August 18th, 2007

Stillste Stund : BiestblutBon, je préviens tout de suite, ce disque n’a de métal que les influences gothic qui traînent dans la musique de Stillste Stund. Ne vous attendez pas à entrendre parler grosses guitares, riffs acérés et blasts à tout va. Bon, ceci étant posé, parlons donc de ce Biestblut.

Sillste Stund est donc un duo allemand bien peu connu (et c’est bien dommage), dont la production fleure bon la darkwave, l’électro, le goth. Et puis, le classique aussi, sur cet album tout particulièrement. Il est des disques atypiques s’il en est, et Biestblut rentre parfaitement dans cette catégorie, même comparé au reste de la carrière du groupe.

Imaginez une pièce avec une introduction et une conclusion, et entre les deux 6 actes de trois ou quatre morceaux. Dans chaque acte, on trouve un morceau clairement orienté électro/industriel, le genre de prédilection de Stillste Stund, pour des morceaux cycliques et assez expérimentaux, alliant percussions et beats presque techno à des bidouillages électroniques. Et, pour les autres morceaux, prévoyez de très courtes pistes traînant dans les deux minutes trent/trois minutes, entièrement symphoniques. Violons en nappes, noirs, parfois dormants, parfois frémissants, épiques, dissonant, et réghulièrement doublés de cuivres pompeux, de hautbois et de flûtes. Morceaux qui se suivent très rapidement, se ressemblent assez souvent tout en gardant chacun une identité propre.

Le mélange est à priori des plus improbables, surtout quand on sait qu’au coeur de l’OVNI traîne encore un morceau OVNI, Wo Die Wirklichkeit Schweigt, qui ne révèle que très tard son affiliation électro, préférant un son presque folk, à la guitare sèche et au piano. Bref, le cocktail est explosif, et les rapprochements entre les morceaux classiques et électro pourraient faire très mal aux oreilles. Ce qui n’est, en fait, pas le cas.

Grâce à quoi? Premièrement, au chant. Enfin, chant, il s’agit la plupart du temps, en tout cas sur les morceaux dits classiques, d’une narration grave et rythmée, tout en allemand, avec une alternance de voix masculine et de voix féminine déformée électroniquement. Traversant tous les morceaux, même si se faisant un peu plus chantant sur les morceau électro, ce duo de chant fait lien, et gomme beaucoup les accrocs possibles du disque. En plus, c’est un travail vocal des plus atypiques autant qu’intéressant. ensuite, les morceaux se recoupent toujours un peu. Une piste classique a presque systématiquement quelques percussions industrielles, une très légère touche de sonorités électro. De même que l’on retrouve régulièrement des sons plus classiques dans les morceaux électro. Tout ça est très discret, ne se repère pas forcément à la première écoute tant l’affiliation première de chaque morceau saute aux yeux, mais aide à garder une cohérence dans la construction pourtant hautement improbable de ce projet.

Reste tout de même quelques inégalités, non plus dans la disparité des morceaux, assumée et maîtrisée. Cette fois, nous parlerons des morceaux eux-même. Premièrement, penchons nous sur les titres électro/indus. La plupart d’entre eux sont prenants et entraînants, tout particulièrement les excellents Golem (sans doute le morceau le plus barré de cette galette), Weltwinternacht ou encore Darwin. Par contre, Wo Die Wirklichkeit Schweigt, s’il ne serait pas un mauvais morceau hors de cette pièce, casse par trop le rythme par son manque de tension dramatique autant que de rythme, choses qui caractérisent pourtant strictement tous les autres morceaux du disques. bref, six minutes qui cassent un peu l’écoute, et c’est dommage. Et pour ce qui est des titres classiques, force est de constater que, parfois, ils se ressemblent vraiment trop. Certes, le concept est ainsi fait, mais c’est parfois gênant, pour des morceaux comme geliebt et Zweites Erwachen, qui perdent un peu trop leur identité dans ce jeu du “je te ressemble”. Ce qui ne les rend pas mauvais pour autant, comprenez bien, cela affaiblit juste un peu leur impact. Surtout quand on les compare à ces morceaux qui restent en tête dès la première écoute et qu’on distingue très bien des autres, comme l’effrayant Gleich de Ende Der Welt ou Frass Oder Fresser.

Bref, ce sont quelques détails, qui empêchent le disque d’être un chef d’oeuvre absolu. Pour autant, et après ces réserves faites, on tient là un bon, que dis-je, un très bon album. Une oeuvre conceptuelle particulièrement culottée et réussie. Alors entendons nous: ce disque n’est pas fait pour vous si vous ne supportez pas l’électro. Pas plus que si vous êtes allergiques à la musique classique, à la darkwave, à l’allemand… Mais pour tous ceux qui sont assez ouverts d’esprit et/ou amateurs de musiques d’ambiances pour poser l’oreille là dessus, il y a de quoi se faire bien plaisir. Alors, n’hésitez pas, jetez vous dessus.

