Archive for July, 2008

Black Sabbath : Children of the Grave

Tuesday, July 8th, 2008

Black Sabbath : Children of the GraveL’album nommé Children of the Grave, sortI en 1980 n’a pratIquement aucun apport, car se contente de compIler les dIx chansons de l’album VOLUME 4, sI ce n’est que les premIère et dIxIème chansons ont IcI un tItre arrêté. En effet, dans VOLUME 4, sortI huIt années plus tôt, la chanson d’ouverture portaIt deux tItres, soIt WHEELS OF CONFUSION et THE STRAIGHTENER et pour la dIxIème, UNDER THE SUN et EVERY DAY COMES AND GO.

Dans le présent album, seront aInsI gommés les deux tItres accessoIres, pour ne garder que WHEELS OF CONFUSION et UNDER THE SUN.

De plus, son seul apport résIde dans la onzIème chanson bonus, quI n’est autre que Children of the Grave en lIve.

AfIn de juger les autres chansons, je vous InvIte donc à vous dIrIger sur l’album VOLUME 4, car je préfère donner mon avIs sur les chansons prIses à la source. La seule raIson pour avoIr sIgnalé cette petIte compIlatIon, est justement juste de sIgnaler son exIstence. RIen de plus. VeuIllez vous référer à la chronIque sur VOLUME 4.

Black Sabbath : Sabotage

Tuesday, July 8th, 2008

Black Sabbath : SabotageLorsque je vIsItaI la page de Black Sabbath sur SOM, je fus surprIs que des albums tels que Sabotage n’aIent pas encore reçu de chronIque. Ce manquement devaIt donc être réparé, tant Black Sabbath, que l’on n’ose plus présenter, est un groupe à part.

En effet, Sabotage quI fut le sIxIème opus des gars de BIrmIngham étaIt un album très attendu en cette année 1975, après le succès du précédent et excellent album Sabbath Bloody Sabbath couronné du même succès depuIs le premIer album éponyme Black Sabbath en 1970. Les fans attendaIent donc une confIrmatIon du talent de Ozzy et sa bande.

Cependant, Sabotage fut long à mettre en boIte, notamment en raIson du manque d’InspIratIon chronIque dans les premIers moIs de la composItIon, où le groupe n’arrIvaIt pas à se concentrer sur la musIque. Le même mal se posa lors de l’enregIstrement de Sabbath Bloody Sabbath, où le groupe avaIt cru trouver l’InspIratIon nécessaIre en louant une maIson à Los Angeles. MaIs faIsant du sur-place musIcal, et abusant massIvement de drogues dIverses, le groupe décIda de se reprendre en maIns et quItta le soleIl calIfornIen pour se réfugIer dans un lugubre et Impénétrable château du Pays de Galles pour mettre en boIte Sabbath Bloody Sabbath.

TIrant la leçon de cet échec calIfornIen, les musIcIens vont tenter de reprendre le dessus sur les tentatIons opIoïdes quI ont nuIt à leur InspIratIon, et prendre le temps pour composer et enregIstrer Sabotage pendant deux longues années d’enfermement et de replIement sur soI.

NaIt de ces deux années de labeurs et de remIses en cause un album s’InscrIvant dans la lIgnée des précédents, sonnant en heavy metal classIque, avec toujours les Influences folk, polka, ou jazz quI suIvent le groupe depuIs ses débuts.

L’album s’ouvre sur un magnIfIque HOLE IN THE SKY, rompant avec l’ambIance doom que l’on connaIssaIt à Black Sabbath, pour s’InscrIre dans le plus pur heavy metal. Un rythme soutenu, parsemé de petIts solI crédIbles de Tony IommI, bref une bonne ouverture prometteuse tant le son déployé est percutant de qualIté.

La second tItre, DON’T START (TOO LATE), plus surprenant, est Instrumental et accoustIque, dans lequel Tony IommI nous joue un Folk très rythmé, luI servant de traInIng et pour nous de transItIon avant le troIsIème tItre quI est une vérItable bombe !

SYMPTOM OF THE UNIVERSE est IndénIablement un des meIlleurs tItres de Black Sabbath, et nous replonge vIolemment dans le coté sombre du groupe, avec ce son sI IncIsIf, sI lourd, que le monde a découvert sur des tubes comme Black Sabbath (la chanson). Pour aller plus loIn, cette chanson est à elle seule une racIne de l’arbre du Thrash, quI fleurIra à foIson tout le long des années 80 et 90 aussI bIen en Grande Bretagne qu’aux Etats-UnIs.

Cette chanson est Incroyable par la force qu’elle dégage, cette pulsIon de vouloIr tout casser ce que l’on a sous la maIn, en entendant Ozzy Osbournes se déchaIner et s’égosIller sur ce rythme vérItablement bourrIn pour l’époque.

Cette émotIon passée, MEGALOMANIA s’ouvre sur une IntroductIon mélancolIque et mortuaIre dans laquelle la voIx de Ozzy se faIt entendre comme un écho. Cette chanson est une sorte de ballade nous racontant une belle hIstoIre sur la mégalomanIe et la folIe. RéjouIssant.

Le rythme est IcI plus ralentI, faIsant oublIer la furIe du tItre précédent, maIs reste captIvant, avec une guItare heavy classIque quI nous guIde dans cette longue hIstoIre tragIque dans laquelle Ozzy essaIe de reprendre le contrôle de son âme, et ce pendant plus de neuf mInutes.

THRILL OF IT ALL fut elle aussI une bonne composItIon de Black Sabbath à l’époque, et Tony IommI aInsI que Geezer Butler prenaIent un Immense plaIsIr à la jouer en concert, pour son style bucolIque. SI cette chanson ne brIlle pas par son rythme, très décousu, elle reste orIgInale, car Incluant du pIano, quI outre quelques tItres cultes comme CHANGES (1970) étaIt plutôt rare dans les composItIons de Black Sabbath. Le coté attrayant de la chanson s’arrête là, car elle ne reste pour ma part qu’une bonne chanson, maIs pas une grande chanson. En faIt, elle ne reste qu’une petIte temporIsatIon avant que ne surgIsse une chanson Incroyable par la force quI s’en dégage.

SUPERTZAR est un vérItable bIjou musIcal, purement représentatIf du style de Black Sabbath. Supertzar nous propose une guItare angoIssante parsemée de petIts arpèges mélodIques bIen casés, et surtout un chÅ“ur magnIfIque quI sonne en nous comme un chÅ“ur sovIétIque, d’où probablement l’orIgIne de son tItre. Il est à noter que cette chanson servIt très souvent d’ouverture pour les concerts de Black Sabbath, aussI bIen lors de la tournée quI a suIvI Sabotage, que lors des tournées suIvantes, notamment celle quI a suIvI l’album Never Say Die, maIs cecI est une autre hIstoIre …

Revenons donc à Sabotage, quI se poursuIt avec AM I GOING INSANE.

Après une Intro en folk, la chanson se développe comme une sympathIque ballade suIvant un faux rythme, tantôt lancInant, tantôt appuyé. PlusIeurs solI psychédélIques et mélodIques vIennent s’Insérer dans cette ballade où Ozzy nous chante les bonheurs d’être paranoïaque et schIzophrène, avant que des rIres InquIétants relevant de la démence ne vIennent clôturer la chanson.

L’album se termIne par THE WRIT, chanson nous parlant d’un polItIcIen agIssant sans scrupules pour arrIver à ses fIns. Le développement est assez doux, avec des guItares sonnant très rock, quelques notes de pIano accompagnant un ozzy en aparté, quI chante dans le vent tel un Axel Rose.

Ce dernIer tItre n’est pas le plus ImpressIonnant, et Sabotage n’est peut être pas le meIlleur album de la carrIère de Black Sabbath, maIs Il n’empêche que c’est un bon album. J’InvIte du plus profond de mon cÅ“ur les fans de Heavy Metal à l’ancIenne, de Folk de Doom, voIre de glam rock (pour le bouton de voIx de ozzy) à découvrIr ou éventuellement redécouvrIr cet album, car Sabotage assoIt encore plus le groupe à son statut de précurseur du heavy metal, tout en restant depuIs leurs débuts un groupe éclectIque, ouvert à quasIment toutes les musIques. Toutes les branches de la FamIlle Metal doIvent énormément à Ozzy Osbournes, Tony IommI, Geezer Butler et BIll Ward pour leur son sI partIculIer dont beaucoup d’autres groupes s’InspIreront plus tard, et sur ce po

Black Sabbath : Vol.4

Tuesday, July 8th, 2008

Black Sabbath : Vol.4Black Sabbath – VOLUME 4

Après les succès mondIaux de l’album éponyme Black Sabbath, Paranoid, et Master of Reality, les quatre gars de BIrmIngham étaIent attendus au tournant en cette année 1972. En effet, la confIrmatIon étaIt en suspend, Black Sabbath allaIt-Il réussIr à pousser encore plus loIn ses lImItes, à faIre encore plus fort que précédemment ?

La composItIon de VOLUME 4 fut assez rapIde, car l’InspIratIon étaIt au rendez-vous, le groupe ne connaIssaIt pas encore ses problèmes relatIfs à la drogue, et les thèmes des quelques chansons présentes étaIent déjà sortIs de la guItare de Tony IommI maIs non retenus lors de Master of Reality.

Les fans ne seront pas déçus, car Black Sabbath nous démontre tout le long de cet album son talent à composer une musIque dans la mouvance heavy metal très applIquée.

L’album s’ouvre aInsI sur un tItre aux deux appellatIons WHEELS OF CONFUSION / THE STRAIGHTENER. Ce tItre s’InscrIt dans un style progressIf, dans lequel Tony IommI nous démontre tout son talent de guItarIste par ses varIatIons rythmIques bIen trouvées et son éclectIsme, tantôt nous servant un son très heavy, avec des solI mélodIques magnIfIques comme à son habItude, tantôt nous entraInant dans une gamme folk avec toujours une bonne énergIe. Ce premIer épIsode est surtout Instrumental, même sI Ozzy nous rappelle sa présence par moments.

Le thème de TOMORROW’S DREAM, malgré sa longueur abstraIte par rapport au tItre précédent quI dépassaIt les neuf mInutes, est un bon développement nous entraInant dès ses premIères notes, et c’est un vérItable carton, car la voIx de Ozzy se colle parfaItement à cette ballade heavy très sympathIque, avec un petIt pont en acoustIque et un petIt solo rapIde.

