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Van Halen : Van Halen
Quand en ce début d’année 78 arrive dans les bacs des disquaires, le 1er album éponyme de Van Halen, ce n’est pas le 1er disque d’un nouveau groupe qui y débarque, c’est la première page flamboyante d’un nouveau chapitre de l’Histoire du Rock qui est mise en vente.
Alors que tournant depuis déjà 5 ans sur la scène Californienne et 2 sous sa forme définitive
VH qui s’est déjà taillé une solide réputation de virtuosité et de prestance scénique, rentre enfin en studio pour y enregistrer une bonne partie des morceaux figurant déjà 2 ans plus tôt sur la démo devenue mythique “Zero“, produite par un certain Gene Simmons, impréssionné par une préstation du groupe dans le célébre bar de Sunset Boulevard à Hollywood, le “Whisky a Go-Go” et qui leur ouvrira grand, les portes de la Warner Brother Company ( ayant rejeté l’offre surement intéressante mais aussi surement contraignante de signer chez Casablanca dirigé par le duo, Bogart/ Simmons (officieusement))Gene figurera en tête des “Special Thank”
En ce début 78 le monde est il prêt à recevoir cette bombe atomique, de génie et de charisme
un groupe qui comporte en son sein réuni, surement le plus grand guitariste de sa génération et un des meilleurs de tout les temps, qui à élevé au rang d’art le tapping; Edward Van Halen, dit Eddie, un chanteur au charisme des plus grands, et jamais égalé depuis; David Lee Roth, un bassiste monstrueux de classe et de force; Michael Anthony, et un batteur véritablement hors du commun; Alex Van Halen, tout quatre réunies sous le logo ailé et chromé, tel celui d’une moto de forte cylindrée, d’un nom fusant comme un changement de rapport sur un Corvette….Van Halen
Le tout, transposé sur les surfaces noir d’une rondelle de vinyl, produit par celui qui peu être considéré comme le cinquième Van Halen, Ted Templeman qui produira tout les albums de VH, jusqu’au départ de son ami David Lee Roth.
Tedd fera aussi office de chaperon aux frères Van Halen, trop fougueux et volubile, Eddie verrait bien des soli de 10mn sur tout les titre et Alex idem avec ses tambours (les génies, sont rarement futé) Michael, se révélera, le Leader pour la direction musicale, David celui de l’”Artistique”.
Mais que contient cette album gainé dans une superbe pochette représentent sur des photo individuel le quatuor, rendu incroyablement dynamique par une pause longue, et des couleurs saturées, présageant assez bien de la folie et de la force dégagé par ce premier opus….
Bah!! Justement, beaucoup de force et énormément de folie.
Après l’atterrissage de l’ovni commence le tonitruant “Runnin’ with the devil” qui déjà, par son rythme lourd et pesant, nous indique un franc penchant Heavy Metal très américain de par le son, et nous fait déjà entrevoir par son déroulé très travaillé et varié, la qualité assez exceptionnel de ce combo chevelu…..sauf Michael. David est impressionnant, sa voix est d’une richesse et d’un grain unique, englobant plusieurs octave, pouvant aussi bien être limpide et, plus généralement, drapée dans un léger voil charmeur, poussant de-ci de-là des cris jouisseurs, Eddie avec son attaque franche et son son à la fois retenu et explosif vous séduit déjà en rythmique avant de vous trancher net des son premier solo, d’une architecture inconnue et attractive, on avait jamais entendu une guitare et un groupe sonner comme ça, oui, un son frais, riche…plein et aussi, desuite, une autre grande signature de VH, les Churs, d’une finesse et d’une clarté rarement atteinte.
“Eruption“, surement le solo le plus hallucinent de cette époque. Non, ce n’est pas une démonstration pour épater la galerie, c’est 1mn 42 de pur bonheur de jouer de la guitare un pur délire, et dieu que c’est beau.
D’emblée, Eddie rentre au panthéon des Guitar Héro, tellement il en est la quintessence….une étoile est née, et elle entrainera dans son sillage l’album qui sera quintuple platine avant la fin de l’été.
Suit l’indéboulonnable et éternel tube des Kinks “You Really Got Me” qui connaitra 14ans après sa création un second souffle tout aussi retentissant devenant aussi attaché à l’image et l’Histoire de VH qu’à celle de son géniteur.
Avec ses sonorité de sitar et son accent assez grave et poignant, “Ain’t talkin’ ’bout love” vous transporte et vous élève, pour moi le meilleur titre de l’album (qualitativement) avec “Little Dreamer” un superbe morceau lent et où Dave est déchirant de justesse et de feeling. Soutenu par une guitare acérée et discrète et des churs aériens.