April 30th, 2007

Elend : A World In Their ScreamsCa y est, le Elend nouveau est arrivé. Dites donc, il s’en est passé, des choses, en trois ans. Après avoir enregistré une première version de l’album dans la suite logique de Sunwar the Dead, et déçus par un mixage qui ne satisfaisait pas leurs attentes, Renaud Tschirner et Alexandre Iskandar ont reporté la sortie de l’album pour travailler encore. Leurs dates et celles du studio ne correspondant plus, le projet va traîner encore deux ans… Et subir une remise en forme totale. Iskandar ayant décidé d’utiliser les morceaux de son projet parallèle, l’Ensemble Orphique, qui semblent ne jamais devoir sortir. Inspiration fortement issue de la musique contemporaine, donc. Le résultat?

Une oeuvre noire (mais noire… The Umbersun c’est plein été à côté). Un oeuvre chaotique, une oeuvre violente, une oeuvre tortueuse, nauséeuse, dissonante… Je m’arrête là, je pourrais trouver cent termes qui la définiraient plus ou moins. Précisons.

L’orchestre est réduit, passant de 50 membres à 20. Ne croyez pas que l’album soit moins puissant que Sunwar, bien au contraire. C’est le son le plus énorme qu’Elend ait jamais affiché. Accrochez vous, ça remue sévèrement. Des cordes de plus en plus abstraites, qui forment des nappes de sons dérangeantes, parsemées de lapsus volontaires qui rajoutent une dimension malsaine que n’avait pas les précédents albums, même The Umbersun. Des cuivres qui déchirent le son des cordes en de grandes envolées lyriques et déchirantes, des samples industriels venant soutenir les ambiances ou les pics musicaux. Un chant féminin qui fait son grand retour, pas ou peu de texte mais des choeurs omniprésents et des hurlements déments (Estéri Rémond fait carrément peur, écoutez Borée pour voir). Pas de chant masculin, mais une narration sombre (et tout en français cette fois, s’il vous plaît), qui brise même les mélodies que les voix chantantes pourraient amener. Ici, tout est chaos et abstraction.

Là ou Sunwar the Dead jouait la clé d’un grand nombre d’ambiances abordées et ratait un peu son coup à cause de cela, AWITS joue la carte de l’intégrité monolithique, gardant le même style tout le long et se permettant à peine une montée en puissance au début (l’habituel titre ambiant ouvrant un disque d’Elend est ici réduit à la première minute de la première chanson, qui rentre déjà bien dans le lard) et une descente chromatique sur la fin (l’album se calme un peu après le pic sonore ultime de la Carrière d’Ombre).

Et ça marche bien. Extrêmement bien. Ici, Elend ne cherche plus le beau dans les ténèbres comme dans The Umbersun (oui, je cite souvent cet album, il faut dire que c’est lui aussi la conclusion d’un cycle mais que c’est aussi celui qui a le plus d’impact sur moi, et qui est le plus recherché de tous avec A World In Their Screams), mais une brutalité noire et torturée. Si comme moi, vous aimez qu’une musique prenne au tripes, vous mette l’esprit en surchauffe, si vous aimez plus que tout l’esthétique de la noirceur, alors cet album est pour vous. Une fois, cent fois. Amateurs de classique, essayez donc. Amateurs de contemporain, jetez vous dessus les yeux fermés. Amateurs de dark ambiant, d’industriel, de néoclassique, foncez. Black métalleux, si vous êtes ouverts à d’autres mondes musicaux, achetez le. Et pour tout le monde en général: essayez quand même, on ne sait jamais.

Donc voilà, Elend a bien rattrapé la légère baisse de régime que constituait Sunwar the Dead, et nous livre son oeuvre la plus remuante de toute sa discographie, et sans doute la meilleure (enfin, non, plutôt aussi bonne que The Umbersun, dans un genre moins mélodique). Sans doute la plus dure à comprendre aussi, mais ça en vaut la peine.

Notez au passage quelques titres particulièrement bons: l’éponyme A World In Their Screams, Le Dévoreur, Borée et La Carrière d’Ombre.

Grandiose.

July 17th, 2006

Elend : Les Ténèbres du DehorsDeuxième album de l’Officium Tenebrarum, Les Ténèbres du Dehors est aussi l’une des oeuvres les plus impressionantes d’Elend (en fait, toutes leurs oeuvres sont impressionantes, mais bon, on va dire qu’elle fait partie des trois meilleures…). La première chose à noter, c’est que niveau moyens, c’est toujours assez faible, quoi que la prod soit meilleure que celle de l’opus. Et pourtant, c’est nettement mieux. Les violons sont plus distincts, les claviers se font plus souvent rapides et découpés, le son plus agressif, le chant écorché beaucoup mieux maîtrisé, et Nathalie Barbary est rentrée dans la formation, secondant Eve Gabrielle Siskind de sa voix plus grave et absolument superbe. Le tout est nettement plus agressif, tout en ne quittant pas la terre de la musique d’ambiance symphonique. Un aspect moins contemplatif, plus noir aussi, et pourtant toujours empreint de cette indiscible “luciferian beauty” qui planait déjà sur Leçons de Ténèbres. Ce genre d’oeuvre est certainement la quintessence de la philosophie de Baudelaire et de ses Fleurs du Mal: la beauté cachée en la laideur de toute choses.

