September 29th, 2007

The Vision Bleak : The Wolves Go Hunt Their PreyTiens tiens, un The Vision Bleak numéro 3. Forcément, je l’attendais au tournant, celui-là. Les deux opus précédents avaient chacun leurs défauts et leurs qualités, et j’attendais toujours le chef d’Å“uvre que le potentiel du groupe laisse supposer venir un jour. Bon, ce sera peut-être pour le quatrième. Force est de constater que The Vision Bleak n’a encore une fois pas réussi à atteindre le sommet de son art.

Cet opus ressemble fortement au précédent, ou tout du moins il en a les mêmes défauts et les mêmes qualités: le disque ne contient aucun hit, même si des passages de certaines chansons restent en tête beaucoup plus que d’autres (genre le riff d’entrée de The Demon Of The Mire ou le break ambiant de The Shining Trapezohedreon), ce qui le rend plus homogène que The Deathship Has A New Capitain, mais là encore on se devra de regretter que rien de la trempe de Deathship Symphony ou Elizabeth Dane vienne secouer l’auditeur. La trilogie du Pharaon Noir au coeur du disque se révèle tout de même être une bonne idée de structure, permettant des changements d’ambiances assez bienvenus (enchaîner les trois morceaux d’entrée sur les trois morceaux de sortie pourrait se révéler ennuyeux, les plages ayant tendance à trop se ressembler niveau son). certains morceaux sont clairement plus faibles que l’ensemble (je pense à The Eldrich Beguilement) mais à chaque fois le combo y insère de quoi relancer l’intérêt avant que l’auditeur n’appuie sur le bouton “zapper” (pour reprendre The Eldrich Beguilement, la dernière minute vaut vraiment le détour alors que le début est loin d’être passionnant, même chose pour Our Brotherhood With Seth qui prend son envol après deux minutes un peu poussives). Dernier petit souci, comme à son habitude The Vision Bleak ne joue pas de manière progressive, même si certains morceaux se révèlent finalement assez riches de ce côté là (The Shining Trapezohedon entre autres). Et certains titres en souffrent un peu (The Demon Of The Mire gâche un peu son riff central par ailleurs très bon en le répétant trop, et aurait mérité d’être réduit à 4 minutes, histoire d’en faire le hit du disque).

Le disque est moins directement horrifico-kitsch que leur première production, et s’axe plus black/death (ce qui reste discret tout de même, mais les chants rauques sont plus présents et certaines rythmiques et accélérations rappellent que ces deux genres rôdent pas très très loin). Si The Wolves Go Hunt Their Prey était sorti à la place de Capathia, cela ne m’aurait aucunement gêné, mais voilà, Carpathia a été le second album. Et lui aussi était déjà largement moins axé kitsch que le premier. Et force est de constater que quand on écoute deux opus de suite dans la même veine, on se retrouve à apprécier plus qu’avant The Deathship Has A New Capitain, malgré ses quelques morceaux nases et sa structure en dents de scie. Et à se dire qu’on aurait finalement bien aimé qu’ils y reviennent, ne serait-ce que pour quelques morceaux.

Les morceaux “violents” (bon, ça reste du The Vision Bleak hein, c’est pas comme si ça arrachait des neurones) sont mieux réussis sur ce disque. Pas de catastrophes à la The Grand Devilry, des titres comme The Wolf Is She ou The Demon Of The Mire s’en tirent très honorablement, et on ne peut que féliciter le duo d’avoir amélioré ses parties percutantes. La batterie est toujours relativement simpliste, mais cette fois ça passe mieux, Konstanz se permettant quelques accélérations bienvenues (The Demon Of The Mire) et, en général, étant mieux intégré à la musique.

Niveau guitares, on a bien évidemment une section rythmique assez pesante, pas technique pour un sou mais posant bien les ambiances du groupe, et quelques leads clairs vraiment bien foutus.

Le chant de Konstanz ne change évidemment pas d’un pouce, même s’il lui manque encore ce petit grain de folie en plus qu’on pouvait trouver sur The deathship Has A New Capitain. L’effet de surprise tend tout de même à s’émousser un peu, ce qui est dommage. Reste que sa prestation est excellente et que je ne voudrais pas entendre quelqu’un d’autre au chant de The Vision Bleak. Les grunts eux aussi sont bien campés, pas forcément originaux mais collant bien avec la musique proposés, percutant sans être agressifs.

Au final, The Vision Bleak a encore fait un disque agréable sans plus. Le chef d’oeuvre rôde toujours mais ne pointe pas encore le bout de son nez. Sans être des monuments, certains morceaux sont au dessus du lot (l’introduction de la trilogie du pharaon noir et son second chapitre The Shining Trapezohedron méritent la première place, et le répétitif mais efficace Evil Is Of Old Date a lui aussi un grand potentiel), d’autres sont plutôt bons malgré quelques maladresses (By Our Brotherhood With Seth serait parfait si on coupait les deux premières minutes, The Demon Of The Mire pourrait être un grand morceau si on lui amputait aussi quelques paires de secondes, The Wolf Is She est plutôt bon lui aussi) et d’autres sont d’un intérêt très mitigé (The Vault Of Nephren Ka et The Eldrich Beguilement sont des morceaux quelque peu dispensables sans être complètement mauvais). Le tout manque peut-être un peu de relief, les morceaux restant moins en tête que certains morceaux genre Deathship Symphony ou Wolfmoon.

Reste que le disque est loin d’être mauvais. Il vaut quand même le détour et peut très bien servir d’introduction à l’univers du groupe. N’empêche, le quatrième disque se devra de s’élever un peu au dessus de celui-ci, parce que, justement, l’effet de surprise ne marche plus. A suivre, encore une fois.

