March 21st, 2008

Crest Of Darkness : Give Us the Power to Do Your EvilJe ne partais pas avec un très bon à-priori sur ce petit disque. Entre un titre d’album un peu lourdingue, quelques noms de morceaux bien cliché genre « antichrist », « death and pleasure » et une belle imagerie vampirico-satanico-kitsch, j’avais un peu peur de tomber sur un Cradle of Filth ou quelque chose de la même trempe.

D’un certain point de vue, je n’avais pas tout à fait tort : Crest Of Darkness fait du black moderne, bien loin de toute true attitude. Plus précisément, on a affaire un une sorte de dark métal très clairement influencé black, et qui se charge de rythmiques thrash assez saccadées et de passages presque heavy. Et il n’y a pas à chicaner, c’est bien fait.

Pour la petite histoire, le disque a été enregistré en à peine deux semaines, la faute à des problèmes de compatibilité des horaires du groupe et du label (groupe norvégien, studio italien, ça n’aide pas). Mais ça ne se sent absolument pas. La production est excellente, octroyant aux guitares un son net, sans bavures, puissant ; à la basse une place de choix, d’ailleurs méritée ; à la batterie, plus en retrait, juste ce qu’il faut pour assurer un soutien rythmique de qualité. Production à la fois sombre et limpide, d’une lisibilité agréable, qui permet de profiter du talent des musiciens. Pour sûr, ce ne sont pas des manches. Et voir un bon bassiste bien mis en avant dans une musique typée black, ça fait toujours plaisir, aussi.

Les structures, souvent basées sur des rythmes thrash saccadées simples et efficaces, passe cependant son temps à sauter de riff en riff, à faire remonter en une bouffée de blasts ses ambiances black métal, à éclairer brusquement son morceau d’un solo souvent très largement teinté de heavy. On note même une incursion dans le doom avec I Love Your Pallid Skin. Cette volonté progressive ne nuit cependant aucunement à la cohérence de l’ensemble, et rend les morceaux très plaisants à suivre.

Parlons des petits défauts, tout de même. Le chanteur, s’il est très à l’aise pour changer de registre (quelques chants plus ou moins clairs , des chorus bien sombres, bien exécutés), a cependant tendance à se limiter à ses criaillements black, qui finissent par taper un peu sur le système (bon, c’est pas Dany Filth non plus hein, c’est tout à fait supportable). La caisse claire sonne un peu bof. Et puis, finalement, tout ça reste assez classique. Non, Crest Of Darkness ne révolutionne rien, et malgré le mélange des genres, le groupe ne surprend pas vraiment, même si le premier solo qui vous saute au visage des les premières minutes d’Antichrist vous prendra de court la première fois. Après, vous avez compris la démarche, et ce n’est pas le reste du disque qui viendra le démentir. Les trois derniers morceaux perdent aussi un peu en intérêt, le disque ausrait sans doute gagné à se terminer sur I Love Your Pallid Skin.

Mais bon, la qualité est au rendez-vous, alors que demander ? Des solos vraiment bien foutus, des rythmiques thrash prenantes, une basse présente et agréable, tout ça donne un bon disque. Pas la galette du siècle, non, pas un album impérissable non plus, mais tout de même une sacrée bonne ambiance qui vaut le détour, si vous n’êtes pas trop true.

A écouter : le résolument heavy thrashouille « your demons » et le petit morceau presque doom « I Love Your Pallid Skin ».

January 12th, 2008

Deinonychus : Warfare Machines

Hein? Quoi? Ah, je dois chroniquer un disque, là? Pardon, désolé, j’avais l’esprit ailleurs.

Bon, j’avoue, je dormais en fait.

Voilà, ça, c’est fait. Je commence sérieusement la chronique. Deinonychus est une sorte de one-man band de dark doom avec plein de musiciens qui tournent aux divers postes sous l’égide du sieur Marco Kehren, monsieur qui n’est pas tout à fait le premier venu puisqu’il a officié dans pas mal de groupes don Bethléhem et Dark Sanctuary, quand même. Une carrière d’à peu près 15 ans de carrière et un grand groupe de dark atmosphérique au palmarès, j’avoue que j’ai été assez peu agréablement déçu par le disque en question. Non pas que j’attendais un chef d’oeuvre ou quelque chose du genre mais…

