Trust (FRA) : Live (Répression Dans l’Hexagone)

November 22nd, 2008 by admin

Trust (FRA) : Live (Répression Dans l'Hexagone)On ne les présente plus, Trust est l’une des figures marquantes du Heavy Metal français. 1980 est une année spéciale, grâce à l’album référence de Trust à savoir “Répression” qui renferme nombre de tubes dont le célèbre Antisocial. Une grande année aussi par la tournée monstrueuse dans toute la France qui a suivi cet album. Douze ans plus tard sort ce Live nous proposant un tracklist de qualité avec onze tubes de 1977 à 1980, et deux surprises.

Aucun tube n’est oublié, avec ces must que furent Darquier de Pellepoix, Police-milice, Préfabriqués, Le Matteur, Antisocial bien-sur, et d’autres. Notons la reprise de deux chansons d’ AC-DC que sont Problem Child et Live Wire.

En effet, c’est une manière pour Trust de rendre hommage à Bon Scott alias « dynamite », chanteur de AC-DC, décédé tragiquement dans les circonstances qu’on connait (enfin, rien n’est sur !) le 19 Février 1980, soit avant le début de la fameuse tournée.

Pour le reste les morceaux sont bien interprétés, le son demeure assez bon.

Un bon Live pour les puristes des débuts de Trust, les meilleures chansons à vrai dire, mais toutefois à réserver aux inconditionnels du groupe.

14/20.

Trust (FRA) : Live (Répression Dans l’Hexagone)

November 22nd, 2008 by admin

Trust (FRA) : Live (Répression Dans l'Hexagone)On ne les présente plus, Trust est l’une des figures marquantes du Heavy Metal français. 1980 est une année spéciale, grâce à l’album référence de Trust à savoir “Répression” qui renferme nombre de tubes dont le célèbre Antisocial. Une grande année aussi par la tournée monstrueuse dans toute la France qui a suivi cet album. Douze ans plus tard sort ce Live nous proposant un tracklist de qualité avec onze tubes de 1977 à 1980, et deux surprises.

Aucun tube n’est oublié, avec ces must que furent Darquier de Pellepoix, Police-milice, Préfabriqués, Le Matteur, Antisocial bien-sur, et d’autres. Notons la reprise de deux chansons d’ AC-DC que sont Problem Child et Live Wire.

En effet, c’est une manière pour Trust de rendre hommage à Bon Scott alias « dynamite », chanteur de AC-DC, décédé tragiquement dans les circonstances qu’on connait (enfin, rien n’est sur !) le 19 Février 1980, soit avant le début de la fameuse tournée.

Pour le reste les morceaux sont bien interprétés, le son demeure assez bon.

Un bon Live pour les puristes des débuts de Trust, les meilleures chansons à vrai dire, mais toutefois à réserver aux inconditionnels du groupe.

14/20.

Trust (FRA) : Live (Répression Dans l’Hexagone)

November 22nd, 2008 by admin

Trust (FRA) : Live (Répression Dans l'Hexagone)On ne les présente plus, Trust est l’une des figures marquantes du Heavy Metal français. 1980 est une année spéciale, grâce à l’album référence de Trust à savoir “Répression” qui renferme nombre de tubes dont le célèbre Antisocial. Une grande année aussi par la tournée monstrueuse dans toute la France qui a suivi cet album. Douze ans plus tard sort ce Live nous proposant un tracklist de qualité avec onze tubes de 1977 à 1980, et deux surprises.

Aucun tube n’est oublié, avec ces must que furent Darquier de Pellepoix, Police-milice, Préfabriqués, Le Matteur, Antisocial bien-sur, et d’autres. Notons la reprise de deux chansons d’ AC-DC que sont Problem Child et Live Wire.

En effet, c’est une manière pour Trust de rendre hommage à Bon Scott alias « dynamite », chanteur de AC-DC, décédé tragiquement dans les circonstances qu’on connait (enfin, rien n’est sur !) le 19 Février 1980, soit avant le début de la fameuse tournée.

Pour le reste les morceaux sont bien interprétés, le son demeure assez bon.

Un bon Live pour les puristes des débuts de Trust, les meilleures chansons à vrai dire, mais toutefois à réserver aux inconditionnels du groupe.

14/20.

Trust (FRA) : Live (Répression Dans l’Hexagone)

November 22nd, 2008 by admin

Trust (FRA) : Live (Répression Dans l'Hexagone)On ne les présente plus, Trust est l’une des figures marquantes du Heavy Metal français. 1980 est une année spéciale, grâce à l’album référence de Trust à savoir “Répression” qui renferme nombre de tubes dont le célèbre Antisocial. Une grande année aussi par la tournée monstrueuse dans toute la France qui a suivi cet album. Douze ans plus tard sort ce Live nous proposant un tracklist de qualité avec onze tubes de 1977 à 1980, et deux surprises.

Aucun tube n’est oublié, avec ces must que furent Darquier de Pellepoix, Police-milice, Préfabriqués, Le Matteur, Antisocial bien-sur, et d’autres. Notons la reprise de deux chansons d’ AC-DC que sont Problem Child et Live Wire.

En effet, c’est une manière pour Trust de rendre hommage à Bon Scott alias « dynamite », chanteur de AC-DC, décédé tragiquement dans les circonstances qu’on connait (enfin, rien n’est sur !) le 19 Février 1980, soit avant le début de la fameuse tournée.

Pour le reste les morceaux sont bien interprétés, le son demeure assez bon.

Un bon Live pour les puristes des débuts de Trust, les meilleures chansons à vrai dire, mais toutefois à réserver aux inconditionnels du groupe.

14/20.

Trust (FRA) : Live (Répression Dans l’Hexagone)

November 22nd, 2008 by admin

Trust (FRA) : Live (Répression Dans l'Hexagone)On ne les présente plus, Trust est l’une des figures marquantes du Heavy Metal français. 1980 est une année spéciale, grâce à l’album référence de Trust à savoir “Répression” qui renferme nombre de tubes dont le célèbre Antisocial. Une grande année aussi par la tournée monstrueuse dans toute la France qui a suivi cet album. Douze ans plus tard sort ce Live nous proposant un tracklist de qualité avec onze tubes de 1977 à 1980, et deux surprises.

Aucun tube n’est oublié, avec ces must que furent Darquier de Pellepoix, Police-milice, Préfabriqués, Le Matteur, Antisocial bien-sur, et d’autres. Notons la reprise de deux chansons d’ AC-DC que sont Problem Child et Live Wire.

En effet, c’est une manière pour Trust de rendre hommage à Bon Scott alias « dynamite », chanteur de AC-DC, décédé tragiquement dans les circonstances qu’on connait (enfin, rien n’est sur !) le 19 Février 1980, soit avant le début de la fameuse tournée.

Pour le reste les morceaux sont bien interprétés, le son demeure assez bon.

Un bon Live pour les puristes des débuts de Trust, les meilleures chansons à vrai dire, mais toutefois à réserver aux inconditionnels du groupe.

14/20.

Trust (FRA) : Live (Répression Dans l’Hexagone)

November 22nd, 2008 by admin

Trust (FRA) : Live (Répression Dans l'Hexagone)On ne les présente plus, Trust est l’une des figures marquantes du Heavy Metal français. 1980 est une année spéciale, grâce à l’album référence de Trust à savoir “Répression” qui renferme nombre de tubes dont le célèbre Antisocial. Une grande année aussi par la tournée monstrueuse dans toute la France qui a suivi cet album. Douze ans plus tard sort ce Live nous proposant un tracklist de qualité avec onze tubes de 1977 à 1980, et deux surprises.

Aucun tube n’est oublié, avec ces must que furent Darquier de Pellepoix, Police-milice, Préfabriqués, Le Matteur, Antisocial bien-sur, et d’autres. Notons la reprise de deux chansons d’ AC-DC que sont Problem Child et Live Wire.

En effet, c’est une manière pour Trust de rendre hommage à Bon Scott alias « dynamite », chanteur de AC-DC, décédé tragiquement dans les circonstances qu’on connait (enfin, rien n’est sur !) le 19 Février 1980, soit avant le début de la fameuse tournée.

Pour le reste les morceaux sont bien interprétés, le son demeure assez bon.

Un bon Live pour les puristes des débuts de Trust, les meilleures chansons à vrai dire, mais toutefois à réserver aux inconditionnels du groupe.

14/20.

Anthropia : The Ereyn Chronicles Part I

November 9th, 2008 by admin

Anthropia : The Ereyn Chronicles Part IEn 2006, les progressistes niçois d’Anthropia publièrent leur premier album The Ereyn Chronicles ? part 1 The Journey Of Beginnings » après avoir été signés par le label spécialisé du Metal Progressif Magna Carta.

À un album d’exception doit répondre un article d’exception, qui se voudra le plus complet possible.

Cet album de dix titres s’inscrit dans un concept purement Héroic Fantasy, sur un fond de quête et une histoire intégralement sortie de l’imagination ingénieuse de Quentin Borderie, mise ensuite en musique par le leader du groupe, Hugues Lefebvre, qui signe les paroles, ainsi que le chant principal, la guitare, les claviers ainsi que divers arrangements. Les autres membres sont Yann Mouhad à la guitare, Julien Negro à la basse, Damien Rainaud à la batterie, ainsi enfin d’autres personnes dont Marive-Eve Orango pour les chants féminins.