September 29th, 2007

The Vision Bleak : The Wolves Go Hunt Their PreyTiens tiens, un The Vision Bleak numéro 3. Forcément, je l’attendais au tournant, celui-là. Les deux opus précédents avaient chacun leurs défauts et leurs qualités, et j’attendais toujours le chef d’œuvre que le potentiel du groupe laisse supposer venir un jour. Bon, ce sera peut-être pour le quatrième. Force est de constater que The Vision Bleak n’a encore une fois pas réussi à atteindre le sommet de son art.

Cet opus ressemble fortement au précédent, ou tout du moins il en a les mêmes défauts et les mêmes qualités: le disque ne contient aucun hit, même si des passages de certaines chansons restent en tête beaucoup plus que d’autres (genre le riff d’entrée de The Demon Of The Mire ou le break ambiant de The Shining Trapezohedreon), ce qui le rend plus homogène que The Deathship Has A New Capitain, mais là encore on se devra de regretter que rien de la trempe de Deathship Symphony ou Elizabeth Dane vienne secouer l’auditeur. La trilogie du Pharaon Noir au coeur du disque se révèle tout de même être une bonne idée de structure, permettant des changements d’ambiances assez bienvenus (enchaîner les trois morceaux d’entrée sur les trois morceaux de sortie pourrait se révéler ennuyeux, les plages ayant tendance à trop se ressembler niveau son). certains morceaux sont clairement plus faibles que l’ensemble (je pense à The Eldrich Beguilement) mais à chaque fois le combo y insère de quoi relancer l’intérêt avant que l’auditeur n’appuie sur le bouton “zapper” (pour reprendre The Eldrich Beguilement, la dernière minute vaut vraiment le détour alors que le début est loin d’être passionnant, même chose pour Our Brotherhood With Seth qui prend son envol après deux minutes un peu poussives). Dernier petit souci, comme à son habitude The Vision Bleak ne joue pas de manière progressive, même si certains morceaux se révèlent finalement assez riches de ce côté là (The Shining Trapezohedon entre autres). Et certains titres en souffrent un peu (The Demon Of The Mire gâche un peu son riff central par ailleurs très bon en le répétant trop, et aurait mérité d’être réduit à 4 minutes, histoire d’en faire le hit du disque).

Le disque est moins directement horrifico-kitsch que leur première production, et s’axe plus black/death (ce qui reste discret tout de même, mais les chants rauques sont plus présents et certaines rythmiques et accélérations rappellent que ces deux genres rôdent pas très très loin). Si The Wolves Go Hunt Their Prey était sorti à la place de Capathia, cela ne m’aurait aucunement gêné, mais voilà, Carpathia a été le second album. Et lui aussi était déjà largement moins axé kitsch que le premier. Et force est de constater que quand on écoute deux opus de suite dans la même veine, on se retrouve à apprécier plus qu’avant The Deathship Has A New Capitain, malgré ses quelques morceaux nases et sa structure en dents de scie. Et à se dire qu’on aurait finalement bien aimé qu’ils y reviennent, ne serait-ce que pour quelques morceaux.

Les morceaux “violents” (bon, ça reste du The Vision Bleak hein, c’est pas comme si ça arrachait des neurones) sont mieux réussis sur ce disque. Pas de catastrophes à la The Grand Devilry, des titres comme The Wolf Is She ou The Demon Of The Mire s’en tirent très honorablement, et on ne peut que féliciter le duo d’avoir amélioré ses parties percutantes. La batterie est toujours relativement simpliste, mais cette fois ça passe mieux, Konstanz se permettant quelques accélérations bienvenues (The Demon Of The Mire) et, en général, étant mieux intégré à la musique.

Niveau guitares, on a bien évidemment une section rythmique assez pesante, pas technique pour un sou mais posant bien les ambiances du groupe, et quelques leads clairs vraiment bien foutus.

Le chant de Konstanz ne change évidemment pas d’un pouce, même s’il lui manque encore ce petit grain de folie en plus qu’on pouvait trouver sur The deathship Has A New Capitain. L’effet de surprise tend tout de même à s’émousser un peu, ce qui est dommage. Reste que sa prestation est excellente et que je ne voudrais pas entendre quelqu’un d’autre au chant de The Vision Bleak. Les grunts eux aussi sont bien campés, pas forcément originaux mais collant bien avec la musique proposés, percutant sans être agressifs.

Au final, The Vision Bleak a encore fait un disque agréable sans plus. Le chef d’oeuvre rôde toujours mais ne pointe pas encore le bout de son nez. Sans être des monuments, certains morceaux sont au dessus du lot (l’introduction de la trilogie du pharaon noir et son second chapitre The Shining Trapezohedron méritent la première place, et le répétitif mais efficace Evil Is Of Old Date a lui aussi un grand potentiel), d’autres sont plutôt bons malgré quelques maladresses (By Our Brotherhood With Seth serait parfait si on coupait les deux premières minutes, The Demon Of The Mire pourrait être un grand morceau si on lui amputait aussi quelques paires de secondes, The Wolf Is She est plutôt bon lui aussi) et d’autres sont d’un intérêt très mitigé (The Vault Of Nephren Ka et The Eldrich Beguilement sont des morceaux quelque peu dispensables sans être complètement mauvais). Le tout manque peut-être un peu de relief, les morceaux restant moins en tête que certains morceaux genre Deathship Symphony ou Wolfmoon.

Reste que le disque est loin d’être mauvais. Il vaut quand même le détour et peut très bien servir d’introduction à l’univers du groupe. N’empêche, le quatrième disque se devra de s’élever un peu au dessus de celui-ci, parce que, justement, l’effet de surprise ne marche plus. A suivre, encore une fois.