C’est vrai que “I’m the One” et assez décousu et bizzare une espèce de “Hard Swing” surement inspiré par la fibre Jazz paternel, qui se révèle être un véritable feu d’artifice plein de gaîté et d’entrain
“Jamie’s Cryin’” nous conforte dans l’idée que “décidément, ce groupe n’est pas sérieux” un sucrerie suave et sexy, une basse qui vous attire, une guitare qui vous caresse et une voix qui vous pénètre…un régal.
L’”Atomic Punk” un toboggan géant dans un cyber monde électrique et froid, de l’Indus avant la lettre.
“Feel Your Love Tonight” un très sympathique “Power Surf” que ne renieraient pas les Beach Boys. Très….Californien.
Et un Eddie très inspiré par les 60s West Coast.
Avant dernier titre…”Ice Cream Man” un vieux Rhythm’n'blues de John Brim, un véritable Buf où tout le monde est là pour s’amuser et tout le monde est …parfait, peut être le titre où après une chaleureuse intro à la guitare sèche Edward est le meilleur à l’électrique de l’album, et qui deviendra la marotte de David Lee Roth, qu’il reprendra même encore sur scène et sur son album solo “Daimond Dave”
et pour finir, le titre le plus faible de l’album, mais ça ne veux surtout pas dire mauvais “On fire” un tempo et un construction très Punk où Michael est ébouriffant, David ahurissant mais Edward un peu trop “avant gardiste”
Avec cet album, VH se met la barre très haute
Véritablement, rien à jeter, cet album se révélera la référence Van Halen, mais ce n’est que le début d’une carrière parsemé de véritable bijoux qui commence avec des titre aussi bon, voir meilleur, mais qui ne tiendrons malheureusement pas la distance avec le mythe de ce premier album
fabkiss
Kiss : Jigoku Retsuden - New Recording Best
Déjà, avant toute chose….
Mais Quesque c’est, une compile, un nouvelle album, ou un Tribute Album ???
J’opterais pour un nouvel album, tant les 15 classique que Kiss nous propose, profite à plein du ravalement qui leurs est administré.
Car bien que seulement 50% du Kiss originel reste, c’est bien le Kiss de toujours que nous retrouvons avec ses grands titres éternel
C’est aussi le 1er « véritable » album Studio pour Tommy Thayer au sein de Kiss, la seul empreinte discographique Kisséenne que nous avions jusqu’a aujourd’hui étant le pitoyable Alive IV, où il ne se révélait franchement pas sous son meilleur jour tant son jeu était approximatif et a aucun moment capable de rivaliser avec aucun de ses illustres prédécesseurs.
Un nouvel album de Kiss donc, enregistré pour le marcher Japonais dans une maison de disque local (DefSTAR) spécialisé dans la production de chanteurs et chanteuses de model Standard nippon avec visages de manga et tenues impeccable
Mais un réenregistrement d’anciens standards Kisséens….Pourquoi???
Manque d’inspiration…non, Stanley et Simmons, par leurs derniers albums respectifs, nous ont prouvé qu’ils avaient toujours de la ressource, la facilité…surement
Kiss répond à l’appel pressant des vieux fans qui en ont marre des compiles en cascade et qui veulent quelque chose de neuf à se mettre sous la dent, et à la demande commerciale qui elle ne veux entendre parler que de rentabilité, ne pouvant concevoir un ratio “foule déplacée pour les concerts qui ne connait bien souvent que très superficiellement Kiss et qui ne serait intéressé que par le Kiss de la grande époque, et vente d’un album 100% nouveau”, et donc reservé aux fans … qui achète les dernier Rolling Stone….
D’ailleurs…c’est quoi le dernier Stone
Alors, Kiss pour concilié les 2 attente avec leur envie d’enregistrer, a pris l’option de cette compile nouvel opus.
Car et ça s’entend Kiss est vraiment heureux de se retrouver en studio, Kiss en ce début de XXIe Siècle donne vraiment l’impression d’être plus fort que jamais.
Si les derniers venus, n’ont pas apporté avec eux le génie, ils procurent à Gene et Paul un effet bienfaisant apparemment, et aux 15 titre aussi.
A tel point que plusieurs fois, j’ai du bien écouter les voix, pensant qu’il s’agissait de vielle bande de leurs jeune temps…Mais non, c’est bien un Gene Simmons de 59ans qui nous dégueule un Deuce aussi bon si ce n’est meilleur que l’original, et un Paul Stanley de 56ans qui nous envoute avec un superbe Love Gun si milaire et si différent.
Mais alors, les morceaux gagnent ils quelque chose dans cet exercice ??? OUI…oui et non, pas tous, et je préférerais toujours, comme beaucoup, les originaux.