Cet album est conceptualisé en totalité, d’abord par une sobre mais intéressante cover illustrant un petit personnage confronté à un ?il géant enfermé dans un palantir, sorte de pierre précieuse de voyance en forme de globe. Cette illustration nous rappelle à l’évidence la confrontation de Frodon à l’?il de Sauron dans l’adaptation cinématographique du chef d’?uvre de Tolkien qu’est le Seigneur des Anneaux.

De même, le récit imaginaire, d’ailleurs très bien résumé à l’intérieur du livret, alimentera les paroles et la musique qui s’inscriront dans cette ambiance épique, aventurière, riche de plusieurs péripéties.

Le récit nous conte l’histoire d’un jeune héros, Amryl, inexpérimenté, feu-follet, qui pour sauver son peuple du Royaume de Ereyn, en proie à l’invasion du royaume voisin Empyr, va connaître dans son périple maintes mésaventures pour trouver et consulter un Oracle dont nul ne sait où il se trouve. Il croisera nombres d’ennemis plus ou moins repoussants, comme un monstre mi-lion mi-serpent, une sorcière, des démons, des dragons. Il aura également des compagnons à l’instar de la Communauté de l’Anneau, avec un ami protecteur qui le sauvera plusieurs fois, des nains. Enfin, le récit de cette première partie se clôture sur l’errance d’Amryl dans un désert, dont on lui avait dit qu’il s’agissait d’un désert de pierres précieuses, mais se révélant être un réel désert.

Afin de raconter cette quête, Anthropia nous compose une musique progressive très riche, forte de beaucoup d’influences, notamment du Heavy Metal et du Speed Metal.

En effet, chaque morceau sera différent, unique, reflétant chacun une ambiance propre, comme un fragment de l’histoire, d’où qu’on parlera de dix chapitres.

L’album s’ouvre sur Welcome to Ereyn, qui nous introduit succinctement sur l’objet de la quête à savoir trouver l’Oracle.

L’ouverture est très déclarative, menée par des voix puissantes de type opéra.

Question of Honour est le titre dans lequel Amryl est sommé, intronisé pour accomplir la quête. Ainsi, la musique est ici variée, avec des passages accélérés évoquant l’urgence d’agir, puis de passages plus lents, torturés, pour signifier les interrogations du héros, qui va accepter de voyager dangereusement hors du royaume rural qu’il n’a jamais quitté.

Très speed, le style se rapproche de ceux des grosses cylindrées du Heavy-Progressif que sont SymphonyX, Dream Theater Helloween ou Angra, avec des guitares très appliquées parfois saturées secondées par une batterie très présentes, et des claviers irréprochables de profondeur. Le morceau se digère bien, et on en arrive au chapitre III.

Lords of a World nous en apprend plus sur la menace qui pèse sur Ereyn, soit les intimidations d’Empyr, et son chef, l’empereur Myrrac.

Après une ouverture mélodique magnifique à la Patrick Rondat, on tombe dans l’ambiance sombre de la guerre, avec des guitares plus agressives, plus chaotiques le tout sur un rythme tragique, pouvant rappeler quelque peu celui du titre The Eyes of Medusa de SymphonyX.

Through the Sleeping Seaweed est le morceau intégralement instrumental de l’album, s’attachant à la traversée en bateau par Amryl et ses compagnons d’un océan, épisode riche en histoires, avec la naissance de dissensions dans le groupe, l’attaque du frêle esquif par des dragons, et la perte de conscience d’Amryl en raison d’une algue toxique.

La musique y est encore une fois tortueuse, avec de magnifiques soli de guitares qui se calquent sur un rythme encore une fois infernal.

Forgotten est ensuite le tube de l’album, à la fois riche et crucial dans le déroulement du récit, et surtout un grand morceau de musique, le meilleur à mon goût de l’album. En effet, bien qu’étant drogué par l’algue, Amryl arrive au pays des Nains. Il y restera quelques mois, et apprendra les secrets de l’Argent auprès des Dieux du Feu. Puis il forgera une épée solide (sans doute une cousine à Narsil, l’épée dont Isildur se sert pour couper la main de Sauron pour prendre l’anneau unique dans le Seigneur des Anneaux) selon les traditions oubliées des forgeurs nains, d’où le titre Forgotten.

Après une intro acoustique suave et réconfortante, par laquelle on imagine le jeune héros vivant paisiblement avec les nains, à s’enhardir, à découvrir ce nouveau monde, on retombe dans la quête par un rythme sonnant très Heavy, au point de s’apparenter à un style repérable entre mille. Ce style, c’est celui de Megadeth, oui Megadeth, adopté sur l’album Youthanasia, et en l’espèce notamment sur le titre Train of Consequences. Non je n’ai pas bu, ici les notes et la rythmique y sont quasiment les mêmes du moins agrémenté du clavier bien sur, et ce morceau Heavy Speed se révèle fort en émotion. Loin de moi l’idée de parler de copiage, ce morceau est très fort en intensité, avec une grande variation des rythmes.

Lion Snake est un morceau très lourd à digérer, contant le combat de Amryl avec un monstre mi-lion, mi-serpent, qui, dans la musique est entrecoupé par des interventions de diverses voix, et de soli comme s’il en pleuvait.

Where the Secret Lies s’ouvre sur des soli fulgurants à la Patrick Rondat, inspirés par la musique classique, suivis de séquences diverses s’enchainant plus ou moins naturellement.

The Walk Among the Ruins est quant à lui un petit prélude d’une minute dans lequel nous sommes conditionnés par le récital dramatique d’une voix féminine et un clavier très cristallin.

In the Maze of a Nightmare est alors un gros morceau de neuf minutes d’un niveau relativement soutenu, pouvant rappeler divers groupes par moment comme Gamma Ray sur leur chef-d’?uvre No World Order, ou encore Kamelot sur Ghost Opera. L’ensemble est plutôt agréable même si les passages plus lents souffrent d’une liaison difficile avec les séquences rapides.

The Desert of Jewels est le dixième et dernier chapitre de l’album, long comme son prédécesseur, de dix minutes cette fois. Dans cette dernière brique à ce glorieux temple musical, on alterne encore une fois entre passages acoustiques, et passages speed, nous évoquant par moment des divinations que sont Edguy, Symphony X, voire un petit peu Marilion sur les passages lents, avec cette douce voix claire plus que déclarative. Ainsi, on termine l’album sur une petite ballade dans le désert, avec l’incertitude quant au sort du héros, livré à lui-même, perdu.

Peut-être ne le saurons-nous jamais, puisque la promesse inscrite dans le livret du disque d’une suite des chroniques d’Ereyn n’arrivera finalement pas dans l’immédiat. En effet, le second album de Anthropia, prévu en cette fin d’année 2008 se nommera The Chain Reaction et rompra avec l’histoire engagée ici, avec à la clé un changement radical de style, et aussi l’arrivée d’une nouvelle chanteuse, soit la délicieuse Nathalie Olmi, la voix du groupe In Vitraux.

En conclusion, et en remerciant ceux qui auront eu la patience et la passion de lire ces lignes jusqu’à leur terme, voyons en cet album plus que correct une aventure épique et musicale, forte de nombreuses et variées influences, qui en font une bonne galette de Heavy-Progressif.

A découvrir. 16/20.

Crossingate : Looted Passion

October 22nd, 2008 by admin

Crossingate : Looted PassionDeux ans après le bon « 2K6 », Crossingate sort en cet automne 2008 son premier album intitulé « Looted Passion », comprenez « la passion pillée », toujours autoproduit, mais cette fois mixé en studio par Stéphane Buriez, ancien guitariste-chanteur de Loudblast, et Clearcut, ayant notamment produit Black Bomb A, Gojira, ou Broken Edge. Il s’agit ici d’une nouvelle étape dans l’évolution du groupe, et à la clé une rupture partielle avec le power-thrash-death concocté jusque-là, Crossingate restant un groupe difficile à cerner, mais riche de nombreuses influences.

Après avoir exploré les genres musicaux susvisés, le groupe s’est ouvert à d’autres univers variés, un fond de Metalcore, puis de Néo-Metal avec un zeste de Fusion, une dose savante d’Electro également sur quelques samples, d’où que la musique de cet album est inclassable.

La pochette reflète bien le titre, soit un clash chromatique nous exposant un c?ur sombre arraché, volé, et emporté par une main provenant de la lumière. Par une lecture générale des paroles, on songe à un concept fort négatif de l’album, avec des blessures non refermées, les effets néfastes de la drogue sur l’individu ? la drogue, un thème pas récurrent mais néanmoins marquant du disque. Malgré tout, cette part de négation comporte aussi son échappatoire, heureuse ou malheureuse, d’où que littéralement, on nous expose des situations négatives, mais avec l’envie de s’en sortir.

TIME TO LET GO ouvre tambours battants le disque dans un style pas si lointain du Crossingate de 2006, avec une rythmique soutenue, par la batterie et les guitares. Le débit de voix du chanteur est certes plus lent qu’auparavant, plus modulé, mais toujours dans ce ton mi-death mi-stoner. Par moments au milieu de cette rythmique oscillant entre Thrash et Néo, on devine quelques samples langoureuses d’électro.

Looted Passion, chanson éponyme de l’album est d’ores et déjà mémorisable pour son refrain, sonnant très pop ou rock alternatif avec une sample magnifique d’électro pour accompagner le chant suave et chaleureux, ainsi que les guitares fortement saturées, nous offrant même par moments des petits soli succincts.