Bref. Warfare Machines a un gros, un énorme défaut: sa facilité intrinsèque. Il est vrai que j’ai assez peu d’amour pour le doom de toutes manières, genre dont la tare principale à mes yeux est cette habitude de donner régulièrement dans la facilité (je ne généralise pas pour autant, je sais pertinemment que le genre ne se limite pas à ça, pour être amateur de groupes comme Void Of Silence ou Dolorian). Ici, le travers clair. Les riffs sont simples et tournent en boucle. La structure des morceaux est classique au possible. Le son est plutôt mou, les guitares n’étant pas franchement percutantes. Le chant est linéaire malgré deux ou trois tentatives de chants/choeurs clairs et de choeurs assez bienvenues quoique pas toujours très maîtrisées. La batterie a un jeu simple mais étrangement assez chaud, plutôt plaisant et bien intégré. Tout ça n’est pas tout à fait dénué d’intérêt, mais force est de constater que je m’ennuie ferme en écoutant ce disque.

Pourtant, il commençait bien. Une intro de trois minutes basée sur une structure cyclique, un riff pas excellent soit dit en passant, mais portant bien le morceau, sur lequel se rajoutent un monologue et des larsens bien placés. Le Corwin s’est retrouvé titillé. Carpet Bombing, après une petite entrée à la batterie, laisse venir les premiers riffs du disques. Affreusement plats et amorphes. Et pourtant, le morceau a ses moments de gloire: deux accélérations qui gagnent une profondeur de son efficace, prenante, ou les hurlements uber graves de Marco Kehren prennent leur envol. Malgré un démarrage étrangement mauvais, le morceau se trouve être intéressant, assez accrocheur au final.

Mais après, c’est la chute. Manoeuvre East et NaPolA marquent l’avènement des riffs faciles et entendus cent fois, des morceaux linéaires sans envolée ni émotion. Seul un petit choeur sauve NaPolA du désintérêt total. Arrive la grosse erreur du disque, MG-34, un titre black et d’une frénésie très maladroite, qui n’emporte l’auditeur que par surprise, au début du morceau, à cause du changement de tempo. Une nouvelle forme d’agressivité dans la voix de Kehren semble relancer l’intérêt, mais la redondance du riff et la linéarité définitive du morceau achèvent de le couler.

False Flag relance un peu le disque, et permet d’entamer la partie la moins mauvais du CD. Le rythme syncopé de ce morceau est un peu plus original, et il se trouve être plus varié, le jeu des guitares enfin vraiment sombre, des leads agréables, bref, le morceau sauve l’honneur. Nerve Agent ne déparera pas trop après ce redémarrage beaucoup trop tardif, se permettant lui aussi des structures de grattes moins primaires que certains des premiers morceaux, un peu distordues, des alternances plutôt bien faites de murmures, de choeurs narratifs clairs et de voix black, pour une ambiance finalement pas si pourrie que ça. Même vraiment chouette.

Morphium achève le disque sans être un morceau d’un intérêt particulier, mais reste un morceau doom correct avec une ambiance sépulcrale lourde à souhait.

Donc quoi? Trois bons morceaux dont une sorte d’introduction, un morceau décent, un morceau à moitié bon et à moitié catastrophique et trois bouses inutiles, tout ça sur un disque après tout relativement court. Je suis peut-être un peu sévère, mais voir des titres comme False Flag côtoyer des MG-34 et des Manoeuvre East a la très nette tendance de m’énerver. Allez, oui, d’accord, quelques morceaux sauvent l’honneur et méritent d’être écoutés, mais franchement, mettez plutôt des sous dans un Dolorian ou un Unholy que dans ce Warfare Machines bien en dessous de ce qu’on pourrait en attendre.

Moi, je retourne dormir.

September 24th, 2007

Alcest : Souvenirs D'un Autre MondeLe dernier Alcest est sorti, youpi tralala, voyons voir ce que vaut le petit dernier de Prophecy Productions.