Mais mon dieu, de les entendre comme ça, c’est jouissif
Un exercice qu’il serait heureux d’encourager, c’est un peu comme la différence entre un titre studio et un titre Live, sauf que la c’est aussi en studio….gné…
“Shout It Out Loud“…ce titre à 32ans, il est pareil, note à note, mais la technologie le fait renaitre encore plus profond et aérien, et Paul et Gene on 32ans de savoir faire en plus….
La basse de Gene aussi à terriblement évoluée, un jeu plus riche, plus puissant plus ample, et Paul en 30 ans maitrise beaucoup mieux sa voix qui elle aussi à prie en richesse et en ampleur.
Les churs aussi sont plus détaillé, et on reconnaît chaque membre….le digital à quand même quelque chose de magique et Eric Singer en voix de tête est impressionnant de finesse.
Finesse que l’on ne retrouve pas dans son jeu surtout sur “Detroit Rock City” où la partition de batterie bien que semblent similaire, se révèle à une oreille avertie, complètement différent surtout au niveau de la grosse caisse, bourré a l’origine de contre temps, et ici beaucoup plus linéaire et où, on est forcé, si ce n’est déjà fait d’admettre que Peter Criss n’était pas un si mauvais batteur que ça, élevé au sein du Jazz qu’il était, son jeu était plein de finesse, que l’on ne retrouve pas là.
Alors voila, disons que pour les 6 premiers titre (Deuce-Detroit Rock City-Shou It Out Loud-Hotter Than Hell-Calling Dr Love-Love Gun), pas de problème, c’est un boulevard, et cette cure de jouvence, est un régal. Arrive après “I Was Made For Lovin’ You“, déjà pas terrible à l’origine, il se retrouve ici accablant avec un Gene Simmons plus musette que jamais et un synthé
.à gerber!
Chose assez rigolote pour qui peu comprendre l’humour Kisséen (c’est un peu comme des vanne de matheux
va comprendre) sur cette album farouchement « Vintage » il y a trois titre Unmasked (démasqué) Xb XO XD Ah Ah Ah !!!………^^
Dont “Heaven’s On Fire” et “Forever“, trop récent pour vraiment profité du truc à part une performance vocale de Paul Stanley impressionnante sur “Forever” et “Lick It Up” qui y perd plutôt semblent plus emppesantis que lourd, pourtant le jeu de duo Gene/Paul est excellent.
Le “I Love It Loud” de Maitre Simmons, bien que puissant et superbement exécuté se retrouve desservis pas une production un peu neutre, autre petit problème de la galette.
L’album se fini avec une Christine Sixteen » où Gene prouve encore qu’il est le meilleur chanteur de Kiss si ce n’est du monde. “Do You Love Me” moins sauvage que l’original est malgré tout toujours aussi hypnotique.
Comme en Live avec Peter Criss, après la très belle intro guitare-chant de Paul Stanley, le Batteur, Eric Singer, interprète “Black Diamond” et comme en Live à Bercy, il s’en sort vraiment très bien, son timbre de voix très proche de celui de Peter colle parfaitement au titre.
Et pour finir, le dernier titre
vous l’aurez deviné avant même que je l’écrive, bien sur
.l’inénarrable, l’inoxydable “Rock And Roll All Nite” tellement entendus vu revu et corrigé.
Que même si il y avait du surprenant, on ne le verrait même pas, mais là
non.
Bon bien sur, on aurait préféré tel titre à la place d’untel. On aurait préféré Ace Frehley à la place de ce Tommy Thayer, qui décidément, n’a pas le charisme, ni le niveau, mais lui, tu le pose là, tu lui dis tu va jouer du Kiss
il est content, et c’est ce que veulent Paul et surtout Gene
des mecs qui font pas chier.
Et surtout on aurait aimé du 100% nouveau.
Et accessoirement, une production nettement plus couillu.
Un Album réservé aux fans cible manquée.
fabKiss
AC-DC : Black Ice
Après le dernier Mötley Crüe, Motörhead, Metallica
je change de lettre, et m’offre le dernier AC-DC, groupe dont j’avais lâché la carrière depuis “For Those About to Rock” et comme pour les sus nommés, plus de 25 ans.
Et je suis assez déçus.
Premièrement, au niveau du son, une production sans relief
Une caisse claire, pas assez sèche et un charlé envahissant, la basse trop souvent en arrière. Phil Rudd et Cliff Williams, étant, et il faut bien le dire, les seuls à vraiment apporter quelque chose de vraiment intéressant,
Mais le groove simple mais dévastateur de Cliff se retrouve noyé dans la bouillie du charleston. Il faut souligné aussi le jeu toujours clair et impeccable du Leader du groupe…Malcom (Hé oui!! ne pas confondre Leader et front man) le Front Man, Angus, étant sur le coup, bien décevant, et en manque total d’inspiration, ce n’est pas sur Black Ice, que l’on trouvera un Riff d’anthologie, les soli sont poussifs, et bien souvent sans le moindre souffle d’âme.
