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Audrey Horne : Le Fol

Le Fol Audrey Horne, groupe que je ne connais absolument pas, encore un achat « impulsif » c’est la pochette de “Le Fol” qui m’a plus,

elle m’a rappelle celle d’”Agents Of Fortune” des Blue Öyster Cult

j’appuis sur le bouton play de Média Player, on va voir s’que çqa donne.

Après un début tonitruant “Last chance for a sérénade” vous expose à la gueule

Ok! Audrey Horne, n’a rien inventé, c’est un trés bon Hard Rock, un peu Heavy, à tendance Grunge. Mais quand “Jaws” commence, l’impression d’entendre quelque chose de grand se confirme, ce groupe à un classe folle, l’atmosphère lourde est sublime, les guitare la voix, parfaites

c’est Old School et moderne à la fois, “Last call” suit, entêtent, juste ce qu’il faut,

les chorus sont poignants et le Solo à pleurer

Audrey Horne, est un groupe d’atmosphères et chaque morceau en est une nouvelle

le chanteur n’a pas une voix, il en à plusieurs et sur “Threshold“, il est entre un Ozzy et un Peter Gabriel, avec des relants de Gene Simmons, qui sied parfaitement à ce morceau Prog planant où la basse et les clavier donne une touche seventy, “Monster” est un titre lent, d’inspiration Médiévale-Grunge où la batterie et les synthé en la douce complainte du troubadour

“Afterglow” est le titre faible de l’album, pas qu’il soit mauvais, mais c’est le plus standard

“In the end” mené par la basse, ce morceau entraînant, serait, si ça se présente, sûrement le plus apte à faire un hit, c’est une montée, lente mais constante en intensité, un morceau carré, avec guitare saturées en solo aérien, dans la plus belle tradition. “Pretty girls make graves” encore un titre bien lourd le ton les guitares tout est superbe, en demi teinte, un cri contenu

C’est à peu prêt à ce moment que je me suis dis “faut que fasse une chronique”, la première après quelque Kiss, même pour Samael, je n’avais pas passé le pas (trop pointu), c’est vrai, ce groupe, n’a rien de très hautement technique, les guitares quoi que très belles, sont dans niveau, que d’autres dépassent amplement

mais comme je l’ai dis plus haut, Audrey Horne, est un groupe d’atmosphèreS, qu’il sais créer, et si vous y êtes sensible, c’est un délice de s’y laisser couler, le groupe est classé “Hard Rock”, mais il aurait été aussi bien en Grunge, qu’en Stoner, Heavy Metal, Prog ou pourquoi pas Goth

Pour ce dernier genre “Bright lights”, qui me rappelle plein de truc, aurait été parfais, avec ses Grandes Orgues et le ton désespère du chant. “Hell hath no fury”, parait un peu incongru, mais j’aime bien ce type de morceau, que certain qualifierons de “Skater”, un autre coté du Grunge

“Wish you well” voila un Heavy, limite Power, peut être le morceau le plus rapide de l’album, un titre qui tourne bien et les choeurs toujours magnifique, un autre point fort de cette galette.

Et pour finir ce superbe album “So long euphoria”, et son intro arabo andalouse, oserais-je dire que ça me rappel

LED Zepp…..oui !

Alors pour conclure, je dirais que pour son second opus, Audrey Horne, nous offre un album, plein de promesses de charme et de classe, ce groupe, a tout les atouts en mains pour devenir un grand

en tout cas, à moi, il me convient parfaitement

Attention, il faut être clair, Audrey Horne, n’a rien d’exceptionnel ou de transcendant,

mais il dégage quelque chose, d’assez rare

fabkiss

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Kiss : A Tribute To The Creatures Of The Night

A Tribute To The Creatures Of The NightYou Wanted the Best…. you’ve Got the Best….

The Hottest Band in the world, covered by the majors Metal Bands in The World…Kissssssss !!