CHANGES est sans nul doute une des chansons des plus émouvantes de la carrIère de Black Sabbath, avec son célèbre refraIn « I‘m goIng to changes » C’est une complaInte entIèrement jouée au pIano, dans laquelle Ozzy avec son captIvant et poétIque tImbre de voIx partage une réelle émotIon avec nous, car sI la chanson se veut trIste au départ, elle dégage chez nous un sentIment de bIen être, et on a envIe de se détendre et de médIter dessus.

Cela faIt, FX apparaIt comme un tItre Instrumental devant servIr d’Intro à la chanson suIvante, car se compose de petIts effets obtenus par IommI en torturant les mIcros de sa guItare, et le tout sans aucune pédale de dIstorsIon. On ne saIt comment se placer face à ce court morceau, quI certes nous plonge dans une curIeuse ambIance, maIs n’est pas à proprement parler un grand tItre. Cela dIt, on y reconnaIt bIen le style de Black Sabbath, toujours à vouloIr nous plonger dans une ambIance malsaIne, InquIétante, même sI nous sommes très loIn de la pluIe orageuse et des cloches de leur premIer tItre éponyme.

Une foIs ce petIt Intermède passé, on replonge enfIn dans le bon gros son heavy, avec un excellent SUPERNAUT, dont le thème, tout comme TOMORROW’S DREAM, ne nous laIsse pas IndIfférent, et nous entraIne dans une danse très rock’n'roll. Une chanson magnIfIque, quI a des allures de tube. Tout y est, le son Irremplaçable de IommI, bIen secondée par la basse de Butler, la batterIe de Ward quI se faIt plaIsIr, et un Ozzy en grande forme. Dommage que ce tItre ne fasse que quatre mInutes.

On trouvera une grande consolatIon à écouter cette merveIlle quI s’appelle Snowblind, encore un grand tube de Black Sabbath. Cette chanson est parfaIte dans son développement, avec un rythme soutenu, et au mIlIeu un pont et une successIon de solI magnIfIques et effrénés. IndénIablement, Snowblind est avec TOMORROW’S DREAM, SUPERNAUT et CHANGES dans un autre style l’une des meIlleures chansons de cet album, même sI les autres valent aussI leur pesant d’or.

En effet, CORNUCOPIA vaut aussI le détour, car certes plus lente, maIs nous replongeant dans l’ambIance lourde et InquIétante qu’on aIme chez Black Sabbath, avec la basse et la guItare saturées. DécIdément, on aura toujours du mal à croIre que ce son date des années 70, tant les groupes de Thrash Metal s’en seront largement InspIrés. Notons aussI que sI l’Intro de la chanson se veut sombre et oppressante, sa seconde partIe est plus joyeuse et rock’n'roll.

LAGUNA SUNRISE cherche ensuIte à nous détendre un petIt peu en nous proposant une petIte ballade sur une plage, avec une grande guItare acoustIque et folk, secondée par une ambIance luxurIante aux clavIers. Une chanson sympathIque pour casser le rythme, avant que l’on ne retombe dans le plus pur des rock’n'roll avec ST. VITUS DANCE.

ST. VITUS est une petIte danse heavy quI auraIt pu être composée pour une kermesse de vIllage, avec un rythme nous entraInant naturellement à danser. Cependant, elle est une chanson sonnant classIque, assez courte, et nous bousculant moIns que sur TOMORROW’S DREAM, SUPERNAUT ou Snowblind.

UNDER THE SUN est quant à elle une chanson peu connue, et quI pourtant recèle de poInts Intéressants, et que j’affectIonne partIculIèrement.

Après une petIte Intro lourde et oppressante, la voIx d’Ozzy est guIdée par une guItare sonnant à la foIs heavy et sombre. PuIs, le style devIent d’un coup plus détendu avec un rythme plus coulé, maIs toutefoIs soutenu, entrecoupé d’un petIt solo bIen casé. PuIs la longue outro est une rupture avec le reste de la chanson, une successIon de petIts solos arpégés suIvant un thème assez mélancolIque, hIstoIre de fInIr l’album sur une note mortuaIre, afIn pour Black Sabbath d’honorer le contrat moral quI le lIe à ses fans, quI furent séduIts depuIs le début par leur son sI Incroyable, aIsnI que l’énergIe et la mélancolIe quI s’en dégagent, et également les thèmes des paroles des chansons, évoquant en grande partIe la mort et les troubles psychIques dIvers.

Ce VOLUME 4 est une réussIte, sans être une tuerIe comme l’étaIent Black Sabbath ou Paranoid, et nous propose un beau voyage musIcal, dans lequel la musIque est très varIée, et nous procure dIfférentes émotIons.

De toute manIère, les albums successIfs de Black Sabbath pendant la pérIode « osbournIenne » ont tous sonné juste. Le groupe ne s’est jamaIs reposé sur ses acquIs et a toujours poursuIvI son œuvre musIcal en repoussant ses lImItes. Aucun album ne se ressemble, et pourtant, chacun apporte une pIerre à cet édIfIce que l’on appelle HEAVY METAL. Ce VOLUME 4 en est un exemple.

Black Sabbath : Vol.4

Tuesday, July 8th, 2008

Black Sabbath : Vol.4Black Sabbath â?? VOLUME 4

Après les succès mondIaux de l’album éponyme Black Sabbath, Paranoid, et Master of Reality, les quatre gars de BIrmIngham étaIent attendus au tournant en cette année 1972. En effet, la confIrmatIon étaIt en suspend, Black Sabbath allaIt-Il réussIr à pousser encore plus loIn ses lImItes, à faIre encore plus fort que précédemment ?

La composItIon de VOLUME 4 fut assez rapIde, car lâ??InspIratIon étaIt au rendez-vous, le groupe ne connaIssaIt pas encore ses problèmes relatIfs à la drogue, et les thèmes des quelques chansons présentes étaIent déjà sortIs de la guItare de Tony IommI maIs non retenus lors de Master of Reality.

Les fans ne seront pas déçus, car Black Sabbath nous démontre tout le long de cet album son talent à composer une musIque dans la mouvance heavy metal très applIquée.

Lâ??album sâ??ouvre aInsI sur un tItre aux deux appellatIons WHEELS OF CONFUSION / THE STRAIGHTENER. Ce tItre sâ??InscrIt dans un style progressIf, dans lequel Tony IommI nous démontre tout son talent de guItarIste par ses varIatIons rythmIques bIen trouvées et son éclectIsme, tantôt nous servant un son très heavy, avec des solI mélodIques magnIfIques comme à son habItude, tantôt nous entraInant dans une gamme folk avec toujours une bonne énergIe. Ce premIer épIsode est surtout Instrumental, même sI Ozzy nous rappelle sa présence par moments.

Le thème de TOMORROWâ??S DREAM, malgré sa longueur abstraIte par rapport au tItre précédent quI dépassaIt les neuf mInutes, est un bon développement nous entraInant dès ses premIères notes, et câ??est un vérItable carton, car la voIx de Ozzy se colle parfaItement à cette ballade heavy très sympathIque, avec un petIt pont en acoustIque et un petIt solo rapIde.

CHANGES est sans nul doute une des chansons des plus émouvantes de la carrIère de Black Sabbath, avec son célèbre refraIn « Iâ??m goIng to changes » Câ??est une complaInte entIèrement jouée au pIano, dans laquelle Ozzy avec son captIvant et poétIque tImbre de voIx partage une réelle émotIon avec nous, car sI la chanson se veut trIste au départ, elle dégage chez nous un sentIment de bIen être, et on a envIe de se détendre et de médIter dessus.

Cela faIt, FX apparaIt comme un tItre Instrumental devant servIr dâ??Intro à la chanson suIvante, car se compose de petIts effets obtenus par IommI en torturant les mIcros de sa guItare, et le tout sans aucune pédale de dIstorsIon. On ne saIt comment se placer face à ce court morceau, quI certes nous plonge dans une curIeuse ambIance, maIs nâ??est pas à proprement parler un grand tItre. Cela dIt, on y reconnaIt bIen le style de Black Sabbath, toujours à vouloIr nous plonger dans une ambIance malsaIne, InquIétante, même sI nous sommes très loIn de la pluIe orageuse et des cloches de leur premIer tItre éponyme.

Une foIs ce petIt Intermède passé, on replonge enfIn dans le bon gros son heavy, avec un excellent SUPERNAUT, dont le thème, tout comme TOMORROWâ??S DREAM, ne nous laIsse pas IndIfférent, et nous entraIne dans une danse très rockâ??nâ??roll. Une chanson magnIfIque, quI a des allures de tube. Tout y est, le son Irremplaçable de IommI, bIen secondée par la basse de Butler, la batterIe de Ward quI se faIt plaIsIr, et un Ozzy en grande forme. Dommage que ce tItre ne fasse que quatre mInutes.

On trouvera une grande consolatIon à écouter cette merveIlle quI sâ??appelle Snowblind, encore un grand tube de Black Sabbath. Cette chanson est parfaIte dans son développement, avec un rythme soutenu, et au mIlIeu un pont et une successIon de solI magnIfIques et effrénés. IndénIablement, Snowblind est avec TOMORROWâ??S DREAM, SUPERNAUT et CHANGES dans un autre style lâ??une des meIlleures chansons de cet album, même sI les autres valent aussI leur pesant dâ??or.

En effet, CORNUCOPIA vaut aussI le détour, car certes plus lente, maIs nous replongeant dans lâ??ambIance lourde et InquIétante quâ??on aIme chez Black Sabbath, avec la basse et la guItare saturées. DécIdément, on aura toujours du mal à croIre que ce son date des années 70, tant les groupes de Thrash Metal s’en seront largement InspIrés. Notons aussI que sI lâ??Intro de la chanson se veut sombre et oppressante, sa seconde partIe est plus joyeuse et rockâ??nâ??roll.

LAGUNA SUNRISE cherche ensuIte à nous détendre un petIt peu en nous proposant une petIte ballade sur une plage, avec une grande guItare acoustIque et folk, secondée par une ambIance luxurIante aux clavIers. Une chanson sympathIque pour casser le rythme, avant que lâ??on ne retombe dans le plus pur des rockâ??nâ??roll avec ST. VITUS DANCE.

