Chroniques de Julien

Toute l'actualité metal par Julien

9 Chambers : 9 Chambers

9 Chambers : 9 ChambersIl en avait marre ce bon Ed Mundell de jouer inlassablement les mêmes titres formatés tous les soirs. Du coup, quoi de plus normal que de quitter le navire Monster Magnet (qui au passage est revenu bien en forme malgré tout) il y a un an pour former ce que vulgairement nous appelons un SUPERGROUPE DE LA MORT. Car le bon Ed a des amis qui ont eux aussi de la bouteille, et une bouteille plus proche du château d’Yquem que de la villageoise. Exhaustivement: Greg Hampton (producteur chevronné d’Alice Cooper, The Black Crowes, Gov’t Mule…), Jorgen Carlson de Gov’t Mule et le non moins légendaire Vinny Appice que l’on ne présente plus (bon d’accord: Dio, Black Sabbath sous ses différents noms). Branché les amplis et c’est parti

Car voila le groupe nous plonge dans les 70’s, là où la musique s’enregistrait en live, où la jam était plus importante que de faire des coupé/collé sur Pro Tools, où le feeling faisait vraiment tout. C’est bien cet esprit de pur Rock’n Roll que prône 9 Chambers. Et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est assez réussi dans l’ensemble.

La galette s’ouvre sur le très énergique “Life Moves On”. Dans ce cas pas de chichis, ça va à toute allure avec un duo de guitariste qui n’hésite pas à se répondre du tac au tac. On se croirait presque revenu au bon vieux temps de Thin Lizzy. Ca envoie et ça ne fait pas de détour du gros rock péchu et roots avec de grosses mélodies bien accrocheuses. Que demander de plus, ah oui passer au second titre. Et ça ne sera pas “Majick Number” qui nous fera changer d’avis. Le riff est lourd et le refrain vous trottera dans la tête un bon moment. Il faut bien reconnaitre que la galette est assez fournie avec pas moins de 14 titres pour une bonne heure d’écoute. En cela le groupe n’est pas avare mais il est aussi vrai que certains titres (enfin surtout les refrains) se montrent assez stéréotypés sur la longueur. A cela je dirais qu’il faut peut-être segmenter l’écoute car au final même si la recette est la même, chaque titre a sa particularité et reste d’une efficacité redoutable. “Know Your Enemy” est vraiment est bien rentre dedans, “Cut-N-Runn” porte bien son nom et nous propose le titre le plus rapide de ce premier opus. Heureusement d’ailleurs que ce dernier est présent pour relancer la machine car le Mid Tempo est a l’honneur sur cet album éponyme et cela, rajouté à la redite dans certains titres, auraient pu sonner le glas de ce disque pourtant fort agréable. Il faut dire que nos vieux briscards s’amusent comme des petits fous et on le ressent. J’imagine bien Ed Mundell et Greg Hampton dans leur studio en train de jammer et de trouver les meilleurs enchainements de soli. Des titres comme “Bury Yourself” ou bien “The Other Side Of Time” montrent bien que l’entente entre les deux est simple et efficace. Nous avons même le droit à une petite balade fort sympathique car elle aussi assez lourde.

J’ai bien dit à plusieurs reprises que ce disque pouvait se montrer répétitif mais au final il est vrai que le talent des protagonistes fait aussi pencher la balances du bon coté. La cohésion entre les deux guitaristes est vraiment évidente, au point qu’ils se prêtent même leurs guitares afin d’avoir un son vraiment homogène lors des soli (comme celui de l’opener, “Life Moves On”). Pour revenir sur Greg Hampton, son chant est également en parfaite harmonie avec ce disque. Rocailleux et bien éraillé comme pouvait l’être celui de notre bon vieux Spice (1er chanteur de Spiritual Beggars et qui trace toujours sa route en solo avec tout autant de talent). Que dire de Jorgen Carlson si ce n’est que ce type est un vraiment un “Bass haro”. Son jeu hyper lourd donne toute sa force et sa puissance aux compos du groupe. Seul le bon Vinny est un en retrait mais ce n’est pas forcement de sa faute. Ce dernier point est le seul vrai point négatif de 9 Chambers, l’album.