Cela aurait été sympa, en intro du CD, mais apparemment, pour des raisons de droits, Nuclear Blast, n’a pu se servir du nom et du Logo de Kiss, ce qui fait que quelqu’un qui ne connait rien à Kiss, passera devant ce disque, le prenant pour une vulgaire compile de groupe, car sur la pochette, seul le titre et la police du texte (Die Nasty, libre de droits),peuvent éveiller un soupçon. Alors que justement, la cover, peut être une porte dérobée pour faire connaissance avec un groupe que l’on ne connait pas, que ce soit le groupe qui joue, ou celui qui est joué, comme pour moi, avec la moitié des groupe sur ce Tribute Album.

L’art du cover n’est pas aussi évident qu’il n’y parait, car il ne suffit pas de rejouer un titre écrit par d’autres, il faut aussi lui donner vie, se l’approprier, le revoir, et pourquoi pas le corriger, mais surtout, sans le dénaturer, et c’est là, trop souvent, que le bât blesse.

Et Nuclear Blast, avec ce “Tribute To The Creatures Of The Night“, amène quelques un de ses poulains sur l’ascension de la montagne Kisséenne, qui se révèlerait plutôt glissante pour certains des groupes maison (directement produit ou simplement distribué).

En s’attaquant, à “Detroit Rock City“, Hammerfall, s’attaque à un gros morceau, un des titre les plus emblématique des Ricains bariolés, et surement intimidé par le poids de la légende, Hammerfall, nous fait du Hammerfall bas de gamme, le titre tourne bien mais il est creux, mais bon, les morceaux creux, Hammerfall, sait ce que c’est, j’imagine la moue que Paul Stanley à du faire en découvrant le massacre. Skid Row, bien que pas beaucoup plus inspiré par “C’mon And Love Me”, y croit nettement plus et apporte à ce classique, son petit supplément d’âme personnel, s’attachant à faire revivre l’ambiance original, en y arrivant. Helloween, se sort bien de son “I Stole Your Love”, assez factuel, mais bien pêchu. Pretty Maids, nous fait un copié-collé de “Hard Luck Woman”, dans la plus pure lignée de l’original, sauf que malheureusement, ce n’est pas Peter Criss qui chante, bon! allez….les guitares, à la fin, sont jolies. Anthrax, investit sa version de “Parasite”, bien que très similaire, ils s’approprient avec fougue ce titre d’Ace Frehley, un des plus Heavy du Kiss première période, à qui la double grosse caisse, va à ravir. Les Galactic Cow-boys, sont pour l’instant, les premiers à s’attaquer à la structure de leur titre “I Want You”, Ho!! très légèrement, malheureusement, c’est raté, principalement, à cause du son insupportable de la caisse claire…c’est con, les guitares et la voix sont bonnes…Elles. la version de “War Machine”, que nous propose Six Feet Under est bien bonne, bien lourde, standard, dommage que la voix gutturale lui aille si mal, Gene Simmons doit s’en retourner dans sa tombe. Hypocrisy, bien que la voix n’aie pas la chaleur de celle de Peter Criss, “Strange Ways” ce titre d’Ace Frehley(encore une fois… bien Heavy) est un des mieux rendus de la galette, agressif et oppressant, comme il se doit, les guitares vous triturant les tripes lorsqu’elles vous pénétrent. C’est maintenant le tour de Doro, (produite en son temps, par Gene Simmons himself) de passer sous mon oeil lubrique et mes oreilles “expertes”(WWOohh! LoL quoi!!), sa reprise d’”Only You” est sûrement le meilleur titre de ce Tribute Album, parce que, et ce, l’air de rien, le morceau bien qu’ayant l’air assez proche de l’original, et entièrement, reconstruit, l’idée du piano est lumineuse et le solo de guitare aussi. ce Gene Simmons, a vraiment le nez pour ce qui concerne la femme, et la puissante voix de Doro est très bien pour ce titre. Maryslim, apporte sa déconnade, et son énergie, à ce “Coming’ Home” qui déjà au naturel est un des titres les plus festifs de Kiss, mention spéciale pour le super solo…Wouaih!The Melvins modernise superbement le génial “Goin’ Blind” encore un des titre très Heavy d’Ace Frehley du Kiss première période déjà lourd d’origine, là il est vraiment très pesant, et c’est parfait. Pour “Creatures Of The Night” par Iced Earth, reportez vous au premier titre, remplacer le nom du groupe et le titre, ça colle parfaitement. De prime abord, rébarbatif, “Deuce” par Overkill et un des titres à tirer son épingle du jeu réactualisant ce tube éternel de Gene Simmons.