Et le Brian Johnson qui pousse…..le pauvre, ça fait bientôt 30 ans qu’il pousse, et il à toujours pas avancé d’un centimètre.
Et 15 titres. 10 auraient été amplement suffisant, un bon tiers aurait du prendre le chemin de la corbeille.
Bon, aprés c’est quelques méchancetés, ressortant de la première écoute à froid, mais qui est l’impression brute que m’a rendu ce disque, approfondissons un peu la chose.
Je commence en continuant d’être méchant, et en virant de facto les titres en trop.
En premier lieu, le déconcertant “Anything Goes” un effort d’ouverture vers un Rock FM variétoche qui aurait pu être louable s’il n’était aussi grotesque, une abomination…pour AC-DC
“Skies On Fire” qui ne se décoince enfin que dans sa dernière minute, “Big Jack”, un titre qui tourne bien, mais n’a aucun intérêt, “Spoilin’ For A Fight” un titre boiteux à qui il manque quelque chose, comme “Wheels” qui ne décolle jamais vraiment malgré les effort de la section rythmique.
A la réécoute, je sauve in extremis “Black Ice“, qui me fait comprendre, que si il y a un sens à cette album, c’est, la marche arrière, direction les années 70.
Le son est très inspiré de cette époque, où la captation des cymbales, la place de la basse n’étaient pas idéales et où bien sur et surtout, parfois, les soli de guitare étaient improbable et d’une exécution pas toujours impeccable, mais où, le feeling était prépondérant, et c’est là que le bat blesse, car, là où l’on pardonnait une attaque batarde à Keith Richard, un doigt qui coince à Jimmy Page ou une touche foireuse à Ace Frehley, avec Angus qui se frotte à ce genre de “Jeu”, ça sonne faux, pas vrai, Angus n’as aucun feeling sur cette album et c’est ce qui saute le plus aux oreille
Par contre, si il y a une perle à extraire de ce CD, c’est assurément “She Likes Rock N Roll” le titre où Angus se révèle le meilleur et où Cliff Williams s’éclate comme un joyeux drille, et comme un bonheur ne vient jamais seul, le morceau suivant “Money Made” est du même tonneau, avec un Brian presque charmeur et une section rythmique au cordeau qui est la vedette incontestable ce “Black Ice“, ce Money Made est irrésistiblement… Dansant.
Si il n’y avait eu que “Rock N Roll Train” (qui ouvre l’album), je me serait surement attendu au meilleur album d’AC-DC depuis “Back In Black” du Hard Rock Made In AC-DC 100% pur Malt si il n’y avait eu le misérable solo d’Angus
“War Machine” se révèle très sympathique sous les doigt de Papy Cliff (59ans),”Smash N Grab” est presque “planant”, “Decibel” Diablement ZZ Topien et “Rock N Roll Dream” lui est peut être le titre le plus complet et riche de cette opus, une presque ballade bluesy où le timbre de Brian Johnson, une fois n’est pas coutume va à merveille et j’aime beaucoup le petit thème de guitare de “Stormy May Day”.
Donc en conclusion, un album d’AC-DC de prime abord décevant, mais pas tant que ça, pas dans les meilleur mais peut être pas dans les moins bons
L’absence d’Angus Young est assez bien comblée par une section rythmique en pleine forme et Brian est moins mauvais (malgré tout) qu’à ses début dans le combo de Melbourne.
Et hop!!!! Je m’r'passe “She Likes Rock N Roll”…..ME TOO!!!
fabkiss
No commentsKISS ALIVE 35 European Tour 2008 Bercy/PARIS
le Mardi 17 Juin 2008
9 ans que j’attends ce jour, 3 mois qu’j’ai les places, AAaarrgghh !!! J’me réveil déjà en trance. Une seule appréhensions, Tommy Thayer, le nouveau guitariste, simple salarier, déguisé en SpaceAce.
Et puis, ce soir, c’est le 1er Kiss pour mon fils (et surement le dernier), une bonne soirée de camaraderie viril et de communion d’esprits filiale, en perspective. Il fini ses cours à 16h30, heure à la quelle j’arrive chez lui, car, ce soir, c’est maquillage, et lui il veut Ace Frehley.
