Chroniques de Julien

Toute l'actualité metal par Julien

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Eyehategod : Preaching the End-Time Message

Eyehategod : Preaching the End-Time MessageQuelle fausse joie que la sortie de cette nouvelle compilation de Eyehategod. Enfin fausse joie façon de parler car il est toujours plaisant d’avoir du nouveau matériel a se mettre sous la dent mais c’est vrai que depuis Confederacy Of Ruined Lives en 2000 il n’y a pas eu de nouvel album dans les bacs. C’est donc avec un plaisir non dissimulé que je mettais lancer dans l’écoute de cette galette qui présente pas moins de trois nouvelles compos (certes à l’états de démos) mais qui devraient figurer sur le nouvel opus du groupe (prévu en cette année 2010, soit 5 ans plus tard). Il faut quand même préciser qu’entre prison pour les uns, Down pour d’autre et la création de tout un tas de nouveaux projets (Outlaw Order en tête), Eyehategos n’a vraiment pas été épargné. Du coup ce Preaching the End-Time Message arrive comme le messie qui nous sauvera des pensés pures et bien pensantes. NOLA RULES

Au menu donc de cette troisième compilation, des titres émanant de différents split, du Live relativement récent et trois nouveautés qui n’inspire qu’un avenir putride a tous nos congénères. Le premier titre de cette galette « Amphetamine » est une version dite alternative de celle préexistant et datant de 1993. Certes il faut avoir le compilation Cry Now, Cry Later vol 1 et c’est pas chose facile mais bon. « Serving Time In The Middle Of Nowhere » fait partie de la BO du film Gummo. Et oui la musique d’EHG a servi pour un film et autant vous dire que ce film est un grand n’importe quoi a l’image de musique. C’est crade, sans moralité et le scénario a du être pondu par un mec imbibé au mauvais bourbon. En somme un régal. La « Sabbath Jam » est un régal et montre a quel point les mecs en ont sous les doigts malgré une désinvolture caractéristique. « Hand Of Doom » est tout simplement suintant, groovy a mort et marqué au fer rouge par l’empreinte sale d’EHG. Le son y est assez rond ce qui est étonnant a vu de la façon d’enregistrer, mais bon il fallait réussir à se procurer In These Black Days A Tribute To Black Sabbath vol 1, fameux split avec Anal Cunt de 97 pour l’entendre, voici la chose simplifié avec cette compilation.

« Age of Bootcamp » nous sort enfin des années 90 avec un split plus récent datant de 2002 avec Soilent Green. Que dire si ce n’est qu’il un visage tout aussi poisseux et nauséabond que ces frères du siècle précédent. L’aventure spatiotemporelle continue avec cette fois un autre titre issu d’un split encore plus récent avec Cripple Bastard. La finesse est de mise avec « I Am The Gestapo ». En gros c’est un coup de bambou sur nos petites têtes.

Le plus réjouissant vient ensuite avec le Live et les nouvelles démos. Il faut dire que les deux titres enregistrés au pays du soleil levant font partis des meilleurs du compos du groupe. « Jackass In The Will Of God » et « Revolution / Revelation ». Bon les propos du révérend Mike sont toujours remplis de bourbon et vomissements mais en Live l’intensité est décuplée et c’est un véritable rouleau compresseur. LE son de mister Bower est colossal et brise la nuque de ces pauvres japonais (et le notre par la même occasion). Le son y est bien meilleur que sur 10 years of abuse mais ce n’était pas dur a faire.

Il ne reste plus que les trois titres en version démo que la légende veut enregistrer le même jour a l’arrache. Le son va dans ce sens avec des guitares baveuses, une batterie cradingue et un chant typiquement Williams. Du Eyehategod pur jus quoi. « International Narcotic » et « Turn Troubled Tables ». Le second est particulièrement bluesy en adéquation parfaite avec ce que l’on avait pu entendre sue Confederacy Of Ruined Lives. Juste un pur moment ou le monde s’arrête de tourner pour nous laisser le temps de vomir avant de repartir pour un tour. « 36 Beers And A Ball Of String » ressemble plus a un four tout sans queue ni tête. Effet voulu ou non il faudra attendre la version définitive pour juger.