September 29th, 2007

The Vision Bleak : The Wolves Go Hunt Their PreyTiens tiens, un The Vision Bleak numéro 3. Forcément, je l’attendais au tournant, celui-là. Les deux opus précédents avaient chacun leurs défauts et leurs qualités, et j’attendais toujours le chef d’?uvre que le potentiel du groupe laisse supposer venir un jour. Bon, ce sera peut-être pour le quatrième. Force est de constater que The Vision Bleak n’a encore une fois pas réussi à atteindre le sommet de son art.

Cet opus ressemble fortement au précédent, ou tout du moins il en a les mêmes défauts et les mêmes qualités: le disque ne contient aucun hit, même si des passages de certaines chansons restent en tête beaucoup plus que d’autres (genre le riff d’entrée de The Demon Of The Mire ou le break ambiant de The Shining Trapezohedreon), ce qui le rend plus homogène que The Deathship Has A New Capitain, mais là encore on se devra de regretter que rien de la trempe de Deathship Symphony ou Elizabeth Dane vienne secouer l’auditeur. La trilogie du Pharaon Noir au coeur du disque se révèle tout de même être une bonne idée de structure, permettant des changements d’ambiances assez bienvenus (enchaîner les trois morceaux d’entrée sur les trois morceaux de sortie pourrait se révéler ennuyeux, les plages ayant tendance à trop se ressembler niveau son). certains morceaux sont clairement plus faibles que l’ensemble (je pense à The Eldrich Beguilement) mais à chaque fois le combo y insère de quoi relancer l’intérêt avant que l’auditeur n’appuie sur le bouton “zapper” (pour reprendre The Eldrich Beguilement, la dernière minute vaut vraiment le détour alors que le début est loin d’être passionnant, même chose pour Our Brotherhood With Seth qui prend son envol après deux minutes un peu poussives). Dernier petit souci, comme à son habitude The Vision Bleak ne joue pas de manière progressive, même si certains morceaux se révèlent finalement assez riches de ce côté là (The Shining Trapezohedon entre autres). Et certains titres en souffrent un peu (The Demon Of The Mire gâche un peu son riff central par ailleurs très bon en le répétant trop, et aurait mérité d’être réduit à 4 minutes, histoire d’en faire le hit du disque).

Le disque est moins directement horrifico-kitsch que leur première production, et s’axe plus black/death (ce qui reste discret tout de même, mais les chants rauques sont plus présents et certaines rythmiques et accélérations rappellent que ces deux genres rôdent pas très très loin). Si The Wolves Go Hunt Their Prey était sorti à la place de Capathia, cela ne m’aurait aucunement gêné, mais voilà, Carpathia a été le second album. Et lui aussi était déjà largement moins axé kitsch que le premier. Et force est de constater que quand on écoute deux opus de suite dans la même veine, on se retrouve à apprécier plus qu’avant The Deathship Has A New Capitain, malgré ses quelques morceaux nases et sa structure en dents de scie. Et à se dire qu’on aurait finalement bien aimé qu’ils y reviennent, ne serait-ce que pour quelques morceaux.

Les morceaux “violents” (bon, ça reste du The Vision Bleak hein, c’est pas comme si ça arrachait des neurones) sont mieux réussis sur ce disque. Pas de catastrophes à la The Grand Devilry, des titres comme The Wolf Is She ou The Demon Of The Mire s’en tirent très honorablement, et on ne peut que féliciter le duo d’avoir amélioré ses parties percutantes. La batterie est toujours relativement simpliste, mais cette fois ça passe mieux, Konstanz se permettant quelques accélérations bienvenues (The Demon Of The Mire) et, en général, étant mieux intégré à la musique.

Niveau guitares, on a bien évidemment une section rythmique assez pesante, pas technique pour un sou mais posant bien les ambiances du groupe, et quelques leads clairs vraiment bien foutus.

Le chant de Konstanz ne change évidemment pas d’un pouce, même s’il lui manque encore ce petit grain de folie en plus qu’on pouvait trouver sur The deathship Has A New Capitain. L’effet de surprise tend tout de même à s’émousser un peu, ce qui est dommage. Reste que sa prestation est excellente et que je ne voudrais pas entendre quelqu’un d’autre au chant de The Vision Bleak. Les grunts eux aussi sont bien campés, pas forcément originaux mais collant bien avec la musique proposés, percutant sans être agressifs.

Au final, The Vision Bleak a encore fait un disque agréable sans plus. Le chef d’oeuvre rôde toujours mais ne pointe pas encore le bout de son nez. Sans être des monuments, certains morceaux sont au dessus du lot (l’introduction de la trilogie du pharaon noir et son second chapitre The Shining Trapezohedron méritent la première place, et le répétitif mais efficace Evil Is Of Old Date a lui aussi un grand potentiel), d’autres sont plutôt bons malgré quelques maladresses (By Our Brotherhood With Seth serait parfait si on coupait les deux premières minutes, The Demon Of The Mire pourrait être un grand morceau si on lui amputait aussi quelques paires de secondes, The Wolf Is She est plutôt bon lui aussi) et d’autres sont d’un intérêt très mitigé (The Vault Of Nephren Ka et The Eldrich Beguilement sont des morceaux quelque peu dispensables sans être complètement mauvais). Le tout manque peut-être un peu de relief, les morceaux restant moins en tête que certains morceaux genre Deathship Symphony ou Wolfmoon.

Reste que le disque est loin d’être mauvais. Il vaut quand même le détour et peut très bien servir d’introduction à l’univers du groupe. N’empêche, le quatrième disque se devra de s’élever un peu au dessus de celui-ci, parce que, justement, l’effet de surprise ne marche plus. A suivre, encore une fois.