Car si ce disque se veut roots, il l’est aussi par sa production. Cette dernière fait donc bien ressortir les cordes et le chant mais la batterie manque de précision ce qui est assez dommageable quand on a un batteur du calibre de Monsieur Appice. Mais bon peut-être ai-je encore en tête sa prestation et la production du seul et unique album de Heaven And Hell.

Au final donc un disque raccord avec son but: faire du bon Rock’n Roll qui fait hocher la tête et taper du pied. Pari réussi pour Mundell & Co. même si l’on a déjà hâte d’entendre le deuxième album qui, dixit ses géniteurs, surclasse de la tête des pieds ce premier jet éponyme.

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Mastodon : The Hunter

Mastodon : The HunterMastodon va t’il subir le même sort que son illustre prédécesseur de la Area Bay, j’ai nommé Metallica. En effet comment ne pas comparer la sortie de The Hunter avec la sortie du Black Album . Tout les ingrédient de la success story sont la. Depuis la sortie de Lifeblood en 99 le groupe est couvert de louanges: révolutionnaire, avant gardiste les termes pleuvent, électron libre et j’en passe. Mais le point crucial est qu’il a toujours été difficile de mettre une étiquette ferme et définitive sur le groupe. Est-ce du prog, du post hardcore, du stoner, du heavy, de va variété empruntant les guimmicks de chantal Goya, on s’y perdait un peu. Bref un calvaire a classifier mais un régal pour les oreilles.

La comparaison avec Metallica vient d’un aspect crucial de la musique de Mastodon. Le propos a été tout simplement simplifié dans le bon “bon” sens du terme pour certains et pour le “pire” sens du terme pour d’autre. Ici nous avons affaire a un disque basé sur un approche finalement assez pop/rock: couplet; refrain; couplet, refrain solo, couplet, refrain. Le moins que l’on puisse dire c’est que le groupe ne nous avait pas vraiment habitué a tant de classicisme. Pas de dérive psychédélique portant des titres a plus de 7 minutes, pas trop d’écarts vis a vis du schéma cité ci dessus. Il fallait le voir venir, cela faisait un bout de temps que trainait des extraits allant dans cette direction. Ajoutant a cela un changement radical dans le visuel du groupe ( pourquoi avoir viré Paul Romano qui avait su donner toute son identité visuelle au groupe????). Ca sentait vraiment le ménage de printemps. Un dernier point d’inquiétude et après je ne dirai que du bien cette tuerie. En effet a l’annonce du choix du producteur il y avait de quoi faire peur. Mike Elizondo qui a certes travaillé avec Avenged Sevenfold (mais je ne suis vraiment pas client) mais surtout avec Dr Dre 50 cent ou encore Eminem. Même si il faut leur faire confiance ce n’était pas forcement des plus rassurant sur le papier….

Mais voila après tant d’hypothèses lancées il faut se lancer dans l’écoute et forcement nous allons en prendre pour notre grade tant ce disque nous mettra a genou. Effectivement “Balck Tongue” fera taire les mauvaises langues (désolé…). On y retrouve tous les éléments qui ont fait la gloire du groupe, sauf que c’est structuré et que l’on se prend a retenir le refrain. Elle est pas belle la vie. On enchaine directement avec le plus rock’n roll “Curl of the Burl” dont les paroles sont assez savoureuses. La aussi le refrain se capte en quelques instants mais que c’est bon. Effectivement on ressent un peeling très rock des le début et c’est bien ça qui fait de cette album une vraie révolution pour Mastodon. Réussir a canaliser le coté progueux qui voudrait que l’on rallonge a la sauce alors qu’elle est parfaite a moins de 6mins. Dur a dire mais ce coté “in tour face” va comme un gant au gang d’Atlanta.

