April 30th, 2007

Elend : A World In Their ScreamsCa y est, le Elend nouveau est arrivé. Dites donc, il s’en est passé, des choses, en trois ans. Après avoir enregistré une première version de l’album dans la suite logique de Sunwar the Dead, et déçus par un mixage qui ne satisfaisait pas leurs attentes, Renaud Tschirner et Alexandre Iskandar ont reporté la sortie de l’album pour travailler encore. Leurs dates et celles du studio ne correspondant plus, le projet va traîner encore deux ans… Et subir une remise en forme totale. Iskandar ayant décidé d’utiliser les morceaux de son projet parallèle, l’Ensemble Orphique, qui semblent ne jamais devoir sortir. Inspiration fortement issue de la musique contemporaine, donc. Le résultat?

Une oeuvre noire (mais noire… The Umbersun c’est plein été à côté). Un oeuvre chaotique, une oeuvre violente, une oeuvre tortueuse, nauséeuse, dissonante… Je m’arrête là, je pourrais trouver cent termes qui la définiraient plus ou moins. Précisons.

L’orchestre est réduit, passant de 50 membres à 20. Ne croyez pas que l’album soit moins puissant que Sunwar, bien au contraire. C’est le son le plus énorme qu’Elend ait jamais affiché. Accrochez vous, ça remue sévèrement. Des cordes de plus en plus abstraites, qui forment des nappes de sons dérangeantes, parsemées de lapsus volontaires qui rajoutent une dimension malsaine que n’avait pas les précédents albums, même The Umbersun. Des cuivres qui déchirent le son des cordes en de grandes envolées lyriques et déchirantes, des samples industriels venant soutenir les ambiances ou les pics musicaux. Un chant féminin qui fait son grand retour, pas ou peu de texte mais des choeurs omniprésents et des hurlements déments (Estéri Rémond fait carrément peur, écoutez Borée pour voir). Pas de chant masculin, mais une narration sombre (et tout en français cette fois, s’il vous plaît), qui brise même les mélodies que les voix chantantes pourraient amener. Ici, tout est chaos et abstraction.

Là ou Sunwar the Dead jouait la clé d’un grand nombre d’ambiances abordées et ratait un peu son coup à cause de cela, AWITS joue la carte de l’intégrité monolithique, gardant le même style tout le long et se permettant à peine une montée en puissance au début (l’habituel titre ambiant ouvrant un disque d’Elend est ici réduit à la première minute de la première chanson, qui rentre déjà bien dans le lard) et une descente chromatique sur la fin (l’album se calme un peu après le pic sonore ultime de la Carrière d’Ombre).

Et ça marche bien. Extrêmement bien. Ici, Elend ne cherche plus le beau dans les ténèbres comme dans The Umbersun (oui, je cite souvent cet album, il faut dire que c’est lui aussi la conclusion d’un cycle mais que c’est aussi celui qui a le plus d’impact sur moi, et qui est le plus recherché de tous avec A World In Their Screams), mais une brutalité noire et torturée. Si comme moi, vous aimez qu’une musique prenne au tripes, vous mette l’esprit en surchauffe, si vous aimez plus que tout l’esthétique de la noirceur, alors cet album est pour vous. Une fois, cent fois. Amateurs de classique, essayez donc. Amateurs de contemporain, jetez vous dessus les yeux fermés. Amateurs de dark ambiant, d’industriel, de néoclassique, foncez. Black métalleux, si vous êtes ouverts à d’autres mondes musicaux, achetez le. Et pour tout le monde en général: essayez quand même, on ne sait jamais.

Donc voilà, Elend a bien rattrapé la légère baisse de régime que constituait Sunwar the Dead, et nous livre son oeuvre la plus remuante de toute sa discographie, et sans doute la meilleure (enfin, non, plutôt aussi bonne que The Umbersun, dans un genre moins mélodique). Sans doute la plus dure à comprendre aussi, mais ça en vaut la peine.