Monsieur se pointe tranquille, à 17h45…..j’suis vert, et lui hilare, « y a plein d’mecs maquillés dans l’parc » (il habite à Bercy)
Amène ta tronche gamin, faut que j’te peinturlure, et je m’applique, il faut que cette soirée soit pour lui un souvenir merveilleux, indélébile….téléphone….c’est un copain à lui qui va aussi à Kiss…..AAaarrgghh !!! Et un Paul Stanley pour enchainer…..l’heure tourne, et moi qui ne voulais pas me maquiller, me voila m’affublant d’un demi masque et d’une demi pointe de Gene Simmons, sans fond blanc, ce qui fait qu’on sort de l’immeuble vers 19h++, et nous nous dirigeons sur le POPB.
Alors que les abords d’un concert de Metal « classik » se reconnaît par un volume croissant de chevelus vêtues de noir, se rassemblent par groupes de connaissances, dans une ambiance, somme toute assez stoïque et austère, l’approche d’un chaudron Kisséen, se caractérise par des personnes qui se croisent et se font de grands sourires complices, des échange de signes de ralliement, de bonsoir ou de discutions, et quand vous êtes maquillé….car en vérité, je vous le dis, sur combien de concert Metal, hormis le classique T-shirt, peut on croiser des types maquillés, voir même vêtus, à l’image du groupe du soir, où les gens étranger à la chose, ne change pas de trottoir, mais comprennent qu’une fête se prépare.
Et là, autant dire qu’avec mon garçon, nous avions un succès certain, tout le monde faisant des pouces ou des «Salut» à baby Ace, et moi, fier comme Artaban, nous avons même été photographié et «interviewé» pour le gratuit -20mn-. La soirée mémorable, commence sous les meilleurs augures.
Il fait beau, presque l’été, et l’atmosphère, est pleine de bonne humeur et de bonnes vibrations. Et sous le soleil de juin ont éclos une masse de Demon, moins de StarChild, quelque SpaceMan et une poigné de CatMan, et une variété impressionnante de T-shirts à l’image de Kiss, et des filles, beaucoups de nanas, de tout ages, y’a même des groupes exclusivement féminin.
Nous retrouvons l’ami, Kriegarblitz_Warrior à la baraque à frite stratégiquement placé a coté de la file d’attente pour la fosse, mais malheureusement, le temps de prendre des munitions Krieg et son accompagnatrice passe le 1er control au moment où nous allions les rejoindre, la ruse de sioux consistent à doubler tout le monde étant tombé à l’eau, nous voila contraint de nous taper tout la queue, mais en même temps, le spectacle est pour le moment dehors, et l’énorme file avance vite, on passe les contrôles, pour la 1ére fois, on ne me déchire pas mon ticket, on me le scanne, et voila…..on est dedans. Et après avoir zappé le merchandising (prit d’assaut et aux tarifs prohibitif) et acheté 2 ½ de coca, dont on nous aura retiré les bouchons, et une paire de bouchon, pour les oreilles du fiston, nous pénétrons enfin dans le grand temple qui se remplit de fidèles fervents excité par la promesse du grand Sabbat à venir.
Très vite, à peine le temps de prendre ma place habituelle à Bercy (devant, sur la droite), d’entendre un titre des Ramones et d’un autre groupe Pounk. Les lumières s’éteignent pour une première partie inodore incolore et sans saveur, du groupe insipide Cinder Road. Une espece de croisement entre Mika et Bon Jovi, qui nous délivre un Rock standard avec un chanteur nous sortant toutes les postures à la Joe Perry/Jim Morrison, un batteur à coupe Iroquoi, seul le Lead Guitar tirant un peu son épingle du jeu.
Heureusement, ce fut bref et après 6 ou 7 titres, et un applaudissement polis, les lumières se rallument. Mais bon, c’étaient des Rocker…ils avaient des boots pointues.
Même mon gamin, les a trouvés…..heu !! Bof!!!
Pendant que la sono nous envoie «For Those About to Rock» d’AC-DC, histoire de faire monter la température, les roads s’activent sur scène, Kiss prend congé des fans aisés, qui ont pris l’option « Balance + rencontre avec le groupe »(pour les riche, il existe l’option ++ «Le BackStage»), et qui rentrent dans la fosse pour assister au spectacle, les bras chargés de poster, programme et article hors de prix, dans le lot, un ado avec un costume maison période Love Gun de Gene Simmons avec le montant de ses Platform Boots fait dans un carton trop rigide, et un Paul Stanley bedonnant et dégarni , avec un costume d’une période improbable, qui bien que connaissant Kiss depuis surement plus longtemps que moi, n’a toujours pas comprit que l’image dans le miroir est inversée, et que bah bon !!! Ton étoile, bonhomme…..elle est pas du bon coté.