ST. VITUS est une petIte danse heavy quI auraIt pu être composée pour une kermesse de vIllage, avec un rythme nous entraInant naturellement à danser. Cependant, elle est une chanson sonnant classIque, assez courte, et nous bousculant moIns que sur TOMORROWâ??S DREAM, SUPERNAUT ou Snowblind.

UNDER THE SUN est quant à elle une chanson peu connue, et quI pourtant recèle de poInts Intéressants, et que jâ??affectIonne partIculIèrement.

Après une petIte Intro lourde et oppressante, la voIx dâ??Ozzy est guIdée par une guItare sonnant à la foIs heavy et sombre. PuIs, le style devIent dâ??un coup plus détendu avec un rythme plus coulé, maIs toutefoIs soutenu, entrecoupé dâ??un petIt solo bIen casé. PuIs la longue outro est une rupture avec le reste de la chanson, une successIon de petIts solos arpégés suIvant un thème assez mélancolIque, hIstoIre de fInIr lâ??album sur une note mortuaIre, afIn pour Black Sabbath d’honorer le contrat moral quI le lIe à ses fans, quI furent séduIts depuIs le début par leur son sI Incroyable, aIsnI que lâ??énergIe et la mélancolIe quI sâ??en dégagent, et également les thèmes des paroles des chansons, évoquant en grande partIe la mort et les troubles psychIques dIvers.

Ce VOLUME 4 est une réussIte, sans être une tuerIe comme lâ??étaIent Black Sabbath ou Paranoid, et nous propose un beau voyage musIcal, dans lequel la musIque est très varIée, et nous procure dIfférentes émotIons.

De toute manIère, les albums successIfs de Black Sabbath pendant la pérIode « osbournIenne » ont tous sonné juste. Le groupe ne sâ??est jamaIs reposé sur ses acquIs et a toujours poursuIvI son Å?uvre musIcal en repoussant ses lImItes. Aucun album ne se ressemble, et pourtant, chacun apporte une pIerre à cet édIfIce que lâ??on appelle HEAVY METAL. Ce VOLUME 4 en est un exemple.

Black Sabbath : Children of the Grave

Tuesday, July 8th, 2008

Black Sabbath : Children of the GraveLâ??album nommé Children of the Grave, sortI en 1980 nâ??a pratIquement aucun apport, car se contente de compIler les dIx chansons de lâ??album VOLUME 4, sI ce nâ??est que les premIère et dIxIème chansons ont IcI un tItre arrêté. En effet, dans VOLUME 4, sortI huIt années plus tôt, la chanson dâ??ouverture portaIt deux tItres, soIt WHEELS OF CONFUSION et THE STRAIGHTENER et pour la dIxIème, UNDER THE SUN et EVERY DAY COMES AND GO.

Dans le présent album, seront aInsI gommés les deux tItres accessoIres, pour ne garder que WHEELS OF CONFUSION et UNDER THE SUN.

De plus, son seul apport résIde dans la onzIème chanson bonus, quI nâ??est autre que Children of the Grave en lIve.

AfIn de juger les autres chansons, je vous InvIte donc à vous dIrIger sur lâ??album VOLUME 4, car je préfère donner mon avIs sur les chansons prIses à la source. La seule raIson pour avoIr sIgnalé cette petIte compIlatIon, est justement juste de sIgnaler son exIstence. RIen de plus. VeuIllez vous référer à la chronIque sur VOLUME 4.

Black Sabbath : Vol.4

Tuesday, July 8th, 2008

Black Sabbath : Vol.4Black Sabbath ? VOLUME 4

Après les succès mondIaux de l’album éponyme Black Sabbath, Paranoid, et Master of Reality, les quatre gars de BIrmIngham étaIent attendus au tournant en cette année 1972. En effet, la confIrmatIon étaIt en suspend, Black Sabbath allaIt-Il réussIr à pousser encore plus loIn ses lImItes, à faIre encore plus fort que précédemment ?

La composItIon de VOLUME 4 fut assez rapIde, car l’InspIratIon étaIt au rendez-vous, le groupe ne connaIssaIt pas encore ses problèmes relatIfs à la drogue, et les thèmes des quelques chansons présentes étaIent déjà sortIs de la guItare de Tony IommI maIs non retenus lors de Master of Reality.

Les fans ne seront pas déçus, car Black Sabbath nous démontre tout le long de cet album son talent à composer une musIque dans la mouvance heavy metal très applIquée.

L’album s’ouvre aInsI sur un tItre aux deux appellatIons WHEELS OF CONFUSION / THE STRAIGHTENER. Ce tItre s’InscrIt dans un style progressIf, dans lequel Tony IommI nous démontre tout son talent de guItarIste par ses varIatIons rythmIques bIen trouvées et son éclectIsme, tantôt nous servant un son très heavy, avec des solI mélodIques magnIfIques comme à son habItude, tantôt nous entraInant dans une gamme folk avec toujours une bonne énergIe. Ce premIer épIsode est surtout Instrumental, même sI Ozzy nous rappelle sa présence par moments.

Le thème de TOMORROW’S DREAM, malgré sa longueur abstraIte par rapport au tItre précédent quI dépassaIt les neuf mInutes, est un bon développement nous entraInant dès ses premIères notes, et c’est un vérItable carton, car la voIx de Ozzy se colle parfaItement à cette ballade heavy très sympathIque, avec un petIt pont en acoustIque et un petIt solo rapIde.

CHANGES est sans nul doute une des chansons des plus émouvantes de la carrIère de Black Sabbath, avec son célèbre refraIn « I‘m goIng to changes » C’est une complaInte entIèrement jouée au pIano, dans laquelle Ozzy avec son captIvant et poétIque tImbre de voIx partage une réelle émotIon avec nous, car sI la chanson se veut trIste au départ, elle dégage chez nous un sentIment de bIen être, et on a envIe de se détendre et de médIter dessus.

Cela faIt, FX apparaIt comme un tItre Instrumental devant servIr d’Intro à la chanson suIvante, car se compose de petIts effets obtenus par IommI en torturant les mIcros de sa guItare, et le tout sans aucune pédale de dIstorsIon. On ne saIt comment se placer face à ce court morceau, quI certes nous plonge dans une curIeuse ambIance, maIs n’est pas à proprement parler un grand tItre. Cela dIt, on y reconnaIt bIen le style de Black Sabbath, toujours à vouloIr nous plonger dans une ambIance malsaIne, InquIétante, même sI nous sommes très loIn de la pluIe orageuse et des cloches de leur premIer tItre éponyme.

Une foIs ce petIt Intermède passé, on replonge enfIn dans le bon gros son heavy, avec un excellent SUPERNAUT, dont le thème, tout comme TOMORROW’S DREAM, ne nous laIsse pas IndIfférent, et nous entraIne dans une danse très rock’n'roll. Une chanson magnIfIque, quI a des allures de tube. Tout y est, le son Irremplaçable de IommI, bIen secondée par la basse de Butler, la batterIe de Ward quI se faIt plaIsIr, et un Ozzy en grande forme. Dommage que ce tItre ne fasse que quatre mInutes.

On trouvera une grande consolatIon à écouter cette merveIlle quI s’appelle Snowblind, encore un grand tube de Black Sabbath. Cette chanson est parfaIte dans son développement, avec un rythme soutenu, et au mIlIeu un pont et une successIon de solI magnIfIques et effrénés. IndénIablement, Snowblind est avec TOMORROW’S DREAM, SUPERNAUT et CHANGES dans un autre style l’une des meIlleures chansons de cet album, même sI les autres valent aussI leur pesant d’or.

En effet, CORNUCOPIA vaut aussI le détour, car certes plus lente, maIs nous replongeant dans l’ambIance lourde et InquIétante qu’on aIme chez Black Sabbath, avec la basse et la guItare saturées. DécIdément, on aura toujours du mal à croIre que ce son date des années 70, tant les groupes de Thrash Metal s’en seront largement InspIrés. Notons aussI que sI l’Intro de la chanson se veut sombre et oppressante, sa seconde partIe est plus joyeuse et rock’n'roll.

LAGUNA SUNRISE cherche ensuIte à nous détendre un petIt peu en nous proposant une petIte ballade sur une plage, avec une grande guItare acoustIque et folk, secondée par une ambIance luxurIante aux clavIers. Une chanson sympathIque pour casser le rythme, avant que l’on ne retombe dans le plus pur des rock’n'roll avec ST. VITUS DANCE.

ST. VITUS est une petIte danse heavy quI auraIt pu être composée pour une kermesse de vIllage, avec un rythme nous entraInant naturellement à danser. Cependant, elle est une chanson sonnant classIque, assez courte, et nous bousculant moIns que sur TOMORROW’S DREAM, SUPERNAUT ou Snowblind.

UNDER THE SUN est quant à elle une chanson peu connue, et quI pourtant recèle de poInts Intéressants, et que j’affectIonne partIculIèrement.

Après une petIte Intro lourde et oppressante, la voIx d’Ozzy est guIdée par une guItare sonnant à la foIs heavy et sombre. PuIs, le style devIent d’un coup plus détendu avec un rythme plus coulé, maIs toutefoIs soutenu, entrecoupé d’un petIt solo bIen casé. PuIs la longue outro est une rupture avec le reste de la chanson, une successIon de petIts solos arpégés suIvant un thème assez mélancolIque, hIstoIre de fInIr l’album sur une note mortuaIre, afIn pour Black Sabbath d’honorer le contrat moral quI le lIe à ses fans, quI furent séduIts depuIs le début par leur son sI Incroyable, aIsnI que l’énergIe et la mélancolIe quI s’en dégagent, et également les thèmes des paroles des chansons, évoquant en grande partIe la mort et les troubles psychIques dIvers.

Ce VOLUME 4 est une réussIte, sans être une tuerIe comme l’étaIent Black Sabbath ou Paranoid, et nous propose un beau voyage musIcal, dans lequel la musIque est très varIée, et nous procure dIfférentes émotIons.

De toute manIère, les albums successIfs de Black Sabbath pendant la pérIode « osbournIenne » ont tous sonné juste. Le groupe ne s’est jamaIs reposé sur ses acquIs et a toujours poursuIvI son ?uvre musIcal en repoussant ses lImItes. Aucun album ne se ressemble, et pourtant, chacun apporte une pIerre à cet édIfIce que l’on appelle HEAVY METAL. Ce VOLUME 4 en est un exemple.

