July 23rd, 2006

Morgul : All Dead Here...Oh, nooooon…

Ca commençait si bien. Les deux précédents étaient des galettes de bonne qualité, une sorte de black sophistiqué à influences diverses et aux tendances horrifiques poussées. Que reste-t-il de Morgul dans ce opus?

A vrai dire, plus que ce que mon intro alarmiste veut bien avouer. Et pourtant, si on prend la peine de comparer, on peut se demander à quoi les quatre années entre cet album et son prédécesseur ont bien pu servir, si ce n’est à déconstruire. Triste.

Que reste-t-il de Morgul? Une intro, sombre et horrifique, très agréable. Quelques éléments à gauche à droite, et quelques très bonnes trouvailles, comme la mélodie au piano de All Dead Here…t le reste, bah… C’est plus Morgul.

Premièrement, on perd beaucoup de l’aspect sophistiqué qu’on pouvait légitimement attribuer aux deux premiers. Les compos possèdent des breaks fréquents, mais suivent invariablement une structure binaire finalement ennuyeuse, car trop répétitive: un rythme péchu pour passage violent, puis un riff plus calme pour passage moins bourrin, à nouveau un rythme péchu, et ainsi de suite. Primaire. Ensuite, si aucun des instruments n’est mal joué, il est quand même aisé de remarquer que la maîtrise n’est pas parfaite. Certes, Morgul ne fait pas vraiment dans la débauche technique, mais c’est un peu léger (la batterie surtout, qui se contente bêtement de suivre les guitares…). Ensuite, les compos en elles-même: certes elles sont en général bonnes, cependant certaines expérimentations et évolutions laissent perplexes: mais qu’est ce que viennent faire ces riffs thrash dans un groupe à tendance horrifique? Et ce dernier titre, qu’est-ce que c’est que ces sonorités modernes absolument pas horrifiantes du tout? Pas que Morgul n’ait pas le droit de sortir de son trip horrifique, comprenez moi, mais là était tout le charme de groupe, il l’a laissé de côté et n’a pas réussi à sortir quelque chose de convaincant à la place. Enfin, pourquoi avoir un piano et un violon de qualité si c’est pour ne pas les utiliser, ou les cantonner la plupart du temps dans un rôle basique (les lignes de violons sont prévisibles la plupart du temps, ne prenant vraiment leur essort qu’une fois dans l’album)?

Reste les bonnes surprises, le titre All Dead Here…ant particulièrement plaisant, et Sanctus Perversum avec sa mélodie au piano originale, sauvent un peu la mise. Comprenez bien cependant que la galette n’est pas mauvaise. Elle n’est juste pas digne du musicien, et reste assez insignifiante si on découvre le groupe. On n’accroche pas vraiment, sauf lors des deux titres cités ci dessus et de l’intro. Le reste coule, sans éveiller l’intérêt. Triste.

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