September 26th, 2007

Naked City : AbsintheNaked City fait partie de ces groupes qui ne font jamais deux fois le même disque et qui prennent des tournants qu’on n’attend pas. Absinthe ne déroge pas à la règle, bien évidemment. C’est donc un disque de dark ambiant, accompagné de quelques interventions industrielles, que nous livrent cette fois John Zorn et ses acolytes. Reste à savoir si le genre abordé, forcément calme, peut avoir convenu à la bande de tarés qui compose Naked City. A l’écoute, la question se trouve être finalement assez épineuse.

Le groupe aborde donc une phase ambiante de son travail, et créé une musique très calme, mais bien évidemment chargée du grain de folie qui ne quitte jamais Naked City. Yamatsuka Eye a disparu du line-up pour ce disque (à moins que Naked City n’ait sorti cet album car s’était trouvé diminué de son hurleur, je ne sais précisément). Plus de brutalité directe comme sur les morceaux grind de Torture Garden/Grand Guignol, plus de rouleau compresseur à la Leng tch’e, mais les ambiances sont pourries, viciées et hallucinées.

Le disque s’ouvre sur Val de Travers, un morceau ou des notes dissonances pleuvent comme au hasard, irrégulièrement, sur un fond sonore mécanique, le genre de musique qui convient très bien à des déambulations nocturnes au cÅ“ur d’un hôpital psychiatrique désaffecté en penchant la tête pour voir le monde de traviole. une Correspondance reprend le fond sonore du morceau précédent, lui donne plus de profondeur, et laisse les sonorités industrielles s’exprimer, crissements, martellements, bruits de chaînes, sons de cloche obscurs et résonnants. Le morceau en question est une suite logique au Val de Travers, les deux morceaux évoquant la même ambiance presque clinique et noire au possible. Une ouverture talentueuse, donc.

Suit le très, très étrange Artemisia Absinthium, qui continue dans sa veine industrielle, rajoutant un bruit de moustique par dessus (le résultat est un peu contestable, le morceau s’en serait bien passé à mon avis). Ce morceau, ses crissements et ses grésillements, clôt correctement la partie la plus industrielle du disque, malgré la maladresse étrange du bruit d’insecte, qui se trouve être un peu trop trivial pour coller avec l’ambiance de l’album.

Suit un trio de titres de dark ambiant en nappes, le dispensable La Fée Verte, petit pont entre les deux genres sans grand intérêt, Fleurs du Mal un morceau constitué d’une unique nappe infrabasse et ondulante qui manque un peu de relief, et Notre Dame de l’Oubli, titre basé sur une pulsation très sourde, presque cardiaque, et des nappes d’une lenteur posée digne d’un banc de brume de campagne anglaise se déplaçant avec paresse sur la lande (je fais de belles comparaisons tordues si je veux d’abord). Ce dernier morceau sauve un peu le mouvement, qui manque tout de même de portée.

Arrive Verlaine première partie, un morceau complètement fou qui revient aux premiers morceaux (les pouic pouic de Val de Travers font leur réapparition après une entrée en matière rappelant Une Correspondance) et y rajoute piano et un chant féminin, enfin, des vocalises sombres et flottantes à peine doublées d’une partie narrative de la taille d’un confetti et proférée avec un petit côté burlesque décalé. Le titre change brusquement d’orientation en son milieu, mélangeant des percussions répétitives à une ou deux nappes, elles mêmes rejointes des pouic pouic issus de Val de Travers. Une sorte de synthèse des morceaux précédents, et qui en tire vraiment le meilleur sans donner dans la redondance, un morceau qui vaut vraiment le détour et qui est sans doute le plus “Zornien” du lot.

Verlaine part 2 est une simple nappe transition. Quand à …Rend Fou, il s’agit de la mise en musique de bidouillages sonores genre papier froissé et parasites dans la Radio, titre mal foutu s’il en est, et qui gâche la fin du disque.

Bref, le résultat est mitigé. De très bonnes choses se cachent dans ce disque (l’ambiance particulièrement noire des deux premiers titres ou le côté complètement jeté et malsain de Verlaine part 1), mais aussi de nettement moins bonnes, qui cassent un peu la cohésion de l’ensemble. Ce sont les titres les moins fous qui sont responsables de cette noyade, …Rend Fou étant trop répétitif pour faire effet, La fée Verte et Fleurs du Mal manquant de relief. De quoi tout de même se faire plaisir pour un amateur d’ambiant et d’industriel, mais pas un chef d’Å“uvre non plus. Pas le disque le plus réussi de Naked City.

September 26th, 2007

Naked City : AbsintheNaked City fait partie de ces groupes qui ne font jamais deux fois le même disque et qui prennent des tournants qu’on n’attend pas. Absinthe ne déroge pas à la règle, bien évidemment. C’est donc un disque de dark ambiant, accompagné de quelques interventions industrielles, que nous livrent cette fois John Zorn et ses acolytes. Reste à savoir si le genre abordé, forcément calme, peut avoir convenu à la bande de tarés qui compose Naked City. A l’écoute, la question se trouve être finalement assez épineuse.

Le groupe aborde donc une phase ambiante de son travail, et créé une musique très calme, mais bien évidemment chargée du grain de folie qui ne quitte jamais Naked City. Yamatsuka Eye a disparu du line-up pour ce disque (à moins que Naked City n’ait sorti cet album car s’était trouvé diminué de son hurleur, je ne sais précisément). Plus de brutalité directe comme sur les morceaux grind de Torture Garden/Grand Guignol, plus de rouleau compresseur à la Leng tch’e, mais les ambiances sont pourries, viciées et hallucinées.