Et pour finir, le type sur qui j’avais le plus d’aprioris négatifs…. Bathory, bon, j’ai pas été “bluffé” mais Bathory se hisse facilement à la seconde place avec un pied sur la première de Doro, “Black Diamond”, déjà sombre à la base, prend ici une dimension nouvelle et cette interprétation en est simplement superbe.

Le bilan, est donc très légèrement positif et la morale de cette histoire….

Ce n’est pas forcement les plus gros, qui pésent le plus lourd

fabKiss

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Lacrimas Profundere : Filthy Notes For Frozen Hearts

Filthy Notes For Frozen Hearts Quand je les ai vu en concert (ils faisaient l’ouverture pour apocaca au Bataclan), les Lacrimas Profundere, m’ont tout de suite séduit.

Surtout ce grand et ténébreux guitariste, qui a une prestance et un charisme, assez impressionnant.

Donc, naturellement, je me suis offert, l’album “Filthy Notes For Frozen Hearts“, à la sortie du concert, et me le suis fait dédicacer par tout le groupe ;-)
Et l’impression ressentie en Live, s’est confirmé sur CD

Grand….très grand, Bon…très bon

Attention, ces qualificatifs, sont les miens, et ils n’engagent que moi

Mais Lacrimas Profundere, a su trouver les connections qui relient mes oreilles à mon coeur.

Bien que la musique n’ait rien de très novateur, l’interprétation, l’exécution et les arrangements en font une véritable usine à sentiments.

J’aime bien le gothik, surtout celui qui ne cache pas ses racines New Wave, et en tant que fan de la première heure de Depeche Mode, je vous garanti que le lien est évident, surtout au niveau de la voix, voire parfois avec INXS, sombre chaude et sensuelle, puissante, mais retenue et ouvertement “poseuse”.

Et justement, là où ce type de voix est souvent assez énervante, ici, elle sied à merveille, voguant avec légèreté mais profondeur sur les remous torturés de cette musique sombre et lacrymogène, allégée par des claviers discrets mais aériens.

Une musique qui vous enveloppe, et où l’on aime à se blottir, comme on aime parfois se blottir dans une douce déprime, qui bien que minante, nous tient chaud.

Car bien que qualifié de Gothik, Lacrimas Profundere, nous distille une musique vraiment très “érogène”.

Comme le 1er titre “My Velvet Little Darkness“, qui profite d’une superbe voix féminine de second plan XD, et qui franchement pue le sexe (le titre, pas la nana…Ppppfff!!!), et c’est sûrement pour ça qu’à chaque fois il me semble si court(3′30″),j’adore la gratte rythmique, ce morceau est plein de finesse, et à un moment (2′52″ :b) y a un “OOh” qui tue. Et on enchaîne sans transition, dans le sustain des guitares, avec “Again It’s Over“, un morceau très Heavy, avec guitare tournante et groove d’enfer

Ah oui, parce que, voyez-vous, Lacrimas Profundere est un groupe qui groove grave, la basse est très grave, lourde, mais maniée avec art et dextérité, emmenant dans son sillage une batterie carrée, usant de la double toujours à bon escient et sans jamais en abuser.

