 2009 by admin

Kathaarsys : Anonymous BalladParental Advisory Explicit Content.

La complexité musicale style « usine à gaz » m’a toujours rebuté. La technicité à outrance me fait presque gerber. Ce soit disant “élitisme” on ne peut plus narcissique, puant la masturbation mentale me débecte.

Introduction on ne peut plus clair mais correcte.

La correction…Je ne sais si je vais arriver à tenir cet engagement tout au long de cette chronique, tellement ce disque sent la branlette !

Pourtant, j’adore les trucs alambiqués aux petits oignons, sortant des sentiers battus, innovateurs. J’aime ces structures musicales complexes, mais, lorsqu’elles signifient quelque chose..

Lorsque tout les parties une fois assemblées, forment une entité, une histoire, ou parfois un film. C’est le cas du Black Prog, style où Kathaarsys est censé évoluer, ou plutôt, est persuadé d’être un des leaders actuel.

Ici, vous l’aurez compris, ce n’est pas le cas…Point d’histoire, encore moins de structure.

J’essaye de me mettre à la place de ces musiciens, d’imaginer ce qu’ils veulent me dire, me faire passer. Il y a-t-il une histoire, une trame…putain ? C’est quoi ? Une chasse au trésor, ou il faut décrypter un message codé caché sur l’autre face du CD ? Le passer à l’envers pour trouver le passage secret révélant la signification de ce truc…? Faut-il être bac+ 20 pour entrevoir une explication ?

Putain c’est moi qui ne comprend quedal à cette zic, ou bien, c’est ce bordel en vrac qui ne signifie proprement rien.

Bon si ce n’est pas dans l’explication qu’il faut chercher, orientons nous vers la parade.

Peut être ont-ils voulus nous démontrer leur virtuosité, leurs capacités à faire une musique hautement technique… Malheureusement je crois avoir compris , mais là franchement, trop de technique tue la technique. Ici leur virtuosité pue l’égocentrisme démesuré.

J’essaye, je retente une énième écoute…Sans résultat. Je cherche ce petit truc qui pourrait amorcer un soupçon de rythme cohérent, une ébauche d’invitation…Nada !

Bon l’option grosse daube est à prendre en considération… Ces Espagnols se sont donc branlés comme des morts de faim, je ne vois que cette explication.

L’explication…vaste dilemme que de comprendre cet album, c’est un peu comme si chaque membre avait enregistré leurs parties, sans au préalable, avoir participer à une quelconque concertation. Des gratteux s’escrimant sur leur manche tels des Satriani en mode apprentissage, un bassiste jouant en solo…

La technique est ultra présente, ça c’est sûr, mais à quoi sert elle, si elle n’est pas incorporée à une trame ? Ici l’auditeur passe du grunt, à la voix criée, hurlée, parlée. Lorsque l’on pense découvrir un soupçon d’étincelle avec un black blasté, l’instant d’après, c’est une litanie désuète acoustique, qui nous refait chavirer dans ce charabia musical. Il en est de même avec tout les autres instruments du clavier, en passant par la batterie. Ils poussent même le vice en appliquant cette recette indigeste aux différents styles présents sur ce CD. Le black, venant côtoyer le death…dans la logique ce mélange des genres est on ne peut plus grisant, mais là, c’est en bordel couvrez, en vrac quoi ! Aucune logique, il y a surtout un mélange de technique, de styles sans liant…une espèce de béton sans….ciment.

La production, hormis le fait que le type au mixage c’est “peut être” vautré dans l’assemblage des morceaux, est d’un bon niveau, le son est bien profond, mais…malgré cela, ce sentiment de perdition, d’égarement, est de plus en plus présent au fil des minutes. Dommage…

Bref je vais arrêter, car ici, il n’y a pas lieu dans faire tout un fromage (hormis l’odeur) cela ressemble donc à une… macédoine de “légumes” qui fleure bon la merde.

A vouloir trop en faire, Kathaarsys s’embourbe.

Rien que le titre empeste la suffisance « Anonymous Ballad » , comment ai-je pu me faire berner à ce point ? Une ballade…tsss ! Une grosse bouse de poseurs oui ! Pourtant, leur précédente production « Verses In Vain » m’avait bien fait décoller, aujourd’hui je m’écrase comme un vulgaire ULM sans boite noire…

Tiens cette boite noire, pas certains, vraiment, que cet immondice en possède une.

J’arrête là mon « déversage de fiel », car n’étant pas un féru de l’autocensure, je risquerais de dépasser les bornes.

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HEIDEN – OBSIDIAN

April 27th, 2009 by cirithungol

Après la commande, vient le moment tant attendu de la réception.
Et c’est avec une certaine impatience que je suis allé chez mon distro préféré, récupérer mon sésame musical comprenant entre autre l’album d’Heiden, Obsidian.