Le disque s’ouvre sur Val de Travers, un morceau ou des notes dissonances pleuvent comme au hasard, irrégulièrement, sur un fond sonore mécanique, le genre de musique qui convient très bien à des déambulations nocturnes au c?ur d’un hôpital psychiatrique désaffecté en penchant la tête pour voir le monde de traviole. une Correspondance reprend le fond sonore du morceau précédent, lui donne plus de profondeur, et laisse les sonorités industrielles s’exprimer, crissements, martellements, bruits de chaînes, sons de cloche obscurs et résonnants. Le morceau en question est une suite logique au Val de Travers, les deux morceaux évoquant la même ambiance presque clinique et noire au possible. Une ouverture talentueuse, donc.

Suit le très, très étrange Artemisia Absinthium, qui continue dans sa veine industrielle, rajoutant un bruit de moustique par dessus (le résultat est un peu contestable, le morceau s’en serait bien passé à mon avis). Ce morceau, ses crissements et ses grésillements, clôt correctement la partie la plus industrielle du disque, malgré la maladresse étrange du bruit d’insecte, qui se trouve être un peu trop trivial pour coller avec l’ambiance de l’album.

Suit un trio de titres de dark ambiant en nappes, le dispensable La Fée Verte, petit pont entre les deux genres sans grand intérêt, Fleurs du Mal un morceau constitué d’une unique nappe infrabasse et ondulante qui manque un peu de relief, et Notre Dame de l’Oubli, titre basé sur une pulsation très sourde, presque cardiaque, et des nappes d’une lenteur posée digne d’un banc de brume de campagne anglaise se déplaçant avec paresse sur la lande (je fais de belles comparaisons tordues si je veux d’abord). Ce dernier morceau sauve un peu le mouvement, qui manque tout de même de portée.

Arrive Verlaine première partie, un morceau complètement fou qui revient aux premiers morceaux (les pouic pouic de Val de Travers font leur réapparition après une entrée en matière rappelant Une Correspondance) et y rajoute piano et un chant féminin, enfin, des vocalises sombres et flottantes à peine doublées d’une partie narrative de la taille d’un confetti et proférée avec un petit côté burlesque décalé. Le titre change brusquement d’orientation en son milieu, mélangeant des percussions répétitives à une ou deux nappes, elles mêmes rejointes des pouic pouic issus de Val de Travers. Une sorte de synthèse des morceaux précédents, et qui en tire vraiment le meilleur sans donner dans la redondance, un morceau qui vaut vraiment le détour et qui est sans doute le plus “Zornien” du lot.

Verlaine part 2 est une simple nappe transition. Quand à …Rend Fou, il s’agit de la mise en musique de bidouillages sonores genre papier froissé et parasites dans la Radio, titre mal foutu s’il en est, et qui gâche la fin du disque.

Bref, le résultat est mitigé. De très bonnes choses se cachent dans ce disque (l’ambiance particulièrement noire des deux premiers titres ou le côté complètement jeté et malsain de Verlaine part 1), mais aussi de nettement moins bonnes, qui cassent un peu la cohésion de l’ensemble. Ce sont les titres les moins fous qui sont responsables de cette noyade, …Rend Fou étant trop répétitif pour faire effet, La fée Verte et Fleurs du Mal manquant de relief. De quoi tout de même se faire plaisir pour un amateur d’ambiant et d’industriel, mais pas un chef d’?uvre non plus. Pas le disque le plus réussi de Naked City.

September 25th, 2007

Naked City : Leng tch'eNaked City est une entité comme on en croise peu dans l’univers du métal. Projet mené par le saxophoniste fou John Zorn, spécialisé dans l’arrachage de sons incongrus à son instruments (chercher de vrais plans saxo dans Naked City est une mauvaise idée, il n’y en a pratiquement pas). Il l’a prouvé avec Grand Guignol, son groupe est capable de n’importe quoi (dans le sens complètement siphonné du terme autant que dans le sens technique). On y trouvait du jazz (free au possible évidemment), de la musique classique (déformée évidemment), du grind sauvage, débile et mâtiné d’influences multiples (pour ceux qui n’ont pas peur de découvrir trois secondes de country aux détours d’un hurlement grind).

Leng tch’e est un peu l’antithèse de ce Grand Guignol. Là ou son prédécesseur partait clairement dans tous les sens, avec des mouvements imprévisibles et une construction d’album aussi stupide que son contenu (ceci n’est pas une critique), l’album dont il est question ici se veut monolithique. Un seul et unique morceau, pour changer des quarante et un titres de Grand Guignol. Un seul et unique plan mené sur près de trente deux minutes, évoluant régulièrement, inexorablement, montant en puissance tout le long. Rien à voir avec la sauvagerie ultra rapide que le groupe nous assenait sur ses morceaux grind en déluge, ici la violence est beaucoup plus insidieuse, plus nauséabonde. Avec Leng tch’e, Naked City se fait moins délirant, moins joyeux et pose une ambiance de souffrance morbide tout à fait en phase avec son concept. Leng tch’e est en effet le nom d’une très sympathique pratique d’exécution chinoise ayant eu cours jusqu’en 1903, date ou le pauvre bonhomme sur la pochette eut la chance d’être le dernier à se faire massacrer de cette manière: drogué à l’opium et découpé en quelques cents morceaux sur une période de plusieurs jours. Et cet album est une mise en musique dudit supplice.