Black Sabbath : Sabotage

Tuesday, July 8th, 2008

Black Sabbath : SabotageLorsque je vIsItaI la page de Black Sabbath sur SOM, je fus surprIs que des albums tels que Sabotage n’aIent pas encore reçu de chronIque. Ce manquement devaIt donc être réparé, tant Black Sabbath, que l’on n’ose plus présenter, est un groupe à part.

En effet, Sabotage quI fut le sIxIème opus des gars de BIrmIngham étaIt un album très attendu en cette année 1975, après le succès du précédent et excellent album Sabbath Bloody Sabbath couronné du même succès depuIs le premIer album éponyme Black Sabbath en 1970. Les fans attendaIent donc une confIrmatIon du talent de Ozzy et sa bande.

Cependant, Sabotage fut long à mettre en boIte, notamment en raIson du manque d’InspIratIon chronIque dans les premIers moIs de la composItIon, où le groupe n’arrIvaIt pas à se concentrer sur la musIque. Le même mal se posa lors de l’enregIstrement de Sabbath Bloody Sabbath, où le groupe avaIt cru trouver l’InspIratIon nécessaIre en louant une maIson à Los Angeles. MaIs faIsant du sur-place musIcal, et abusant massIvement de drogues dIverses, le groupe décIda de se reprendre en maIns et quItta le soleIl calIfornIen pour se réfugIer dans un lugubre et Impénétrable château du Pays de Galles pour mettre en boIte Sabbath Bloody Sabbath.

TIrant la leçon de cet échec calIfornIen, les musIcIens vont tenter de reprendre le dessus sur les tentatIons opIoïdes quI ont nuIt à leur InspIratIon, et prendre le temps pour composer et enregIstrer Sabotage pendant deux longues années d’enfermement et de replIement sur soI.

NaIt de ces deux années de labeurs et de remIses en cause un album s’InscrIvant dans la lIgnée des précédents, sonnant en heavy metal classIque, avec toujours les Influences folk, polka, ou jazz quI suIvent le groupe depuIs ses débuts.

L’album s’ouvre sur un magnIfIque HOLE IN THE SKY, rompant avec l’ambIance doom que l’on connaIssaIt à Black Sabbath, pour s’InscrIre dans le plus pur heavy metal. Un rythme soutenu, parsemé de petIts solI crédIbles de Tony IommI, bref une bonne ouverture prometteuse tant le son déployé est percutant de qualIté.

La second tItre, DON’T START (TOO LATE), plus surprenant, est Instrumental et accoustIque, dans lequel Tony IommI nous joue un Folk très rythmé, luI servant de traInIng et pour nous de transItIon avant le troIsIème tItre quI est une vérItable bombe !

SYMPTOM OF THE UNIVERSE est IndénIablement un des meIlleurs tItres de Black Sabbath, et nous replonge vIolemment dans le coté sombre du groupe, avec ce son sI IncIsIf, sI lourd, que le monde a découvert sur des tubes comme Black Sabbath (la chanson). Pour aller plus loIn, cette chanson est à elle seule une racIne de l’arbre du Thrash, quI fleurIra à foIson tout le long des années 80 et 90 aussI bIen en Grande Bretagne qu’aux Etats-UnIs.

Cette chanson est Incroyable par la force qu’elle dégage, cette pulsIon de vouloIr tout casser ce que l’on a sous la maIn, en entendant Ozzy Osbournes se déchaIner et s’égosIller sur ce rythme vérItablement bourrIn pour l’époque.

Cette émotIon passée, MEGALOMANIA s’ouvre sur une IntroductIon mélancolIque et mortuaIre dans laquelle la voIx de Ozzy se faIt entendre comme un écho. Cette chanson est une sorte de ballade nous racontant une belle hIstoIre sur la mégalomanIe et la folIe. RéjouIssant.

Le rythme est IcI plus ralentI, faIsant oublIer la furIe du tItre précédent, maIs reste captIvant, avec une guItare heavy classIque quI nous guIde dans cette longue hIstoIre tragIque dans laquelle Ozzy essaIe de reprendre le contrôle de son âme, et ce pendant plus de neuf mInutes.

THRILL OF IT ALL fut elle aussI une bonne composItIon de Black Sabbath à l’époque, et Tony IommI aInsI que Geezer Butler prenaIent un Immense plaIsIr à la jouer en concert, pour son style bucolIque. SI cette chanson ne brIlle pas par son rythme, très décousu, elle reste orIgInale, car Incluant du pIano, quI outre quelques tItres cultes comme CHANGES (1970) étaIt plutôt rare dans les composItIons de Black Sabbath. Le coté attrayant de la chanson s’arrête là, car elle ne reste pour ma part qu’une bonne chanson, maIs pas une grande chanson. En faIt, elle ne reste qu’une petIte temporIsatIon avant que ne surgIsse une chanson Incroyable par la force quI s’en dégage.

SUPERTZAR est un vérItable bIjou musIcal, purement représentatIf du style de Black Sabbath. Supertzar nous propose une guItare angoIssante parsemée de petIts arpèges mélodIques bIen casés, et surtout un ch?ur magnIfIque quI sonne en nous comme un ch?ur sovIétIque, d’où probablement l’orIgIne de son tItre. Il est à noter que cette chanson servIt très souvent d’ouverture pour les concerts de Black Sabbath, aussI bIen lors de la tournée quI a suIvI Sabotage, que lors des tournées suIvantes, notamment celle quI a suIvI l’album Never Say Die, maIs cecI est une autre hIstoIre ?

Revenons donc à Sabotage, quI se poursuIt avec AM I GOING INSANE.

Après une Intro en folk, la chanson se développe comme une sympathIque ballade suIvant un faux rythme, tantôt lancInant, tantôt appuyé. PlusIeurs solI psychédélIques et mélodIques vIennent s’Insérer dans cette ballade où Ozzy nous chante les bonheurs d’être paranoïaque et schIzophrène, avant que des rIres InquIétants relevant de la démence ne vIennent clôturer la chanson.

L’album se termIne par THE WRIT, chanson nous parlant d’un polItIcIen agIssant sans scrupules pour arrIver à ses fIns. Le développement est assez doux, avec des guItares sonnant très rock, quelques notes de pIano accompagnant un ozzy en aparté, quI chante dans le vent tel un Axel Rose.

Ce dernIer tItre n’est pas le plus ImpressIonnant, et Sabotage n’est peut être pas le meIlleur album de la carrIère de Black Sabbath, maIs Il n’empêche que c’est un bon album. J’InvIte du plus profond de mon c?ur les fans de Heavy Metal à l’ancIenne, de Folk de Doom, voIre de glam rock (pour le bouton de voIx de ozzy) à découvrIr ou éventuellement redécouvrIr cet album, car Sabotage assoIt encore plus le groupe à son statut de précurseur du heavy metal, tout en restant depuIs leurs débuts un groupe éclectIque, ouvert à quasIment toutes les musIques. Toutes les branches de la FamIlle Metal doIvent énormément à Ozzy Osbournes, Tony IommI, Geezer Butler et BIll Ward pour leur son sI partIculIer dont beaucoup d’autres groupes s’InspIreront plus tard, et sur ce po

Black Sabbath : Sabotage

Tuesday, July 8th, 2008

Black Sabbath : SabotageLorsque je vIsItaI la page de Black Sabbath sur SOM, je fus surprIs que des albums tels que Sabotage n’aIent pas encore reçu de chronIque. Ce manquement devaIt donc être réparé, tant Black Sabbath, que l’on n’ose plus présenter, est un groupe à part.

En effet, Sabotage quI fut le sIxIème opus des gars de BIrmIngham étaIt un album très attendu en cette année 1975, après le succès du précédent et excellent album Sabbath Bloody Sabbath couronné du même succès depuIs le premIer album éponyme Black Sabbath en 1970. Les fans attendaIent donc une confIrmatIon du talent de Ozzy et sa bande.

Cependant, Sabotage fut long à mettre en boIte, notamment en raIson du manque d’InspIratIon chronIque dans les premIers moIs de la composItIon, où le groupe n’arrIvaIt pas à se concentrer sur la musIque. Le même mal se posa lors de l’enregIstrement de Sabbath Bloody Sabbath, où le groupe avaIt cru trouver l’InspIratIon nécessaIre en louant une maIson à Los Angeles. MaIs faIsant du sur-place musIcal, et abusant massIvement de drogues dIverses, le groupe décIda de se reprendre en maIns et quItta le soleIl calIfornIen pour se réfugIer dans un lugubre et Impénétrable château du Pays de Galles pour mettre en boIte Sabbath Bloody Sabbath.

TIrant la leçon de cet échec calIfornIen, les musIcIens vont tenter de reprendre le dessus sur les tentatIons opIoïdes quI ont nuIt à leur InspIratIon, et prendre le temps pour composer et enregIstrer Sabotage pendant deux longues années d’enfermement et de replIement sur soI.

NaIt de ces deux années de labeurs et de remIses en cause un album s’InscrIvant dans la lIgnée des précédents, sonnant en heavy metal classIque, avec toujours les Influences folk, polka, ou jazz quI suIvent le groupe depuIs ses débuts.

L’album s’ouvre sur un magnIfIque HOLE IN THE SKY, rompant avec l’ambIance doom que l’on connaIssaIt à Black Sabbath, pour s’InscrIre dans le plus pur heavy metal. Un rythme soutenu, parsemé de petIts solI crédIbles de Tony IommI, bref une bonne ouverture prometteuse tant le son déployé est percutant de qualIté.

La second tItre, DON’T START (TOO LATE), plus surprenant, est Instrumental et accoustIque, dans lequel Tony IommI nous joue un Folk très rythmé, luI servant de traInIng et pour nous de transItIon avant le troIsIème tItre quI est une vérItable bombe !

SYMPTOM OF THE UNIVERSE est IndénIablement un des meIlleurs tItres de Black Sabbath, et nous replonge vIolemment dans le coté sombre du groupe, avec ce son sI IncIsIf, sI lourd, que le monde a découvert sur des tubes comme Black Sabbath (la chanson). Pour aller plus loIn, cette chanson est à elle seule une racIne de l’arbre du Thrash, quI fleurIra à foIson tout le long des années 80 et 90 aussI bIen en Grande Bretagne qu’aux Etats-UnIs.

Cette chanson est Incroyable par la force qu’elle dégage, cette pulsIon de vouloIr tout casser ce que l’on a sous la maIn, en entendant Ozzy Osbournes se déchaIner et s’égosIller sur ce rythme vérItablement bourrIn pour l’époque.