Quelques euros en moins sur le compte, et quelques kilomètres plus loin dans mon antre.

Ça y’est, déballage du CD de Heiden, superbe artwork, cover bien glauque, l’impatience me gagne. Mais, surtout, ne pas gâcher cette magie, surtout pas de précipitation. Toujours faire attention à bien respecter à la lettre mon modus operandi en matière de musique (je sais, je suis un psychopathe intégriste…).
Mise en service de ma fidèle HiFi, attendre que l’ampli chauffe (lampes inside), extinction du portable et autre fixe, boissons et clopes à portée de mains.
Play let’s go!

Cette scène s’est déroulée il y a une semaine déjà et figurez-vous que le skeud n’est même pas sorti du lecteur…
Je ne m’étais point fourvoyé quand à la qualité de cet album.
Ah,ah,ah jouissance auditive extrême que cet opus. Littéralement ébloui par ce Black Doom Atmosphérique, tantôt échevelé, tantôt aérien, même parfois teinté d’ambiance post rock.
Puissance, technique, maîtrise, originalité voilà les termes qui, selon moi, caractérisent cet “Obsidian“.

1 Puissance du jeu de ces Tchèques
2 Enorme production
3 Maîtrise technique sans faille
4 Compositions alambiquées aux petits oignons
5 Originalité.

Et voila comment Heiden rafle le Quinté plus dans l’ordre avec la tirelire en prime.
Des exemples ? Ce n’est pas ce qu’il manque sur cet album, il suffit d’écouter “At a Funeral“. Titre, où, pendant pratiquement 6 minutes, un Doom Black Atmo vous prend aux tripes, vous procure un état d’ébahissement auditif. Après une intro saturée, distordue sans réelle structure, une mélopée “guitaristique” servant de fil rouge, de repère, afin de ne pas se perdre dans ce noir absolu, viens nous envelopper d’une mélancolie adipeuse. Cette sensation de désespoir est aussi assurée par la voix. Une voix black, non pas hurlée, ni criée, non, une voix malade, éraillée, lente, laissant traîner des sons rauques à chaque fin de mot comme un gargarisme…voila c’est ça, mais… au vitriol. Et comme si cela ne suffisait pas, afin de nous engloutir au plus profond du néant, la rythmique massive telle une chape de plomb, vient nous scotcher dans ce marasme funéraire.
Toujours dans les exemples, l’éclectisme de cet album est déroutant, car après, voici venu “Thujone”. Morceau très prenant, un Doom Black à la limite du dépressif, qui nous entraîne toujours plus loin vers l’infini négatif. Lourd très lourd et définitivement pachydermique grâce à cette voix monocorde et bien profonde. Un mur de guitares mélodique nous accueille d’entrée, mais ce n’est qu’une éphémère illusion. Dès que cette voix, heu… ce râlement (cela paraît plus adéquat) débarque, la rythmique devient plus syncopée. Assurée par une double toujours bien placée et des guitares saignantes (juste ce qu’il faut), la ligne musicale de ce titre lorgne vers un Doom métal « blackisé » mais attention j’ai bien dit Doom !
Et que dire des textes…Où Flower power, guimauve et autres joyeuseries (t’es sûr là ?)…
Non Amateurs de décadence, de négativité, de mélancolie poussée à son paroxysme, vous serez sans aucun doute servis.

Néanmoins quelques regrets (faut bien être objectif hein !) viennent enrayer cette belle arrivée.
Tout d’abord la durée, qui avec ses 40 minutes pour 8 titres, me laisse sur ma faim.
Ensuite vient le choix du combo d’avoir programmé le titre “Buried 100 Years Ago” en conclusion de cet album.
Titre on ne peut plus aérien, qui vient fausser l’ambiance glauque et pesante, présente tout au long de l’écoute.

Voila j’espère avoir été assez explicite, si toutefois vous hésitiez à investir en cet album, 4ème production de ce groupe venu de République Tchèque.
Mais soyez sûr que son originalité, sa puissance sont autant d’atouts imparables afin de survivre à ce milieu qu’est l’extrême.

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LEADHAZE – BLACK WATER PATH

April 27th, 2009 by cirithungol

Leadhaze c’est la guerre.
La guerre c’est Black Water Path.

Avant de partir la fleur au fusil. Stop ! Ici pas de fleur ! Autant planter le décor d’entrée, la baïonnette affûtée et sanguinolente, est de rigueur.
Laissez-moi-vous dresser un topo vite fait sur les forces en présences.