FORGIVENESS est quant à lui le gros pavé du disque, pas facilement digeste, puisque malgré des paroles riches et argumentées, le morceau nous noie dans une rythmique quasi continue sans mélodie attrayante, les guitares ne servant que quelques effets peu enthousiastes.

En revanche, on oubliera ce petit accroc sur la ballade de l’album qu’est GIVE A CHANCE, émouvante, magistralement interprétée de A à Z, une belle mélodie acoustique, puis un refrain bien amené qui allie puissance et émotion, dans un style empruntant quelque peu au Néo-Metal, avec des groupes comme Korn, Fear Factory, Linkin Park.

HOW’S IT GOING TO END permet de replonger dans les premiers amours du groupe, avec quelques clins d’?il Death et Black notamment dans le son des guitares et la rythmique de manière générale, tantôt lente et inquiétante, tantôt boostée par la batterie.

PAINFUL est quant à elle sans aucun doute la meilleure chanson de l’album, la plus approfondie, la plus complète, la plus représentative de l’album. Au tempo bourrin typique de groupes Metalcore américains comme Lamb of God, Biohazard voire français avec Black Bomb A, viennent ici s’ajouter des samples malignes d’Electro qui apportent un peu plus de profondeur à l’ensemble. En effet, ici, ces samples ne consistent pas seulement en de simples bruitages comme se fut le cas sur 2K6, mais investissent pleinement la musique. Signalons enfin les très bons soli en deuxième partie de la chanson, sonnant très Heavy.

PROUD TO BE STRONG, riche de sens une fois encore, est un habile mélange de Death, de pop, et d’Electro. Ce cocktail peut cependant énerver par des enchevêtrements parfois brouillons qui font perdre le fil de la chanson.

THE SHINING, en revanche clôturera en harmonie ce Looted Passion, par cette reprise de la chanson phare du maxi-cd 2K6, cette fois dans un style plus pop-rock, magnifié par une rythmique plus positive, et surtout une mélodie de clavier mémorisable, tout ceci déversant une grande puissance musicale. Placer cette reprise à la fin n’est pas le fruit du hasard. De manière non-dissimulée, le groupe semble vouloir prendre de la distance avec le style de ses débuts.

En effet, s’agissant ici indéniablement d’un album de transition, CROSSINGATE a réussi son pari, d’intégrer ses influences Death, Black, Thrash, Stoner, Néo-Metal, Metalcore, dans un format d’avantage Pop-Rock, mais cependant, les cinq franc-comtois ne risquent-ils pas un jour de se perdre à vouloir explorer toujours d’autres horizons en apparence éloignés ?

15/20.

Cradle Of Filth : Godspeed On The Devil’s Thunder

October 15th, 2008 by admin

Cradle Of Filth : Godspeed On The Devil's ThunderDepuis quelques années déjà, les anglais de Cradle of Filth ne faisaient plus rêver grand monde, et semblaient condamnés à ne recevoir que rouleaux de papier toilette, cannettes, insultes et autres quolibets lors de leurs passages sur scène. Pourtant, voici sans doute l’album surprise de cet automne 2008, peut-être le meilleur de Cradle depuis leur tout premier que fut The Principle of Evil Made Flesh (1994).

En effet, on retrouve les rythmiques et le style général qui ont fait les beaux jours du groupe, et les déceptions affichées sur les albums Nymphetamine et Thornography seront vite dissipées et les mauvaises langues coupées.

L’ambiance générale du disque est d’abord incarnée dans sa riche pochette, magnifique, où s’entrecroisent la religion, le bucher, le démon, puis un personnage aux personnalités multiples, des thèmes toutefois classiques dirons-nous. A noter que l’album nous conte l’histoire de Gilles de Rais, alias Barbe-Bleue, aristocrate francais déclaré et exécuté comme hérétique au cours du XVème siècle.

Conditionnés par une excellente introduction mélodique et dramatique dont le groupe s’est fait une spécialité, avec notamment ce son de clavier si inquiétant, on est heureux dès le second morceau Shall out Hell, de retrouver toute l’agressivité et l’énergie dégagées par le groupe à ces débuts, donc adieu Nymphetamine et comparses, ici il n’est point honteux de parler de Black Metal, épique, pur et dur, étiquette souvent refusée au groupe en raison des précédents albums jugés moyens, et du fait que par sa réussite commerciale, Cradle n’est pas un groupe underground.

Quasiment l’intégralité des morceaux seront d’une beauté absolue, tous soignés de A à Z. On notera beaucoup de monologues en guise d’introduction, comme un enchevêtrement de personnalités, apportant chacun le fragment d’une histoire. Dani Filth nous surprend par ce regain de violence dans sa voix, les autres nous servent un instrumental irréprochable, et ce glorieux ensemble est servi par une production ahurissante.

On avait rarement connu cradle aussi convaincant dans ses compositions, les mélodies de clavier et de guitare étant d’une réelle fraicheur.

Parmi les très grands moments on notera les déjà cultes The death of love, le titre éponyme Godspeed on the Devil’s thunder, Tragic Kingdom, Ten Leagues beneath contempt, ou encore les très bons morceaux instrumentaux que sont Tiffauges et Corpseflower. Les excellentes guitares, un jeu de batterie soutenu, la voix métamorphosable de Dani Filth, tantôt basse tantôt aigue et torturée, et le célèbre clavier sont ainsi les grandes composantes habituelles.

Il demeure difficile d’isoler dans cet album le moins bon, car chaque morceau semble ici indispensable. Cradle of filth aura attendu quatorze longues années pour mettre au monde un digne descendant de The Principle of Evil Made Flesh. L’ensemble reste un album de Cradle, avec tous ses éléments habituels au rendez-vous, mais il est probable cette fois que même les plus réticents au Black Metal symphonique soient agréablement surpris, voire séduits.

Bluffant.

18/20

Cradle Of Filth : Godspeed On The Devil’s Thunder

October 15th, 2008 by admin

Cradle Of Filth : Godspeed On The Devil's ThunderDepuis quelques années déjà, les anglais de Cradle of Filth ne faisaient plus rêver grand monde, et semblaient condamnés à ne recevoir que rouleaux de papier toilette, cannettes, insultes et autres quolibets lors de leurs passages sur scène. Pourtant, voici sans doute l’album surprise de cet automne 2008, peut-être le meilleur de Cradle depuis leur tout premier que fut The Principle of Evil Made Flesh (1994).

En effet, on retrouve les rythmiques et le style général qui ont fait les beaux jours du groupe, et les déceptions affichées sur les albums Nymphetamine et Thornography seront vite dissipées et les mauvaises langues coupées.

L’ambiance générale du disque est d’abord incarnée dans sa riche pochette, magnifique, où s’entrecroisent la religion, le bucher, le démon, puis un personnage aux personnalités multiples, des thèmes toutefois classiques dirons-nous. A noter que l’album nous conte l’histoire de Gilles de Rais, alias Barbe-Bleue, aristocrate francais déclaré et exécuté comme hérétique au cours du XVème siècle.

Conditionnés par une excellente introduction mélodique et dramatique dont le groupe s’est fait une spécialité, avec notamment ce son de clavier si inquiétant, on est heureux dès le second morceau Shall out Hell, de retrouver toute l’agressivité et l’énergie dégagées par le groupe à ces débuts, donc adieu Nymphetamine et comparses, ici il n’est point honteux de parler de Black Metal, épique, pur et dur, étiquette souvent refusée au groupe en raison des précédents albums jugés moyens, et du fait que par sa réussite commerciale, Cradle n’est pas un groupe underground.

Quasiment l’intégralité des morceaux seront d’une beauté absolue, tous soignés de A à Z. On notera beaucoup de monologues en guise d’introduction, comme un enchevêtrement de personnalités, apportant chacun le fragment d’une histoire. Dani Filth nous surprend par ce regain de violence dans sa voix, les autres nous servent un instrumental irréprochable, et ce glorieux ensemble est servi par une production ahurissante.

On avait rarement connu cradle aussi convaincant dans ses compositions, les mélodies de clavier et de guitare étant d’une réelle fraicheur.

Parmi les très grands moments on notera les déjà cultes The death of love, le titre éponyme Godspeed on the Devil’s thunder, Tragic Kingdom, Ten Leagues beneath contempt, ou encore les très bons morceaux instrumentaux que sont Tiffauges et Corpseflower. Les excellentes guitares, un jeu de batterie soutenu, la voix métamorphosable de Dani Filth, tantôt basse tantôt aigue et torturée, et le célèbre clavier sont ainsi les grandes composantes habituelles.

Il demeure difficile d’isoler dans cet album le moins bon, car chaque morceau semble ici indispensable. Cradle of filth aura attendu quatorze longues années pour mettre au monde un digne descendant de The Principle of Evil Made Flesh. L’ensemble reste un album de Cradle, avec tous ses éléments habituels au rendez-vous, mais il est probable cette fois que même les plus réticents au Black Metal symphonique soient agréablement surpris, voire séduits.

Bluffant.