Car ces morceaux sont magnifiques. Ne serait-ce que cette introduction, Nocturne, simple et belle, habitée par le chant féminin comme par un esprit nostalgique du plus bel effet. Les deux titres suivants sont le centre de l’album: près de vingt-cinq minutes à eux deux, ils sont les morceaux les plus puissants de l’album, et presque du cycle (s’ils avaient eu les moyens qu’ils ont eu pour The Umbersun, nul doute que ces pièces seraient devenues simplement géniales, petits joyaux de pure musique d’ambiance noire). mêlant habilement voix féminines angéliques et hurlements black maîtrisés comme jamais, sur fonds de violons et de synthés sombres et magnifiques… Je remarque que je manque de mots pour décrire ces deux perles. Ce sont tout simplement des morceaux géniaux, qu’il FAUT avoir entendu.

Le reste de l’album est un peu plus inégal, avec un Eden qui aurait pu se passer des voix black, cachant un peu trop le jeu magnifique, et un Dancing Under The Closed Eyes of Paradise qui reste un très bon titre, mais pêche un peu par un chant étrange sur sa première partie. Les deux titres dépourvus de chants black sont pour leur part très réussis et charmants (enfin, toujours dans l’optique du morceau d’art Noir comme seul sait nous en pondre Elend).

En bref, cette galette n’est pas encore la perfection, gardant une légère faiblesse technique et faisant montre d’une ou deux maladresses. Il n’empêche que c’est un album déjà culte pour moi. S’il ne comprenait que Luciferian Revolution et Ethereal Journey, il le serait déjà, tant ces deux titres font partie de mon panthéon personnel. On oubliera donc les légers défauts. A posséder. Absolument.

July 14th, 2006

Elend : Leçons de TénèbresLeçons de Ténèbres est le tout premier CD d’Elend. Edité par holy records alors que la boîte était certaine de ne pas rentrer dans ses frais, il rencontre un succès (relatif, on parle de dark ambiant quand même) inattendu, et permet au groupe de concrétiser en entier son projet de l’Officium Tenebrarum. Alors, qu’en est-il de cette pièce d’ouverture?

On peut immédiatement sentir que le talent est déjà là. Renaud Tschiner et Alexandre Iskandar sont de grands musiciens et compositeurs, possédant déjà une solide exérience musicale. Cet oeuvre se distingue cependant des deux suivantes. Principalement à cause du manque de moyens: le matériel est de qualité moyenne, et la prod assez bof. Le style est aussi beaucoup moins agressif que ses deux successeurs. Ici, les nappes ambiantes au violon et au synthé sont de mise pour presque tous les titres, ne dégageant qu’assez rarement ces montées en puissance et ces cascades de notes précises qui seront le lot des ténèbres du dehors, ni cette ampleur de son de The Umbersun. Eve Gabrielle Siskind est seule soprano, Nathalie Barbay n’ayant pas encore rejoint le navire, et cela se sent Le chant black qui plus tard transorfmera des titres comme Ethereal Journey en chef d’oeuvres n’est pas encore tout à fait assuré, et se fait rare. En bref, le résultat est moins puissant, il y a moins de profondeur de jeu. Et pourtant, c’est de l’Elend, ça se sent immédiatement. car malgré cet aspect qui m’vait au début un peu gêné, l’album ne cherche pas à dominer ses petitss défaut sans y arriver, mais les accepte et s’en sert pour officier dans un genre plus doux, simplifié, mais tout aussi évocateur. en cela, cet album est certainement le plus proche du style dark ambiant que le groupe aura jamais fait, jouant surtout sur les nappes sonores plus que sur la précision du jeu.

En cela, cet album est intéressant, et se distingue de ses successeurs de l’Officium Tenebrarum, parvient à transcender ses faibles moyens techniques et à révéler déjà le potentiel du groupe. j’ai cependant tendance à l’aimer moins que Les Ténèbres du Dehors et The Umbersun, à cause de ce manque de puissance, de cette touche de folie qui imprégnera plus tard leur production. Il n’en reste pas moins un premier album plus qu’honorable.

July 5th, 2006

Chaostar : The Scarlet QueenTroisième opus du maintenant presque one man band de Chris Antoniou (plus de Spiros Antoniou, et Natalie a rempilé aussi, laissant sa place à Sapfo Stavridou).