Cela fait déjà 5 ans que le groupe nous fait patienter avec cette compilation et il serait temps de s’y mettre. Reste que ce Preaching the End-Time Message est un excellent disque qui ravira tous les fans du groupe qui se languissent en attendant la finalisation des titres en version démos. Vivement la suite !!!!!

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Eyehategod : 10 Years of Abuse (and Still Broke)

Eyehategod : 10 Years of Abuse (and Still Broke)Je ne vois pas comment l’on pourrait mieux définir la vie des membres d’Eyehategod en 2001 : 10 Years of Abuse (and Still Broke). La pochette est de toute évidence représentative de l’état physique et mental du groupe. Le bon Jim est complètement défoncé et il rigole tout seul avec un air niais. Révérend Mike est obligé de tenir son micro sinon il va tomber. Brian dort sur sa gratte bref il ne devait pas y avoir beaucoup de soda dans leurs gobelets. Tout cela pour dire que si vous trouviez que le son de In the Name of Suffering était trop policé, trop travaillé, pas de problème cette compilation de plusieurs époques est là pour vous. Crade, très crade, très très crade, limite insupportable voici Eyehategod en Live !!!!!!

Ce disque se décompose tel un cadavre dans un marais en trois actes très distincts. Le premier et non des moindre à cette époque la fameuse démo de In the Name of Suffering (et oui a cette époque il n’y avait pas encore les remasters). Mes oreilles s’en souviennent encore de ce premier larsens qui me claqua la tête tel une bouteille de bourbon sur le crâne. Hyper aigue, vicieux, aucune personne normalement constituée ne pourrait résister à une telle déflagration. Eyehategod s’en tape et c’est à coup de sample baveux et provocant qu’ils continuent leur chemin boueux. Croupissant, nauséabond voila des termes qui collent à la peau décharnée de ces titres datant de 1990. Même « Depress » qui se veut être un titre plus groovy fini dans une marre de vomi tant le son de la basse est purulent. Notre révérend a toute les peines du monde à tenir debout et cela s’entend clairement ou pas car il arrive fréquemment qu’il disparaisse dans la mélange sonore de cette démo. Avec tous ces éléments on comprend mieux comment le groupe a su trouver un super deal avec Century Media…..

Les deux autres parties sont de loin les plus intéressantes. Enfin les plus audibles. Euh non les plus en place, non….. Bref c’est les plus intéressantes. Lassé de nous offrir du son made in Nola, le groupe rempli son van de matos et part à la conquête du monde civilisé. En soit c’est une bonne idée mais dans la pratique ce n’est pas sûr. Eh oui qui dit nouveaux lieux, dit nouveaux alcools, nouvelles drogues et donc une multitude de raisons de ne pas rester clean. Du coup le rendu est encore, mais encore plus brut de décoffrage. Pour être honnête de groupe pourrait ouvrir une boulangerie tant il y a de pains en Live. Malgré tout, la set list combinée des deux périodes (94 et 00) retrace avec brio la carrière d’Eyehategod. Ils sont tous la « Depress », « Sister fucker (pt 1 et 2) », « Children of god » et j’en passe. On pourrait même dire qu’il s’agit d’un « best of » prédigéré, digéré et revomi. Car si l’interprétation laisse franchement à désirer, on ne peut pas en dire autant du ressenti. La grosse baffe que l’on se prend est bien plus introspective que prévue. Le Révérend nous sonde tous un par un avec son haleine éthylique et l’intensité produite par des interprétations Live débridées fait que l’on peut se sentir différent après l’écoute. Ca se balance des vannes, c’est irrespectueux vis-à-vis de l’audience mais c’est ça Eyehategod. Bower and Co, ne sont pas la pour faire joli, balancer leur set et se casser. Ils vivent chaque instant sur scène comme si c’était le dernier en nous donnant tout jusqu’à la dernière goutte de bile.

Une expérience transcendante qui marque le point culminant de la carrière du groupe. Tout est là, sous vos pieds, dans la fange une expression sans limite aucune de ce qu’est la vision de notre monde par le révérend et ses adeptes. S’il ne devait en rester qu’un, ça serait ce 10 Years of Abuse (and Still Broke).