18/20

Cradle Of Filth : Godspeed On The Devil’s Thunder

October 15th, 2008 by admin

Cradle Of Filth : Godspeed On The Devil's ThunderDepuis quelques années déjà, les anglais de Cradle of Filth ne faisaient plus rêver grand monde, et semblaient condamnés à ne recevoir que rouleaux de papier toilette, cannettes, insultes et autres quolibets lors de leurs passages sur scène. Pourtant, voici sans doute l’album surprise de cet automne 2008, peut-être le meilleur de Cradle depuis leur tout premier que fut The Principle of Evil Made Flesh (1994).

En effet, on retrouve les rythmiques et le style général qui ont fait les beaux jours du groupe, et les déceptions affichées sur les albums Nymphetamine et Thornography seront vite dissipées et les mauvaises langues coupées.

L’ambiance générale du disque est d’abord incarnée dans sa riche pochette, magnifique, où s’entrecroisent la religion, le bucher, le démon, puis un personnage aux personnalités multiples, des thèmes toutefois classiques dirons-nous. A noter que l’album nous conte l’histoire de Gilles de Rais, alias Barbe-Bleue, aristocrate francais déclaré et exécuté comme hérétique au cours du XVème siècle.

Conditionnés par une excellente introduction mélodique et dramatique dont le groupe s’est fait une spécialité, avec notamment ce son de clavier si inquiétant, on est heureux dès le second morceau Shall out Hell, de retrouver toute l’agressivité et l’énergie dégagées par le groupe à ces débuts, donc adieu Nymphetamine et comparses, ici il n’est point honteux de parler de Black Metal, épique, pur et dur, étiquette souvent refusée au groupe en raison des précédents albums jugés moyens, et du fait que par sa réussite commerciale, Cradle n’est pas un groupe underground.

Quasiment l’intégralité des morceaux seront d’une beauté absolue, tous soignés de A à Z. On notera beaucoup de monologues en guise d’introduction, comme un enchevêtrement de personnalités, apportant chacun le fragment d’une histoire. Dani Filth nous surprend par ce regain de violence dans sa voix, les autres nous servent un instrumental irréprochable, et ce glorieux ensemble est servi par une production ahurissante.

On avait rarement connu cradle aussi convaincant dans ses compositions, les mélodies de clavier et de guitare étant d’une réelle fraicheur.

Parmi les très grands moments on notera les déjà cultes The death of love, le titre éponyme Godspeed on the Devil’s thunder, Tragic Kingdom, Ten Leagues beneath contempt, ou encore les très bons morceaux instrumentaux que sont Tiffauges et Corpseflower. Les excellentes guitares, un jeu de batterie soutenu, la voix métamorphosable de Dani Filth, tantôt basse tantôt aigue et torturée, et le célèbre clavier sont ainsi les grandes composantes habituelles.

Il demeure difficile d’isoler dans cet album le moins bon, car chaque morceau semble ici indispensable. Cradle of filth aura attendu quatorze longues années pour mettre au monde un digne descendant de The Principle of Evil Made Flesh. L’ensemble reste un album de Cradle, avec tous ses éléments habituels au rendez-vous, mais il est probable cette fois que même les plus réticents au Black Metal symphonique soient agréablement surpris, voire séduits.

Bluffant.

18/20

Cradle Of Filth : Godspeed On The Devil’s Thunder

October 15th, 2008 by admin

Cradle Of Filth : Godspeed On The Devil's ThunderDepuis quelques années déjà, les anglais de Cradle of Filth ne faisaient plus rêver grand monde, et semblaient condamnés à ne recevoir que rouleaux de papier toilette, cannettes, insultes et autres quolibets lors de leurs passages sur scène. Pourtant, voici sans doute l’album surprise de cet automne 2008, peut-être le meilleur de Cradle depuis leur tout premier que fut The Principle of Evil Made Flesh (1994).

En effet, on retrouve les rythmiques et le style général qui ont fait les beaux jours du groupe, et les déceptions affichées sur les albums Nymphetamine et Thornography seront vite dissipées et les mauvaises langues coupées.

L’ambiance générale du disque est d’abord incarnée dans sa riche pochette, magnifique, où s’entrecroisent la religion, le bucher, le démon, puis un personnage aux personnalités multiples, des thèmes toutefois classiques dirons-nous. A noter que l’album nous conte l’histoire de Gilles de Rais, alias Barbe-Bleue, aristocrate francais déclaré et exécuté comme hérétique au cours du XVème siècle.

Conditionnés par une excellente introduction mélodique et dramatique dont le groupe s’est fait une spécialité, avec notamment ce son de clavier si inquiétant, on est heureux dès le second morceau Shall out Hell, de retrouver toute l’agressivité et l’énergie dégagées par le groupe à ces débuts, donc adieu Nymphetamine et comparses, ici il n’est point honteux de parler de Black Metal, épique, pur et dur, étiquette souvent refusée au groupe en raison des précédents albums jugés moyens, et du fait que par sa réussite commerciale, Cradle n’est pas un groupe underground.

Quasiment l’intégralité des morceaux seront d’une beauté absolue, tous soignés de A à Z. On notera beaucoup de monologues en guise d’introduction, comme un enchevêtrement de personnalités, apportant chacun le fragment d’une histoire. Dani Filth nous surprend par ce regain de violence dans sa voix, les autres nous servent un instrumental irréprochable, et ce glorieux ensemble est servi par une production ahurissante.

On avait rarement connu cradle aussi convaincant dans ses compositions, les mélodies de clavier et de guitare étant d’une réelle fraicheur.

Parmi les très grands moments on notera les déjà cultes The death of love, le titre éponyme Godspeed on the Devil’s thunder, Tragic Kingdom, Ten Leagues beneath contempt, ou encore les très bons morceaux instrumentaux que sont Tiffauges et Corpseflower. Les excellentes guitares, un jeu de batterie soutenu, la voix métamorphosable de Dani Filth, tantôt basse tantôt aigue et torturée, et le célèbre clavier sont ainsi les grandes composantes habituelles.

Il demeure difficile d’isoler dans cet album le moins bon, car chaque morceau semble ici indispensable. Cradle of filth aura attendu quatorze longues années pour mettre au monde un digne descendant de The Principle of Evil Made Flesh. L’ensemble reste un album de Cradle, avec tous ses éléments habituels au rendez-vous, mais il est probable cette fois que même les plus réticents au Black Metal symphonique soient agréablement surpris, voire séduits.

Bluffant.

18/20

Lalu : Oniric Metal

October 7th, 2008 by admin

Lalu : Oniric MetalVivien Lalu est un compositeur et claviériste français, fils de musiciens de rock progressif. En 2005, il donne son nom à son groupe, qui n’est pas le premier, puisque Vivien Lalu a également fondé le groupe SHADRANE en 2001, et intégré dès le début le line-up du groupe du chanteur allemand HUBI MEISEL la même année.

Pour cet Oniric Metal, sorti sous le label LION MUSIC RECORDS, le claviériste s’est attaché les services de musiciens de qualité, en les personnes de Martin LeMar, au chant et à l’écriture des paroles, qui officie également dans PARADISE EVE, Russell Bergquist, qui fut bassiste au sein de ANNIHILATOR, Ryan Van Poederooyen, ancien batteur du groupe du canadien Devin Townsend, et enfin, le guitar hero hollandais Joop Wolters.

Les cinq comparses s’en donnent à c?ur joie tout le long de cet album, dont la richesse est telle que plusieurs écoutes sont nécessaires pour s’imprégner complètement de cette musique progressive, voire symphonique, inspirée et très fluide en même temps. On citera notamment comme influences majeures de LALU les grosses écuries que sont DREAM THEATER ou SYMPHONY X.

Le son cristallin du clavier de Vivien Lalu, la voix langoureuse de Martin Lemar, et les solos monstrueux de Joop Wolters, sont notamment les atouts qui font de cet Oniric Metal un très bon disque de metal progressif.

Sont à signaler comme les highlights du disque les chansons YESTERDAYMAN, TIMESTOP, NIGHT IN POENARI, et POTBOY : THE FINAL FANTASY comme celles les plus significatives du style général de LALU.

Yesterdayman, qui s’ouvre merveilleusement bien sur une touche ambient-doom puis qui se poursuit par des séquences très lourdes est une chanson très positive, joyeuse, déclarative.

Timestop est d’avantage significative, en ce qu’elle révèle pleinement le concept de l’album, à savoir du Metal onirique, ou atmosphérique. En effet, ce morceau de dix minutes environ comporte une intro sortie d’un rêve zen, calme, fantaisiste, le clavier de Vivien Lalu dégageant notamment des sonorités enfantines, comme sorties d’une boite à musique. A noter également le grand travail de Joop Wolters, qui nous sert de très bons solos rapides, variés et techniques.

Puis Night in Poenari est indéniablement le grand tube de l’album, le plus riche, et le plus sombre aussi. La voix de Martin Lemar, y est notamment plus torturée, le clavier est plus angoissant. Par moment, on entend également quelques cris, comme des victimes laissées à la merci de leurs agresseurs au milieu de la nuit. Le final de la chanson est du pur progressif, où Vivien Lalu visite tout son clavier pour nous offrir un solo frénétique de toute beauté.

Enfin, Potboy : the final fantasy, qui clôt le disque est le gros pavé, puisqu’il ne dure modestement “que” dix-huit minutes. Loin d’être dix-huit minutes d’ennui, le morceau est l’occasion pour le groupe de faire riche, copieux, mais pas indigeste non plus, les rythmes s’enchainant plutôt bien. Dans ce dernier morceau et même dans les autres, on sait que Vivien LALU est un moteur du groupe – de son groupe – mais paradoxalement, une grande liberté fut laissée aux autres musiciens. Ceci a pû donner naissance à cette musique riche en tous points.