Suit, “Not To Stay”, un titre qui aurait pu faire parti sans dépareiller du répertoire d’Inxs, où les guitares bien que discrètes sont de toute beauté, oui, car, pour moi, le maître-mot de ce groupe est la discrétion, rien n’est extrême, voire simplement violent, ils ne sont pas là pour vous faire une démonstration, ni vous en mettre plein la vue, mais l’air de ne pas y toucher, leur musique sait vous prendre, vous capter, et quand on est bien dedans, on est surpris de sa richesse, c’est ce que l’on appelle, “la magie”.

“No Dear Hearts” est une sombre ritournelle avec une guitare rythmique acérée et un très jolie boucle de piano le refrain d’un enfantin désabusé, qui vous met limite mal à l’aise, très beau, trop court, mais comme pour une composition de Mozart, où le silence qui suit est encore du Mozart, l’impression de manque qui suit un titre de Lacrimas Profunder, est encore du Lacrimas Profundere.

“Short Glance”, la voix est très belle, autre que précédemment, plus jeune, moins noire, j’aime aussi le synthé qui se fond dans les guitares , c’est aussi le morceau le plus léger et l’envol final vous donne envie de voler, comme si le vide vous appelait.

“Filthy Notes” est le titre le plus faible de l’album, pas qu’il soit mauvais, mais parce qu’il en faut bien un, mais l’ambiance est bien rendue , avec “Sweet Caroline” on voit littéralement ce type courir après sa nana, ou avec, le rythme est haletant,

“An Irresistible Fault” putain! Ca groove, bien lourd, très dansant, avec une deuxième partie nettement plus planante, “To Love Her On Knees” sur le même tempo que “Sweet Caroline”, mais avec là, un sentiment de fuite, accentué par ce synthé léger, mais oppressant et ce phrasé lent mais pressé.

“Sad Theme For A Marriage” le titre le plus gothique, dans l’acception la plus “classique” du terme, c’est à dire une douce et sombre mélopée à la guitare sèche et fine nappe de violons en fond, des choeurs, presque grégoriens,…..splendide.

“Should” encore un titre dansant, très New Wave, le ton est confus et dense, de dialogue avec la voix féminine de second plan (qui est de retour) ressemble, à une dispute, où personne ne s’écoute, on y est, et c’est ça l’usine à sentiment, les ambiances, sont très bien rendues, et même si on ne comprend pas les paroles(mon cas) on voit bien s’qui s’passe, ou alors le titre suffit, pour se faire une idée,

Comme pour “My Mescaline” peut être le morceau le plus sombre de la galette, avec un piano donnant à l’ensemble un ton noir et absurde, et que les guitares sont belles, simples mais belles, un de mes titres préférés avec ” My Velvet Little Darkness” et “Shiver”, qui conclut ce superbe album, le titre le plus Rock du CD, le titre le plus ouvert et positif, un tube potentiel.

Un groupe et un album au top, le seul vrai reproche, c’est la durée trop courte des titre, sinon, franchement, rien, absolument rien à jeter.

même le package est somptueux, il me rappelle un tableau de Gustave Caillebotte.

à Brigitte

fabkiss

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Serj Tankian : Elect The Dead

Elect The DeadCa fait déjà un moment que je possède ce CD.

Ca fait déjà un moment que j’ai envie d’en faire la chronique. En gros, depuis que je le possède.

Je me rappelle, la pochette par sa composition, m’avait attirée l’oeil, et ce nom, Serj Tankian, que je ne connais pas (j’connais rien, p’tain!, j’suis nul), me fait imaginer un Croate ou un Arménien, donc sûrement, du moins, j’espère, quelques références orientales ou tout du moins, éxotik, en tout cas sûrement assez bohème.

Enfin, bref. Je l’achète.

Et là, je découvre que ce garçon est né au Liban de parents Arméniens, et je vois sa tronche, et la mention “Metal Alternatif”, donc, quand je met le CD dans mon lecteur, avec quelques idées préconçues, je suis sur de 2 choses; je suis très …interloqué, et soit je vais écouter un pur délire, soit une merde noir.