Bon, je préviens tout de suite, tout ça n’a strictement rien de black. Bon, peut-être que les guitares ont une production qui pourrait se rapprocher d’un son un peu roots (Alcest utilise un fond sonore saturé de manière presque constante, choix qui apporte une certaine profondeur de son), mais c’est vraiment tout. On pourrait à la rigueur parler de métal atmosphérique. Ça ne se classe pas avec aisance, voilà qui ne fait aucun doute. Pour faire simple, ce petit disque d’à peine quarante minutes est fait de six pistes de quelques six minutes, pleines de riffs planants, servis par une batterie très posée et ne quittant jamais son mid tempo, le tout doublé de lignes claires de guitare et d’un chant aérien, qui vient de la gorge et pas du torse, caresse et fait des ronds (oui, c’est pas très compréhensible, et alors?). Alcest utilise une rythmique constante entrecoupée de breaks ambiants, beaucoup de guitare accoustico-électrique. Pas ou peu de noirceur, plutôt un travail sonore sur la nature printanière (voir le premier morceau). Le résultat sonne un peu comme un Agalloch qui aurait troqué ses sonorités hivernales pour des tonalités chaudes et délaissé les chants rauques. Bon, dire ça est loin d’être d’une justesse phénoménale, mais c’est la première comparaison à peu près valable qui me vienne à l’esprit.

Bon. Ca, c’est fait. Maintenant, ça vaut quoi tout ça ? Heu… Bah, à priori, ça a l’air bien, ça promet, un groupe qui sort du black pour faire de l’ambiant planant, je suis toujours partant, moi. Bon, il semblerait tout de même que pour Neige, bah c’était pas une si bonne idée que cela. Voilà voilà. Souvenirs D’un Autre Monde est assez plat, quelque peu ennuyeux. Les morceaux se suivent et se ressemblent, l’unique type de tempo utilisé lasse au bout d’un ou deux titres, les riffs ambiants de même, quant à la voix, ses incursions sont des plus contestables (à vrai dire, le chant “aérien” m’est carrément désagréable par moments). Alcest fait une musique qui se veut émotive, et qui fait un peu soupe au final. Trop linéaire (les breaks ambiants n’ont pas franchement l’effet casse-morceaux), le disque ne provoque pas l’émotion comme on pouvait s’y attendre. Tout est trop lisse, et c’est pas le grain des guitares qui arrivera à changer cela. Seul Tir An Og semble sortir du lot avec ses percussions tribales au tout début, avant de retomber dans le même genre que les morceaux précédents. Ciel Errant possède une tentative louable de faire des entrées de guitares plus percutantes, mais ça ne suffit pas non plus.

Bref. Concluons. Le projet est intéressant. Le résultat pas à la hauteur. Il manque à ce disque de quoi faire entrer en transe, seul état dans lequel on pourrait pleinement apprécier Souvenir d’un Autre Monde. Sinon, oui, c’est bien fait, c’est bien joué, c’est pas mal composé. N’empêche que l’ennui ne me quitte pas de l’écoute. Bien peu de choses viennent sérieusement éveiller mon intérêt. Résultat, un disque qui va très probablement ne pas être réécouté souvent. Si vous parvenez à entrer dedans (essayez quand même, peut-être que ça vous plaira à vous, les avis sont incroyablement mitigés sur ce disque, il n’y a qu’à regarder les notes des SoMiens), tant mieux pour vous, mais moi c’est non. J’attends tout de voir ce que le groupe nous servira pour son prochain disque, parce qu’il y a quand même du potentiel.

May 2nd, 2007

Ataraxia (ITA) : Paris SpleenDes groupes de dark ambiant folk italiens qui décident de faire une rétrospective de l’art d’une troupe de cabaret du siècle passé ayant hanté le cabaret parisien “L’Enfer” en plongeant allégrement dans le Spleen de Paris de Baudelaire pour les paroles, vous en connaissez beaucoup? Non? Bizarrement, ça ne m’étonne pas trop.

Le concept est jeté. Alors non, ce n’est pas du métal. Ca n’est pas non plus du folk. En fait, je ne sais pas trop ce que c’est. Un… Truc, oui, le mot est assez abstrait pour être approprié. Une oeuvre à valeur de témoignage historique, une oeuvre grandiloquente et bouffone, horrifico-grandguignolesque, complètement décalée.

Ambiances de foire et de crieurs publics, de comptines macabres ou délirantes, histoires de chiens, de saltimbanques, de galerie des monstres, de clochards rêveurs. Orgue de barbarie, bandonéon, accordéon musette, tambour et tambourin, trombone à coulisse, guitare folk, flûtes composent un orchestre indescriptible.