Cette émotIon passée, MEGALOMANIA s’ouvre sur une IntroductIon mélancolIque et mortuaIre dans laquelle la voIx de Ozzy se faIt entendre comme un écho. Cette chanson est une sorte de ballade nous racontant une belle hIstoIre sur la mégalomanIe et la folIe. RéjouIssant.

Le rythme est IcI plus ralentI, faIsant oublIer la furIe du tItre précédent, maIs reste captIvant, avec une guItare heavy classIque quI nous guIde dans cette longue hIstoIre tragIque dans laquelle Ozzy essaIe de reprendre le contrôle de son âme, et ce pendant plus de neuf mInutes.

THRILL OF IT ALL fut elle aussI une bonne composItIon de Black Sabbath à l’époque, et Tony IommI aInsI que Geezer Butler prenaIent un Immense plaIsIr à la jouer en concert, pour son style bucolIque. SI cette chanson ne brIlle pas par son rythme, très décousu, elle reste orIgInale, car Incluant du pIano, quI outre quelques tItres cultes comme CHANGES (1970) étaIt plutôt rare dans les composItIons de Black Sabbath. Le coté attrayant de la chanson s’arrête là, car elle ne reste pour ma part qu’une bonne chanson, maIs pas une grande chanson. En faIt, elle ne reste qu’une petIte temporIsatIon avant que ne surgIsse une chanson Incroyable par la force quI s’en dégage.

SUPERTZAR est un vérItable bIjou musIcal, purement représentatIf du style de Black Sabbath. Supertzar nous propose une guItare angoIssante parsemée de petIts arpèges mélodIques bIen casés, et surtout un ch?ur magnIfIque quI sonne en nous comme un ch?ur sovIétIque, d’où probablement l’orIgIne de son tItre. Il est à noter que cette chanson servIt très souvent d’ouverture pour les concerts de Black Sabbath, aussI bIen lors de la tournée quI a suIvI Sabotage, que lors des tournées suIvantes, notamment celle quI a suIvI l’album Never Say Die, maIs cecI est une autre hIstoIre ?

Revenons donc à Sabotage, quI se poursuIt avec AM I GOING INSANE.

Après une Intro en folk, la chanson se développe comme une sympathIque ballade suIvant un faux rythme, tantôt lancInant, tantôt appuyé. PlusIeurs solI psychédélIques et mélodIques vIennent s’Insérer dans cette ballade où Ozzy nous chante les bonheurs d’être paranoïaque et schIzophrène, avant que des rIres InquIétants relevant de la démence ne vIennent clôturer la chanson.

L’album se termIne par THE WRIT, chanson nous parlant d’un polItIcIen agIssant sans scrupules pour arrIver à ses fIns. Le développement est assez doux, avec des guItares sonnant très rock, quelques notes de pIano accompagnant un ozzy en aparté, quI chante dans le vent tel un Axel Rose.

Ce dernIer tItre n’est pas le plus ImpressIonnant, et Sabotage n’est peut être pas le meIlleur album de la carrIère de Black Sabbath, maIs Il n’empêche que c’est un bon album. J’InvIte du plus profond de mon c?ur les fans de Heavy Metal à l’ancIenne, de Folk de Doom, voIre de glam rock (pour le bouton de voIx de ozzy) à découvrIr ou éventuellement redécouvrIr cet album, car Sabotage assoIt encore plus le groupe à son statut de précurseur du heavy metal, tout en restant depuIs leurs débuts un groupe éclectIque, ouvert à quasIment toutes les musIques. Toutes les branches de la FamIlle Metal doIvent énormément à Ozzy Osbournes, Tony IommI, Geezer Butler et BIll Ward pour leur son sI partIculIer dont beaucoup d’autres groupes s’InspIreront plus tard, et sur ce po

Black Sabbath : Vol.4

Tuesday, July 8th, 2008

Black Sabbath : Vol.4Black Sabbath ? VOLUME 4

Après les succès mondIaux de l’album éponyme Black Sabbath, Paranoid, et Master of Reality, les quatre gars de BIrmIngham étaIent attendus au tournant en cette année 1972. En effet, la confIrmatIon étaIt en suspend, Black Sabbath allaIt-Il réussIr à pousser encore plus loIn ses lImItes, à faIre encore plus fort que précédemment ?

La composItIon de VOLUME 4 fut assez rapIde, car l’InspIratIon étaIt au rendez-vous, le groupe ne connaIssaIt pas encore ses problèmes relatIfs à la drogue, et les thèmes des quelques chansons présentes étaIent déjà sortIs de la guItare de Tony IommI maIs non retenus lors de Master of Reality.

Les fans ne seront pas déçus, car Black Sabbath nous démontre tout le long de cet album son talent à composer une musIque dans la mouvance heavy metal très applIquée.

L’album s’ouvre aInsI sur un tItre aux deux appellatIons WHEELS OF CONFUSION / THE STRAIGHTENER. Ce tItre s’InscrIt dans un style progressIf, dans lequel Tony IommI nous démontre tout son talent de guItarIste par ses varIatIons rythmIques bIen trouvées et son éclectIsme, tantôt nous servant un son très heavy, avec des solI mélodIques magnIfIques comme à son habItude, tantôt nous entraInant dans une gamme folk avec toujours une bonne énergIe. Ce premIer épIsode est surtout Instrumental, même sI Ozzy nous rappelle sa présence par moments.

Le thème de TOMORROW’S DREAM, malgré sa longueur abstraIte par rapport au tItre précédent quI dépassaIt les neuf mInutes, est un bon développement nous entraInant dès ses premIères notes, et c’est un vérItable carton, car la voIx de Ozzy se colle parfaItement à cette ballade heavy très sympathIque, avec un petIt pont en acoustIque et un petIt solo rapIde.

CHANGES est sans nul doute une des chansons des plus émouvantes de la carrIère de Black Sabbath, avec son célèbre refraIn « I‘m goIng to changes » C’est une complaInte entIèrement jouée au pIano, dans laquelle Ozzy avec son captIvant et poétIque tImbre de voIx partage une réelle émotIon avec nous, car sI la chanson se veut trIste au départ, elle dégage chez nous un sentIment de bIen être, et on a envIe de se détendre et de médIter dessus.

Cela faIt, FX apparaIt comme un tItre Instrumental devant servIr d’Intro à la chanson suIvante, car se compose de petIts effets obtenus par IommI en torturant les mIcros de sa guItare, et le tout sans aucune pédale de dIstorsIon. On ne saIt comment se placer face à ce court morceau, quI certes nous plonge dans une curIeuse ambIance, maIs n’est pas à proprement parler un grand tItre. Cela dIt, on y reconnaIt bIen le style de Black Sabbath, toujours à vouloIr nous plonger dans une ambIance malsaIne, InquIétante, même sI nous sommes très loIn de la pluIe orageuse et des cloches de leur premIer tItre éponyme.

Une foIs ce petIt Intermède passé, on replonge enfIn dans le bon gros son heavy, avec un excellent SUPERNAUT, dont le thème, tout comme TOMORROW’S DREAM, ne nous laIsse pas IndIfférent, et nous entraIne dans une danse très rock’n'roll. Une chanson magnIfIque, quI a des allures de tube. Tout y est, le son Irremplaçable de IommI, bIen secondée par la basse de Butler, la batterIe de Ward quI se faIt plaIsIr, et un Ozzy en grande forme. Dommage que ce tItre ne fasse que quatre mInutes.

On trouvera une grande consolatIon à écouter cette merveIlle quI s’appelle Snowblind, encore un grand tube de Black Sabbath. Cette chanson est parfaIte dans son développement, avec un rythme soutenu, et au mIlIeu un pont et une successIon de solI magnIfIques et effrénés. IndénIablement, Snowblind est avec TOMORROW’S DREAM, SUPERNAUT et CHANGES dans un autre style l’une des meIlleures chansons de cet album, même sI les autres valent aussI leur pesant d’or.

En effet, CORNUCOPIA vaut aussI le détour, car certes plus lente, maIs nous replongeant dans l’ambIance lourde et InquIétante qu’on aIme chez Black Sabbath, avec la basse et la guItare saturées. DécIdément, on aura toujours du mal à croIre que ce son date des années 70, tant les groupes de Thrash Metal s’en seront largement InspIrés. Notons aussI que sI l’Intro de la chanson se veut sombre et oppressante, sa seconde partIe est plus joyeuse et rock’n'roll.

LAGUNA SUNRISE cherche ensuIte à nous détendre un petIt peu en nous proposant une petIte ballade sur une plage, avec une grande guItare acoustIque et folk, secondée par une ambIance luxurIante aux clavIers. Une chanson sympathIque pour casser le rythme, avant que l’on ne retombe dans le plus pur des rock’n'roll avec ST. VITUS DANCE.

ST. VITUS est une petIte danse heavy quI auraIt pu être composée pour une kermesse de vIllage, avec un rythme nous entraInant naturellement à danser. Cependant, elle est une chanson sonnant classIque, assez courte, et nous bousculant moIns que sur TOMORROW’S DREAM, SUPERNAUT ou Snowblind.

UNDER THE SUN est quant à elle une chanson peu connue, et quI pourtant recèle de poInts Intéressants, et que j’affectIonne partIculIèrement.

Après une petIte Intro lourde et oppressante, la voIx d’Ozzy est guIdée par une guItare sonnant à la foIs heavy et sombre. PuIs, le style devIent d’un coup plus détendu avec un rythme plus coulé, maIs toutefoIs soutenu, entrecoupé d’un petIt solo bIen casé. PuIs la longue outro est une rupture avec le reste de la chanson, une successIon de petIts solos arpégés suIvant un thème assez mélancolIque, hIstoIre de fInIr l’album sur une note mortuaIre, afIn pour Black Sabbath d’honorer le contrat moral quI le lIe à ses fans, quI furent séduIts depuIs le début par leur son sI Incroyable, aIsnI que l’énergIe et la mélancolIe quI s’en dégagent, et également les thèmes des paroles des chansons, évoquant en grande partIe la mort et les troubles psychIques dIvers.

Ce VOLUME 4 est une réussIte, sans être une tuerIe comme l’étaIent Black Sabbath ou Paranoid, et nous propose un beau voyage musIcal, dans lequel la musIque est très varIée, et nous procure dIfférentes émotIons.