A première vue, cet album semble nettement plus traditionnel que ses deux précédents. Finies, les expérimentations spatiales et les voix mâles bidouillées. Ici, Chris use de tout son talent pour créer une atmosphère purement gothique (sens historique et non actuel), nous plongeant en pleine transylvanie, les vieux châteaux, les vampires. l’album est uniquement peuplé de voix féminines, de choeurs qui ramènent loin en arrière dans le temps, et d’instruments classiques traditionnels.

Et pourtant. C’est du Chris Antoniou, c’est du Chaostar. La démarche est moderne dans sa recherche du passé. Partout, Chris glisse des samples électroniques anachroniques, et pourtant souvent mieux intégrés à la musique que sur les deux CDs précédents, alliant ainsi modernité décadente et passé épique.

On retrouve avec grand plaisir les brusques changements de ton auxquels le groupe nous avais habitué dans les deux opus précédents, en plus épique et plus fou. Parfois assez proche d’un Carmina Burana, l’album affirme sa personnalité par une infinité de touches surprenantes.

Comme par exemple, ces passages d’accordéon ambiants presque déplaçés dans le contexte, ces violons stridents et dérangeants très musique contemporaine, que je n’ai jamais entendu ailleurs que sur le Sunwar The Dead d’Elend, ces touches un peu électro qui viennent se ficher entre deux choeurs grégoriens, la voix de sapfo oscillant entre chants mûrs et voix de petite fille un peu perverse, ces mélanges détonnants entre choeurs mâles, flûtes ambiantes, voix féminine décalée et percussions déjantées…

Inimitable. The Scarlet Queen ne ressemble pas à grand chose de connu. certes, on sent les influences symphoniques de la musique classique contemporaine (d’où le rapprochement que j’ai parfois fait avec le second cycle d’Elend), de la musique gothique des siècles passés, certes on peut dès les premières mesures reconnaître que le musicien barré qui se cache derrière ces compos est Chris Antoniou, certes c’est du Chaostar, mais cela ne ressemble même pas aux opus précédents (qu’on pouvait pourtant comparer sans difficulté, c’est plus difficile dans le cas présent).

Rien à faire, cet objet est un ovni inclassable, mais aussi carrément génial. A la fois rétro et particulièrement moderne, The Scarlet Queen est un voyage magique qui enchantera tout métalleux ayant l’oreille pour les musiques expérimentales et/ou classiques et parvenant à rentrer dans la musique (ce qui n’est pas des plus évidents, je vous l’accorde). Peut-être encore meilleur que le premier opus, pourtant déjà un sommet du genre. Titres conseillée: the arab merchant, rex mundi et The Embrace.

June 19th, 2006

Elend : Sunwar the DeadSunwar the Dead, ou la suite pas si logique que ça de Winds Devouring Mens.

Entendons nous tout de suite, cet album est de grande qualité, et est une nouvelle preuve du talent d’Elend. Cependant, il est moins bon que son prédécesseur, et de fait un peu décevant pour ceux qui comme moi se sont extasiés sur le nouveau style développé dans Winds Devouring Mens. Pas de réeel changement de ligne, puisque Sunwar en reprend les éléments principaux, chants masculins en choeur, musique symphonique typée contemporaine et ambiances inimitables. Deux points à remarquer: l’album est plus expérimental, et remet plus en avant que son prédécesseur les cahnts féminins. Pourtant, ça marche moins bien.

Le CD commençe pourtant de manière très impressionante avec Chaomphalos, qui mélange à merveille le chant angélique et reposant de Nathalie Barbary à des voix mâles et des sonorités instillant déjà un léger malaise dans la musique. La tension monte peu à peu, pour débarquer sur l’assaut de violons, de cymbales et de voix qui marquent l’entrée en matière d’Ardour.Le choc est impressionant, à la fois attendu et non suspecté. l’effet est très réussi. La chanson se calme immédiatement pour assaillir l’auditeur des mêmes violons distillant maintenant une violence sourde et planante, assez déstabilisante, montant en puissance sur un extrait de poème de Rimbaud très approprié. Puis, le calme avant la tempête, et à nouveau c’est l’explosion, violons stridents, cuivres dissonants percussions dispersées, pour une sortie de morceau plus violente encore que l’entrée en matière. Ardour met donc déjà une bonne claque dans la tête de l’auditeur. Et la tension ne retombe aucunement avec Sunwar the Dead. Cordes sèches et saccadées, agressives, percussions déchaînées, voix fantomatiques parachevant l’ambiance presque martiale du morceau. Sunwar the Dead est un peu le rouleau compresseur du symphonique, progresse régulièrement, imperturbablement, avec une puissance incomparable.