Nous sommes à a peine un mètre des barrières, mais pas moyen d’avancer plus, alors je demande a quelqu’un qui lui, est appuyé dessus, de bien vouloir faire une place pour BabeAce, le mec, lui prend la main, le plaque à la barrière et se referme sur lui, une main de chaque coté sur la balustre lui faisant un bouclier de son corps….y’a des gars bien.
Quand commence “Wont Get Fooled Again” des Who, le Rideau noir estampillé Kiss en anthracite tombe, masquant la scène aux regards……..les hurlements se faisant plus forts, les “Kiss…Kiss…Kiss…» Se disputant avec les «We Want Kiss… We Want Kiss…»
Mon gamin m’envois par-dessus l’épaule du type sympa, des regards plein d’étincelles « tu va t’en prendre plein la gueule, mon garçon », il a l’air heureux, nous le sommes.
Quand les lumières s’éteignent à nouveau, le titre des Who se termine couvert par les hurlements hystériques de la foule en délire, quand retentie, la cultissime phrase reprise en chœurs par un Bercy «Sold Out» chaud comme la braise.
« ALL RIGHT PARIS!!….YOU WANT THE BEST???…….YOU’VE GOT THE BEST!!!….
THE HOTTEST BAND IN THE WORLD……KISS!!!!”
Guitares, Explosion, Flash Blanc, le Rideau tombe Kiss apparait, la foule et “Deuce” éclatent.
Tout de suite Kiss est là en descendent sur la scène, d’au dessus les cintres, sur une plateforme transparente et remplit l’espace de sa présence, de sa force, de sa puissance, de son charisme avec un Gene en pleine forme, près a bouffer Bercy, « Strutter » enchaine, et le public est en trance, Paul Stanley, est un peu à la ramasse, mais, d’emblée, ça déchire. Après un premier break, où Paul, qui est toujours très bavard, nous gratifies de quelque mots en Français, et joue avec le public à un concours de hurlement entre les cotés droit et gauche de la salle, et qui lui permet d’encore chauffer sa voix, le concert part pour de bon avec « Go To Choose », les Chœurs sont nickel……Putain…..quelle force.
Suit « Hotter Than Hell », et là , ça y est le délire ne lâcheras plus l’affaire, jusqu’au bout.
Voir Gene Simmons et Paul Stanley, 59 et 56 ans s’éclater sur scène, ça fait plaisir, surtout que leurs plaisir d’être là, ce soir, est évident, et quand Paul entonne « la Marseillaise », reprise en cœur pas 17000 personnes, et soutenue par grosse caisse,et roulement de caisse claire. Un sentiment puissant emplit alors ma poitrine, Paul nous remercie d’un « Oh ! Merci beaucoup…Yeaah ! » Et déclarant que l’Hymne National Français est très…..sympa (!?).
Quand Eric Singer attaque « Nothin’ To Lose », il ne me fait pas oublier Peter Criss, mais il faut avouer qu’il s’en sort bien, et la fosse se trémousse sur ce Rock’n’roll endiablé…mon dieu…quel éclate !! sur « C’Mon And Love Me », on est obligé de constater que Paul est quand même vraiment crevé par cette tournée, mais comme toujours avec Kiss, quand y’a un moins, ils se donnent à 200%, et Gene assure comme une bête, Eric comme d’hab est un peu brouillon, et l’autre là…le Tommy Thayer, pour le moment la joue discret, surtout que commence « Parasite » un titre écrit par Ace Frehley, où il fait profil bas…..la basse de Gene groove tout ce quelle peut sur « She » et sa voix nous dit «j’suis à fond…Yeaah !!» et quand le moment du solo arrive, Tommy s’en sort pas mal aussi, nous faisant un copié-collé, honnête, mais qui me crispe quand même, avec lui, j’ai vraiment du mal, de toute façon….il a pas l’niveau. Surtout avec son p’tit bout de Vème de Beethoven limite, durant lequel sa Gibson fait le lance roquettes. A la fin du morceau, je vois Tommy Thayer se pencher sur un vigil ; lui donner un médiator, lui indiquer mon fils du doigt, et le vigil de donner à mon garçon, la précieuse relique….( heu Tommy Thayer : +1)
Avec « 100 000 Years » arrive une des grosses pièces très attendue, Ah Ah !! Vous allez me dire « mais des grosses pièces, y’a qu’ça depuis l’début »….oui, mais celle la, c’est une énorme….
Le son de la basse de Gene est énorme, Paul assure enfin comme une bête (c’est un diesel Paul)
Et arrive le clou du morceau, l’envole de la batterie pendant le solo d’Eric au milieu des jets de fumée et les étincelle tournoyante, un bon solo, mais un peu terne, on sans qu’Eric ne veut pas écornée l’image de Peter Criss, pourtant il en à la capacité, 100 000 Years est toujours un moment de grande communions avec le public, de grande communication pour Paul, qui nous dit que pour le moment le plus grand concert de cette tournée Européenne est Londres, mais que là, le Public et l’ambiance Française, les battent à plate coutures, et ça repart dans les délires vocaux, 100 000 Years, c’est 15 minutes de pure éclate de neurones.