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Fu Manchu : Sign of Infinite Power

Fu Manchu : Sign of Infinite PowerCette chronique pourrait avoir comme simple résumé : « A l’ouest rien de nouveau !!!!! ». Rien de nouveau certes mais une vraie constance dans la qualité. Si le début des années 2000 avait marqué le pas (il faut dire que le line up n’était pas un modèle de stabilité), We Must Obey avait remis les choses à leur place et Sign of Infinite Power continue dans cette voie. Toute tracée mais au moins on sait ce que l’on achète, on sait où l’on va. Bref on sait déjà tout mais ca reste bon quand même.

Les aficionados comme moi vont adorer cet album et ceux qui vont découvrir Fu Manchu avec cette galette auront un excellent aperçu de la musique du groupe. Quant aux réfractaires, ils pourront quant à eux s’en donner à cœur joie. Eh oui le son est toujours aussi garage, gorgé de fuzz (on dira même a outrance) et de soleil californien. Il y a toujours des histoires de nana, de picole, de skate, de substances illicites. Et alors ?????

Il m’est bien difficile de trouver un argument choc pour vous dire a quel point ce disque est agréable. Difficile car les arguments sont semblables à ceux évoqués dans ma chroniques de We Must Obey. On retrouve un groove imparable (« Eyes X10 »), un côté débridé mode punk rebel (« El Busta »), un penchant 70’s a mort (« Take It Away »). Bref du Fu Manchu pur jus. Tout ca pour ça mais seulement car outre le manque évidement d’originalité, le groupe nous propose plus que de la musique, il nous propose un vrai bon moment de stoner pachydermique ou une impression d’insolation permanente transpire. Prenons le titre éponyme par exemple. Rien de bien neuf mais basé sur un riff de guitare ultra efficace, il ne démérite pas. Ca groove, ça envoie du gras, ça fait voyager…. De plus on retrouve des breaks hyper lents en lourds. Fu Manchu excelle dans ce registre, et accordé avec un son bien crade cela nous donne des titres comme « Bionic Astronautics ». Le passage doom de ce dernier est vraiment excellent. Il y a quand même des moments un peu too much comme « Webfoot Witch Hat ». Le titre est longuet et passe assez mal le cap de la deuxième écoute. Même son solo plutôt bien senti ne change pas la donne. Même remarque pour le vraiment très moyen « Against the Ground ». Sur presque 40 minutes seulement 2 titres de vraiment pénible ça reste honorable.

Comme souvent la pochette est très moche mais c’est le détail dont on se fout complètement….

Fu Manchu 2009 nous ressert donc une bonne grosse louche bien grasse de son excellent Stoner. Il faut quand même reconnaître que les pionniers du genre sont presque tous enterrés alors partons tous dans le désert à la recherche de sensations étranges. Fu Manchu fait du Stoner mais surtout ils le font toujours aussi bien quand bien même l’originalité ne serait pas au rendez-vous.

Un excellent disque pour les fans !!!!!!

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Hatebreed : For the Lions

Hatebreed : For the LionsEn attendant la sortie de leur prochain album, Hatebreed nous avait offert un live tonitruant et alors que l’on attendait le dit nouvel album, nous voilà avec un disque de 18 reprises. Mouais, il faudra que l’on me dise l’intérêt d’un tel disque alors que cela fait plus de trois ans que nous attendons d’avoir du nouveau son à nous mettre dans les oreilles. Bref, ne partons pas défaitistes, il se pourrait qu’il y ait de bonnes surprises. Juste comme ça et c’est purement gratuit mais pourquoi avoir encore et toujours la même pochette ? Stratégie ou flemme ?