Car cette fois plutôt qu’un développement sur la longueur, le développement c’est fait sur la largeur. Comment ca le son est plus épais. Mais non c’est simplement sur le travaille rythmique, du chant… en effet chaque titre peut se targuer d’avoir une rythmique assez complexe mais si travaillée qu’elles passent toutes le test “efficacité” haut la main. Le très très gros boulot vient aussi du travail sur les voix. Jamais les différents chanteurs n’auront autant partagés le micro (les leads sont assurées a part égale entre Troy Sanders, Brent Hinds et Dann Dailor). Nous mettrons une mention spécial a Dann Dailor qui chante sur pas moins 5 titres, les lives vont être chaud pour lui. Encore une fois le travail a été réellement de qualité comme nous le prouve “Creature Lives” dont la structure est plus axée sur le chant que sur la musique (une première pour le groupe). Il faut vraiment comprendre que ce disque fait la part belle au chant clair et que en cela les bougre ont fortement progressé. Nous arriverions presque a entre Josh Homme par moment sur “Dry Bone Valley”, c’est dire.

Les titres sont donc vraiment plus variés les uns que les autres alternant les passages speeds comme l’ultra puissant “Spectrelight” (avec la présence du pote de toujours Scott Kelly au chant), les parties vraiment plus cool comme “The Sparrow” (magnifique final pour un magnifique album) ou encore les relents du passé tortueux mais concis comme “Bedazzled Fingernails“. Rien a jeter tout a garder.

Coutumier du fait, le groupe proposait des concept-albums et il aurait pu en être de même ici, mais ce n’est pas le cas. Il est vrai que le frère de Brent Hinds est mort il y a peu pendant une partie de chasse (pas d’un coup de fusil mais d’une crise cardiaque) mais seul le très posé titre éponyme lui est dédié. Au demeurant ce titre est l’un des plus poignant de l’album est son lourd sujet ne doit pas y être étrange.

Vous l’aurez compris Mastodon tient son Black Album des deux mains. Plus accessible du coté structure, plus travaillé (si s’était possible) du coté des voix, moins étiré pour être étiré, un simple concentré du pur pachyderme. Un album qui fera date dans la musique moderne.

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Brainstorm (GER-1) : On the Spur of the Moment

Brainstorm (GER-1) : On the Spur of the MomentAndy B. Franck est né 15 trop tard. Ce n’est pas moi qui l’invente c’est lui qui le revendique dans une interview d’un grand mensuel dédié au métal. Il est vrai que sa cadence de travail est assez énorme et avec pas moins d’une quinzaine d’albums en autant d’années le bougre a été très occupé. Mais voilà il y a forcement eu haut et des bas et ces derniers temps nous avons été plutôt dans le bas avec notamment un Memorial Roots très décevant qui marquait l’apposer si l’on peut dire de la baisse de régime du groupe. Il fallait réagir et c’est chose a moitié faite.

Je dois reconnaitre que lorsque j’ai découvert la pochette de disque je me suis posé des questions. Je ne suis pourtant pas homme a me laissé embarqué dans des considérations visuelles mais elle me disait quelque chose. Effectivement il s’agit du design d’un de leur t-shirt qui traine chez moi depuis…. 6ans. Pas très rassurant donc sur la fraicheur du contenu, il semblerait donc qu’il n’y ai pas grande nouveauté et le titre ne semblait pas plus rassurant. Serait-ce un album jetable. Bref rien ne vaut une bonne écoute pour se rendre compte de ce qu’a dans le ventre ” On the Spur of the Moment“.