Ce premier album du groupe nommé LALU est une réussite, les fans de progressif se régaleront de ces huits morceaux de « metal onirique ».

15/20.

Dieresis : Loose Limbs

September 19th, 2008 by admin

Dieresis : Loose LimbsLe voici, le nouvel EP totalement autoproduit des bisontins experts de la dissection. DIERESIS revient avec quatre nouvelles entailles, ou plutôt quatre nouvelles amputations pour quatre membres, soit quinze minutes de folie montre en mains. C’est un peu court, cependant il s’agit là d’un joyeux quart d’heure de boucherie.

On est accueillis d’abord par une sympathique petite discussion empruntée à ce qu’on pourrait penser un film d’horreur italien type série Z des années 80, mais non, il s’agit de “Evil Ed” (original), film suédois de 1997, dans laquelle une divine créature féminine offre son corps à un psychopathe, et celui-ci lui arguant qu’un bras lui suffira.

Ainsi, textes chirurgicaux, humour noir, et gore seront les trois piliers de Loose Limbs (« membres libres/détachés »). La couverture parachève d’ailleurs l’ambiance, avec une illustration parfaite dans l’esprit. Elle représente dans une pièce cellulaire, humide et crade deux types douteux revêtant un t-shirt floqué du logo du groupe, sur un sofa en train de tripoter, le sourire au coin des lèvres, une jolie jeune fille en porte-jarretelles, insouciante et confiante, le tout dans une ambiance de « sitting gothique ». Vous serez ensuite obligés de vous procurer le disque si vous voulez connaitre la fin de ce conte pour grands enfants, avec une autre illustration quasi calquée sur la première, mais avec tous les détails chamboulés, et surtout la jeune fille qui n’est plus qu’un tas de viande martyrisé, torturé, écorché, écartelé, décapité, bref les restes d’un jouet de psychopathe en manque.

Après la petite sample cinématographique en guise d’introduction, la chanson éponyme de l’album commence en fanfare, et dès les premières notes DIERESIS nous montre les dents, avec des rythmes nets, carrés, percutants dans un Brutal Death pur de fraicheur. La rentrée de la batterie et du chant sont notamment jouissives, puis s’ensuivent de bonnes séquences variées et entrainantes.

RITUAL OF REANIMATION captive également déjà aux premiers assauts gutturaux du chanteur et de ce growl déclaratif de puissance qui oscille entre le death brutal et le grind.

Grind, car on constatera quelques aventures du chanteur dans le guttural extrême quasi porcin et surtout une forte insistance rythmée sur la caisse claire par le batteur, autre atout typique du grind.

D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si un clin d’?il fut laissé sur la couverture à un bon groupe de Grind franc-comtois que fut (rip) HERPES DE CRACHAT DE FILLETTE, amis de DIERESIS, et dont on peut voir illustré l’album-compilation GONZO GRIND, sur la table près des trois personnages.

Enfin, on repérera également sur l’illustration Bleed To Feast, démo de DIERESIS sortie quatre ans plus tôt.

NECROPHOBIC INCEST maintient le rythme élevé, avec encore à la clé quelques passages qui s’aventurent au-delà du Death pour venir chatouiller un peu le Porky. Le son est encore une fois de qualité, infiniment meilleur, plus équilibré que sur Bleed To Feast.

Puis arrive le coup de scalpel final avec CHIRURGICAL IMPLANT OF FEMAL ORGANS, chanson la plus longue des quatre, au tempo légèrement plus ralenti, où on a encore un growl intéressant de variété. Ainsi se termine ce bon mais court EP, on en redemande, et on attend au plus vite un album.

15/20.

Esugenus : Danse Macabre

September 17th, 2008 by admin

Esugenus : Danse MacabreESUGENUS est un groupe composé d’un seul musicien, à savoir ABSIDE, qui nourrissait ce projet depuis 2005, mais une succession de line-up sans concrétisation a forcé ce grenoblois à tout composer seul. ESUGENUS signifie tout simplement « fils » d’ESUS, ce dernier étant dans la mythologie celtique-gauloise le dieu de l’Agriculture, du Commerce, mais aussi et surtout de la Guerre. Danse Macabre est ainsi le premier EP, totalement autoproduit de ESUGENUS.

Si la batterie reste avant tout l’instrument de prédilection d’ABSIDE, il a cependant le mérite d’avoir également signé tous les accords de guitare, les lignes de basse et bien-sûr le chant, sur tous les morceaux de cette « Danse Macabre », et cette solitude, cette indépendance, se retrouvera dans les thèmes évoqués par les chansons, à savoir la dépression, la réflexion sur soi-même ou encore le suicide, soit tout ce que l’être humain peut ressentir et faire lorsqu’il est seul.

REDEMPTION ouvre le bal de belle manière avec un son très sombre, mi-saturé, et captivant dès les premières notes. La rythmique est intéressante. Elle s’inscrit dans un style épique, nous raconte une histoire, tantôt teintée de mélancolie avec ce son de guitare type Black M, et tantôt dans un style plus démonstratif, le tout avec de belles variations. Plus intéressant encore, on est vraiment impressionné par la production et le son global, car celui-ci rivalise de qualité avec les prises-son des studios.

DE LA CULPABILITE ? À LA MORT est l’occasion au cours d’un magnifique morceau où tout est savamment dosé avec minutie d’entendre la voix de ABSIDE. Une voix typique Black Metal, qui rappelle quasiment en touts points celle de Abbath de IMMORTAL. Oui, quasiment le même chant, tant au niveau du ton, de la rythmique, et de cette manière d’insister sur certaines syllabes. Et d’ailleurs les paroles en français ne choquent pas notre oreille et passent comme une lettre à la boite. On constatera comme dans le précédent titre une bonne batterie, disposant d’une excellente prise de son.

LE FLEAU DU SUICIDE [ CHOREA MACCABAEORUM ( « Danse Macabre » en latin) ] consiste en une longue complainte sur le suicide forcément, et qui est marquée par une répétition de la même mélodie lancinante, très sombre, sur laquelle ABSIDE nous régale de toute sa prose. Le coté du suicidaire misanthrope est clairement mis en avant, et la répétition en quasi-métronome est peut être là pour évoquer la folie, le mal qui ronge, une pression qui devient de plus en plus insupportable. Une chanson très imagée quand on s’imprègne pleinement de la musique.

UN FEU DEMONIAQUE est aussi une chanson rondement bien menée, même si on regrette comme sur les précédents morceaux, que les ponts ne soient pas assortis d’un petit solo de guitare. En revanche, il demeure inattaquable le fait que les mélodies de guitare et les lignes basse de ABSIDE – certes simples diront certains ? sont diablement efficaces et nous saisissent véritablement.

Finalement, DER TANZ FÛR DEN TEUFEL (« danse pour le diable » en allemand) sera le tube de cet EP prometteur, l’apothéose, le morceau référence, notamment en ce qu’il corrigera la légère critique apportée au point précédent. Oui, ce morceau est le plus abouti des cinq, dans un style plus progressif, avec encore plus de variations, et une ambiance globale de la chanson superbement maitrisée.

Cette danse pour le diable s’ouvre sur une superbe séquence de quinze secondes à la guitare acoustique, qu’on s’approprie au premier écoute. Puis cette douceur est tranchée par la guitare sonnant plus Black-Metal que jamais. C’est là qu’est la réussite de cette mélodie, qui est très imagée, et on s’imagine un culte satanique autour d’un tumulus gallo-romain de pierres dans un endroit peu recommandable, en forêt, ou au sommet d’une colline, bref on pourrait s’imaginer un rite pour l’adoration du démon (Howard, on t’aime).

L’ensemble de l’instrumental prend un coté théâtral grâce notamment à cette mélodie acoustique prenante, et toutes ces variations impeccables qui interviennent lors du pont en milieu de chanson. C’est à cette occasion que ABSIDE nous compose un petit semblant de solo de guitare très intéressant qui donne encore plus de profondeur au morceau, qu’il n’en recèle déjà, avec une batterie monstrueuse de qualité et d’inspiration (pont) et l’insertion d’un ch?ur d’Eglise en écho pour rajouter toute la tristesse, toute la tragédie nécessaire pour clôturer en beauté le disque.

ESUGENUS est une véritable révélation pour la scène Black Metal française, si fermée, si discrète. On est évidemment loin des grosses cylindrées scandinaves que sont IMMORTAL, MAYHEM ou DARK FUNERAL, mais ce sympathique grenoblois dispose indéniablement d’un fort potentiel. D’un point de vue personnel, on retrouve plus de qualité dans sa musique, composée en solo, que dans celle d’un groupe d’un niveau équivalent et au complet.

D’ailleurs, ABSIDE évoque sur le site d’ESUGENUS le souhait de former un groupe afin de faire de la scène et composer de nouveaux morceaux.

Une affaire à suivre en tout cas ? 15/20.

Primus : They Can’t All Be Zingers

September 13th, 2008 by admin

Primus : They Can't All Be ZingersCe qui reste à ce jour le dernier produit musical de Primus est une superbe compilation sortie en 2006. THEY CAN’T ALL BE ZINGERS est probablement la meilleure acquisition qu’une personne ne connaissant pas Primus puisse faire, dans le cas où elle ne souhaiterait pas acquérir l’ensemble des albums.