Je retourne donc le disque et je regarde ce qu’il y a de beau au menu. Slayer, Suicidal Tendencies, Metallica, Sepultura mais aussi Crowbar, Black Flag ou encore Madball. OK, OK ils ont tapé dans du méga lourd et il va falloir assurer car aucun de ces titres ne leur fera de cadeau. La sentence risque d’être très lourde en cas d’échec.
Le titre issu de South of Heaven ouvre la marche et première surprise, ça fonctionne plutôt pas mal. Hatebreed a eu raison d’en faire un clip. Jamey Jasta nous propose quelque chose de neuf et ça envoie bien le boulet. Idem pour « Suicidal Maniac » qui se voit offrir un nouvel écrin. Pour le moment, un vent de fraîcheur souffle sur l’album et c’est tant mieux. Etonnant choix pour le titre de Metallica puisqu’ils reprennent « Escape » (qui en son temps était le titre que Cliff Burton appréciait le moins). Là encore la réinterprétation est excellente. Je commence à croire que ce disque même s’il n’apporte pas de nouveaux titres s’avère être assez agréable. On reste toujours dans le début des années 80 avec des titres des précurseurs, des pères du hardcore. Que ce soit le titre de Madball, des Black Flag ou même d’Agnostic Front, on en prend plein les dents. Ca n’a pas pris une ride et les versions 2009 sont vraiment nerveuses à souhait. En y repensant c’est vrai que tous ces groupes étaient en avance sur leur temps. Evidemment la liste des pionniers n’est pas exhaustive, il y a du Sick Of It All, du Bad Brains, du Negativ Approach, bref que du méga lourd tous plus fous les uns que les autres.
On retrouve également d’autres gros groupes de veines différentes. Je ne l’ai pas cité avant mais l’on retrouve un cover de Sepultura. Et ce n’est pas un « petit » titre qu’ils reprennent c’est le classique de chez classique « Refuse/Resist ». Comme pour Slayer ou les Mets, cette nouvelle version cartonne. Puissante et fraîche. Pour faire plaisir à son pote Kirk Windstein, Jamey et ses potes nous claquent un petit titre de Crowbar, « All I Had I Gave ». Ce titre fait d’ailleurs du bien dans cette furie frénétique même si c’est probablement le titre le plus copier/coller de la galette. Lent et lourd il calme le jeu avant de repartir de plus belle. Dernier titre assez inattendu, « I’m In Pain » d’Obituary. Un peu de death dans ce monde de brutes ça repose non ?
Un dernier mot pour dire que évidemment le son est méga puissant et précis, c’est le son Hatebreed, mais de ce côté-là je ne me faisais pas trop de bile.

Au final un disque de reprises de très bonne facture qui nous permet une immersion totale dans les influences du groupe. Après, à savoir si ce disque est un indispensable, je n’irais pas jusque là. A conseiller en premier lieu aux fans hardcore (quelle blague) du groupe et à tout ceux qui veulent découvrir les origines du mouvement !

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Motörhead : Motörizer

Motörhead : MotörizerMotörhead, c’est la classe à l’état pur. Sans jamais avoir changé sa façon de faire, Lemmy et sa bande ont su rester les mêmes et cela depuis presque 30 ans. Il ne faut donc pas attendre de la nouveauté ni même de l’originalité dans ce nouvel opus. Ce ne sera qu’un pur disque de rock’n roll à la sauce Motörhead mais on aime tous tellement ça que la seule chose que l’on a envie de dire c’est un grand merci.

C’est vrai, pourquoi essayer de changer d’un iota une formule qui a fait ses preuves et qui est aussi jouissive ? C’est donc un album avec du riff gras, un son énorme qui parle de guerre et de gonzesses. Avec une petite mousse, c’est le paradis sur Terre non ?

Dès l’entame de “Runaround Man”, on sait que l’on ne va pas être trahi. Le titre sait ce qu’il doit faire, le coup le tête se met en marche instinctivement et c’est parti pour un petit headbanging en règle. Refrain facile à mémoriser, riff accrocheur, tout est là. Cette merveilleuse règle s’appliquera à tous les titres de ce Motörizer. Le second titre sera l’exemple le plus marquant de cette règle.

On retrouve également le titre à la Ace of Spades. Là encore, c’est l’une des formules magiques de notre bon Lemmy. Certes “Rock out” sent donc le réchauffé mais on s’en cogne, ce titre avoine et c’est tout ce que l’on demande à un titre de Motörhead. Chaque titre a le potentiel pour être un classique du groupe. Que se soit “Buried ALive“, qui aurait pu apparaître sur n’importe lequel des albums du groupe ou le plus recherché “When the Eagle Screams”, rien ne laisse présager une baisse de régime. Combien de groupes peuvent prétendre à cela ? Pas beaucoup …

Les titres plus bluesy crasseux sont bien présents aussi avec l’étendard “Back on the Chain”. Quel groove mes amis ! Le retour définitif aux choses sérieuses se fait donc avec “The Thousand Names of God“. Hymne fédérateur au possible, ce titre montre une émotion radicale et encore une fois sans la moindre concession. Oh Monsieur Lemmy siouplait !!!!!