L’album s’ouvre donc sur “Below The Line” qui porte fort bien son nom. Pas des plus accrocheur, on aurait tendance meme a avoir très peur. Nous nous retrouvons face a ce meme sentiment que celui de la découverte de Memorial Roots. Les ingrédients “Made in Germany” sont la mais rien pour se décrocher les cervicales. Effectivement le titre est très rythmique et tente de faire illusion mais en vain. Heureusement que la revolte ne fait pas attendre plus longtemps, “In The Blink Of An Eye” rend enfin hommage a ce que le groupe fait de meilleur. Enfin, la rythmique est tout aussi appuyé mais les guitares s’emballent, le refrain se fait ultra catchy bref nous retrouvons notre Brainstorm préféré. La machine semble donc lancée même si il faut le dire dès maintenant nous ne seront jamais au niveau de Metus Mortis ou même Liquid Monster (dernier album du groupe qui m’avait franchement convaincu).

“Temple Of Stone” set lui aussi assez réussi avec un Andy B. Franck rentre dedans. Bizarrement c’est la quasi balade “In These Walls” qui remporte mon suffrage. Assez fragile tout en proposant la aussi un refrain assez accrocheur, saupoudré de quelques notes de piano, c’est beau, c’est allemand.

Pour la suite le groupe déroulera son savoir faire avec une constance appréciable, “Where Your Addiction Lead You To Live” et “A Life On Old” en tête mais malgré on peine a reste attentif sur la durée. Quand je parle de durée c’est bien entendu dans le temps car je ne pense pas que ce disque fera date, d’ou le titre plutôt bien choisi. Difficile donc dêtre enthousiaste quand on sait que le groupe aurait pu prendre plus de temps.

Ceci étant la production est bien meilleure que sur Memorial Roots. Il semblerait qu’il y ai quand même moins de pression de la part du label cette fois. Attention tout de même a la batterie qui se retrouve parfois noyée dans l’ensemble ce qui es toujours dommageable pour un disque de métal.

Un dernier mot sur la performance des musiciens. Le bon Andy reste fidèle a lui même, un frontman d’une rare qualité. Sa voix puissante et ses intonations maintenant devenus typiques font merveilles. Ses acolytes sont tout aussi performants et montrent une vraie technicité. Le fossé entre instrumentistes et chanteur semble moins grand qu’au paravent.

Au final donc un disque meilleur que son prédécesseur mais il n’en reste pas moins un disque qui ne fera pas date dans la discographie très fournie du groupe (9 albums en 15 ans quand même).

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Iced Earth : Dystopia

Iced Earth : DystopiaComment ne pas être inquiet pour l’avenir d’Iced Earth. Après le départ médiatique du pauvre Ripper Owens (qui se retrouve à faire le pitre chez Malsmteen ou pire, se retrouve à partager le chant dans un tribute live a Dio), le vrai-faux retour de l’emblématique policier Matt Barlow et un dernier album en date assez passe-partout, ça semblait vraiment mal engagé. Heureusement, un sauveur arriva tel Zorro avec sa cape et son épée. Stu Block débarque d’Into Eternity avec une sérieuse envie d’en découdre. Ça tombe bien car le bon Jon Schaffer lui a concocté un album à sa mesure.

Certes, il y a moins d’orchestrations et de grigri mais on y retrouve du riff à la pelle et on ne boudera pas notre plaisir. L’ouverture sur le titre éponyme rassure les pauvres auditeurs que nous sommes. Comme dit plus haut, exit les envolées trop épiques et welcome back aux riffs qui poutrent. Accrocheurs et mélodiques, que demander de plus ? Ah bah oui, un chanteur qui envoie. Dès le premier titre, nous sommes devant l’évidence, Stu était l’homme de la situation. Il est le bon mélange entre Barlow et Owens. Agressif, aigu, mélodique, tout y est. Nous voilà donc partis pour un grand moment de heavy/thrash comme on aime à l’entendre chez Iced Earth. Nous voilà donc rassurés sur les concerts à venir, ça va envoyer sec. “Anthem” porte bien son nom. Plus mid-tempo, il n’en reste pas moins un titre comme aurait du être ceux de l’opus précédent. Certes assez épique mais réellement accrocheur. L’opus ne perd pas en efficacité puisque le titre suivant est là aussi assez explicite. Il faut moins de 3 minutes à Jon Shaffer pour atteindre le point d’ébullition. Sur le papier un régal, en réel un tuerie thrashisante agressive à souhait. Sur “Anguish of Youth”, Stu Block nous montre son côté mélancolique et sombre. Sans forcer, il montre toute l’étendue de son talent. L’avantage de la première écoute passée c’est que justement on écoute Dystopia avec un plaisir non dissimulé. Car il faut reconnaître qu’il n’y a pas de réelle faille dans ce disque. “Dark City” et ses relents de Maiden mais tout aussi rageur, “Days of Rage” qui fracasse la nuque en moins de 2 minutes 30, “Tragedy and Triumph“, clôture imparable à cette franche réussite, comment ne pas dire que ce disque est le meilleur du groupe sur ces dix dernières années ?