Notez au passage quelques titres particulièrement bons: l’éponyme A World In Their Screams, Le Dévoreur, Borée et La Carrière d’Ombre.

Grandiose.

April 2nd, 2007

Attilaconnection : Miss Dolores Misses the PainVoilà un petit objet très étonnant. Miss Dolores Misses the Pain est un projet solo d’un parfait inconnu, qui est le chanteur d’un groupe international (TesseracT, dont le premier album devrait sortir bientôt, puisqu’ils sont en studio actuellement), sans existence physique puisqu’il est simplement téléchargeable en entier sur son site web. Un album complet est en cours de préparation.

Attilaconnection, c’est une sorte de hardcore indus teinté de touches électro. Ce sont quelques titres épars dont le seul lien direct est l’esprit avec lequel ils sont composés. Et c’est aussi une très bonne surprise pour moi, qui me croyait imperméable à tout ce qui touchait de près ou de loin le hardcore. Explications.

On commençe par une intro qui donne déjà le ton, avec son début ambiant un peu malsain sur lequel s’enchaîne un hurlement guttural déchaîné et… Délirant. On a l’impression que le chanteur rit, d’une certaine manière. Ce sont les deux faces du projet: un côté de barbarie et un côté beaucoup plus doux et sombre, le tout lié par un esprit plutôt débridé.

S’enchaîne un titre hardcore frénétique (dead flesh happy face) bien rentre dedans et parsemé de touches industrielles. Mais le mieux est après.

On arrive à look (h)at(e) me, qui non content d’avoir un titre très bien trouvé, s’avère être une petite perle. Ce titre n’est pas franchement violent et le refrain est carrément planant, avec un petit côté rock prononcé. Un titre qu’on attendait déjà pas en entendant le premier morceau.

Puis, THE morceau de l’album. Le plus court aussi, malheureusement. L’entrée en matière fait croire au retour de la frénésie hardcore, mais un chant clair nazillard vient contredire cette impression, avant que de nouveau le titre s’énerve, avec une alternance de chant clair (qui lui même alterne entre douceur malsaine et chant scandé) et voix hardcore. Le titre est coupé par deux fois par des samples industriels complètement délirants et par des voix bidouillées du même acabit. 2′57 très surprenantes, complètement déjantées et franchement géniales.

Et encore une surprise, le morceau Taste It, qui s’avère être un titre électro ambiant doublé de quelques lignes de basse et de guitare, le tout très calme mais avec une belle dose de noirceur.

Le titre suivant baisse un peu de standing, malheureusement, du moins à mes yeux. Plus classiques, ils n’en gardent pas moins quelques expérimentations sympathique, que ce soit au niveaux vocaux clairs ou pauses ambiantes.

Puis, on remonte une nouvelle fois le niveau avec Under My Skin, de nouveau un titre très varié et tapant dans des rythmes originaux.

La démo “officielle” se clôt finalement avec Feelings, qui utilise encore une fois un mélange de passages ambiants et de passages plus rentre dedans.

Le premier des titres bonus est assez plaisant sans être franchement génial.

You are Mine clôt le tout, mais est un morceau un peu raté, surtout en comparaison des quelques perles que le sieur Julien nous a servi juste avant, puisqu’ils repose sur des ficelles rappelant beaucoup Remember. Pas déplaisant mais très loin de finir en beauté, et c’est un peu dommage.

Cete démo est donc une très bonne surprise, qui se joue pas mal des poncifs de son genre et montre une imagination débridée de la part du sieur Julien. Ca n’a beau pas être mon style de prédilection (loin de là), j’ai bien accroché, et ça vaut le détour.

April 2nd, 2007

Inactive Messiah : Be My DrugHoly records, métal grec, Chris Antoniou, choeurs d’Athènes, jolie pochette. Voilà les raisons qui m’ont poussé à acheter ce CD. J’avoue avoir été un peu déçu, même si cet album n’est pas mauvais.