Puis arrive Ares In Their Eyes. La tension accumulée semble pouvoir tomber, mais reste à feur de peau, excitée par les violons aigus et lancinants. Le titre tourne en rond, et l’effet est très réussi. Du moins dans les toutes premières minutes d’écoute. Car une fois la moitié du morceau passé, on commençe à se lasser du rythme. Heureusement, quelques breaks intéressants viennent relancer l’attention de l’auditeur, mais peut mieux faire.

Arrive ensuite The Hemlock Sea. Un titre qui ne donne aucune idée de ce qui se cache réellement sur le disque. L’introduction donne le ton: une série de bruits ryhtmiques et usinés, qui fleurent bon le cambouis et l’usine. Le morceau alterne déchaînement de percussions et plages contemplatives menées à la voix masculine. Le rendu est très bon, et le titre particulièrement agréable à écouter.

Après cela, elend nous sert une orchestrale complètement folle, faite de nappes de cordes intermittentes, de sons divers chaotiques, de violons pleureurs et de sursauts. Assez dingue, et certainement l’un des meilleurs titres de l’album.

Après ce début de CD à la limite du génie, Sunwar the Dead retombe un peu, avec a song of ashes, qui si elle est certes un bon pari de musique contemporaine poussée sur l’expérimentation, a tendance à devenir rapidement longuette. En pleine écoute d’un dark ambiant normal, ce titre serait très certainement d’une qualité incomparable. Seulement, le dark ambiant d’Elend est quelque chose d’assez remuant, et ce titre là fait un peu fausse note entre une orchestrale folle et un titre plus “punchie”.

Tiens, ledit titre laceration. Il reprend les éléments de Sunwar the Dead mélangés à ceux Vision is All That matters de l’opus précédent. L’idée pouvait être intéressante, puisque ces deux titres sont parmi les quatre meilleurs de ce nouveau cycle, mais le résultat n’est pas vraiment à la hauteur; certes le titre est bon, les violons à la Sunwar officient bien, mais il leur manque un peu de la noirceur du titre. Quant aux éléments qui se rapprochent de Vision, ils sont moins fous que dans l’origianl, et perdent par là un peu de leur saveur. La chanson serait donc très bonne s’il n’y avait pas ses deux modèles pour en faire perdre un peu de saveur. Un peu décevant.

Puis, vient Poliorketika. Titre étrange, qui allie passages calmes à la voix féminine accompagnée de quelques notes, et passages plus puissants doublés de percussions ou de cuivres. Le résultat est étonnant, passe mal à la première écoute, mais se révèle finalement génial avec le temps.

Blood and Grey Sky Entwined est sympathique, distillant quelque sons amusants et bien trouvés. Quant à threnos, bah… C’est LE titre chiant par excellence. rythme primaire et répété pas intéressant du tout, peu d’inventivité (ce qui est un comble pour ce cycle) tout le long du morceau. Après ce qu’on vient d’entendre, c’est assez navrant. Dommage que l’album se termine là dessus.

En bref, Sunwar possède de très bons morceaux, d’autres un peu plus anodins et enfin un franchement mal ficelé. Le tout manque un peu de cohérence, et c’est pourquoi il déçoit un peu après le sans faute qu’était Winds Devouring Mens. mais il y a quand même de quoi se mettre sous la dent, il n’y a aucune inquiétude à avoir de ce point de vue là. En espérant que l’album en préparation fasse mieux que les deux précédents réunis, qu’Elend nous ponde LE chef d’oeuvre de sa discograhie.

June 12th, 2006

Chaostar : ThrenodyEt voilà le deuxième opus de l’un des groupes les plus bizarres du moment. Cet album est cette fois çi totalement dirigé par Chris Antoniou, Spiros ayant décidé de quitter le navire. On n’a plus affaire à une oeuvre narrative comme l’était l’album Chaostar, mais le mélange de musique spatiale et gothique (pas au sens d’aujourd’hui) reste grosso modo le même (l’album The Scarlet Queen mettra pour sa part totalement de côté le côté spatial).

L’album commençe avec une intro monumentale, menée aux cuivres, aux violons et aux choeurs, style qui semble être devenu la marque de fabrique de Chris Antoniou (puisqu’on en retrouvera une du même acabit sur le petit dernier de septic flesh). L’ambiance est posée avec un grand talent à travers les deux bonnes minutes de la compo. Suit Day of Anger, qui s’ouvre à nouveau sur un choeur, mais change immédiatement de ligne de conduite, oubliant la pompe du premier morceau pour prodiguer une musique teintée de sonorités et percussions proches de l’indus. Le titre serait simple s’il n’y avait le chant. débutée par une voix mâle douce, la chanson laisse soudain la plaçe à la voix enchanteresse d’une Nathalie Rassoulis au chant atypique, très loin des vocaux d’opéra que l’intro prédisait. Puis, brusquement, le chant disparaît pour laisser plaçe à ces hurlements chuchotés si étranges déjà entendus sur l’opus précédents. mais on à à peine le temps de comprendre ce qui s’est passé que la voix de Chris est de retour, rapidement éclipsée par Nathalie, qui elle même n’a pas le temps de s’imposer rapidement avant que s’y mêle une voix électronique bidouillée vraiment étonnante. Le titre est déroutant mais très bien fait. On lui reprochera cependant sa durée: 2′52 de musique aussi travaillée, c’est franchement trop court!