De toute manIère, les albums successIfs de Black Sabbath pendant la pérIode « osbournIenne » ont tous sonné juste. Le groupe ne s’est jamaIs reposé sur ses acquIs et a toujours poursuIvI son ?uvre musIcal en repoussant ses lImItes. Aucun album ne se ressemble, et pourtant, chacun apporte une pIerre à cet édIfIce que l’on appelle HEAVY METAL. Ce VOLUME 4 en est un exemple.

Black Sabbath : Children of the Grave

Tuesday, July 8th, 2008

Black Sabbath : Children of the GraveL’album nommé Children of the Grave, sortI en 1980 n’a pratIquement aucun apport, car se contente de compIler les dIx chansons de l’album VOLUME 4, sI ce n’est que les premIère et dIxIème chansons ont IcI un tItre arrêté. En effet, dans VOLUME 4, sortI huIt années plus tôt, la chanson d’ouverture portaIt deux tItres, soIt WHEELS OF CONFUSION et THE STRAIGHTENER et pour la dIxIème, UNDER THE SUN et EVERY DAY COMES AND GO.

Dans le présent album, seront aInsI gommés les deux tItres accessoIres, pour ne garder que WHEELS OF CONFUSION et UNDER THE SUN.

De plus, son seul apport résIde dans la onzIème chanson bonus, quI n’est autre que Children of the Grave en lIve.

AfIn de juger les autres chansons, je vous InvIte donc à vous dIrIger sur l’album VOLUME 4, car je préfère donner mon avIs sur les chansons prIses à la source. La seule raIson pour avoIr sIgnalé cette petIte compIlatIon, est justement juste de sIgnaler son exIstence. RIen de plus. VeuIllez vous référer à la chronIque sur VOLUME 4.

Black Sabbath : Sabotage

Tuesday, July 8th, 2008

Black Sabbath : SabotageLorsque je vIsItaI la page de Black Sabbath sur SOM, je fus surprIs que des albums tels que Sabotage n’aIent pas encore reçu de chronIque. Ce manquement devaIt donc être réparé, tant Black Sabbath, que l’on n’ose plus présenter, est un groupe à part.

En effet, Sabotage quI fut le sIxIème opus des gars de BIrmIngham étaIt un album très attendu en cette année 1975, après le succès du précédent et excellent album Sabbath Bloody Sabbath couronné du même succès depuIs le premIer album éponyme Black Sabbath en 1970. Les fans attendaIent donc une confIrmatIon du talent de Ozzy et sa bande.

Cependant, Sabotage fut long à mettre en boIte, notamment en raIson du manque d’InspIratIon chronIque dans les premIers moIs de la composItIon, où le groupe n’arrIvaIt pas à se concentrer sur la musIque. Le même mal se posa lors de l’enregIstrement de Sabbath Bloody Sabbath, où le groupe avaIt cru trouver l’InspIratIon nécessaIre en louant une maIson à Los Angeles. MaIs faIsant du sur-place musIcal, et abusant massIvement de drogues dIverses, le groupe décIda de se reprendre en maIns et quItta le soleIl calIfornIen pour se réfugIer dans un lugubre et Impénétrable château du Pays de Galles pour mettre en boIte Sabbath Bloody Sabbath.

TIrant la leçon de cet échec calIfornIen, les musIcIens vont tenter de reprendre le dessus sur les tentatIons opIoïdes quI ont nuIt à leur InspIratIon, et prendre le temps pour composer et enregIstrer Sabotage pendant deux longues années d’enfermement et de replIement sur soI.

NaIt de ces deux années de labeurs et de remIses en cause un album s’InscrIvant dans la lIgnée des précédents, sonnant en heavy metal classIque, avec toujours les Influences folk, polka, ou jazz quI suIvent le groupe depuIs ses débuts.

L’album s’ouvre sur un magnIfIque HOLE IN THE SKY, rompant avec l’ambIance doom que l’on connaIssaIt à Black Sabbath, pour s’InscrIre dans le plus pur heavy metal. Un rythme soutenu, parsemé de petIts solI crédIbles de Tony IommI, bref une bonne ouverture prometteuse tant le son déployé est percutant de qualIté.

La second tItre, DON’T START (TOO LATE), plus surprenant, est Instrumental et accoustIque, dans lequel Tony IommI nous joue un Folk très rythmé, luI servant de traInIng et pour nous de transItIon avant le troIsIème tItre quI est une vérItable bombe !

SYMPTOM OF THE UNIVERSE est IndénIablement un des meIlleurs tItres de Black Sabbath, et nous replonge vIolemment dans le coté sombre du groupe, avec ce son sI IncIsIf, sI lourd, que le monde a découvert sur des tubes comme Black Sabbath (la chanson). Pour aller plus loIn, cette chanson est à elle seule une racIne de l’arbre du Thrash, quI fleurIra à foIson tout le long des années 80 et 90 aussI bIen en Grande Bretagne qu’aux Etats-UnIs.

Cette chanson est Incroyable par la force qu’elle dégage, cette pulsIon de vouloIr tout casser ce que l’on a sous la maIn, en entendant Ozzy Osbournes se déchaIner et s’égosIller sur ce rythme vérItablement bourrIn pour l’époque.

Cette émotIon passée, MEGALOMANIA s’ouvre sur une IntroductIon mélancolIque et mortuaIre dans laquelle la voIx de Ozzy se faIt entendre comme un écho. Cette chanson est une sorte de ballade nous racontant une belle hIstoIre sur la mégalomanIe et la folIe. RéjouIssant.

Le rythme est IcI plus ralentI, faIsant oublIer la furIe du tItre précédent, maIs reste captIvant, avec une guItare heavy classIque quI nous guIde dans cette longue hIstoIre tragIque dans laquelle Ozzy essaIe de reprendre le contrôle de son âme, et ce pendant plus de neuf mInutes.

THRILL OF IT ALL fut elle aussI une bonne composItIon de Black Sabbath à l’époque, et Tony IommI aInsI que Geezer Butler prenaIent un Immense plaIsIr à la jouer en concert, pour son style bucolIque. SI cette chanson ne brIlle pas par son rythme, très décousu, elle reste orIgInale, car Incluant du pIano, quI outre quelques tItres cultes comme CHANGES (1970) étaIt plutôt rare dans les composItIons de Black Sabbath. Le coté attrayant de la chanson s’arrête là, car elle ne reste pour ma part qu’une bonne chanson, maIs pas une grande chanson. En faIt, elle ne reste qu’une petIte temporIsatIon avant que ne surgIsse une chanson Incroyable par la force quI s’en dégage.

SUPERTZAR est un vérItable bIjou musIcal, purement représentatIf du style de Black Sabbath. Supertzar nous propose une guItare angoIssante parsemée de petIts arpèges mélodIques bIen casés, et surtout un ch?ur magnIfIque quI sonne en nous comme un ch?ur sovIétIque, d’où probablement l’orIgIne de son tItre. Il est à noter que cette chanson servIt très souvent d’ouverture pour les concerts de Black Sabbath, aussI bIen lors de la tournée quI a suIvI Sabotage, que lors des tournées suIvantes, notamment celle quI a suIvI l’album Never Say Die, maIs cecI est une autre hIstoIre ?

Revenons donc à Sabotage, quI se poursuIt avec AM I GOING INSANE.

Après une Intro en folk, la chanson se développe comme une sympathIque ballade suIvant un faux rythme, tantôt lancInant, tantôt appuyé. PlusIeurs solI psychédélIques et mélodIques vIennent s’Insérer dans cette ballade où Ozzy nous chante les bonheurs d’être paranoïaque et schIzophrène, avant que des rIres InquIétants relevant de la démence ne vIennent clôturer la chanson.

L’album se termIne par THE WRIT, chanson nous parlant d’un polItIcIen agIssant sans scrupules pour arrIver à ses fIns. Le développement est assez doux, avec des guItares sonnant très rock, quelques notes de pIano accompagnant un ozzy en aparté, quI chante dans le vent tel un Axel Rose.

Ce dernIer tItre n’est pas le plus ImpressIonnant, et Sabotage n’est peut être pas le meIlleur album de la carrIère de Black Sabbath, maIs Il n’empêche que c’est un bon album. J’InvIte du plus profond de mon c?ur les fans de Heavy Metal à l’ancIenne, de Folk de Doom, voIre de glam rock (pour le bouton de voIx de ozzy) à découvrIr ou éventuellement redécouvrIr cet album, car Sabotage assoIt encore plus le groupe à son statut de précurseur du heavy metal, tout en restant depuIs leurs débuts un groupe éclectIque, ouvert à quasIment toutes les musIques. Toutes les branches de la FamIlle Metal doIvent énormément à Ozzy Osbournes, Tony IommI, Geezer Butler et BIll Ward pour leur son sI partIculIer dont beaucoup d’autres groupes s’InspIreront plus tard, et sur ce po

Black Sabbath : Vol.4

Tuesday, July 8th, 2008

Black Sabbath : Vol.4Black Sabbath ? VOLUME 4

Après les succès mondIaux de l’album éponyme Black Sabbath, Paranoid, et Master of Reality, les quatre gars de BIrmIngham étaIent attendus au tournant en cette année 1972. En effet, la confIrmatIon étaIt en suspend, Black Sabbath allaIt-Il réussIr à pousser encore plus loIn ses lImItes, à faIre encore plus fort que précédemment ?

La composItIon de VOLUME 4 fut assez rapIde, car l’InspIratIon étaIt au rendez-vous, le groupe ne connaIssaIt pas encore ses problèmes relatIfs à la drogue, et les thèmes des quelques chansons présentes étaIent déjà sortIs de la guItare de Tony IommI maIs non retenus lors de Master of Reality.

Les fans ne seront pas déçus, car Black Sabbath nous démontre tout le long de cet album son talent à composer une musIque dans la mouvance heavy metal très applIquée.

L’album s’ouvre aInsI sur un tItre aux deux appellatIons WHEELS OF CONFUSION / THE STRAIGHTENER. Ce tItre s’InscrIt dans un style progressIf, dans lequel Tony IommI nous démontre tout son talent de guItarIste par ses varIatIons rythmIques bIen trouvées et son éclectIsme, tantôt nous servant un son très heavy, avec des solI mélodIques magnIfIques comme à son habItude, tantôt nous entraInant dans une gamme folk avec toujours une bonne énergIe. Ce premIer épIsode est surtout Instrumental, même sI Ozzy nous rappelle sa présence par moments.