Pour servir ce but quelque peu masochiste, Naked City inventerait presque le drone/sludge (faut rappeler qu’Earth débute tout juste sa carrière, on est en 1992 mine de rien). Des guitares supra lourdes et saturées servent de toile de fond et fond monter la sauce. Une batterie caverneuse qui aligne des plans tous dissemblables les uns des autres et semblant pourtant se suivre avec régularité, empruntant au free jazz pour certaines structures libérées et à des ambiances doom prononcées. Une voix hystérique (Yamatsuka Eye n’a pas changé de registre depuis la dernière fois, même s’il se cantonne aux hurlements douloureux dénués de paroles et évitant à peu près tout le temps les vocalises ridicules qu’on pouvait entendre sur certains titres des albums précédents) doublé dans le dernier tiers par le saxophone de Zorn. Ce dernier recherche ici, en développant son jeu façon “égorgeons une truie, mes amis” et collant au plus près des vocalises humaines, comme un écho horripilant venu d’on ne sait ou. Etrangement, le son fait très japonais et Boris n’aurait pas renié cette production, ses grattes lourdes et sa batterie caverneuse. D’ailleurs, que les petits gars de Boris aient entendu ce morceau avant de composer certains de leurs titres ne m’étonnerait pas vraiment.

Le résultat est une pièce lente, écrasante, douloureuse, folle (normal, c’est du John Zorn). Le seul regret que l’on puisse avoir face à ce morceau est sa fin un peu trop sèche comparée à la montée en puissance étendue qui la précède, et aussi certaines débauches de Yamatsuka Eye, qui passent parfois moins bien que les couinements déjantés du saxophone. De plus, le disque garde une belle valeur historique, puisqu’il s’aventure sur des terres qui sont encore en cours de gestation, et préfigure une partie des scènes expérimentales que seront le sludge et le drone.

Le disque reste évidemment difficile d’accès, pas plus que Grand Guignol, mais d’une autre manière. Ici, pas question d’apprécier certains mouvements du disque, c’est tout ou rien, c’est la transe ou le rejet. Il y a de quoi mener à la transe tous les masochistes et les amateurs de drone. Pour les autres, vous pouvez toujours essayer…

September 25th, 2007

Naked City : Leng tch'eNaked City est une entité comme on en croise peu dans l’univers du métal. Projet mené par le saxophoniste fou John Zorn, spécialisé dans l’arrachage de sons incongrus à son instruments (chercher de vrais plans saxo dans Naked City est une mauvaise idée, il n’y en a pratiquement pas). Il l’a prouvé avec Grand Guignol, son groupe est capable de n’importe quoi (dans le sens complètement siphonné du terme autant que dans le sens technique). On y trouvait du jazz (free au possible évidemment), de la musique classique (déformée évidemment), du grind sauvage, débile et mâtiné d’influences multiples (pour ceux qui n’ont pas peur de découvrir trois secondes de country aux détours d’un hurlement grind).

Leng tch’e est un peu l’antithèse de ce Grand Guignol. Là ou son prédécesseur partait clairement dans tous les sens, avec des mouvements imprévisibles et une construction d’album aussi stupide que son contenu (ceci n’est pas une critique), l’album dont il est question ici se veut monolithique. Un seul et unique morceau, pour changer des quarante et un titres de Grand Guignol. Un seul et unique plan mené sur près de trente deux minutes, évoluant régulièrement, inexorablement, montant en puissance tout le long. Rien à voir avec la sauvagerie ultra rapide que le groupe nous assenait sur ses morceaux grind en déluge, ici la violence est beaucoup plus insidieuse, plus nauséabonde. Avec Leng tch’e, Naked City se fait moins délirant, moins joyeux et pose une ambiance de souffrance morbide tout à fait en phase avec son concept. Leng tch’e est en effet le nom d’une très sympathique pratique d’exécution chinoise ayant eu cours jusqu’en 1903, date ou le pauvre bonhomme sur la pochette eut la chance d’être le dernier à se faire massacrer de cette manière: drogué à l’opium et découpé en quelques cents morceaux sur une période de plusieurs jours. Et cet album est une mise en musique dudit supplice.

Pour servir ce but quelque peu masochiste, Naked City inventerait presque le drone/sludge (faut rappeler qu’Earth débute tout juste sa carrière, on est en 1992 mine de rien). Des guitares supra lourdes et saturées servent de toile de fond et fond monter la sauce. Une batterie caverneuse qui aligne des plans tous dissemblables les uns des autres et semblant pourtant se suivre avec régularité, empruntant au free jazz pour certaines structures libérées et à des ambiances doom prononcées. Une voix hystérique (Yamatsuka Eye n’a pas changé de registre depuis la dernière fois, même s’il se cantonne aux hurlements douloureux dénués de paroles et évitant à peu près tout le temps les vocalises ridicules qu’on pouvait entendre sur certains titres des albums précédents) doublé dans le dernier tiers par le saxophone de Zorn. Ce dernier recherche ici, en développant son jeu façon “égorgeons une truie, mes amis” et collant au plus près des vocalises humaines, comme un écho horripilant venu d’on ne sait ou. Etrangement, le son fait très japonais et Boris n’aurait pas renié cette production, ses grattes lourdes et sa batterie caverneuse. D’ailleurs, que les petits gars de Boris aient entendu ce morceau avant de composer certains de leurs titres ne m’étonnerait pas vraiment.

Le résultat est une pièce lente, écrasante, douloureuse, folle (normal, c’est du John Zorn). Le seul regret que l’on puisse avoir face à ce morceau est sa fin un peu trop sèche comparée à la montée en puissance étendue qui la précède, et aussi certaines débauches de Yamatsuka Eye, qui passent parfois moins bien que les couinements déjantés du saxophone. De plus, le disque garde une belle valeur historique, puisqu’il s’aventure sur des terres qui sont encore en cours de gestation, et préfigure une partie des scènes expérimentales que seront le sludge et le drone.