Surtout qu’arrive Lamentation. Le titre est beau, certes, mais après la claque qu’ont collé les deux premiers morceaux, le tout semble un peu fade, manque du trait de folie qui faisait vivre day of anger. Le titre reste très agréable cependant, animé de chants en choeurs très réussis.

Suit Canticles, un titre lui aussi moins fou que Day Of Anger, mais qui s’avère plus efficace que Lamentation, car moins directement clasique. Il commence doucement, sur des choeurs accompagnés de sonorités spatio-indus. puis, sans qu’on s’y attende le moins du monde, surgisent quelques lignes saccadées de violons, qui se taisent aussitôt, pour meiux ressortir quelques mesures plus tard. Et le titre commençe enfin. La deuxième partie de la chanson est un dialogue entre les voix de Nathalie et de Chris, porté par une musique minimaliste faite de quelques sons simples saupoudrés par ci par là et accompagnés de violons doux. C’est très facile à écouter, et pourtant c’est bon, très bon, puisque l’oreille de l’auditeur est happé par la mélodie simple et pourtant géniale. L’évolution du titre surprend malgré son apparente linéarité, ce qui en fait tout l’intérêt.

Suit let them free. Le titre commençe sur une sorte de petite ronde simple doublée de vocalises franchement opéra qui m’ont un peu gonflé au premier abord. Seulement, le titre évolue, ne se borne pas à faire une petite pièce amusante. Puisqu’en plein milieu de la pièce surgissent des violons dissonants complètement fous et une toute petite voix qui préfigure une partie des vocalises enfantines de sapfo Stavridou et des expérimentations de Chris sur l’opus suivant. Le titre est donc peu à peu déstructuré pour mon plus grand plaisir après deux mintues, pour devenir une pièce décalée et étonnante.

Vient ensuite Miasma. Le morceau començe bien avec des violons stridulents et des voix planantes créant une atmosphère planante et noire. Puis il change pour reprendre une structure proche de celle développée sur la deuxième partie de canticles. Agréable mais pas trenscendant.

Mais que voilà donc? Whose God est le titre le plus dingue du CD, et par là le plus génial de la production de Chaostar toute entière. L’instrumentation part dans tous les sens, ça gicle de pulsations intermittentes d’instruments dissonants, de voix lointaines et chevrotantes, de choeurs entrecoupés, de chant puissant, et… C’est trop fou pour être décrit. Non content d’être expérimental comme pas deux, le titre s’offre en plus le luxe d’être admirablement structuré dans son chaos ambiant. Une perle de musique contemporaine déjantée.

Les deux titres suivants sont plus classiques, mais toujours assez fous. Très bons, ils procurent la continuité de whose God en moins impressionant quand même.

Et enfin, l’album se clôt par mantis. Un titre de gothic metal (pas du gothique dont je parlais plus haut) qui est un choix un peu étrange. certes, Chaostar fait dans l’inattendu, mais je trouve franchement que Mantis est une erreur de parcous, que ce titre n’a rien à faire sur la galette, ni même dans la discographie. pas qu’il soit mauvais, mais il n’a strictement rien à voir avec ce qu’a fait Chaostar au cours de sa carrière. A éviter, donc, ou à écouter en dehors du CD.

En bref, l’album est dans la même veine que son prédécesseur (même s’il n’y a plus de chant masculin à tendance death puisque Spiros ne participe plus) mais cependant un peu moins bon, car manquant un peu de cohérence. De plus, la suprématie écrasante du titre Whose god à tendance à occulter les autres compositions, pourtant de qualité. Mais cela reste une très bonne galette digne du talent de Chris Antoniou.

June 12th, 2006

Elend : Weeping NightsWeeping Nights n’est pas un album à proprement parler. Il est en fait composé des titres de Les Ténèbres du Dehors qui contenaient des chants black (pas d’Antienne ni de The Silence Of The Light, donc), épurés de tous vocaux mâles, ne conservant que les choeurs angéliques et les solis féminins. A ces cinq titres se rajoutent Nocturne (issu lui aussi du même album) plus trois inédits (Weeping Nights, O Solitude et Embrace) eux aussi uniquement chantés par les deux vocalistes féminines du groupe.

Que dire de cette galette? Le choix de cette réédition est assez étrange, puisque l’album était pour une grande majorité des fans le plus abouti du cycle (même si je préfère personnellement The Umbersun). En retirer les chants black semble être l’arguement, l’envie d’en faire une oeuvre angélique et pure, mélancolique, en lui enlevant toute portée noire et violente. Mauvais choix.