Assurément un très bon panorama du groupe. L’image de la couverture nous met la puce à l’oreille que ce best of se base surtout sur les deux albums références du groupe à savoir Frizzle Fry et Sailing the Seas of Cheese. En effet, la tête du gu-gus de la pochette du premier est modélisée dans un bout de fromage, ceci rappelant le second.

De ces deux merveilles, on a ressorti des tubes comme To Defy The Laws of Tradition, Jerry Was A Race Car Driver, Too Many Puppies ou encore Tommy The Cat.

Les albums Pork Soda et TALES FROM PUNCHBOWL nous servent aussi leurs galettes, car My Name Is Mud, Mr Krinkle, et Southbound Pachyderm.

D’ailleurs, la cochonnerie du même nom faussement appelée compilation peut s’aligner à coté de ce luxueux répertoire, qui hélas ne sera évidemment jamais complet. Il manquera toujours une ou deux chansons qu’on adore, mais qu’importe, c’est un Best-Of plus que correct.

On a même droit à deux petites surprises, à savoir SHAKE HANDS WITH BEEF, single et tube confirmé du Brown Album dans une version rallongée, et une chanson bonus Mary the Ice Cube superbe.

Ce seizième et dernier morceau est un modèle du genre, avec un son tantôt oriental ou psychédélique, tantôt très rock, un peu dans la mouvance de l’album Antipop, mais avec un son encore plus travaillé.

En attendant que nos prières de voir le jour un nouvel album de PRIMUS avec sa composition légendaire (Claypool + Lalonde + Alexander)soient exaucées, on ne peut que se rassasier de cette compilation qui saisit principalement les grands tubes du groupe.

Une réjouissance.

16/20.

Bruce Dickinson : Accident of Birth

September 13th, 2008 by admin

Bruce Dickinson : Accident of BirthNous sommes en présence d’un album spécial, car cet Accident of Birth est l’histoire d’une aventure musicale, et d’un aventurier :

L’incroyable Bruce Dickinson, chanteur émérite de la vierge de fer, pilote d’avion, champion d’escrime, écrivain, passionné d’art, de poésie et de philosophie, réalise en cette année 1997 son troisième album solo. Comme pour le précédent Balls to Picasso au succès toutefois limité, Roy Z, en provenance du groupe californien Tribe Of Gypsies, officiera au poste de guitariste et produira du reste l’album.

Ensuite, le guitariste soliste n’est autre que le ressuscité Adrian Smith, débarqué du cargo Maiden en 1989, et qui depuis n’arrivait plus à percer avec ses projets personnels.

Eddie Casillas à la basse et David Ingraham à la batterie viennent compléter le casting de cet album placé sous le sigle de la Naissance, de l’Enfance, et de la Mort naturellement (soyez rassurés).

On est déjà très excités au premier regard sur la pochette signée de Derek Riggs, à qui l’on doit les illustrations de Iron Maiden, Gamma Ray, Stratovarius, Steve « O », Stranglehold et autres …

Outre la couleur dominante qui est le rouge, le dessin met en scène un clown monstrueux et psychopathe façon « Joker » qui perfore de l’intérieur le ventre d’un malheureux, à la manière d’un Alien s’échappant de son hôte dans la quadrilogie à succès. En tout cas, c’est ce à quoi on assiste sur la pochette originelle, car la pochette de la version 2003 du disque est différente. Un petit clin d’?il externe est amusant : En effet, un drapeau de l’Union Jack (Royaume-Uni) fait office de pantalon pour le clown, puis surtout son bonnet de « bouffon » est aux couleurs du drapeau français. Peut-être est-ce une coïncidence laissée par le graphiste de l’album, ou bien peut-être est-ce un hommage indirect voulu par Dickinson, qui est très attaché aux fans français, et à la France en général, au point de parler la langue de Molières aussi bien voire mieux que certains français eux-mêmes (en concert, c’est bluffant).

Enfin, pour finir ce petit tour de la pochette de l’album, on remarquera un autre clin d’?il évident, soit l’ombre de la silhouette de la Mort avec sa faux sur la droite du dessin. Etrange, ceci rappelle un détail de l’illustration d’un légendaire single de Iron Maiden datant de 1983 ? Etrange.

Rapprochons-nous de la musique. Pour replacer l’album dans son contexte, notons :

_ que le précédent Balls to Picasso avaient eu un succès très mitigé.

_ que en 1996 l’ancien groupe de Dickinson (Maiden) avait placé une barre assez haut avec son X Factor.

_ que la même année, le précédent projet de Dickinson avec Roy Z nommé affreusement Skunkworks avait lamentablement échoué, et avec au final un succès encore plus maigre que pour Balls to Picasso.

Donc, pour Bruce, le temps était enfin venu de démontrer son talent en solo au monde ; bien qu’un peu dans l’ombre de la vierge de fer, il devait à tout prix renouer avec le succès, car un troisième échec commercial pourrait le condamner à l’oubli (concernant sa carrière solo en tout cas). Le retour de Smith est également là pour donner un coup de pouce, d’autant que des fans de la Vierge seront probablement attirés par ces retrouvailles entre deux enfants terribles du Heavy Metal, les deux vilains petits canards qui avaient quitté Maiden.

L’album s’ouvre sur ? déjà ? un premier tube, à savoir FREAK. Dès les premières notes lourdes et épaisses de guitare, on nage entre Rock et Heavy Metal pur, avec un groove parfait. Groove parfait car les mélodies et notamment le riff dantesque font de Freak une tuerie d’entrée. Pour le chant Dickinson assure, et on se prend naturellement à chanter ce riff mémorable avec lui : « Who leads you to the dark secret ».

TOLTEC 7 ARRIVAL rompt volontairement le rythme pendant quarante secondes d’instrumental familial, avec un peu de guitare, un peu de mellatron (sorte d’instrument mi piano mi accordéon à la Jean-Michel Jarre pour simplifier) et la petite voix de Bruce qui nous conte une courte histoire nous invitant à la réflexion et au recueillement, où le thème de l’enfance est roi. Il demande ainsi à « sa mère de le bénir parce qu’il a pêché ». Qu’il soit pardonné pour ce qui fût et ce qui suit.

Ce petit récital terminé, on enchaine avec une autre chanson sur l’enfance, STARCHILDREN. Comme pour FREAK, le niveau est très élevé. Les guitares sonnent lourdes et le tempo reste toujours aussi agréable.

TAKING THE QUEEN ralentit de nouveau le rythme, du moins en partie, avec notamment une longue et chaleureuse intro à la guitare électro-acoustique forte de nombreuses variations et d’effets. La seconde partie est plus électrifiée au niveau du son, même si le tempo reste très coulé, très détendu, très baladeur. On se détend à vrai dire, comme sur une croisière.

En revanche, sur DARKSIDE OF THE AQUARIUS, après une belle intro mélodique, on retrouve ce précédent son, qui s’inscrit dans un rock agressif, oldschool, percutant, et les guitares y sont encore une fois accrocheuses.

Avec ROAD TO HELL, on fait un petit voyage dans le temps, car la guitare de Smith rappelle aussitôt le style de la vierge de fer. Bruce se retrouve en terrain connu et nous chante sur un rythme assez familier. La chanson dispose d’un groove impeccable, car les couplets mi-endiablés débouchent sur un riff assez émouvant et la mélodie est naturellement mémorisable tant c’est merveilleusement bien exécuté. Les ponts sont réussis eux aussi, et Adrian Smith nous sert même un solo typique des dizaines qu’il a pu composer pour Iron Maiden.

MAN OF SORROWS, malgré qu’elle demeure une des plus douces est sans nul doute le tube de cet album. On s’écarte en effet un peu du monde du Metal pour une magnifique et émouvante chanson, dans laquelle Bruce est seul, dans un style épique, face au Monde. Magnifique le piano joué par Roy Z, de même que ce solo d’Anthologie joué par Smith. Ce solo, pas des plus longs non plus, mériterait de figurer au panthéon des plus beaux solos de toute l’histoire de la musique. Assurément, car cette belle mélodie respecte tous les codes de la bonne Musique et qui plus est, est très imagée. La chanson justement traite encore une fois de thèmes chers à Bruce sur cet album, comme l’enfance, la religion également.

Accident of Birth, comme FREAK ou le tout frais MAN OF SORROWS est l’un des grands moments de l’album. Toujours cette rythmique rapide ; s’y ajoutent des arpèges bien trouvés de Roy Z, et des soli superbes après le refrain, légendaire également.

La chanson a des attraits de tragédie, en touchant de manière assez gore au thème de la naissance, les paroles du refrain faisant effectivement référence à un accident de naissance, soit une tragédie à l’accouchement, un enfant mort-né.

THE MAGICIAN dégivre notre sang avec un état d’esprit résolument plus joyeux, plus positif, plus déclaratif. Peu de folies ici, mais cette tournerie autour des pouvoirs de magicien se digère très bien.

WELCOME TO THE PIT (« bienvenue dans la fosse/faille »), nous replonge quelque peu dans cet état d’esprit très GARAGE ROCK, mi-morbide mi-joyeux. Notons un beau refrain bien exécuté et un joli solo de Smith dans la deuxième partie.