L’album n’évite pas quelques petites erreurs formelles et se montre parfois un peu inégal, mais au final remplit parfaitement son but et sait recréer une ambiance unique en son genre.

Une curiosité qui ne laissera personne indifférent: on adore ou on déteste. Je serais bien incapable de dire qui va aimer, c’est trop atypique pour ça. Pour ma part, j’aime. On notera quelques titres particulièrement bons: le génial Tango Des-astres, l’introduction horrifico-kitsch Bienvenue à l’Enfer, la petit chanson lycanthrope et A Votre Guise.

April 2nd, 2007

Inactive Messiah : Be My DrugHoly records, métal grec, Chris Antoniou, choeurs d’Athènes, jolie pochette. Voilà les raisons qui m’ont poussé à acheter ce CD. J’avoue avoir été un peu déçu, même si cet album n’est pas mauvais.

Et pourtant, l’album commence sur les chapeaux de roues. Après une introduction chaostarienne (bah oui, il est là le monsieur), débarque le meilleur morceau de l’album, le très dansant “Sing”, qui m’a fait miroiter la lune pour le reste de l’album avec un rythme bien travaillé et particulièrement prenant. Deuxième morceau, tout va encore bien, l’orchestre de cuivres et cordes s’intègre on ne peut mieux dans le morceau All Your Dreams. Tout est beau, tout est bien. Mis à part que j’ai déjà compris que la batterie était naze. Le batteur n’est pas au point: jeu très primitif, un coup sur la cymbale, un coup sur un tom unique (on dirait vraiment qu’il a une grosse caisse, deux symbales et un tom, ça fait limite), on s’ennuie très vite et ça gâche un peu les autres orchestrations.

On continue. Je commençe à remarquer que le nouveau titre ne me passione pas: Be My Drug ne retrouve mon intérêt qu’à la troisième minute, lorsque l’orchestre évincé refait son apparition.

Synthetic Snow est un peu plus prenant (la batteuse fait même de la double pédale, attentioooon), notamment grâce à quelques jeux de gratte assez sympathiques ainsi qu’à un chant clair bienvenu (et mieux tenu que sur le titre précédent) et un rythme de nouveau assez catchy, bien prenant.

Vient ensuite la bonne blague du Cd, une reprise dark métal symphonique de beat it de Michael Jackson. En fait, ce titre est plutôt bon, mais faut franchement réussir à sortir le modèle de sa tête. Après, on peut s’intéresser franchement au plus important du morceau retravaillé: le jeu de l’orchestre et les choeurs. Parce que franchement, le travail de Chris Antoniou sur le morceau est assez phénoménal (en fait, il le rend intéressant…).

Ensuite… On retombe. Pain est un morceau assez inintéressant, qui plairait peut-êtres aux amateurs, mais qui manque de dimension à mes yeux. Hear me tonight n’est pas totalement gnangnan/plat mais n’en passe pas loin, heureusement sauvé par l’introduction et la conclusion (choeurs et guitare sèche), ainsi qu’un solo (si, si, il y en a un), qui manque tout de même un peu d’émotion. Sinon, ça ressemble à une ballade à gros son, et c’est un peu bof, cette impression.

Puis, before the end. LE moment de gloire du batteur. L’entrée en matière du titre montre qu’apparemment son cas n’est pas définitif, et qu’il est peut-être capable de trouver un jeu techniquement plus poussé à défaut d’être plus atypique. Le morceau en lui même est relativement bon, même si le riff principal a tendance à rappeler une des chansons du début du CD, synthetic snow en l’occurence, mais la conclusion en vocaux presque black sur fond de cordes épiques m’a finalement fait oublier cette impression.

Et conclusion, lord of lies. Partie mélodique correcte, mais à nouveau, le riff d’entrée semble s’inspirer directement dans les morceaux précédents… Heureusement, il y a les choeurs.