Gene prend un coup de « Cold Gin » en s’égosillant magistralement dans son micro, maintenant joliment décoré d’un string rose balancé par une demoiselle ayant surement trop chaud, le pauvre Gene n’arrête pas de cligner des yeux, envahies par une sudation frontale coulant à flot, je suis sur que pas mal de primo Kisséen on été étonné de voir Gene s’essuyer à moult reprise le visage avec sa serviette et que le maquillage ne bouge pas !?….. Il tamponne, c’est l’secret.
On se demande comment ils font, mais avec «Let Me Go Rock And Roll» Kiss monte encore d’un cran la puissance dégagé et le bonheur ressenti, Gene est vraiment Le boss, et même Tommy est transcendé par le titre. Suit «Black Diamond» (Peter Criss l’enchainait direct avec 100 000 Years) et sa très belle intro à la guitare de Paul, dans la quelle il incorpore un petit bout de « Starway To Heaven» de Led Zepp, « Black Diamond » c’est de l’artillerie lourde, un rouleau compresseur….une tuerie, interprété magnifiquement par un Eric Singer …Explosif.
Bon, Tommy Thayer, n’est pas mauvais, même bon, mais le voir en SpaceMan, me tue un peu quand même. Oh mais putain, que ce titre est bon…..
Paul nous explique maintenant que depuis des années tout change, des fois en bien, souvent en mal,qu’il ya des Up et des Down et que dés qu’on ouvre le journal «Bad news» on allume la TV «Bad news», qu’a la radio «Bad news », Alors que la seul chose que demande les gens, et ce depuis toujours c’est….
«Rock And Roll All Nite» and Party Everyday…..” qui à la première mesure libère des forces telluriques explosives des kilo de confetti tombant du firmament, des gerbes d’étincelles, d’explosions et la batterie qui redécolle, une hystérie collective joyeuse et survoltée….quelle baffe…mazette!!
“We Love You!!….Au Revoir mes Amis………Good Night Paris!!”….NOIR!!!!………………
Après 3 minute de « Whoo ho whoo ho whoo » Paul réapparait en nous disant que c’était une blague….ha ha!!
Et moi qui pensai que bien que tout le meilleur ne soit pas passé, nous avions quand même ce soir atteint des sommet rarement touché, en intensité, Kiss décide après avoir cassé la baraque pendant 1h30, de s’attaquer aux fondation, et entame cette « deuxième » partie avec un des titre les plus pêchu et festif du répertoire de Kiss, «Shout It Out Loud». Kiss…..ça déchire trop sa race…Na !! Quand 17000 personne + 4, ne font plus qu’un, énormissime.
Suit le titre le plus récent de la set list , seulement 25 ans, « Lick It Up », le seul de la période «Unmasked», un titre difficile pour Paul, à cette heure, il est un peu au fraises et les chœurs à l’ouest, nous relèverons quand même un superbe break à la sauce Yes, ce titre est très bon, mais dur en Live, mais heureusement, il est très dynamique et dynamisant.
Bon, alors, récapitulons. Nous avons eu droit aux flammes, aux pétards, aux feux d’artifice, ok mais ça c’est tout du long, ah oui, la batterie s’est envolée, les plateformes se sont soulevées, Paul à exprimé son désir avec sa guitares, on a même eu «La Marseillaise» et Gene qui crache le feu.
A oui, mais il a pas encore craché le sang, et c’est pour maintenant, et sous nos yeux ébaudies et des spots vert, Gene Simmons, se transforme en Mr BlackWell, créant avec sa basse, plus une atmosphère d’épouvante, qu’un solo «psychédélique». Gene Simmons penché en avant (le faisant ressembler à une gargouille) se met à régurgiter, dans un éclairage vert/rouge, du plus bel effet et le vacarme assourdissant et terrifiant de sa basse, des hectolitres de sang fraichement sucé au creux du cou d’une jeune vierge. Et pour achever le tableau il secoue sa tête en tout sens comme un damné, histoire de finir de dégueulasser sa belle armure, et tel le diable sortant de sa boite, d’un bond fantastique, se retrouve perché à 10 mètre au dessus de la scène, sur une plateforme fixée au dessus des cintre de lumières. Acclamé par une foule d’adeptes transis réunies, dans la ferveur hypnotique d’un « Gene…Gene…Gene… » Répété comme une incantation satanique.