La première option sera la bonne.

Dés le début du premier titre “Empty Walls“, le ton est donné, un ton mélancolique survolté, et surtout, tout de suite, cette voix, lumineuse et sombre à la fois, claire, douce et violente et parfaitement posée et maitrisée, et cet accent, ce délicieux accent, je ne sais pas s’il est naturel ou travaillé, mais waouh, c’est rare, et très excitant;

“The Unthinking Majority” est un morceau comme je les aiment, avec des montées sèches, des descentes abruptes, de la guitare, et toujours cette mélancolie, mais aussi un humour et un second degré certain, ce mec manie son organe avec dextérité, et sait donner avec un véritable plaisir.

Qui se poursuit sur “Money”, jusqu’à maintenant, rien à jeter, que du surprenant, que du bonheur, les compos et les arrangement sont magnifiques, les guitares, bien que “discrètes” sont de toute beauté, l’adjonction de piano, donne une certaine ampleur aux morceaux, déjà très denses.

Voila, je pourrais continuer comme ça avec tous les titres, pas qu’ils se ressemblent tous, mais parce qu’ils sont tous tirés du même tonneau.

Un type surdoué, à la limite du génial, et toujours surprenant, qui nous emmène dans ses délires vocaux et évocateurs, teinté d’une sombre mélancolie, mais grâce à sa voix magnifique, même dans le plus sombre désespoir, la lumière est toujours au bout du tunnel, comme dans “Sky Is Over” ou “Baby”.

Ce CD, me fait comprendre un truc. En fin de compte, le “Metal Alternatif”, ce serait plutôt du “Metal Progressif”, c’est à dire “normalement” novateur et de recherche, alors que bah!…..le Prog…..ça fait un moment que ça ne “progresse” plus trop.

Non, vraiment, ce disque est magnifique, tout ce que je sentais avant de l’écouter s’est concrétisé, les racines orientales, sont hyper présentes, bien que discrète, le coté bohème et voyageur aussi, dans les ambiances et le délirant de tout les morceaux, comme par exemple dans le phrasé ébouriffant de “Honking Antelope” ou la construction de “Lie Lie Lie” bouleversant et festif.

Oui, parce que, comme vous l’avez remarqué, j’ai utilisé (et à dessein) pour quelques descriptions, des adjectifs, adjoints à leur contraire.

Parce que, là est tout le secret de la réussite de ce travail, cet album a plusieurs niveau de lecture et de ressenti.

Suivant l’humeur, ou le moment de la journée, les émotions données ou reçues, changent.

Et même maintenant, après plusieurs dizaines d’écoutes, j’ai l’impression de découvrir des choses, une inflexion de voix, un arrangement discret ou une surprise pas encore éventée.

Un album à avoir, surtout si on aime le beau, le classieux, l’envoutant, en un mot, le rêve.

Bon, bien sur depuis, j’ai connu, System Of A Down.

et donc, la cohérence de ce garçon.

fabkiss

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The Showdown : A Chorus Of Obliteration

A Chorus Of Obliteration Comme pour beaucoup de mes achats, celui de “A Chorus Of Obliteration” de The Showdown, s’est fait un peu par hasard

et sur le seul critère de l’esthétique de la pochette, ce chevalier noir sur son cheval noir dans un feu d’enfer, m’a plus.

Après, je me renseigne un peu Xb , et Wikipedia me dit ça: “It blends Christian Metalcore with Southern rock and melodic death metal”. Ah!? du MetalCore Chrétien ??? Aurai-je acheté une daube, surtout, qu’à la lecture de quelque titres, j’aurais pu m’en apercevoir au moins avoir un doute, ce qualificatif “Chrétien”, a tellement mauvaise presse et réputation, que le doute m’assaille, déjà que le Satanisme, je trouve ça ridicule (celui au 1er degré, ceux qui y croient grave),alors le prosélytisme Catho, par voix Metalik, c’est vrai, m’a toujours fait souffrir.