Car s’il est plus adapté de suivre les orchestrations, très réussies d’illeurs, desdits cinq titres sur cette version, elle perd nettement de sa puissance, voir même de son sens. Car en effet, les montées en puissance remarquables des Ténèbres du Dehors étaient faites des voix mâles hurlées et torturées accompagnées d’un haussement de ton des orchestrations. seulement, sans le chant, ce qui était fait pour le supporter semble tourner à vide, manquant de son argument principal. Car l’un des atouts principaux d’Elend est de ne pas coller stupidement le chant sur les instrus ou l’inverse, mais bien de considérer les chanteurs comme des instruements à part entière. Imaginez vous un CD d’Emperor sans claviers? Eh bien, c’est un peu l’effet produit ici: tout est toujours maîtrisé, mais il manque quelque chose, et cela se sent. Les compos auraient dû être retravaillées pour tourner sans les voix mâles, mais cela n’a pas été fait.

Qu’en est-il du reste? Les trois inédites sont elles aussi dénuées des chants black, mais on peut y ressentir tout le génie d’Elend, qui se montre parfaitement capable de se débrouiller sans pour faire quelque chose de poignant. Les trois titres sont maîtrisés comme pas deux (sic), et sont peut-être les meilleurs titres “tristes” d’Elend.

Weeping Nights n’a donc rien d’indispensable. Cependant, passer à côté des trois permiers titres serait dommage. Quant aux autres, ils restent intéressants, même sans l’arguement principal. Il plaira très certainement à ceux qui n’ont jamais entendu les voix black d’Elend, et peut-être une très bonne introduction à l’officium tenebrarum, mais il décevra certainement les amoureux des Ténèbres du Dehors. L’objet doit quand même se trouver dans la discothèque du fan inconditionnel, rien que pour les trois inédits.

June 4th, 2006

Elend : Winds Devouring MenPremier album du cycle des vents (dont le deuxième est Sunwar the Dead et le troisième est en cours d’enregistrement studio), Winds Devouring Mens change du tout au tout. Premier élément, la présence de l’orchestre symphonique (l’ensemble orphique) qui a déjà officié sur The Umbersun, apporte une profondeur de son, comme son prédécesseur, que n’avaient pas les deux premiers opus de l’officium tenebrarum. ensuite, l’utilisation qu’il en est faite. Adieu classissisme gothique (pas au sens actuel), bonjour musique symphonique contemporaine. L’univers d’Elend se modifie, sort de sa messe noire pour entrer de plein pied dans une production mélancolique peuplée de percussions inattendues, de structures un peu folles… L’influence de la musique contemporaine se ressent sur tous les instruments, y compris les éternels violons, qui deviennent agressifs par moments, stridulents à d’autres. Le tout est donc beaucoup plus progressif.

Autre changement de taille, le chant. Pas de vocaux mâles black, ce temps est révolu avec l’achèvement de l’officium tenebrarum. place aux chants clairs masculins en solis ou en choeurs. les chants féminins se font beaucoup moins présents. Tout cela fait de Winds Devouring Mens un album déroutant au premier abord. Cependant, il est habité du même génie que les deux productions précédentes (le compromis Weeping Nights mis à part).

L’album commençe doucement avec les trois premiers titres, qui amènent en douceur l’auditeur vers la nouvelle oreintation du combo. Arrive ensuite les premiers morceaux d’anthologie. Les géniaux Under War-broken Trees et Away from Barren Stars allient des passages calmes limite contemplatifs a d’autres plus puissants, plus expérimentaux, à la fois parfaits et dissonants, parcourus de percussions inattendues et particulièrement bienvenues. Suit l’orchestrale Winds Devouring Mens qui pousse l’expériemntation à son paroxysme, et est malheureusment bien trop courte tant elle est bien faite. Qu’importe, car après cela arrive la bombe de l’album: vision is all that matters. Vous n’avez jamais entendu des violons utilisés comme ça. Ca n’a plus rien de classique, c’est du contemporain fou qui assène des parties de violons saccadées et agressives, des nappes planantes et lancinantes, des des cordes torturées et hurlantes, mêlées à des cuivres du meilleur effet… Indescriptible. Peut-être l’un des tous meilleurs titres d’Elend.

Après ce morceau dantesque, l’album se calme de nouveau et se finit doucement sur des morceaux doux et beaux, plus simples que les précédents, mais tout aussi réussis.

l’album est un tout cohérent particulièrement réussi, puisqu’il nous amène crescendo vers l’explosion musicale de Vision is all that matters pour décroître doucement, reposant. Cet album est une sorte d’odyssée, qui donne l’impression de ramer avec les compagnons d’Uylsse façe à une mer déchaînée, sans réel espoir de retour (impression qui explique mieux pourquoi le chant féminin est autant mis en retrait ici). beau, fort et poignant, expérimental et pourtant structuré au mieux (petit reproche à son successeur, moins réussi sur ce plan là). A connaître d’urgence pour tout amteur de musique symphonique et de dark ambiant (même si on est loin des nappes répétitives inhérantes au genre).