Mr Juliann Mystsyk (aka Viterzgir ou encore St Julian) pour les intimes, Ukrainien de nationalité, propriétaire de « Gallicia Distribution Label » label métal ukrainien (comme son nom l’indique…), leader charismatique de Kroda, de Capitollium, de Ruina, de Dragobath etc.… Groupes clairement engagés dans un black pagan métal féroce, sympho parfois.

Ce cher monsieur donc, est aussi l’unique membre, la tête pensante de Leadhaze.

Bref, c’est ce que l’on appelle communément un client quoi !

Un client certes, mais qui se trouve être quelque chose de rare de nos jours.
Un génie prolixe aux mains d’or.
Génie fertile, talentueux, instinctif, d’une dextérité sans égale, je vais arrêter là mes superlatifs, car cela risque d’être indigeste à la longue…

La guerre donc… Cet album, dixit le site officiel de l’auteur, « Est une ode aux valeureux guerriers tombés durant la seconde guerre mondiale ».
Ouch ! Je vais commencer par me fendre d’un petit conseil : « Si tu ne comprends pas déjà à quel style de combat nous allons être confrontés, il serait préférable de passer ton chemin et d’aller lorgner du coté émo ».
Voila ça c’est fait, revenons à notre conflit.
La guerre……tout seul ? Interrogation amère et légitime, allons nous avoir droit à une escarmouche, une rixe, un paint-ball ?
Non soyez rassuré, ou plutôt, restez sur vos garde, parce que là, ça va défourailler grave.
Une pluie de plomb, de métal en fusion, un déluge de hurlements de bombardements d’explosions plus sinistres les unes que les autres, va venir nous ensevelir tel un brouillard opaque sans discontinuer durant 40 minutes.

Pourtant, l’intro de cet opus, autant que je me rappelle lors de ma première écoute, m’avait parue en complète inéquation avec l’album. Un ruissèlement d’eau, suivit d’une espèce de litanie sur fond de musique folk….C’est ça la guerre ?
Aujourd’hui c’est avec un certain effroi que je réalise (imagine ?) la signification de cette entrée en matière somme toute bizarre. Le titre « Black Water Path ».
Eau noire ? Qu’entend-il par là ? Oups! mais c’est bien sur : L’eau sale, chargée d’éléments incongrus, de résidus de poudre, de sang mêlé à la boue etc…
La au moins ça a le mérite d’être clair, et cela me permet d’embrayer sur l’une des 5 campagnes composant cet album.

« Smog of their soul », prés de 11 minutes, de bombardement… visuel et mental.
Et oui car je suis certains qu’avec ce début de description vous vous attendiez à un putain de true black métal haineux, blastant à mort… !
Non et non, ici la haine, la violence, la mort, la guerre quoi ! est subjective.
C’est là que cela devient très intéressant, car ce Monsieur, nous propose un Dark black métal lent, mais empreins de relents guerriers, d’une part avec l’incorporation de samplers (bombardements, sirène hurlantes, crépitements d’armes à feu, hurlements, etc.…), mais surtout grâce aux sons de ses instruments.
Des guitares saturées, décharnées, offrant une mélodie semblable à des lames de rasoirs s’amusant sur un tendon humain.
Une basse énorme de profondeur, telle un panzer en plein rodéo dans les lignes ennemies, éradiquant au passage toute espérance de vie.
Une batterie servie par une double style canon de 70, afin de nettoyer la zone déjà bien amochée.
Des nappes de synthé style brouillard funèbre, enfermant le tout en un package morbide.
Et la voix, instrument on ne peut plus important, dans cette bombe. Une voix déshumanisée, rauque, nous laissant un sentiment gênant de mal-être.
Ce sentiment émanant de ce « chant de bataille », est d’autant plus dérangeant qu’il est exécuté en ukrainien. N’étant pas polyglotte ou docteur es langues slaves, le fait de ne rien entraver aux paroles, affecte mon intellect, et m’oblige donc à imaginer ce que cet orateur peut bien dégueuler.
Un peu à la manière d’un aveugle, mon imagination fait des siennes, invariablement, des scènes barbares m’agressent. Ces hurlements compilés à cette musique tantôt froide, tantôt haineuse, font naitre en moi des envies de destruction massive.

Que m’arrive-t-il ? Envouté, littéralement emprisonné par ce déluge organique, je survie, ma tête ne fait qu’émerger de ce marasme, la noyade me guette, je réalise que le sieur Viterzgir veut me faire profiter, à sa manière, de mes derniers instants de lucidité…
Me faire prendre conscience de ce que ces guerriers ont endurés avant l’issue fatale.
Je suis comme eux, paralysé par la peur, je suis…
Condamné à mourir noyé dans cette eau noire…
Tel est mon destin… Telle était son intention.

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