Et de là, tel l’Hydre juché au dessus des enfers, il entonne, le tube Heavy Metal de 1983 « I Love It Loud » Le titre du retour de Kiss dans le Hard Heavy, après quelques errements Pop, dont nous aurons à subire de suite, le pire avatar, avec «I Was Made For Lovin’ You». Putaing !!! Je n’aime pas ce titre, mais en Live, c’est carrément insupportable, alors, pour faire passer le temps, je regarde ce qui ce passe autour de moi, les nanas s’éclate, et j’aperçois dans le carré VIP, le père Philipe Manœuvre, chantant à tu tête et remuant du perfecto….quelle pitié.
Ça sent la fin, mais ce n’est pas encore fini. Alors que les premières mesures de « Love Gun » retentissent, Paul, transporté par une sorte de téléphérique privé, se retrouve à 30 mètres de la scène, sur une petite estrade installée derrière la régie, aux pieds des gradins du fond, d’où il interprètera son tube eternel.
De retour sur la scène centrale, Paul annonce le dernier morceau, en nous déclarant avant que Paris et Fucking city, que nous sommes un Fucking public, et de revenir sur cette Fucking Of Fucking ville de Paris Rock City….. « Detroit Rock City » achève de manière grandiose et pétaradante ce concert de folie, où décidément Kiss nous aura tout fais, une des meilleures prestations de mon groupe préférer que j’ai vu. Ils m’on épuisé les salauds, je n’ai plus de voix, j’ai passé mon temps à chanter toute les chansons, sauf « I Was Made…» et à hurler. Putain ! Quel panard mes aïeuls. Kiss….voila un groupe vraiment « Rock’n’roll, way of life ».
Je retrouve mon gamin qui me saute au cou, je remercie chaleureusement son garde du corps d’un soir, Baby Ace, est heureux comme tout avec un sourire jusqu’aux oreilles, il sait qu’il vient de vivre quelque chose de grand. Et fier comme un pan, il me fait voir son Graal, et ce n’est pas qu’un médiator de Tommy Thayer, qu’il tien dans sa main, il y a aussi un à la signature de Gene Simmons, reçut de la même façon que celui de Tommy, et la un truc s’allume dans mes yeux, je suis très fier de mon fils, mon gosse……mon Précieux.
Set List :
1. Deuce
2. Strutter
3. Got To Choose
4. Hotter Than Hell
5. Nothin’ To Loose
6. C’Mon And Love Me
7. Parasite
8. She
9. 100,000 Years
10. Cold Gin
11. Let Me Go Rock ‘N’ Roll
12. Black Diamond
13. Rock & Roll All Night
14. Shout It Out Loud
15. Lick It Up
16. I Love It Loud
17. I Was Made For Lovin’ You
18. Love Gun
19. Detroit Rock City
Kiss : MTV Unplugged (VHS)
Le meilleur album live de Kiss après “ALIVE !” bien sûr.
Nous retrouvons, pour un live acoustique, nos 4 compères de l’époque à savoir : Gene Simmons, Paul Stanley, Bruce Kulick et Eric Singer en pleine forme qui attaquent avec un virulent “Comin’ Home” avec un Paul un peu poussif mais faut bien s’mettre dans l’jus, pour Gene et son très bon “Plaster Caster” il ne lui faut même pas un couplet pour y être, jusqu’au premier “Yeeah”.
“Goin’ Blind” et “Do You Love Me ?” passent tout seuls avec maîtrise, suivent les grosses pièces de l’album “Domino” t’es trop fort Gene, et “Sure Know Something” tout simplement magnifiques.
Une superbe sélection de morceaux grands classiques ou jamais joués live mais qui de toutes façons semblent nouveaux et incroyablement frais.
Kiss se surpasse, les voix sont nickel le son idem (je regarde la vidéo en écrivant), putain merde Kiss vous êtes les meilleurs.
Et après une version à vous foutre la chair de poule de bonheur de ” Every Time I Look at You” avec une section classique à vous glacer le sang d’émoi, arrivent tout décontractés messieurs Ace Frehley et Peter Criss et là (j’ai 31 ans à l’époque) des larmes me montent aux yeux - Putain. Mais alors Dieu existe et il a permis ça !? - le bonheur de jouer ensemble est aussi visible qu’audible. On joue à 6 et on s’éclate, avec “2000 Man” pour commencer suit “Beth” superbe, “Nothin’ to Lose” on chante tous et on s’éclate “Rock n’ Roll all Nite” ferme la marche dans une apothéose de joie sincère aussi bien du côté du groupe, du public et de l’auditeur qui se dit, affalé dans son fauteuil et en finissant sa bière “Putain ! Quel pied !”
Un album indispensable.