Le son est largement à la hauteur comme d’habitude. Lemmy occupe un maximum d’espace sonore avec sa basse. Phil colmate les quelques fissures avec sa guitare et nous agrémente de quelques soli dont lui seul a la formule. Et que dire du frappeur Mikkey Dee, si ce n’est qu’il a des bras en acier. Sa performance sur “Back on the Chain” est vraiment classe.

Rien de bien neuf, mais rien que du bon aussi. Ce nouvel album ne fait qu’enfoncer encore un peu plus le clou de la légende de Lemmy. Les amateurs adoreront, les autres respecteront ce groupe qui a fait du rock’n roll un cheval de bataille depuis plus de 30 ans.

Respect et on bouge la tête !!!!!!!

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Architects : Ruin

Architects : RuinArchitects c’est la nouvel coqueluche d’outre Manche. Il y a du riff metalcoreux, de la mèche et tout ce qui fait bien avec. Derrière cette description peu reluisante a mon goût se cache en faite un vrai bon groupe qui a su faire plus que du metalcore classique. Au final ce disque ravira les fans blasés par une déferlantes insipides de groupes tous plus semblables les uns que les autres et pourrait même séduire un publique plus large que prévu.

Il ne faut pas mentir, ce Ruin reste un disque de metalcore avec ses bons et ses mauvais cotés. On y retrouve des parties typiques au niveau des rythmiques, des parties ça avoinent comme il faut enfin jusqu’à la du classique. La grosse différence venant de certaines prises de risque notamment venant de Dan, le batteur. Nous ne sommes pas à l’abris de nous prendre un blast plus death qui dans ce contexte modifie considérablement le rendu final. Le coté hardcore se retrouve lui aussi mis plus en avant. Il y a du Hatebreed la dedans et ça castagne exactement de la manière dont il faut. Prenez l’excellent « I Can’t See The Light ». Les fameuses accélérations se font bien sentir la tête ne manquera pas de suivre. A cela s’ajoute un petit peu de mathcore, on secoue et voilà donc un disque au final riche et en aucun cas linéaire. Qui peut se venter d’avoir accouché d’un disque diversifié, punchy et même parfois plus cool afin de nous laisser un peu de répit. Pas beaucoup de groupe du genre, nous sommes bien d’accord

Cette diversité tient probablement grâce a la technique impeccable du groupe. Il faut avoir un bras costaux pour tenir ce rythme et ces variations perpétuels. Vraiment pas mal du tout.

Etant donné que ce disque fait un peu date (2007), Century Media nous l’offre dans un tout nouvel écrin comprenant des petits bonus. 1 titre supplémentaire + des clips et un reportage assez sympa. Rien a redire….

Comme d’hab dans ce genre de musique, le son bastonne sévère. Gros son de rigueur avec toutes les subtilités qui vont avec.

Au final un disque moins prévisible que prévu et surtout varié. Si vous êtes fans du genre et que vous n’aviez pas fait l’acquisition de Ruin en 2007, faites le en 2008 avec les petits bonus qui font bien. On comprend mieux pourquoi le groupe a vendu des caisses d’albums en Angleterre. A suivre……

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Black Label Society : Mafia

Black Label Society : MafiaAprès un Hangover Music Vol. VI vraiment pas terrible, notre guitariste préféré avait beaucoup a se faire pardonner. En effet il se devait de revenir dans le droit chemin de l’harmonique sifflée triomphante et du gros riff bien grassouillet qui tache la nappe même en restant dans l’assiette. Ca c’est ce que l’on attend de Black Label Society pas un disque de balades plus soporifiques les unes que les autres. Vas y Zakk envoie la sauce.

D’emblé « Fire It Up » nous pose dans une atmosphère familière. Le riff y est donc bien gras, ça siffle a tout va et la tête se remet a bouger toute seule, sommes nous sauvés ? Oui et non car il va y avoir a boire et à manger dans ce Mafia. A boire car nous retrouvons des titres typique BLS mais à manger car pour la première fois (hormis Hangover Music Vol. VI qui n’est pas vraiment un album de BLS pour moi, il devrait être ranger avec Book Of Shadows dans la partie « solo » de Zakk wylde) on s’ennuie devant un certain manque d’originalité, pire de mauvais goût.