Oui les mots sont lâchés, ce disque fait partie des meilleurs du groupe. Jon Schaffer a retrouvé son mordant en simplifiant son propos, Brent Smedley donne aussi le meilleur de lui-même derrière ses fûts avec un jeu tout en puissance. Mais la palme revient à celui qui hante cette page, Stu Block, qui nous offre une prestation convaincante aussi bien dans la puissance que dans l’émotion. La magnifique ballade dédiée à sa mère souffrant d’un cancer est assez prenante(“End of Innocence”).

La production est largement à la hauteur de la musique. Son épais et tranchant. Même si il n’y avait pas de réelle inquiétude à ce sujet, mais il est toujours bon de le rappeler, nous ne sommes jamais à l’abri d’un raté.

Au final donc, un album d’excellente facture qui devrait satisfaire les nombreux fans du groupe. A lui tout seul, ce Dystopia marque le fameux retour aux sources tout en y insufflant une once de jeunesse. Un bon deal en somme !!!!!!!

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Down : Diary of a Mad Band

Down : Diary of a Mad BandIl y a des groupes qui marquent de leur empreinte le paysage musical. Définitivement Down fait partie de ces monstres dont la résurrection a fait plaisir a bon nombres de metalhead à travers le monde. Ce Diary of a Mad Band raconte donc l’histoire de cette incroyable reconstruction, celle de ce allstars band comme on dit maintenant, celle d’un homme, celle d’une vie. Vous ne trouverez pas d’histoire a l’eau de rose, pas de faux rebondissements, juste la vérité telle que l’on peut la voire de nos propres yeux, celle d’une bande de pote qui décide de faire un groupe de rock’n roll, qui part dans sur la route pour distiller son amour de musique. Down c’est ça et rien d’autre.

Cet objet aura été tant attendu, que l’on ne pouvait que trop en attendre. Mais la ou le groupe a « bien joué le coup » c’est en proposant une vision honnête de ce qu’était Down a ce moment là. Retour en arrière.

2006, une news tombe le groupe de la Nouvelle Orleans se lance sans label, sans disque (Down II datant de 2002), sans rien, dans une tournée européenne d’une vingtaine de dates. Par chance le groupe s’arrêta a Paris mais nous y reviendrons. C’est donc sur un monologue de Phil Anselmo que débute le DVD. En gros il vous raconte ce que je viens de vous raconter mais avec plus de classe et c’est partie pour 2 heures de pur bonheur immergé dans le monde poisseux du groupe. Sur chaque date vous retrouverez un petit bonus backstage plus ou moins intéressant. Les meilleurs sont bien entendu quand le groupe déconne ou qu’il se promène dans la ville ou à lieu le concert. Vous retrouverez donc le fameux passage par le Sacré Cœur que l’on a tous pu apprécier en guise de première partie du groupe sur la tournée 2008. La séquence est y est même plus longue sur ce DVD. A les écouter la date de l’Elysée Montmartre a été l’une des meilleures. Tant mieux pour nous. Les moins bons passages : les monologues de sieur Philip sur son canapé rouge. C’est vraiment longuet et ca coup la dynamique du DVD.