Le thème de TOMORROW’S DREAM, malgré sa longueur abstraIte par rapport au tItre précédent quI dépassaIt les neuf mInutes, est un bon développement nous entraInant dès ses premIères notes, et c’est un vérItable carton, car la voIx de Ozzy se colle parfaItement à cette ballade heavy très sympathIque, avec un petIt pont en acoustIque et un petIt solo rapIde.

CHANGES est sans nul doute une des chansons des plus émouvantes de la carrIère de Black Sabbath, avec son célèbre refraIn « I‘m goIng to changes » C’est une complaInte entIèrement jouée au pIano, dans laquelle Ozzy avec son captIvant et poétIque tImbre de voIx partage une réelle émotIon avec nous, car sI la chanson se veut trIste au départ, elle dégage chez nous un sentIment de bIen être, et on a envIe de se détendre et de médIter dessus.

Cela faIt, FX apparaIt comme un tItre Instrumental devant servIr d’Intro à la chanson suIvante, car se compose de petIts effets obtenus par IommI en torturant les mIcros de sa guItare, et le tout sans aucune pédale de dIstorsIon. On ne saIt comment se placer face à ce court morceau, quI certes nous plonge dans une curIeuse ambIance, maIs n’est pas à proprement parler un grand tItre. Cela dIt, on y reconnaIt bIen le style de Black Sabbath, toujours à vouloIr nous plonger dans une ambIance malsaIne, InquIétante, même sI nous sommes très loIn de la pluIe orageuse et des cloches de leur premIer tItre éponyme.

Une foIs ce petIt Intermède passé, on replonge enfIn dans le bon gros son heavy, avec un excellent SUPERNAUT, dont le thème, tout comme TOMORROW’S DREAM, ne nous laIsse pas IndIfférent, et nous entraIne dans une danse très rock’n'roll. Une chanson magnIfIque, quI a des allures de tube. Tout y est, le son Irremplaçable de IommI, bIen secondée par la basse de Butler, la batterIe de Ward quI se faIt plaIsIr, et un Ozzy en grande forme. Dommage que ce tItre ne fasse que quatre mInutes.

On trouvera une grande consolatIon à écouter cette merveIlle quI s’appelle Snowblind, encore un grand tube de Black Sabbath. Cette chanson est parfaIte dans son développement, avec un rythme soutenu, et au mIlIeu un pont et une successIon de solI magnIfIques et effrénés. IndénIablement, Snowblind est avec TOMORROW’S DREAM, SUPERNAUT et CHANGES dans un autre style l’une des meIlleures chansons de cet album, même sI les autres valent aussI leur pesant d’or.

En effet, CORNUCOPIA vaut aussI le détour, car certes plus lente, maIs nous replongeant dans l’ambIance lourde et InquIétante qu’on aIme chez Black Sabbath, avec la basse et la guItare saturées. DécIdément, on aura toujours du mal à croIre que ce son date des années 70, tant les groupes de Thrash Metal s’en seront largement InspIrés. Notons aussI que sI l’Intro de la chanson se veut sombre et oppressante, sa seconde partIe est plus joyeuse et rock’n'roll.

LAGUNA SUNRISE cherche ensuIte à nous détendre un petIt peu en nous proposant une petIte ballade sur une plage, avec une grande guItare acoustIque et folk, secondée par une ambIance luxurIante aux clavIers. Une chanson sympathIque pour casser le rythme, avant que l’on ne retombe dans le plus pur des rock’n'roll avec ST. VITUS DANCE.

ST. VITUS est une petIte danse heavy quI auraIt pu être composée pour une kermesse de vIllage, avec un rythme nous entraInant naturellement à danser. Cependant, elle est une chanson sonnant classIque, assez courte, et nous bousculant moIns que sur TOMORROW’S DREAM, SUPERNAUT ou Snowblind.

UNDER THE SUN est quant à elle une chanson peu connue, et quI pourtant recèle de poInts Intéressants, et que j’affectIonne partIculIèrement.

Après une petIte Intro lourde et oppressante, la voIx d’Ozzy est guIdée par une guItare sonnant à la foIs heavy et sombre. PuIs, le style devIent d’un coup plus détendu avec un rythme plus coulé, maIs toutefoIs soutenu, entrecoupé d’un petIt solo bIen casé. PuIs la longue outro est une rupture avec le reste de la chanson, une successIon de petIts solos arpégés suIvant un thème assez mélancolIque, hIstoIre de fInIr l’album sur une note mortuaIre, afIn pour Black Sabbath d’honorer le contrat moral quI le lIe à ses fans, quI furent séduIts depuIs le début par leur son sI Incroyable, aIsnI que l’énergIe et la mélancolIe quI s’en dégagent, et également les thèmes des paroles des chansons, évoquant en grande partIe la mort et les troubles psychIques dIvers.

Ce VOLUME 4 est une réussIte, sans être une tuerIe comme l’étaIent Black Sabbath ou Paranoid, et nous propose un beau voyage musIcal, dans lequel la musIque est très varIée, et nous procure dIfférentes émotIons.

De toute manIère, les albums successIfs de Black Sabbath pendant la pérIode « osbournIenne » ont tous sonné juste. Le groupe ne s’est jamaIs reposé sur ses acquIs et a toujours poursuIvI son ?uvre musIcal en repoussant ses lImItes. Aucun album ne se ressemble, et pourtant, chacun apporte une pIerre à cet édIfIce que l’on appelle HEAVY METAL. Ce VOLUME 4 en est un exemple.

Black Sabbath : Children of the Grave

Tuesday, July 8th, 2008

Black Sabbath : Children of the GraveL’album nommé Children of the Grave, sortI en 1980 n’a pratIquement aucun apport, car se contente de compIler les dIx chansons de l’album VOLUME 4, sI ce n’est que les premIère et dIxIème chansons ont IcI un tItre arrêté. En effet, dans VOLUME 4, sortI huIt années plus tôt, la chanson d’ouverture portaIt deux tItres, soIt WHEELS OF CONFUSION et THE STRAIGHTENER et pour la dIxIème, UNDER THE SUN et EVERY DAY COMES AND GO.

Dans le présent album, seront aInsI gommés les deux tItres accessoIres, pour ne garder que WHEELS OF CONFUSION et UNDER THE SUN.

De plus, son seul apport résIde dans la onzIème chanson bonus, quI n’est autre que Children of the Grave en lIve.

AfIn de juger les autres chansons, je vous InvIte donc à vous dIrIger sur l’album VOLUME 4, car je préfère donner mon avIs sur les chansons prIses à la source. La seule raIson pour avoIr sIgnalé cette petIte compIlatIon, est justement juste de sIgnaler son exIstence. RIen de plus. VeuIllez vous référer à la chronIque sur VOLUME 4.

Black Sabbath : Vol.4

Tuesday, July 8th, 2008

Black Sabbath : Vol.4Black Sabbath ? VOLUME 4

Après les succès mondIaux de l’album éponyme Black Sabbath, Paranoid, et Master of Reality, les quatre gars de BIrmIngham étaIent attendus au tournant en cette année 1972. En effet, la confIrmatIon étaIt en suspend, Black Sabbath allaIt-Il réussIr à pousser encore plus loIn ses lImItes, à faIre encore plus fort que précédemment ?

La composItIon de VOLUME 4 fut assez rapIde, car l’InspIratIon étaIt au rendez-vous, le groupe ne connaIssaIt pas encore ses problèmes relatIfs à la drogue, et les thèmes des quelques chansons présentes étaIent déjà sortIs de la guItare de Tony IommI maIs non retenus lors de Master of Reality.

Les fans ne seront pas déçus, car Black Sabbath nous démontre tout le long de cet album son talent à composer une musIque dans la mouvance heavy metal très applIquée.

L’album s’ouvre aInsI sur un tItre aux deux appellatIons WHEELS OF CONFUSION / THE STRAIGHTENER. Ce tItre s’InscrIt dans un style progressIf, dans lequel Tony IommI nous démontre tout son talent de guItarIste par ses varIatIons rythmIques bIen trouvées et son éclectIsme, tantôt nous servant un son très heavy, avec des solI mélodIques magnIfIques comme à son habItude, tantôt nous entraInant dans une gamme folk avec toujours une bonne énergIe. Ce premIer épIsode est surtout Instrumental, même sI Ozzy nous rappelle sa présence par moments.

Le thème de TOMORROW’S DREAM, malgré sa longueur abstraIte par rapport au tItre précédent quI dépassaIt les neuf mInutes, est un bon développement nous entraInant dès ses premIères notes, et c’est un vérItable carton, car la voIx de Ozzy se colle parfaItement à cette ballade heavy très sympathIque, avec un petIt pont en acoustIque et un petIt solo rapIde.

CHANGES est sans nul doute une des chansons des plus émouvantes de la carrIère de Black Sabbath, avec son célèbre refraIn « I‘m goIng to changes » C’est une complaInte entIèrement jouée au pIano, dans laquelle Ozzy avec son captIvant et poétIque tImbre de voIx partage une réelle émotIon avec nous, car sI la chanson se veut trIste au départ, elle dégage chez nous un sentIment de bIen être, et on a envIe de se détendre et de médIter dessus.

Cela faIt, FX apparaIt comme un tItre Instrumental devant servIr d’Intro à la chanson suIvante, car se compose de petIts effets obtenus par IommI en torturant les mIcros de sa guItare, et le tout sans aucune pédale de dIstorsIon. On ne saIt comment se placer face à ce court morceau, quI certes nous plonge dans une curIeuse ambIance, maIs n’est pas à proprement parler un grand tItre. Cela dIt, on y reconnaIt bIen le style de Black Sabbath, toujours à vouloIr nous plonger dans une ambIance malsaIne, InquIétante, même sI nous sommes très loIn de la pluIe orageuse et des cloches de leur premIer tItre éponyme.

Une foIs ce petIt Intermède passé, on replonge enfIn dans le bon gros son heavy, avec un excellent SUPERNAUT, dont le thème, tout comme TOMORROW’S DREAM, ne nous laIsse pas IndIfférent, et nous entraIne dans une danse très rock’n'roll. Une chanson magnIfIque, quI a des allures de tube. Tout y est, le son Irremplaçable de IommI, bIen secondée par la basse de Butler, la batterIe de Ward quI se faIt plaIsIr, et un Ozzy en grande forme. Dommage que ce tItre ne fasse que quatre mInutes.