En revanche lorsque Zakky décide d’envoyer le boulet, ça fait du bien aux oreilles. Que se soit « What’s In You » ou le culte « Suicide Messiah », on se délecte. Pour ce dernier le refrain est très accrocheur et le riff rageur. Il fait mouche à chaque fois en live et même si album ça le fait. Il y a également deux autres petite perles, la balade a la mémoire de Dime « In This River » qui par son coté sentimental ne que toucher et l’excellente instrumentale « Dr Octavia ». Reste une dernière chose de très positive, « Forever Down » qui commence tranquillement avant de nous envoyer une bonne grosse claque.

Alors oui il y des bons titres sur cet album mais l’on y trouve aussi des titres vraiment moyens qui n’auraient clairement pas trouvés leur place sur The Blessed Hellride. Je ne vais pas en faire la liste exhaustive puisqu’il s’agit de tous les autres. Notre gros Zakk nous avais habitué a mieux, mais il y a quand même du bon dans Mafia, point d’animosité nous sortons de Hangover Music Vol. VI.

Le second point négatif (et pas des moindres a mon avis), c’est le chant qui est vraiment pénible. Autant par le passé ça allait, autant la c’est carton rouge. Trop aigu, trop souvent doublé sur différent octave, trop Ozzy tout simplement. Honnêtement ce manque de discernement est très dommageable. Lorsque l’on voit ces titres en live, nous avons l’impression de redécouvrir les titres. Comme quoi la production fait parfois beaucoup. Vraiment décevant sur ce point car sinon l’on y retrouve notre petit son habituel, celui fait peur aux mamies et fait trembler les murs.

Content de revoir notre Zakky en Forme, dommage que certains titres et surtout certains choix soient hasardeux, mais au final on se laisse emporté par la magie. J’avoue que ce disque était, malgré certains points négatifs évoqués, arrivé comme le messie tant ma crainte d’avoir perdu BLS était grande. Mitigé mais soulagé quand même

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Black Sabbath : Past Lives

Black Sabbath : Past LivesSI Il ne devaIt rester qu’une seule chose de Black Sabbath, un seul « album » sur les presque 40 ans de carrIère du groupe, ça seraIt ce Past Lives. PourquoI ? Pour la sImple et bonne raIson que le groupe nous lIvre IcI une prestatIon anthologIque avec un Ozzy pas encore carbonIsé et des musIcIens au top de leur forme. En comparaIson du Reunion Tour de 99, c’est vraIment autre chose, tout y est plus roots.

Et pour cause car l’hIstoIre de la premIère galette est assez drôle. En effet Il s’agIt en réalIté de Live at Last précédemment sortI en 1980. 1980 maIs a cette époque Ozzy avaIt déjà été vIré et on le retrouve quand même au chant. L’explIcatIon est toute sImple. Ce dIsque est donc sortI prêt de 6 ans après son enregIstrement et ce sans l’accord du groupe. Autant dIre que DIo n’avaIt vraIment pas apprécIé la sortIe de cet album. C’est donc pour cela que le son et la prestatIon sont génIaux. Il n’y a pas eu de retouches InutIles des paIns éventuels ou encore un censure quelconque. C’est du Black Sabbath brut de décoffrage avec ses grandes qualItés et ses petIts défauts. Car même sI le son peut être qualIfIé de « moyen », je le trouve au contraIre volontaIre et reflétant parfaItement ce que pouvaIt donner le groupe a cette époque. D’autant qu’a cette époque Ozzy étaIt encore en état de bouger autrement qu’accroché à Zakk Wylde. Du coup Il passe son temps a arguer le publIc avec son fameux « We love you all » (et ouI déjà à l’époque). Surprenant aussI la vélocIté du trIo d’InstrumentIstes. EnfIn surprenant pas vraIment maIs le tempo est relevé et le groove dégagé par Ward et Geezer est ImpressIonnant. Chaque note de basse sonne excellemment bIen et sonnent même mIeux qu’en studIo. Déjà à l’époque l’annonce de « War PIgs » faIt des émules. Le publIc fInalement assez audIble et bruyant ne boude pas son plaIsIr. Reste donc noter gaucher magIque, TonI IommI. Même sI certaIn passage sont un peu légers, sa présence rayonne de par sa classe. La preuve en est les presque 19 mInutes de « WIcked World ». L’ensemble des ses solI sur ce tItre sont majestueux, tout semble facIle et l’on se régale au son de sa SG mythIque. FInal classIque avec le tube planétaIre « Paranoid » quI fInIra de mettre tout le monde d’accord