Le meilleur moyen de le savoir…..c’est de les écouter ces p’tits puceaux du Tennessee.

Et franchement, j’ai pas été déçu.

Pour un premier jet, The Showdown frappe fort.

D’entrée,”A Monument Encased in Ash” donne le ton, est superbe, une battle gratte/batterie excitante à souhait,

vient un chant clair avec des accents Néo, un découpage et une construction de haute volée, et un groove…..

pas à dire, c’est jeunots sont doués, un sens du Riff et de la surprise, une belle architecture sur base Death Mélo et déjà très variée. Un petit bémol, la voix “gutturale” est un peu “jeune”.

Suit,”Hell Cannot Stop Us Now”, qui commence avec un fort accent Heavy, les choeurs sont très réussis, et les musicos sont “excellents”, comme je l’ai déjà dit, un vrai sens du riff, mais de la mélodie aussi. La batterie est effervescente, la basse envoie, mais les guitares sont vraiment centrales.

“Epic: A Chorus Of Obliteration” est un morceau speed, sur une base Néo mais Mélo, une impression de course où tout le monde veux attirer l’autre et ne pas perdre de terrain. Non, vraiment, c’est limite dansant, et le dernier pont est très beau.

“From the Mouth of Death Comes Terror” un autre titre speed mais beaucoup plus sombre, ça blast sec sur ce MetalCore teinté encore et toujours de Néo(c’est sûrement les voix clair en background qui me donne ce ressentis de Néo?!)et encore un fois, c’est un morceau, à tiroirs

J’aime beaucoup les constructions que nous propose The Showdown, les breaks sont bien contrasté, les ponts, de hautes volées. Autant vous dire que le “Chrétien” de l’affaire, n’est qu’un lointain souvenir, la qualité des titres et leur interprétation surpasse largement, c’est basses considérations, quoi que les guitares soient assez céleste.

“A Proclamation of Evil’s Fate“, un titre aux tempo variés mais soutenus assez sombre et Heavy, bien que dans un ton Death Mélo, y a des bourrins sous l’capot, ça pulse bien, bien gras.

Dragon Undone - The Reckoning” un titre oppressant et touffu, un Metal ciselé et tranchant. Là la voix gutturale est bien, et toujours ces ponts superbe avec des guitares ouvragées et jouissives, du bel ouvrage.

“Iscariot”, voila un des titre qui aurait dû me titiller sur le coté Catho, avec les 2 suivants, bien que virulents et assez bien foutus, peut être le morceau le plus faible de la galette, mais assez frais, une petite goulée d’air frais avant.

“Dolor Per Proelium - Your Name is Defeat” Le titre lourd et étouffant, très dense, et putain!! Ces guitares m’envoûtent.

“Deus Invictus - Your Name is Victory” un titre entraînant et haletant, j’adore ce genre de morceau speed et “festif” où l’énergie dégagée est proportionnelle au plaisir ressenti, une impression de vent dans les cheveux

Et là, on se calme, “Laid to Rest” est une superbe balade, très douce, à la guitare sèche et au violon, très agréable, un peu triste et mélancolique. La voix est très belle, jusqu’à…une explosion de décibels et d’une rage déchirante de désespoir…sublime.

Et”Give Us This Day” termine le CD dans un feu d’artifices de riffs acérés de voix diverses et de rythmes variés.

Pour conclure, non, je ne regrette vraiment pas mon achat, The Showdown, m’a vraiment impressionné.

Les guitares sont vraiment magnifiques, le batteur me plait beaucoup, la basse groove tout ce que j’aime, et le chanteur a un chant large, ce ne sont pas des génies, mais pour un premier opus, sans avoir (et c’est évident) la volonté d’en mettre plein la vue, ils le font quand même, ainsi que plein les oreilles…merci The Showdown

Assurément, un groupe à suivre.

fabkiss

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