OMEGA est une chanson dans la trempe de TAKING THE QUEEN, où on alterne entre passages doux en acoustique et séquences rock bon enfant, sans grandes folies, mais le tout bien exécuté. Il convient encore de signaler un solo très « amoureux » de Smith, et la voix de Bruce, qui de manière générale, comme dans tous les autres morceaux colle parfaitement à la musique.

L’album se termine en roue libre sur ARC OF SPACE, une magnifique ballade très douce à la guitare acoustique, sonnant folk par moments, et avec quelques influences hispaniques sur d’autres. Tout cela ajouté à la voix langoureuse de Bruce et un petit synthé ambiant agréable, on termine en douceur ce violent (dans les mots) Accident of Birth. Ainsi, la morale de ce disque est que Bruce Dickinson, avant d’être un chanteur de Heavy Metal est un chanteur tout simplement, et sait nous émouvoir comme sur MAN OF SORROWS pour exemple.

Bien avant la bombe que sera l’album suivant The Chemical Wedding en 1998, Accident of Birth reste donc un album réussi, avec ses quelques tubes comme FREAK, STARCHILDREN, ROAD TO HELL, MAN OF SORROWS ou Accident of Birth justement, où on nous sert une musique de qualité qui oscille entre le Rock et le Heavy.

C’est un album original, varié, bien mené, susceptible de surprendre, et qui sans pouvoir prétendre à une place dans le hall of frame du Metal mérite cependant un hommage ; et enfin il me fallait un album d’exception pour mon vingt-septième article qui me tient à c?ur en raison de la place et de l’histoire qu’occupe ce nombre spécial chez moi.

15/20.

Primus : Suck on This

September 9th, 2008 by admin

Primus : Suck on ThisDécidément les trois « fous » de San Francisco n’ont jamais fait comme les autres. Non content de faire dans un style unique en son genre, Primus a étonnement entamé sa discographie sur un disque live. En effet, le groupe alternatif trouvant peu de partenaires fit confiance au petit label Caroline Records. Afin de faire une production peu couteuse, un concert live fut donc enregistré en 1989 en guise d’EP sous le nom « Suck on This ». Ce fut un succès dans toute la Californie et les états voisins pour ce petit disque sans prétentions et ceci permit que le groupe sorte l’année suivante son premier album Frizzle Fry, qui comprend notamment quelques chansons de Suck on This. Le succès sera aussi au rendez-vous avec Frizzle Fry, puis le groupe signera avec son label historique Interscope, pour sortir le grand Sailing the Seas of Cheese et toute sa glorieuse descendance.

Bref, inutile de détailler d’avantage l’histoire. Venons-en donc à la musique des débuts de la carrière de Primus, très difficile à trouver, au point qu’il m’a fallu importer ce live, avec le coût qui va avec, tout comme Frizzle Fry, car ces deux disques sont peu imprimés, et sont rarement faciles à trouver sur le sol français. Cher payé pour ce qui en sera, mais quand on aime un groupe, on ne compte plus la tune mise dans les disques et tous les objets dérivés.

C’est un live très court, d’à peine quarante-cinq minutes, et neuf titres. Sur plusieurs morceaux les conditions du live font que la basse de claypool est discrète, car c’est surtout la voix et la batterie qu’on entend.

Le track-list est hétérogène, avec d’abord de bons morceaux comme le grand Frizzle Fry, titre plus ambiant, lent, qui donnera d’ailleurs son nom au premier album, ou encore la très bonne chanson The Heckler, avec cette rythmique d’enfer. Ce dernier titre cité sera d’ailleurs la chanson bonus de l’album Antipop, caché après une minute de silence suivant Coattails of A Dead Man.

A l’inverse, Tommy The Cat, qu’on entendra plus tard sur le meurtrier Sailing the Seas of Cheese, est ici catastrophique, la guitare frôle le larsen à plusieurs moments et couvre la basse par un espèce d’écho.

Le grand morceau de ce live est sans nul doute Pudding Time, trippant à souhait, et cette fois avec un son impeccable. On en oublierait presque que c’est un live. Les lignes de chant quasiment proche du Rap pendant les couplets et la basse terrible par-dessus donne assurément un rythme infernal à ce titre.

The Pressman, qu’on retrouvera en 1993 sur Pork Soda, est ici toujours aussi ennuyeux (si vous avez déjà écouté Pork Soda). C’est plat, il y a un faux rythme (il y en a eu souvent chez Primus, mais celui-ci demeure vraiment énervant). Il y a bien quelques moments où çà bouge un peu plus, mais c’est court, et sans saveur.

De très bons morceaux hélas ne connaitront pas la consécration dans un véritable album comme Jellikit, qui est un sacré avant goût que sera Primus : un titre dantesque, avec des lignes de basse en slap’ monstrueuses, agrémentées d’une batterie au style inclassable.

Malgré quelques ratés quant au son, Suck on This reste un bon live, ? sinon LE live, car Primus n’en a jamais sorti d’autres. Etrange. Il faut lire en ces trois gars la volonté de ne jamais vendre leurs performances live. D’ailleurs, le public est souvent invité à faire son live. Lors de concerts de Primus, il est courant pour Claypool de donner la consigne aux agents de sécurité des salles de concert, de laisser les caméras numériques rentrer.

C’est ce qu’on appelle la classe, Claypool admet qu’on lui vole ainsi les images, mais il s’en contre-fiche, il laisse sa liberté au public, en espérant qu’ils n’en fassent pas commerce. Il semblerait que le public se soit montré respectueux, car Primus continue de tolérer tout cela.

C’est un disque qui n’est ici susceptible que de plaire aux ultras de Primus. Et encore, même le primussien que je suis déplore quelque peu ce live, en raison du son, qui est imparfait sur certains morceaux, et le court track-list qui ne nous propose pas que des bons morceaux.

Un disque que vous pouvez vous procurer si vous vous sentez l’âme d’un collectionneur.

11/20.

Primus : Southbound Pachyderm

September 9th, 2008 by admin

Primus : Southbound Pachyderm1996. Une année étrange pour Primus. Elle marque un bon album à savoir Tales From Punchbowl, et paradoxalement, elle précipite le groupe dans la crise avec le départ de son batteur historique Tim Alexander aka “Herb’”.

Et la même année, pour apaiser notre peine sort cette minable et insignifiante compilation.

Minable évidemment pas par la musique, car le disque nous sert cinq classiques de Primus, et des plus rythmés en plus. On retrouve notamment pour le meilleur le bon Southbound Pachyderm de l’album précédemment cité, Jerry Was A Race Car Driver de Sailing the Seas of Cheese, et l’inoubliable My Name Is mud, l’un des tubes de Pork Soda. Les deux autres sont deux chansons banales.

Bref, il est ridicule voire scandaleux de qualifier ce track-list abstrait et commercial comme une compilation.

Primus avait sérieusement fait dans la connerie ce jour là, et dans la radinerie surtout, à moins que la maison de disque Interscope ait voulu la jouer petits bras pour le coup.

Il eut été plus judicieux de mette plus de tubes pour en faire une bonne compilation. Et celle-ci aurait au moins du comprendre une dizaine sinon une douzaine de titres, car nombre sont oubliés à mon goût.

Où sont les Tommy The Cat, Frizzle Fry, les Pork Soda, les Year of the Parrot, les Welcome to This World, ou encore les Is It Luck, ou les Sgt Baker ?!!!

Au placard… ces titres auraient certainement donné plus d’entrain à ce mini-disque.

Evidemment, il n’était pas prévu de faire un best-of, mais tout de même, qualifier ce disque de compilation est une hérésie, et ressemblerait plus à un EP, un petit maxi-cd, une démo. Evidemment j’exagère, car les chanons servies restent de bonnes chanons, mais ce ridicule pachyderme est plus que dispensable, à l’instar du pitoyable Miscellaneous Debris de 1992.

A l’inverse, They Can’t All Be Zingers de 2006 est une excellente compilation qui cette fois a des airs de best-of. Oui forcément, car celle-ci est intervenue entre la séparation et la reformation du groupe. On trouvera dans celle-ci plus de tubes.

Donc inutile de vous précipiter sur Southbound Pachyderm sauf si vous êtes collectionneur. Les personnes cherchant à découvrir Primus doivent surtout se procurer dans l’immédiat la bible qu’est Sailing the Seas of Cheese, et dans un style encore assez ouvert le bon Antipop.

Sinon, pour faire une promenade en un disque sur à peu près toute la carrière de Primus au jour d’aujourd’hui, il convient aussi de se procurer la dernière compilation en date.

Pour ce disque en l’espèce, ignorez-le, ne perdez pas votre argent dans cette escroquerie en cinq sets, car justement on en a peu pour notre argent.

7/20.

Primus : Brown Album

September 7th, 2008 by admin

Primus : Brown AlbumEn 1996, Tim « Herb’ » Alexander, batteur historique et fétiche de Primus décida de quitter le groupe pour raisons professionnelles. En réalité on se demande si ce départ ne s’explique pas par des divergences musicales, car l’album Tales from the Punchbowl malgré une qualité musicale confirmée n’avait pas rencontré le même succès que le fameux Sailing The Seas of Cheese. Ainsi avec le Brown Album se tourne une page de Primus, à noter ce clin d’?il évident à la galette qu’est le Black Album de Metallica, sorti en 1991.

Ainsi arrivera le batteur Bryan « brain » Mantia pour remplacer Herb’.