Bon. Vous l’aurez compris, c’est un album qui est en fait loin d’être mauvais, masi seulement voilà… ce qui m’a fait apprécier les morceaux, dans la plupart des cas, c’est le travail de Chris Antoniou. Qui sauve beaucoup de morceaux de l’ennui profond qu’ils menaçaient de m’inspirer. Et c’est là le principal défaut: certes, tout ce qui touche Chris est bon, très bon même, seulement le reste est loin d’être à niveau. Les guitares ne sont pas phénoménales et se répètent quelque peu, la batterie est linéaire au possible, le chant grave est sympathique mais pas transcendant… Enlevez Chris, il reste une galette sans dimension. Et c’est ça qui est dommage. Pas une catastrophe, non, loin de là, mais rien d’un chef d’oeuvre non plus. On oublie assez vite, contrairement à un Sumerian Daemons de Septic Flesh, pourtant moins directement appuyé sur les dons de Chris Antoniou, mais ou tout se vaut.

July 23rd, 2006

Aegirson : Requiem TenebraeAegirson est un petit groupe de dark metal encore jeunot, qui signe ici son premier véritable album. Autant vous dire tout de suite que je suis partagé sur le résultat.

Commençons par les défauts, qui sont plutôt nombreux, malheureusement. Le premier, c’est le chant clair. Le chant clair masculin est bof, mais surtout, on sent parfaitement que c’est un français qui chante. Et qu’il n’a pas dû suivre beaucoup de cours de prononciation anglaise. Ca sonne faux, horriblement faux. Heureusement, ces passages sont assez rares. Ensuite, le chant féminin. La chanteuse a des capacités, ça se sent sur certains titres (awaiting deliverance est plutôt plaisant) mais cetaines autres expérimentations n’étaient pas dans ses cordes. Résultat, parfois, ça accroche. Ensuite, l’originalité. C’est loin d’être transcendant, on a affaire à du dark metal tout ce qu’il y a de plus classique. Un peu dommage. Enfin, sa durée: plus de 60 minutes, quand tout n’est pas maîtrisé parfaitement, c’est un peu casse gueule.

Puis, bouffée d’air frais, les points positifs. D’abord, le chant. Bah oui, les grunts sont plutôt réussis, il faut bien l’avouer (et quand il gueule, on n’entend pas les fautes de prononçiation). Point de vu compos, c’est certes classique mais pas totalement basique, et si ça n’est pas sophistiqué, les musiciens de sont pas des manches. Et les chansons accrochent l’oreille (généralement dans le bon sens, sauf quand les défauts sont trop perceptibles).

Donc, un album pas génial, mais pas totalement dénué d’intérêt. Un peu plus de professionalisme ne pourrait pas leur faire de mal, cependant, et s’ils se remettent un peu en cause sur la suite, il se pourrait bien que leur prochaine production soit une bonne surprise. Qui sait, peut-pêtre un groupe à surveiller? Je n’y mettrais pas ma main au feu, mais sait-on jamais…

June 19th, 2006

De Lumière et d'ObscuritéDe Lumière et d’Obscurité est le premier album de la “nouvelle période” de Dark Sanctuary, moins funéraire et moins austère que ses prédécesseurs (bon tout est relatif, ça reste on ne peut plus dark atmo, c’est pas la danse des canards non plus). On peut déjà ressentir dans ces titres les oeuvres géniales que seront L’Etre Las et Les mémoires blessées. Cependant, force est de constater, avec le recul, que cet opus est plus nettement inférieur à ceux qui vont suivre. Tous les ingrédients sont là, le talent aussi, cependant Dark Sanctuary n’évite pas quelques maladresses: ainsi certains violons couinent un peu, alors qu’ils sont irréprochables dans les deux autres. Certains titres sont un peu faibles, manquant d’accroche. Et les paroles voient apparaître quelques fautes inhérentes au style sophistiqué employé.

Mais rien de tout cela ne gâche le plaisir de l’écoute de cette oeuvre, elle la met juste en dessous des deux suivants. On notera quelques passages particulèrement agréables, comme le génial Ordre et Décadence, qui ne devrait pas laisser grand monde froid (ou plutôt laissera les gens galçés, selon le point de vue), pour peu qu’on ait les oreilles adaptées au type de musique.