Le disque reste évidemment difficile d’accès, pas plus que Grand Guignol, mais d’une autre manière. Ici, pas question d’apprécier certains mouvements du disque, c’est tout ou rien, c’est la transe ou le rejet. Il y a de quoi mener à la transe tous les masochistes et les amateurs de drone. Pour les autres, vous pouvez toujours essayer…

September 24th, 2007

Alcest : Souvenirs D'un Autre MondeLe dernier Alcest est sorti, youpi tralala, voyons voir ce que vaut le petit dernier de Prophecy Productions.

Bon, je préviens tout de suite, tout ça n’a strictement rien de black. Bon, peut-être que les guitares ont une production qui pourrait se rapprocher d’un son un peu roots (Alcest utilise un fond sonore saturé de manière presque constante, choix qui apporte une certaine profondeur de son), mais c’est vraiment tout. On pourrait à la rigueur parler de métal atmosphérique. Ça ne se classe pas avec aisance, voilà qui ne fait aucun doute. Pour faire simple, ce petit disque d’à peine quarante minutes est fait de six pistes de quelques six minutes, pleines de riffs planants, servis par une batterie très posée et ne quittant jamais son mid tempo, le tout doublé de lignes claires de guitare et d’un chant aérien, qui vient de la gorge et pas du torse, caresse et fait des ronds (oui, c’est pas très compréhensible, et alors?). Alcest utilise une rythmique constante entrecoupée de breaks ambiants, beaucoup de guitare accoustico-électrique. Pas ou peu de noirceur, plutôt un travail sonore sur la nature printanière (voir le premier morceau). Le résultat sonne un peu comme un Agalloch qui aurait troqué ses sonorités hivernales pour des tonalités chaudes et délaissé les chants rauques. Bon, dire ça est loin d’être d’une justesse phénoménale, mais c’est la première comparaison à peu près valable qui me vienne à l’esprit.

Bon. Ca, c’est fait. Maintenant, ça vaut quoi tout ça ? Heu… Bah, à priori, ça a l’air bien, ça promet, un groupe qui sort du black pour faire de l’ambiant planant, je suis toujours partant, moi. Bon, il semblerait tout de même que pour Neige, bah c’était pas une si bonne idée que cela. Voilà voilà. Souvenirs D’un Autre Monde est assez plat, quelque peu ennuyeux. Les morceaux se suivent et se ressemblent, l’unique type de tempo utilisé lasse au bout d’un ou deux titres, les riffs ambiants de même, quant à la voix, ses incursions sont des plus contestables (à vrai dire, le chant “aérien” m’est carrément désagréable par moments). Alcest fait une musique qui se veut émotive, et qui fait un peu soupe au final. Trop linéaire (les breaks ambiants n’ont pas franchement l’effet casse-morceaux), le disque ne provoque pas l’émotion comme on pouvait s’y attendre. Tout est trop lisse, et c’est pas le grain des guitares qui arrivera à changer cela. Seul Tir An Og semble sortir du lot avec ses percussions tribales au tout début, avant de retomber dans le même genre que les morceaux précédents. Ciel Errant possède une tentative louable de faire des entrées de guitares plus percutantes, mais ça ne suffit pas non plus.

Bref. Concluons. Le projet est intéressant. Le résultat pas à la hauteur. Il manque à ce disque de quoi faire entrer en transe, seul état dans lequel on pourrait pleinement apprécier Souvenir d’un Autre Monde. Sinon, oui, c’est bien fait, c’est bien joué, c’est pas mal composé. N’empêche que l’ennui ne me quitte pas de l’écoute. Bien peu de choses viennent sérieusement éveiller mon intérêt. Résultat, un disque qui va très probablement ne pas être réécouté souvent. Si vous parvenez à entrer dedans (essayez quand même, peut-être que ça vous plaira à vous, les avis sont incroyablement mitigés sur ce disque, il n’y a qu’à regarder les notes des SoMiens), tant mieux pour vous, mais moi c’est non. J’attends tout de voir ce que le groupe nous servira pour son prochain disque, parce qu’il y a quand même du potentiel.

September 24th, 2007

Alcest : Souvenirs D'un Autre MondeLe dernier Alcest est sorti, youpi tralala, voyons voir ce que vaut le petit dernier de Prophecy Productions.

Bon, je préviens tout de suite, tout ça n’a strictement rien de black. Bon, peut-être que les guitares ont une production qui pourrait se rapprocher d’un son un peu roots (Alcest utilise un fond sonore saturé de manière presque constante, choix qui apporte une certaine profondeur de son), mais c’est vraiment tout. On pourrait à la rigueur parler de métal atmosphérique. Ça ne se classe pas avec aisance, voilà qui ne fait aucun doute. Pour faire simple, ce petit disque d’à peine quarante minutes est fait de six pistes de quelques six minutes, pleines de riffs planants, servis par une batterie très posée et ne quittant jamais son mid tempo, le tout doublé de lignes claires de guitare et d’un chant aérien, qui vient de la gorge et pas du torse, caresse et fait des ronds (oui, c’est pas très compréhensible, et alors?). Alcest utilise une rythmique constante entrecoupée de breaks ambiants, beaucoup de guitare accoustico-électrique. Pas ou peu de noirceur, plutôt un travail sonore sur la nature printanière (voir le premier morceau). Le résultat sonne un peu comme un Agalloch qui aurait troqué ses sonorités hivernales pour des tonalités chaudes et délaissé les chants rauques. Bon, dire ça est loin d’être d’une justesse phénoménale, mais c’est la première comparaison à peu près valable qui me vienne à l’esprit.