Bien qu’il soit difficile sinon impossible de savoir à quoi aurait ressemblé ce cinquième opus si Herb’ était resté, on se rendra compte assez vite que la musique de Primus a pris un tournant au cours de ce Brown Album, et que les divergences musicales entre « Herb’ » et Claypool (leader naturel et charismatique du groupe) forment bien un facteur probable du départ du concerné. En effet, cet album nous servira quelques morceaux incontournables réunissant les ingrédients habituels de Primus, et d’autres qui innovent un peu avec une réussite plus ou moins évidente. D’avance donc, il n’est point scandaleux de parler ici d’un album moyen pour Primus.

Le morceau introductif The return of Sathington Willoughby est typiquement primussien, avec un tempo lent, une basse alarmante et lourde, une guitare stridente, et une ambiance de foule, de live sur le fond comme ce fut le cas pour l’intro de l’album Tales from the Punchbowl. On notera aussi les sonorités tribales sortant de l’instrument magique de Les Claypool. L’ensemble se veut angoissant pesant. Ce morceau quant à la voix de Claypool nous conditionne un peu comme sur l’intro de Blackmail The Universe sur l’album The System has Failed de Megadeth.

Fisticuffs commence sur un rythme bon enfant de Claypool à la basse avec une sonorité normale (pour une fois). Comme pour le précédent titre, la rythmique est vraiment ralentie, lancinante. On notera cette tranquilité dans la composition au niveau de la batterie, qui nous joue du très classique, avec des structures un peu jazzy, avec peu de variations dans le tempo.

La guitare de Lalonde sonne encore stridente, et ses interventions sont que trop rares. Même la voix de Claypool nous déçoit sur ce morceau, car celle-ci est une forme de complainte sans profondeur, et le chant varie peu, garde le même ton plaintif et descriptif tout le long.

Heureusement, Golden Boy rompt un peu l’ennui, avec une ballade primussienne retrouvée, avec une basse sonnant très metallique, plus d’entrain pour le chant, une guitare qui varie plus son jeu et surtout accompagne la basse à part entière. La batterie cependant est encore trop discrète. On commence déjà à regretter les combos ingénieux et aux sonorités variées de Tim Alexander, car Bryan Mantia semble vouloir juste suivre les deux autres. Il se lâche rarement, il n’arrive pas à nous sortir des séquences herbiennes, ses rythmes restant carrés mais peu originaux. C’est là qu’on ressent la mainmise de Claypool sur le groupe et les compositions plus forte que par le passé car Lalonde et « Brain » ont peu d’occasions de se mettre véritablement en valeur, et ne peuvent seulement que le suivre.

Claypool dirige donc jusque là, mais lui-même manque pour le moment d’ingéniosité, car il nous sert du réchauffé, on n’a pas encore noté de véritable folie musicale dans la basse ou dans ses lignes de chant.

Over the Falls nous rassure un peu, avec une ballade semi-alternative (rock) et semi-country (au niveau du son). Hélàs, la rythmique pêche un peu, car ce morceau est encore une fois trop calme pour être du primus, et il en ressort peu d’ingéniosité dans les mélodies, peu de variations. L’ensemble groove un peu, mais tout ceci reste très banal. Primus aurait-il perdu son identité avec le départ d’Alexander ? Peut-être, car malgré l’énorme de travail de la locomotive Claypool au chant et à la basse évidemment dans le groupe, on peut quand même estimer que le jeu si particulier de Herb’ donnait de la profondeur aux compositions de Primus par le passé. Il variait énormément les rythmes, pouvaient opérer des transitions à lui tout seul alors que la guitare et la basse s’étaient tues. Honnêtement les mesures de « Brain » Mantia sont pointues et formidables de précision, mais elles restent trop classiques pour du primus, et ne permettent pas d’enflammer les chansons. Peut-être est-ce là un début d’explication des débuts poussifs de ce disque, dans lequel à cet instant de l’écoute, Primus nous la joue petits-bras.

Heureusement arrive une des réjouissances du Brown Album avec Shake Hands With Beef.

Le tempo est un peu plus rapide et surtout la slapping-touch de Claypool revient pour notre plus grand plaisir. Et elle est énergique ! La mélodie formée est vraiment jouissive. Le son est très lourd, très rock. Oui très rock, car à une ou deux notes près dans la même gamme, et avec un tempo quasiment identique, on croirait entendre ce tube que fut en 1982 « I Love Rock’ N’Roll » de la délicieuse Joan Jett !!!

On va retrouver encore plus de réjouissance sur le TUBE du Brown Album, à savoir le génial Camelback Cinema !

La batterie ressuscite d’un coup, démarre tambours battants, et la mélodie, à la fois très rock, et très incisive, qui suit sera culte à jamais. Dès le premier écoute, on aimera ce morceau, aussi grâce à au ton si particulier de Claypool au moment de répéter les mots du titre. Du très grand, c’est surement là la nouveauté de Primus : on nage dans un rock très prenant, très lourd, et rarement les trois malades de San Francisco ne nous avait composé un morceau aussi démentiel !

Après cette grande surprise, Hats off est un petit interlude mi-country mi-rock de deux minutes. Derrière ce court morceau, on ressent encore ce nouveau son, ceT état d’esprit de Primus agréablement nouveau.

Avec Puddin’Taine, Primus nous ouvre définitivement la voie au rock alternatif. Dans le style on se rapproche assez du groupe Electric Six, avec des mélodies très percutantes, puis un débit rapide et ton décalé dans le chant.

Bob’s party time lounge est une chanson en demi-teinte, très progressive, dont la seconde partie reste la meilleure partie, où pour le coup Lalonde nous envoie enfin un solo de rocker digne de ce nom. La première partie en effet proposait des couplets d’une lenteur lassante, et d’un rythme peu inspiré.

Duchess and the Proverbial Mind Spread, est un morceau au tempo ralenti, mais qui reste entrainante, et surtout est très riche. Dans l’instrumental, on notera quelques influences reggae sur la rythmique de la guitare, un peu de funk maquillé dans la basse de Claypool. Pour le coup, c’est un condensé de plaisir pour les musiciens, malgré une batterie peu initiative.

Cependant, elle a un peu plus d’entrain sur Restin’ Bones, avec un rythme sympa qui sera tenu quasiment toute la chanson. Par-dessus, Claypool appose une bonne ligne psychédélique de basse. Hélàs, malgré une grande maitrise, on ne peut que déplorer ce tempo très lent déjà présent sur plusieurs chansons précédentes et celles-ci maintenant.

On oublie, car Coddington est une merveille, avec une plongée dans un rock rythmé, avec quelques attraits de punk, notamment dans la batterie qui se réveille enfin un peu. La chanson est rebelle à souhait, la rythmique est d’enfer, et Claypool nous déverse ses bons mots dans la gueule. Tout çà est classique, rien de nouveau, d’autres groupes classés punk ont déjà exploré ce type de musique, mais bon sang, que çà fait du bien cette énergie dépensée.

Kalamazoo est une chanson dans les cordes de Puddin’Taine. Un bon rythme, mais il y a toujours ce je-ne-sais quoi dans le tempo qui nous empêche de nous lâcher et de sauter au plafond, de vivre des moments démentiels comme sur des tubes comme Is It Luck ou Tommy The Cat sur Sailing the Seas of Cheese. Pour le coup, le futur Antipop aura le mérite de garder ce nouveau son résolument plus rock, toutefois en nous offrant de nombreux passages entrainants voire délirants. Ainsi, Brown Album peut exactement être qualifié d’album de transition, c’est indéniable, avec du primus old-school qui ennui u n peu, et du new-school qui captive sur certaines séquences. Malgré toutes ces imperfections, on se souviendra quand même du potentiel qu’a le groupe avec ce nouveau son.

The Chastising of Renegade est encore un album riche instrumentalement avec ces famaux passages proches du reggae. Une rythmique un peu plus développée, avec un refrain jouissif pour le coup. On y retrouve en effet un peu plus de folie qu’avant, et c’est le signe que le groupe commence à s’imprégner du nouveau son et à se faire plaisir. Même la batterie arrive un peu à sortir son épingle du jeu. Puis pour finir, la guitare nous sert de bons solos.

Arnie, très instrumental qui clôt ce moyen Brown Album présente un maigre intérêt en ce qu’il n’apporte rien de nouveau. Il fallait juste finir l’album, alors micro-libre pour les instruments qui ne font qu’un simple training, limite une petite improvisation entre musiciens épicuriens confirmés.

Bref on s’en fiche, venons-en aux grands enseignements de ce Brown Album :

Il a permis de démontrer que le style qui perdurait chez Primus depuis ses débuts a montré cette fois ses limites. Le filon est épuisé.

Il fallait donc évoluer. Ce nouveau son résolument plus rock mis au jour devrait relancer le groupe, mais encore faut-il bien savoir s’en servir, car tout ce potentiel n’est pas suffisamment consommé, utilisé, et du coup, ce son de tuerie se retrouve enfermé dans des compos plutôt plates, trop soft. Grosse frustration, car quand on devrait logiquement accélérer, transcender la musique, on fait machine arrière et on temporise.

Il n’en demeure pas moins que des morceaux comme Shake Hands with Beef et Camelback Cinema sont de véritables tubes, et laissent envisager un futur proche reluisant pour le groupe.

Le très bon Antipop nous donnera raison. Dans l’immédiat, cet album de transition mérite au moins un 12/20.