Parlons quand même de la musique qui est le centre de cette œuvre. Ici pas d’overdubs, de bidouille ou je ne sais quoi. Ce que vous entendez c’est ce que l’on entendait en live. Du coup, il y a des pains, des inversions de paroles mais au final ca colle à la peau moite de nos protagonistes. On voit clairement que le bon Phil n’est pas encore remis de son opération au dos mais sa santé ne fait que s’amélioré et ses prestations aussi. Pari risqué de présenter un tel DVD quand on voit a quel point les progrès ont été notables sur la tournée pour Over The Under. Mais le propos n’état pas la, et rappelons que ce DVD devait sortir fin 2007, début 2008 (ce qui aurait été plus logique). Pour l’essentiel la setlist suit celle proposée par le groupe sur cette tournée et donc vous n’y trouverez aucun titre du troisième opus du groupe. Bien dommage quand on sait la qualité de ce dernier mais bon, les affres du business en ont décidé autrement.

Niveau qualité de l’image ca varie sensiblement d’une salle a l’autre et c’est un peu la même chose pour le son. Vous pourrez vous amusez a mater les raccords assez merdique de certains plan Phil changeant de couleur de chemise alternant entre sa noire et sa rouge. Le son par contre est bien celui de chaque date. Morceau choisi de l’Elysée « Lies, I Don’t Know What They Say But… », ultra groovy et juste magique.

Le point final est donné par un « Bury Me In Smoke » devant une foule sans fin a Donington. Le son y est surpuissant et contrairement a la « version youtube », Phil se montre assez taquin avec le public qui lui mange dans la main.

Evidement on regrettera l’absence de 5.1, de HD ou autre gadget technologique mais l’essentiel est la, le groupe est sur pieds et prêt a en découdre. Cet état d’esprit colle bien a la mentalité du groupe et les fans s’y retrouveront sans peine

Pour ne bouder notre plaisir nous y retrouvons aussi l’intégralité du second concert londonien dans son intégralité audio. Le son est bon, gluant et puissant un vrai régal. La setlist est un poil différente du DVD mais au final tous les classiques du groupe sont la. La chorale sur « Stone The Crow » est grandiose, le groove est imparable bref une boucherie.

Un dernier point sur le packaging très classieux et dans l’air du temps.

Au final et après de très longs mois d’attentes, Down nous livre enfin l’histoire de sa résurrection avec un documentaire live d’une grande sincérité. Ils ne nous restent plus qu’a attendre le nouveau méfait du gang de Nola.

En attendant ce CD/DVD est une pièce incontournable du genre !!!!!!

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The Sword : Warp Riders

The Sword : Warp RidersOn l’aura tous remarqué, The Sword a fait la première partie de Metallica en 2009 sur de nombreuses dates. Lars Ulrich étant même venu sur scène pour jammer avec eux a Paris. Mais si l’on y regarde de plus près, beaucoup de groupe de Stoner ont ouvert pour Metallica et tous sont devenus (ou étaient) des cadors du genre : Corrosion Of Conformity, Monster Magnet, Down, High On Fire… Il faut donc souhaiter à nos joyeux bambins le même destin. C’est donc avec un troisième opus que nous revient The Sword, faites vrombir la basse Warp Riders est la.

Il faut être clair le groupe a mis les petits plats dans les grands. Un producteur de renom Matt Bayles (Isis, Matondon, Pearl Jam), un intrique de science fiction planante, et un moral à 200%. Voici donc les ingrédients à disposition, et le moins que l’on puisse dire c’est que le groupe les a exploités à merveille.