Bon. Ca, c’est fait. Maintenant, ça vaut quoi tout ça ? Heu… Bah, à priori, ça a l’air bien, ça promet, un groupe qui sort du black pour faire de l’ambiant planant, je suis toujours partant, moi. Bon, il semblerait tout de même que pour Neige, bah c’était pas une si bonne idée que cela. Voilà voilà. Souvenirs D’un Autre Monde est assez plat, quelque peu ennuyeux. Les morceaux se suivent et se ressemblent, l’unique type de tempo utilisé lasse au bout d’un ou deux titres, les riffs ambiants de même, quant à la voix, ses incursions sont des plus contestables (à vrai dire, le chant “aérien” m’est carrément désagréable par moments). Alcest fait une musique qui se veut émotive, et qui fait un peu soupe au final. Trop linéaire (les breaks ambiants n’ont pas franchement l’effet casse-morceaux), le disque ne provoque pas l’émotion comme on pouvait s’y attendre. Tout est trop lisse, et c’est pas le grain des guitares qui arrivera à changer cela. Seul Tir An Og semble sortir du lot avec ses percussions tribales au tout début, avant de retomber dans le même genre que les morceaux précédents. Ciel Errant possède une tentative louable de faire des entrées de guitares plus percutantes, mais ça ne suffit pas non plus.

Bref. Concluons. Le projet est intéressant. Le résultat pas à la hauteur. Il manque à ce disque de quoi faire entrer en transe, seul état dans lequel on pourrait pleinement apprécier Souvenir d’un Autre Monde. Sinon, oui, c’est bien fait, c’est bien joué, c’est pas mal composé. N’empêche que l’ennui ne me quitte pas de l’écoute. Bien peu de choses viennent sérieusement éveiller mon intérêt. Résultat, un disque qui va très probablement ne pas être réécouté souvent. Si vous parvenez à entrer dedans (essayez quand même, peut-être que ça vous plaira à vous, les avis sont incroyablement mitigés sur ce disque, il n’y a qu’à regarder les notes des SoMiens), tant mieux pour vous, mais moi c’est non. J’attends tout de voir ce que le groupe nous servira pour son prochain disque, parce qu’il y a quand même du potentiel.

September 24th, 2007

Alcest : Souvenirs D'un Autre MondeLe dernier Alcest est sorti, youpi tralala, voyons voir ce que vaut le petit dernier de Prophecy Productions.

Bon, je préviens tout de suite, tout ça n’a strictement rien de black. Bon, peut-être que les guitares ont une production qui pourrait se rapprocher d’un son un peu roots (Alcest utilise un fond sonore saturé de manière presque constante, choix qui apporte une certaine profondeur de son), mais c’est vraiment tout. On pourrait à la rigueur parler de métal atmosphérique. Ã?a ne se classe pas avec aisance, voilà qui ne fait aucun doute. Pour faire simple, ce petit disque d’à peine quarante minutes est fait de six pistes de quelques six minutes, pleines de riffs planants, servis par une batterie très posée et ne quittant jamais son mid tempo, le tout doublé de lignes claires de guitare et d’un chant aérien, qui vient de la gorge et pas du torse, caresse et fait des ronds (oui, c’est pas très compréhensible, et alors?). Alcest utilise une rythmique constante entrecoupée de breaks ambiants, beaucoup de guitare accoustico-électrique. Pas ou peu de noirceur, plutôt un travail sonore sur la nature printanière (voir le premier morceau). Le résultat sonne un peu comme un Agalloch qui aurait troqué ses sonorités hivernales pour des tonalités chaudes et délaissé les chants rauques. Bon, dire ça est loin d’être d’une justesse phénoménale, mais c’est la première comparaison à peu près valable qui me vienne à l’esprit.

Bon. Ca, c’est fait. Maintenant, ça vaut quoi tout ça ? Heu… Bah, à priori, ça a l’air bien, ça promet, un groupe qui sort du black pour faire de l’ambiant planant, je suis toujours partant, moi. Bon, il semblerait tout de même que pour Neige, bah c’était pas une si bonne idée que cela. Voilà voilà. Souvenirs D’un Autre Monde est assez plat, quelque peu ennuyeux. Les morceaux se suivent et se ressemblent, l’unique type de tempo utilisé lasse au bout d’un ou deux titres, les riffs ambiants de même, quant à la voix, ses incursions sont des plus contestables (à vrai dire, le chant “aérien” m’est carrément désagréable par moments). Alcest fait une musique qui se veut émotive, et qui fait un peu soupe au final. Trop linéaire (les breaks ambiants n’ont pas franchement l’effet casse-morceaux), le disque ne provoque pas l’émotion comme on pouvait s’y attendre. Tout est trop lisse, et c’est pas le grain des guitares qui arrivera à changer cela. Seul Tir An Og semble sortir du lot avec ses percussions tribales au tout début, avant de retomber dans le même genre que les morceaux précédents. Ciel Errant possède une tentative louable de faire des entrées de guitares plus percutantes, mais ça ne suffit pas non plus.

Bref. Concluons. Le projet est intéressant. Le résultat pas à la hauteur. Il manque à ce disque de quoi faire entrer en transe, seul état dans lequel on pourrait pleinement apprécier Souvenir d’un Autre Monde. Sinon, oui, c’est bien fait, c’est bien joué, c’est pas mal composé. N’empêche que l’ennui ne me quitte pas de l’écoute. Bien peu de choses viennent sérieusement éveiller mon intérêt. Résultat, un disque qui va très probablement ne pas être réécouté souvent. Si vous parvenez à entrer dedans (essayez quand même, peut-être que ça vous plaira à vous, les avis sont incroyablement mitigés sur ce disque, il n’y a qu’à regarder les notes des SoMiens), tant mieux pour vous, mais moi c’est non. J’attends tout de voir ce que le groupe nous servira pour son prochain disque, parce qu’il y a quand même du potentiel.