De Lumière et d’Obscurité n’est donc pas le chef d’oeuvre de Dark sanctuary, mais possède déjà cette étincelle de génie qui va rendre les deux suivants simplement merveilleux, pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

June 19th, 2006

De Lumière et d'ObscuritéDe Lumière et d’Obscurité est le premier album de la “nouvelle période” de Dark Sanctuary, moins funéraire et moins austère que ses prédécesseurs (bon tout est relatif, ça reste on ne peut plus dark atmo, c’est pas la danse des canards non plus). On peut déjà ressentir dans ces titres les oeuvres géniales que seront L’Etre Las et Les mémoires blessées. Cependant, force est de constater, avec le recul, que cet opus est plus nettement inférieur à ceux qui vont suivre. Tous les ingrédients sont là, le talent aussi, cependant Dark Sanctuary n’évite pas quelques maladresses: ainsi certains violons couinent un peu, alors qu’ils sont irréprochables dans les deux autres. Certains titres sont un peu faibles, manquant d’accroche. Et les paroles voient apparaître quelques fautes inhérentes au style sophistiqué employé.

Mais rien de tout cela ne gâche le plaisir de l’écoute de cette oeuvre, elle la met juste en dessous des deux suivants. On notera quelques passages particulèrement agréables, comme le génial Ordre et Décadence, qui ne devrait pas laisser grand monde froid (ou plutôt laissera les gens galçés, selon le point de vue), pour peu qu’on ait les oreilles adaptées au type de musique.

De Lumière et d’Obscurité n’est donc pas le chef d’oeuvre de Dark sanctuary, mais possède déjà cette étincelle de génie qui va rendre les deux suivants simplement merveilleux, pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

June 19th, 2006

L'être las - l'envers du miroirAaah dark sanctuary… Ou comment, pour citer Kuroikarasu, s’apaiser l’esprit entre deux bourrinages. Ou se donner des envies de sauter par la fenêtre si on a des tendances dépressives assez poussées.

La recette est simple, prenez quelques violons, des touches de guitare accoustiques, un piano et un chant mereilleux. Mélangez le tout en prenant bien soin de mettre une très grosse pincée de desespoir et de douceur nostalgique. Et vous obtenez l’une des oeuvres les plus minantes et les plus belles qu’on ait produit depuis longtemps. C’est simple, beau, pur, poignant… En fait, je remarque que je manque de mots pour décrire cet album. Quoi qu’il en soit, la Mort n’a jamais eu plus beau visage que le reflet que nous en donne le septète français (décidément, il semblerait que notre contrée soit des plus productives en matière de très bon dark ambiant). Le seul défaut de ce disque est d’être un tantinet long. En effet, une heure huit de musique sombre et dépressive aux structures somme toute assez simple (mais essayez d’écrire des titres simples et aussi terriblement efficaces à la fois, vous verrez que le talent est bien là), c’est un peu trop, et on décroche sur les derniers titres. Dommage, car ils sont aussi bons que le reste.

Quoi qu’il en soit, c’est certainement un très bon album de dark atmosphérique qui mérite l’oreille de l’auditeur avisé. n’hésitez pas, vous qui aimez vous plonger dans la musique symphonique et noire, ce disque est fait pour vous.

June 19th, 2006

Dark Sanctuary : L'être las - l'envers du miroirAaah Dark Sanctuary… Ou comment, pour citer Kuroikarasu, s’apaiser l’esprit entre deux bourrinages. Ou se donner des envies de sauter par la fenêtre si on a des tendances dépressives assez poussées.

La recette est simple, prenez quelques violons, des touches de guitare accoustiques, un piano et un chant mereilleux. Mélangez le tout en prenant bien soin de mettre une très grosse pincée de desespoir et de douceur nostalgique. Et vous obtenez l’une des oeuvres les plus minantes et les plus belles qu’on ait produit depuis longtemps. C’est simple, beau, pur, poignant… En fait, je remarque que je manque de mots pour décrire cet album. Quoi qu’il en soit, la Mort n’a jamais eu plus beau visage que le reflet que nous en donne le septète français (décidément, il semblerait que notre contrée soit des plus productives en matière de très bon dark ambiant). Le seul défaut de ce disque est d’être un tantinet long. En effet, une heure huit de musique sombre et dépressive aux structures somme toute assez simple (mais essayez d’écrire des titres simples et aussi terriblement efficaces à la fois, vous verrez que le talent est bien là), c’est un peu trop, et on décroche sur les derniers titres. Dommage, car ils sont aussi bons que le reste.

Quoi qu’il en soit, c’est certainement un très bon album de dark atmosphérique qui mérite l’oreille de l’auditeur avisé. n’hésitez pas, vous qui aimez vous plonger dans la musique symphonique et noire, ce disque est fait pour vous.