VoIlà maIs sI ce dIsque prévaut sur le Live at Last c’est qu’Il possède une seconde galette pas pIquée des verres. Cette galette contIent deux sources : le concert de 1975 au ConventIon Hall (« Hole In The Sky », « Symptom Of The UnIverse » et surtout « MegalomanIa ») et l’ENORME concert de 1970 à L’OlympIa (tout les autres tItres). Je dIs énorme car j’avaIs depuIs bIen longtemps la vIdéo et de le retrouver sur CD est une excellente nouvelle. D’autant que pour le coup, de retrouve les 9 mInutes de « MegalomanIa » en lIve est un vraI bonheur. Il est vraI que la aussI le son est un peu roots maIs quel vIsta, quel maîtrIse. Pour les tItres tIrés du concert de l’OlympIa, le jeune Ozzy faIt preuve d’une hargne sans lImIte. Rarement « Iron Man » n’aura été aussI bIen Interprété (je parle offIcIellement, Il le faIt aussI très bIen sur pleIn de boots). Le coup de grosse caIsse de Ward, même sI le son est un peu étrange martèle la tête et arrange parfaItement bIen le publIque. Dommage que nous n’ayons pas eu un petIt « Planet Caravan » enfIn bref tout ça pour dIre que ce concert longtemps dIsponIble en pIrate sort enfIn offIcIellement.

On aura beau dIre maIs cette formatIon orIgInal de Black Sabbath étaIt unIque et personne (hormIs Led Zep) n’arrIvaIt à la chevIlle du quatuor Ozzy / IommI / Ward / Butler. Un objet de culte qu’Il faut vénérer, qu’Il faut écouter, écouter et encore écouter.

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Acid King : III

Acid King : IIIPutain 6 ans. Il aura fallu attendre 6 ans avant de voir enfin le successeur de l’excellent Busse Woods. Ca fait long mais en même temps il s’en est passé des choses dans la vie d’Acid King. En effet leur précédent label a fait faillite et comme deux des trois membres travaillaient pour ce dit label et bien ce n’était pas simple. Reste que ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort, donc c’est gonflé a bloc que Lori, Guy et Joey reviennent. III c’est le nom de cette petite bombe qui risque bien de tout détruire sur son passage.

On va commencer par THE mauvaise nouvelle. Guy est parti à la suite de la sortie de cet album. Dommage c’était la french touch du groupe. Reste qu’il est bien présent sur la galette donc nous allons nous concentrer sur le disque.

Autant dire que ce disque est tel un rouleau compresseur. Les riffs sortant tout droit de la tête pensante du groupe sont colossaux. A l’instar d’un Kurt Cobain, Lori ne cherche pas la virtuosité (et elle ne pourrait probablement pas se le permettre) mais elle a le don de l’écriture. Ses riffs sont pesants, parfois dissonants, ultra lents mais toujours d’un groove inégalable. Et il en faut du groove pour pouvoir tenir sur la durée. Prenez par exemple « War Of The Mind » dont les 12 minutes passent comme une lettre à la poste car ça groove. L’accordage a beau est ultra bas, le son ultra sale, rien y fait la magie opère. Il faut dire que son compère Joey est un vrai tueur. Dans se méandre de lourdeur il arrive a faire ressortir son jeu de batterie en martyrisant cymbales et caisse clair. Chacune de ses frappes est un régale pour nous simple mortel qui ne trouverions jamais de tels riffs. Je parlais de méandre, et ce n’est pas une image éhontée. Lori fait rugir sa magnifique Les Paul avec férocité. Chaque coup de médiator provoque un vrombissement qui ferait vibré un stade. Elle est aidé dans cette entreprise par Guy Pinhas qui est malheureusement parfois sous exploité (mais c’est quand même pour faire le difficile). Dans cette configuration il aurait fallu que le bassiste prenne plus de lead mais en tout cas il se fait entendre. Enfin c’est comme ça que je vois les choses en tant que bassiste mais au final le plus important n’est-il pas de se prendre une grosse rasade. C’est bien le cas ici c’est un bon gros parpaing qui nous tombe sur le coin de la tête.