April 30th, 2006

Chaostar : ChaostarChaostar est un projet mené par Chris Antoniou, ainsi que deux autres de ses comparses de septic flesh. Ici, il n’est pas question de métal (mis à part un petit passage de basse dans An Electric Storm Of Thougts), mais d’une musique atmosphérique expérimentale comme on en entend peu.

Chaostar est un album de type narratif. Il reprend en fait le principe d’une musique de film, variant constamment en fonction des situations que les chants développent tout au long des huit titres du CD. Les paroles mises bout à bout créent une petite nouvelle de science fiction très sympathique, mise en scène avec brio par le talent musical de Christos Antoniou.

La première écoute laisse perplexe. Elle en dégoûtera même la plupart, tant la musique se fait imprévisible, refuse d’accepter le carcan d’une composition liénaire, et surprend à chaque détour. Beaucoup s’arrêteront là, mais pour tous ceux qui ont un tant soit peu d’intérêt pour la musique ambiante ou expérimentale, il faut réécouter. Pas une fois, mais deux, voire trois, le temps de comprendre la structure des morceaux, et de pouvoir apprécier la folie musicale qui émanent de ce space-opera au sens littéral du terme. Personnellement, j’ai failli jeter au loin à la première écoute, la deuxième m’a laissé perplexe, la troisième à commencé à me plaire, et à partir de la quatrième, le disque n’a plus quitté ma platine de la semaine.

Le premier morceau commençe fort, prenant le pari risqué de mélanger des vocaux gutturaux à des choeurs clairs divins, allant parfois jusqu’à superposer trois pistes de chant en même temps. A la fois déstabilisant et d’une grande beauté. Vient ensuite An Electric Storm Of Thoughts, qui elle s’avère être l’un des titres les plus délirants de l’album. Parcourue d’un bout à l’autre par des hurlements chuchotés (sic!), accompagnés par un jeu de basse anorexique et une sorte de sifflement suraigu, le tout couvert par une voix grave des plus particulières, le morceau à commencé pour moi par être le plus inaudible de l’album, avant de devenir mon préféré. En effet, il s’en dégage une sorte d’alchimie malsaine des plus horrifiantes, ce qui en fait l’un des titres les plus noirs que j’aie entendu depuis un bon bout de temps. Et c’est BON!

Suit ensuite No Gravity, le plus beau morceau de l’album, moins fou que le reste, pratiquement le seul abordable dès la première écoute. S’enchaîne avec The Field Of Ante Cun, qui commence lui aussi assez calme, avant de dégénérer peu à peu, pour débarquer sur la seconde claque musicale de l’album, The Accident In Ambere. La folie reprend, et pas qu’un peu, puisque la première minute de la chanson est peuplée uniquement de sons de cuivres et de violons-violoncelles secs et brefs qui se superposent, se dépassent, se chevauchent les uns les autres dans un capharnaüm organisé dantesque, bientôt rejoint par un chant qui sonne très opéra (je vous rassure, pas de vocalises stupides façon diva à deux balles, juste des choeurs et des solis de chants savamment mesurés). Le deuxième titre le plus déroutant, qui dans sa structure rappelle déjà un peu le type de musique mis en place sur The Scarlet Queen, quelques années plus tard.

Nouveau changement complet dès le titre suivant, Time Was Running Out, qui de temps autres laisse la place à un chant clair masculin assez étonnant dans un album peuplé jusqu’alors de choeurs, de murmures et de chants gutturaux. Une fois le contraste absorbé, on remarque là aussi que le titre est d’une grande qualité (raaah, ils sont tous bons en fait…). Enfin, l’album se clôt sur une dernière expérience bizarre, avec The First meeting, qui semble anormalement calme pendant près de quatre minutes, avant de nous asséner un passage bien plus énervé, qui mélange à nouveau choeurs et une voix grave un peu aigre, le tout sur un rythme complètement fou qui détonne incroyablement avec le début de la chanson.

Plus j’écris, plus je me rends compte que décrire la musique de Chaostar est extrèmement difficile. Lorsque vous avez fini cette chronique, vous devez penser que cet album est un bordel sans nom. Eh bien non, malgré sa construction à priori chaotique, l’ensemble est savamment construit et réfléchi, et possède une cohérence étonnante, qui fait que quelques réécoutes permettent d’en saisir toute la portée. Sans cette structure, nous aurions un un mélange sans queue ni tête d’expérimentations, et à la place nous nous retrouvons avec un petit chef d’oeuvre de musique décalée. A avoir entendu pour tout fan de musique ambiante ou décalée.