Et pourtant, l’album commence sur les chapeaux de roues. Après une introduction chaostarienne (bah oui, il est là le monsieur), débarque le meilleur morceau de l’album, le très dansant “Sing”, qui m’a fait miroiter la lune pour le reste de l’album avec un rythme bien travaillé et particulièrement prenant. Deuxième morceau, tout va encore bien, l’orchestre de cuivres et cordes s’intègre on ne peut mieux dans le morceau All Your Dreams. Tout est beau, tout est bien. Mis à part que j’ai déjà compris que la batterie était naze. Le batteur n’est pas au point: jeu très primitif, un coup sur la cymbale, un coup sur un tom unique (on dirait vraiment qu’il a une grosse caisse, deux symbales et un tom, ça fait limite), on s’ennuie très vite et ça gâche un peu les autres orchestrations.

On continue. Je commençe à remarquer que le nouveau titre ne me passione pas: Be My Drug ne retrouve mon intérêt qu’à la troisième minute, lorsque l’orchestre évincé refait son apparition.

Synthetic Snow est un peu plus prenant (la batteuse fait même de la double pédale, attentioooon), notamment grâce à quelques jeux de gratte assez sympathiques ainsi qu’à un chant clair bienvenu (et mieux tenu que sur le titre précédent) et un rythme de nouveau assez catchy, bien prenant.

Vient ensuite la bonne blague du Cd, une reprise dark métal symphonique de beat it de Michael Jackson. En fait, ce titre est plutôt bon, mais faut franchement réussir à sortir le modèle de sa tête. Après, on peut s’intéresser franchement au plus important du morceau retravaillé: le jeu de l’orchestre et les choeurs. Parce que franchement, le travail de Chris Antoniou sur le morceau est assez phénoménal (en fait, il le rend intéressant…).

Ensuite… On retombe. Pain est un morceau assez inintéressant, qui plairait peut-êtres aux amateurs, mais qui manque de dimension à mes yeux. Hear me tonight n’est pas totalement gnangnan/plat mais n’en passe pas loin, heureusement sauvé par l’introduction et la conclusion (choeurs et guitare sèche), ainsi qu’un solo (si, si, il y en a un), qui manque tout de même un peu d’émotion. Sinon, ça ressemble à une ballade à gros son, et c’est un peu bof, cette impression.

Puis, before the end. LE moment de gloire du batteur. L’entrée en matière du titre montre qu’apparemment son cas n’est pas définitif, et qu’il est peut-être capable de trouver un jeu techniquement plus poussé à défaut d’être plus atypique. Le morceau en lui même est relativement bon, même si le riff principal a tendance à rappeler une des chansons du début du CD, synthetic snow en l’occurence, mais la conclusion en vocaux presque black sur fond de cordes épiques m’a finalement fait oublier cette impression.

Et conclusion, lord of lies. Partie mélodique correcte, mais à nouveau, le riff d’entrée semble s’inspirer directement dans les morceaux précédents… Heureusement, il y a les choeurs.

Bon. Vous l’aurez compris, c’est un album qui est en fait loin d’être mauvais, masi seulement voilà… ce qui m’a fait apprécier les morceaux, dans la plupart des cas, c’est le travail de Chris Antoniou. Qui sauve beaucoup de morceaux de l’ennui profond qu’ils menaçaient de m’inspirer. Et c’est là le principal défaut: certes, tout ce qui touche Chris est bon, très bon même, seulement le reste est loin d’être à niveau. Les guitares ne sont pas phénoménales et se répètent quelque peu, la batterie est linéaire au possible, le chant grave est sympathique mais pas transcendant… Enlevez Chris, il reste une galette sans dimension. Et c’est ça qui est dommage. Pas une catastrophe, non, loin de là, mais rien d’un chef d’oeuvre non plus. On oublie assez vite, contrairement à un Sumerian Daemons de Septic Flesh, pourtant moins directement appuyé sur les dons de Chris Antoniou, mais ou tout se vaut.