Le plus surprenant dans III, c’est que Lori est mis sa voix aussi en arrière par rapport aux instruments, ce qui n’était pas le cas précédemment. Mais le résultat est bluffant car son chant vient plus comme une complainte lointaine qui nous interpelle par moment. Le reste du temps le chant se mélange (mais ne se noie pas) au reste de la musique ce qui donne une réelle densité à l’ensemble. Une musique bien lourde avec un chant limite fantomatique, voilà comment nous pourrions définir III

Outre cette nouveauté, on peut également dire que ce III possède le meilleur son que le groupe n’est jamais eu. Un grand bravo !!!!!!

J’espère que le groupe n’attendra pas encore 6 ans avant de nous offrir une nouvelle offrande car ça risque d’être long. Un disque excellent, le meilleur du groupe (à mon avis) avec un sus une pochette que j’adore et totalement dans l’esprit du groupe : On fait du rock’n roll et on te colle une bonne grosse mornifle a coupe de Les Paul !!!!!!!!!!!!!!!

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Gorgoroth : Live in Grieghallen

Gorgoroth : Live in GrieghallenDans la catégorie « groupe people de ces cinq dernières années » je choisis Gorgoroth. Non mais sans déconner les gars, vous ne trouviez pas que de faire la une des magasines à scandales était suffisant, il fallait en plus que vous entubiez vos fans. Ce n’est vraiment pas très sympa quand même. Enregistrement « live » peut être, mais dans son petit studio alors et avec chauffage et un chocolat chaud. Sans déconner il ne faut pas appeler ça True Norwegian Black Metal mais plutôt The True Norwegian Arnaque oui…..

Bon c’est bien beau de dire du mal gratuitement mais il faudrait en dire avec fondement maintenant. Il n’y a qu’à mater le line up pour se rendre compte de la supercherie. Outre Gaahl toujours vaillant à son poste, on retrouve les deux musiciens de session Teloch et Garghuf. Mais le plus surprenant c’est que l’on y retrouve aussi Infernus à la guitare et à la basse. A moins de s’être fait faire un instrument mi-basse/mi-guitare et qu’il joue des deux en tapping simultanément, je ne vois pas. Ah si, on se fout de nous, c’est ça…… La sanction tombe donc, ce disque a été enregistré en studio (OK à Bergen, mais au Grieghallen Studio et pas dans un salle avec du public), en conditions live certes (à savoir que tout le monde joue théoriquement en même temps) mais rien de plus. En fait, King avait même enregistré les parties de basse mais elles ont été effacées et remplacées par Infernus à posteriori. Sympa…… Voila donc à quoi nous mènent les batailles juridiques et les dissensions au sein d’un groupe pourtant culte. Avec autant d’histoires autour de ce disque il va y avoir de quoi faire polémique et au final on ne retiendra que ça.

Car si vous cherchiez un « best-of » de Gorgoroth avec un son bien caverneux vous avez sonné à la bonne porte. True Norwegian Black Metal a un son en polystyrène tout au plus et Gaahl ne semble pas être au mieux de sa forme. Pourtant le choix des titres est plutôt bon, reprenant les principaux titres joués en(vrai)live par le groupe. Mais là encore ça sent l’arnaque. Ces titres sont pour la plupart écrits par Infernus et le plus drôle c’est que les raccords sont mal fait. N’entendez vous pas la fin de « Procreating Satan » au début de « Forces Of Satans Storms ». J’ai envie de rire en entendant ce manque de discernement, « Procreating Satan » ne fait même pas partie des pauvres 31 minutes de ce disque. Car parlons en de la durée. 31 minutes pour un pseudo live, mais qu’est-ce que c’est que cette arnaque. Certains EP sont plus longs que ça.

Et que dire de Eirik « Prytten » Hundvin qui se retrouve à colmater tout ce bordel. Et bien au final ce n’est vraiment pas terrible mais peut-on lui en imputer la faute. Je ne pense pas, trop de choses négatives gravitent autour de ce disque.

Voilà donc un bien piètre spectacle qui ne fera que mauvaise presse à un groupe qui n’en a vraiment pas besoin. Appeler à devenir mythique pour certains (et ça peut se comprendre sans peine), ce disque ne m’a vraiment pas convaincu tant il sent le préfabriqué. Dommage car il y avait un énorme potentiel, mais 30 minutes, un son pourri et un trop plein de bidouilles en tout genre ont fait déborder mon vase…….

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