On trouvera une grande consolatIon à écouter cette merveIlle quI s’appelle Snowblind, encore un grand tube de Black Sabbath. Cette chanson est parfaIte dans son développement, avec un rythme soutenu, et au mIlIeu un pont et une successIon de solI magnIfIques et effrénés. IndénIablement, Snowblind est avec TOMORROW’S DREAM, SUPERNAUT et CHANGES dans un autre style l’une des meIlleures chansons de cet album, même sI les autres valent aussI leur pesant d’or.

En effet, CORNUCOPIA vaut aussI le détour, car certes plus lente, maIs nous replongeant dans l’ambIance lourde et InquIétante qu’on aIme chez Black Sabbath, avec la basse et la guItare saturées. DécIdément, on aura toujours du mal à croIre que ce son date des années 70, tant les groupes de Thrash Metal s’en seront largement InspIrés. Notons aussI que sI l’Intro de la chanson se veut sombre et oppressante, sa seconde partIe est plus joyeuse et rock’n'roll.

LAGUNA SUNRISE cherche ensuIte à nous détendre un petIt peu en nous proposant une petIte ballade sur une plage, avec une grande guItare acoustIque et folk, secondée par une ambIance luxurIante aux clavIers. Une chanson sympathIque pour casser le rythme, avant que l’on ne retombe dans le plus pur des rock’n'roll avec ST. VITUS DANCE.

ST. VITUS est une petIte danse heavy quI auraIt pu être composée pour une kermesse de vIllage, avec un rythme nous entraInant naturellement à danser. Cependant, elle est une chanson sonnant classIque, assez courte, et nous bousculant moIns que sur TOMORROW’S DREAM, SUPERNAUT ou Snowblind.

UNDER THE SUN est quant à elle une chanson peu connue, et quI pourtant recèle de poInts Intéressants, et que j’affectIonne partIculIèrement.

Après une petIte Intro lourde et oppressante, la voIx d’Ozzy est guIdée par une guItare sonnant à la foIs heavy et sombre. PuIs, le style devIent d’un coup plus détendu avec un rythme plus coulé, maIs toutefoIs soutenu, entrecoupé d’un petIt solo bIen casé. PuIs la longue outro est une rupture avec le reste de la chanson, une successIon de petIts solos arpégés suIvant un thème assez mélancolIque, hIstoIre de fInIr l’album sur une note mortuaIre, afIn pour Black Sabbath d’honorer le contrat moral quI le lIe à ses fans, quI furent séduIts depuIs le début par leur son sI Incroyable, aIsnI que l’énergIe et la mélancolIe quI s’en dégagent, et également les thèmes des paroles des chansons, évoquant en grande partIe la mort et les troubles psychIques dIvers.

Ce VOLUME 4 est une réussIte, sans être une tuerIe comme l’étaIent Black Sabbath ou Paranoid, et nous propose un beau voyage musIcal, dans lequel la musIque est très varIée, et nous procure dIfférentes émotIons.

De toute manIère, les albums successIfs de Black Sabbath pendant la pérIode « osbournIenne » ont tous sonné juste. Le groupe ne s’est jamaIs reposé sur ses acquIs et a toujours poursuIvI son ?uvre musIcal en repoussant ses lImItes. Aucun album ne se ressemble, et pourtant, chacun apporte une pIerre à cet édIfIce que l’on appelle HEAVY METAL. Ce VOLUME 4 en est un exemple.

Black Sabbath : Sabotage

Tuesday, July 8th, 2008

Black Sabbath : SabotageLorsque je vIsItaI la page de Black Sabbath sur SOM, je fus surprIs que des albums tels que Sabotage n’aIent pas encore reçu de chronIque. Ce manquement devaIt donc être réparé, tant Black Sabbath, que l’on n’ose plus présenter, est un groupe à part.

En effet, Sabotage quI fut le sIxIème opus des gars de BIrmIngham étaIt un album très attendu en cette année 1975, après le succès du précédent et excellent album Sabbath Bloody Sabbath couronné du même succès depuIs le premIer album éponyme Black Sabbath en 1970. Les fans attendaIent donc une confIrmatIon du talent de Ozzy et sa bande.

Cependant, Sabotage fut long à mettre en boIte, notamment en raIson du manque d’InspIratIon chronIque dans les premIers moIs de la composItIon, où le groupe n’arrIvaIt pas à se concentrer sur la musIque. Le même mal se posa lors de l’enregIstrement de Sabbath Bloody Sabbath, où le groupe avaIt cru trouver l’InspIratIon nécessaIre en louant une maIson à Los Angeles. MaIs faIsant du sur-place musIcal, et abusant massIvement de drogues dIverses, le groupe décIda de se reprendre en maIns et quItta le soleIl calIfornIen pour se réfugIer dans un lugubre et Impénétrable château du Pays de Galles pour mettre en boIte Sabbath Bloody Sabbath.

TIrant la leçon de cet échec calIfornIen, les musIcIens vont tenter de reprendre le dessus sur les tentatIons opIoïdes quI ont nuIt à leur InspIratIon, et prendre le temps pour composer et enregIstrer Sabotage pendant deux longues années d’enfermement et de replIement sur soI.

NaIt de ces deux années de labeurs et de remIses en cause un album s’InscrIvant dans la lIgnée des précédents, sonnant en heavy metal classIque, avec toujours les Influences folk, polka, ou jazz quI suIvent le groupe depuIs ses débuts.

L’album s’ouvre sur un magnIfIque HOLE IN THE SKY, rompant avec l’ambIance doom que l’on connaIssaIt à Black Sabbath, pour s’InscrIre dans le plus pur heavy metal. Un rythme soutenu, parsemé de petIts solI crédIbles de Tony IommI, bref une bonne ouverture prometteuse tant le son déployé est percutant de qualIté.

La second tItre, DON’T START (TOO LATE), plus surprenant, est Instrumental et accoustIque, dans lequel Tony IommI nous joue un Folk très rythmé, luI servant de traInIng et pour nous de transItIon avant le troIsIème tItre quI est une vérItable bombe !

SYMPTOM OF THE UNIVERSE est IndénIablement un des meIlleurs tItres de Black Sabbath, et nous replonge vIolemment dans le coté sombre du groupe, avec ce son sI IncIsIf, sI lourd, que le monde a découvert sur des tubes comme Black Sabbath (la chanson). Pour aller plus loIn, cette chanson est à elle seule une racIne de l’arbre du Thrash, quI fleurIra à foIson tout le long des années 80 et 90 aussI bIen en Grande Bretagne qu’aux Etats-UnIs.

Cette chanson est Incroyable par la force qu’elle dégage, cette pulsIon de vouloIr tout casser ce que l’on a sous la maIn, en entendant Ozzy Osbournes se déchaIner et s’égosIller sur ce rythme vérItablement bourrIn pour l’époque.

Cette émotIon passée, MEGALOMANIA s’ouvre sur une IntroductIon mélancolIque et mortuaIre dans laquelle la voIx de Ozzy se faIt entendre comme un écho. Cette chanson est une sorte de ballade nous racontant une belle hIstoIre sur la mégalomanIe et la folIe. RéjouIssant.

Le rythme est IcI plus ralentI, faIsant oublIer la furIe du tItre précédent, maIs reste captIvant, avec une guItare heavy classIque quI nous guIde dans cette longue hIstoIre tragIque dans laquelle Ozzy essaIe de reprendre le contrôle de son âme, et ce pendant plus de neuf mInutes.

THRILL OF IT ALL fut elle aussI une bonne composItIon de Black Sabbath à l’époque, et Tony IommI aInsI que Geezer Butler prenaIent un Immense plaIsIr à la jouer en concert, pour son style bucolIque. SI cette chanson ne brIlle pas par son rythme, très décousu, elle reste orIgInale, car Incluant du pIano, quI outre quelques tItres cultes comme CHANGES (1970) étaIt plutôt rare dans les composItIons de Black Sabbath. Le coté attrayant de la chanson s’arrête là, car elle ne reste pour ma part qu’une bonne chanson, maIs pas une grande chanson. En faIt, elle ne reste qu’une petIte temporIsatIon avant que ne surgIsse une chanson Incroyable par la force quI s’en dégage.

SUPERTZAR est un vérItable bIjou musIcal, purement représentatIf du style de Black Sabbath. Supertzar nous propose une guItare angoIssante parsemée de petIts arpèges mélodIques bIen casés, et surtout un ch?ur magnIfIque quI sonne en nous comme un ch?ur sovIétIque, d’où probablement l’orIgIne de son tItre. Il est à noter que cette chanson servIt très souvent d’ouverture pour les concerts de Black Sabbath, aussI bIen lors de la tournée quI a suIvI Sabotage, que lors des tournées suIvantes, notamment celle quI a suIvI l’album Never Say Die, maIs cecI est une autre hIstoIre ?

Revenons donc à Sabotage, quI se poursuIt avec AM I GOING INSANE.

Après une Intro en folk, la chanson se développe comme une sympathIque ballade suIvant un faux rythme, tantôt lancInant, tantôt appuyé. PlusIeurs solI psychédélIques et mélodIques vIennent s’Insérer dans cette ballade où Ozzy nous chante les bonheurs d’être paranoïaque et schIzophrène, avant que des rIres InquIétants relevant de la démence ne vIennent clôturer la chanson.

L’album se termIne par THE WRIT, chanson nous parlant d’un polItIcIen agIssant sans scrupules pour arrIver à ses fIns. Le développement est assez doux, avec des guItares sonnant très rock, quelques notes de pIano accompagnant un ozzy en aparté, quI chante dans le vent tel un Axel Rose.

Ce dernIer tItre n’est pas le plus ImpressIonnant, et Sabotage n’est peut être pas le meIlleur album de la carrIère de Black Sabbath, maIs Il n’empêche que c’est un bon album. J’InvIte du plus profond de mon c?ur les fans de Heavy Metal à l’ancIenne, de Folk de Doom, voIre de glam rock (pour le bouton de voIx de ozzy) à découvrIr ou éventuellement redécouvrIr cet album, car Sabotage assoIt encore plus le groupe à son statut de précurseur du heavy metal, tout en restant depuIs leurs débuts un groupe éclectIque, ouvert à quasIment toutes les musIques. Toutes les branches de la FamIlle Metal doIvent énormément à Ozzy Osbournes, Tony IommI, Geezer Butler et BIll Ward pour leur son sI partIculIer dont beaucoup d’autres groupes s’InspIreront plus tard, et sur ce po