April 2nd, 2007

Inactive Messiah : Be My DrugHoly records, métal grec, Chris Antoniou, choeurs d’Athènes, jolie pochette. Voilà les raisons qui m’ont poussé à acheter ce CD. J’avoue avoir été un peu déçu, même si cet album n’est pas mauvais.

Et pourtant, l’album commence sur les chapeaux de roues. Après une introduction chaostarienne (bah oui, il est là le monsieur), débarque le meilleur morceau de l’album, le très dansant “Sing”, qui m’a fait miroiter la lune pour le reste de l’album avec un rythme bien travaillé et particulièrement prenant. Deuxième morceau, tout va encore bien, l’orchestre de cuivres et cordes s’intègre on ne peut mieux dans le morceau All Your Dreams. Tout est beau, tout est bien. Mis à part que j’ai déjà compris que la batterie était naze. Le batteur n’est pas au point: jeu très primitif, un coup sur la cymbale, un coup sur un tom unique (on dirait vraiment qu’il a une grosse caisse, deux symbales et un tom, ça fait limite), on s’ennuie très vite et ça gâche un peu les autres orchestrations.

On continue. Je commençe à remarquer que le nouveau titre ne me passione pas: Be My Drug ne retrouve mon intérêt qu’à la troisième minute, lorsque l’orchestre évincé refait son apparition.

Synthetic Snow est un peu plus prenant (la batteuse fait même de la double pédale, attentioooon), notamment grâce à quelques jeux de gratte assez sympathiques ainsi qu’à un chant clair bienvenu (et mieux tenu que sur le titre précédent) et un rythme de nouveau assez catchy, bien prenant.

Vient ensuite la bonne blague du Cd, une reprise dark métal symphonique de beat it de Michael Jackson. En fait, ce titre est plutôt bon, mais faut franchement réussir à sortir le modèle de sa tête. Après, on peut s’intéresser franchement au plus important du morceau retravaillé: le jeu de l’orchestre et les choeurs. Parce que franchement, le travail de Chris Antoniou sur le morceau est assez phénoménal (en fait, il le rend intéressant…).

Ensuite… On retombe. Pain est un morceau assez inintéressant, qui plairait peut-êtres aux amateurs, mais qui manque de dimension à mes yeux. Hear me tonight n’est pas totalement gnangnan/plat mais n’en passe pas loin, heureusement sauvé par l’introduction et la conclusion (choeurs et guitare sèche), ainsi qu’un solo (si, si, il y en a un), qui manque tout de même un peu d’émotion. Sinon, ça ressemble à une ballade à gros son, et c’est un peu bof, cette impression.

Puis, before the end. LE moment de gloire du batteur. L’entrée en matière du titre montre qu’apparemment son cas n’est pas définitif, et qu’il est peut-être capable de trouver un jeu techniquement plus poussé à défaut d’être plus atypique. Le morceau en lui même est relativement bon, même si le riff principal a tendance à rappeler une des chansons du début du CD, synthetic snow en l’occurence, mais la conclusion en vocaux presque black sur fond de cordes épiques m’a finalement fait oublier cette impression.

Et conclusion, lord of lies. Partie mélodique correcte, mais à nouveau, le riff d’entrée semble s’inspirer directement dans les morceaux précédents… Heureusement, il y a les choeurs.

Bon. Vous l’aurez compris, c’est un album qui est en fait loin d’être mauvais, masi seulement voilà… ce qui m’a fait apprécier les morceaux, dans la plupart des cas, c’est le travail de Chris Antoniou. Qui sauve beaucoup de morceaux de l’ennui profond qu’ils menaçaient de m’inspirer. Et c’est là le principal défaut: certes, tout ce qui touche Chris est bon, très bon même, seulement le reste est loin d’être à niveau. Les guitares ne sont pas phénoménales et se répètent quelque peu, la batterie est linéaire au possible, le chant grave est sympathique mais pas transcendant… Enlevez Chris, il reste une galette sans dimension. Et c’est ça qui est dommage. Pas une catastrophe, non, loin de là, mais rien d’un chef d’oeuvre non plus. On oublie assez vite, contrairement à un Sumerian Daemons de Septic Flesh, pourtant moins directement appuyé sur les dons de Chris Antoniou, mais ou tout se vaut.

April 2nd, 2007

Inactive Messiah : Be My DrugHoly records, métal grec, Chris Antoniou, choeurs d’Athènes, jolie pochette. Voilà les raisons qui m’ont poussé à acheter ce CD. J’avoue avoir été un peu déçu, même si cet album n’est pas mauvais.

Et pourtant, l’album commence sur les chapeaux de roues. Après une introduction chaostarienne (bah oui, il est là le monsieur), débarque le meilleur morceau de l’album, le très dansant “Sing”, qui m’a fait miroiter la lune pour le reste de l’album avec un rythme bien travaillé et particulièrement prenant. Deuxième morceau, tout va encore bien, l’orchestre de cuivres et cordes s’intègre on ne peut mieux dans le morceau All Your Dreams. Tout est beau, tout est bien. Mis à part que j’ai déjà compris que la batterie était naze. Le batteur n’est pas au point: jeu très primitif, un coup sur la cymbale, un coup sur un tom unique (on dirait vraiment qu’il a une grosse caisse, deux symbales et un tom, ça fait limite), on s’ennuie très vite et ça gâche un peu les autres orchestrations.

On continue. Je commençe à remarquer que le nouveau titre ne me passione pas: Be My Drug ne retrouve mon intérêt qu’à la troisième minute, lorsque l’orchestre évincé refait son apparition.

Synthetic Snow est un peu plus prenant (la batteuse fait même de la double pédale, attentioooon), notamment grâce à quelques jeux de gratte assez sympathiques ainsi qu’à un chant clair bienvenu (et mieux tenu que sur le titre précédent) et un rythme de nouveau assez catchy, bien prenant.

Vient ensuite la bonne blague du Cd, une reprise dark métal symphonique de beat it de Michael Jackson. En fait, ce titre est plutôt bon, mais faut franchement réussir à sortir le modèle de sa tête. Après, on peut s’intéresser franchement au plus important du morceau retravaillé: le jeu de l’orchestre et les choeurs. Parce que franchement, le travail de Chris Antoniou sur le morceau est assez phénoménal (en fait, il le rend intéressant…).

Ensuite… On retombe. Pain est un morceau assez inintéressant, qui plairait peut-êtres aux amateurs, mais qui manque de dimension à mes yeux. Hear me tonight n’est pas totalement gnangnan/plat mais n’en passe pas loin, heureusement sauvé par l’introduction et la conclusion (choeurs et guitare sèche), ainsi qu’un solo (si, si, il y en a un), qui manque tout de même un peu d’émotion. Sinon, ça ressemble à une ballade à gros son, et c’est un peu bof, cette impression.

Puis, before the end. LE moment de gloire du batteur. L’entrée en matière du titre montre qu’apparemment son cas n’est pas définitif, et qu’il est peut-être capable de trouver un jeu techniquement plus poussé à défaut d’être plus atypique. Le morceau en lui même est relativement bon, même si le riff principal a tendance à rappeler une des chansons du début du CD, synthetic snow en l’occurence, mais la conclusion en vocaux presque black sur fond de cordes épiques m’a finalement fait oublier cette impression.

Et conclusion, lord of lies. Partie mélodique correcte, mais à nouveau, le riff d’entrée semble s’inspirer directement dans les morceaux précédents… Heureusement, il y a les choeurs.

Bon. Vous l’aurez compris, c’est un album qui est en fait loin d’être mauvais, masi seulement voilà… ce qui m’a fait apprécier les morceaux, dans la plupart des cas, c’est le travail de Chris Antoniou. Qui sauve beaucoup de morceaux de l’ennui profond qu’ils menaçaient de m’inspirer. Et c’est là le principal défaut: certes, tout ce qui touche Chris est bon, très bon même, seulement le reste est loin d’être à niveau. Les guitares ne sont pas phénoménales et se répètent quelque peu, la batterie est linéaire au possible, le chant grave est sympathique mais pas transcendant… Enlevez Chris, il reste une galette sans dimension. Et c’est ça qui est dommage. Pas une catastrophe, non, loin de là, mais rien d’un chef d’oeuvre non plus. On oublie assez vite, contrairement à un Sumerian Daemons de Septic Flesh, pourtant moins directement appuyé sur les dons de Chris Antoniou, mais ou tout se vaut.

April 2nd, 2007

Attilaconnection : Miss Dolores Misses the PainVoilà un petit objet très étonnant. Miss Dolores Misses the Pain est un projet solo d’un parfait inconnu, qui est le chanteur d’un groupe international (TesseracT, dont le premier album devrait sortir bientôt, puisqu’ils sont en studio actuellement), sans existence physique puisqu’il est simplement téléchargeable en entier sur son site web. Un album complet est en cours de préparation.

Attilaconnection, c’est une sorte de hardcore indus teinté de touches électro. Ce sont quelques titres épars dont le seul lien direct est l’esprit avec lequel ils sont composés. Et c’est aussi une très bonne surprise pour moi, qui me croyait imperméable à tout ce qui touchait de près ou de loin le hardcore. Explications.

On commençe par une intro qui donne déjà le ton, avec son début ambiant un peu malsain sur lequel s’enchaîne un hurlement guttural déchaîné et… Délirant. On a l’impression que le chanteur rit, d’une certaine manière. Ce sont les deux faces du projet: un côté de barbarie et un côté beaucoup plus doux et sombre, le tout lié par un esprit plutôt débridé.

S’enchaîne un titre hardcore frénétique (dead flesh happy face) bien rentre dedans et parsemé de touches industrielles. Mais le mieux est après.

On arrive à look (h)at(e) me, qui non content d’avoir un titre très bien trouvé, s’avère être une petite perle. Ce titre n’est pas franchement violent et le refrain est carrément planant, avec un petit côté rock prononcé. Un titre qu’on attendait déjà pas en entendant le premier morceau.

Puis, THE morceau de l’album. Le plus court aussi, malheureusement. L’entrée en matière fait croire au retour de la frénésie hardcore, mais un chant clair nazillard vient contredire cette impression, avant que de nouveau le titre s’énerve, avec une alternance de chant clair (qui lui même alterne entre douceur malsaine et chant scandé) et voix hardcore. Le titre est coupé par deux fois par des samples industriels complètement délirants et par des voix bidouillées du même acabit. 2′57 très surprenantes, complètement déjantées et franchement géniales.

Et encore une surprise, le morceau Taste It, qui s’avère être un titre électro ambiant doublé de quelques lignes de basse et de guitare, le tout très calme mais avec une belle dose de noirceur.

Le titre suivant baisse un peu de standing, malheureusement, du moins à mes yeux. Plus classiques, ils n’en gardent pas moins quelques expérimentations sympathique, que ce soit au niveaux vocaux clairs ou pauses ambiantes.

Puis, on remonte une nouvelle fois le niveau avec Under My Skin, de nouveau un titre très varié et tapant dans des rythmes originaux.

La démo “officielle” se clôt finalement avec Feelings, qui utilise encore une fois un mélange de passages ambiants et de passages plus rentre dedans.

Le premier des titres bonus est assez plaisant sans être franchement génial.

You are Mine clôt le tout, mais est un morceau un peu raté, surtout en comparaison des quelques perles que le sieur Julien nous a servi juste avant, puisqu’ils repose sur des ficelles rappelant beaucoup Remember. Pas déplaisant mais très loin de finir en beauté, et c’est un peu dommage.

Cete démo est donc une très bonne surprise, qui se joue pas mal des poncifs de son genre et montre une imagination débridée de la part du sieur Julien. Ca n’a beau pas être mon style de prédilection (loin de là), j’ai bien accroché, et ça vaut le détour.