Dès les quatuors de têtes nous sommes plongés dans l’histoire d’Ereth, pauvre banni qui se voit déambuler dans un monde enfumé et psychédélique. Les rythmiques sont pesantes et groovy à souhait. Les cervicales ne cesseront pas de tourner pendant toute l’écoute de ce disque en tout point réussi. Indissociable il faut se laisser prendre par l’ambiance imprimée par The Sword. La césure est marquée assez fortement avec un Lawless Lands aux relents blues et soul assez particulier. On sent véritablement cette volonté de marquer le pas.

Ce sentiment est d’autant plus marqué que « Astrea’s Dream » repart sur un tempo assez élevé. Les fauves sont lâchés sur ce titre et la seconde partie de l’histoire peut se mettre en place. Son refrain est hyper catchy et on prend un véritable plaisir à se relancer à l’assaut de la liberté de ce pauvre Ereth. Le titre éponyme est pour le moins old scool mais reste exécuter avec brio et le « Night city » nous fera carrément penser à du Black Sabbath. Ce n’est pas la pire des comparaison mais ce dernier manque quand même d’originalité.

La seconde partie de « The Chronomancer » est bien plus rythmé et se montre d’une rare sauvagerie. En effet The Sword ne nous avait pas forcement préparés à cela sur ce Warp Riders. Il n’en reste pas moins massif et excellent.

Comme je disais plus haut, la production est vraiment de qualité avec un soin tout particulier apporté aux instruments à cordes. La batterie est par moment trop en retrait à mon gout mais ça donne également un coté plus planant. A voir au cas par cas.

La prestation de J.D. Cronise est vraiment bonne et son timbre colle à merveille aux cavalcades brumeuses de ce concept album. Car oui c’est un concept album avec des tiroirs, une vraie histoire bien écrite et bien « mise en musique ».

Un dernier mot sur la pochette qui est magnifique et qui nous plonge dans l’ambiance sans avoir entendu la moindre note. Ce que vous voyez, c’est ce que vous entendrez!!!!

Le passage du troisième album est toujours délicat mais c’est une grosse réussite. A voir sur scène avec pourquoi pas une interprétation intégrale pour ce qui est le chef d’œuvre du groupe pour le moment.

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Eyehategod : Preaching the End-Time Message

Eyehategod : Preaching the End-Time MessageQuelle fausse joie que la sortie de cette nouvelle compilation de Eyehategod. Enfin fausse joie façon de parler car il est toujours plaisant d’avoir du nouveau matériel a se mettre sous la dent mais c’est vrai que depuis Confederacy Of Ruined Lives en 2000 il n’y a pas eu de nouvel album dans les bacs. C’est donc avec un plaisir non dissimulé que je mettais lancer dans l’écoute de cette galette qui présente pas moins de trois nouvelles compos (certes à l’états de démos) mais qui devraient figurer sur le nouvel opus du groupe (prévu en cette année 2010, soit 5 ans plus tard). Il faut quand même préciser qu’entre prison pour les uns, Down pour d’autre et la création de tout un tas de nouveaux projets (Outlaw Order en tête), Eyehategos n’a vraiment pas été épargné. Du coup ce Preaching the End-Time Message arrive comme le messie qui nous sauvera des pensés pures et bien pensantes. NOLA RULES

Au menu donc de cette troisième compilation, des titres émanant de différents split, du Live relativement récent et trois nouveautés qui n’inspire qu’un avenir putride a tous nos congénères. Le premier titre de cette galette « Amphetamine » est une version dite alternative de celle préexistant et datant de 1993. Certes il faut avoir le compilation Cry Now, Cry Later vol 1 et c’est pas chose facile mais bon. « Serving Time In The Middle Of Nowhere » fait partie de la BO du film Gummo. Et oui la musique d’EHG a servi pour un film et autant vous dire que ce film est un grand n’importe quoi a l’image de musique. C’est crade, sans moralité et le scénario a du être pondu par un mec imbibé au mauvais bourbon. En somme un régal. La « Sabbath Jam » est un régal et montre a quel point les mecs en ont sous les doigts malgré une désinvolture caractéristique. « Hand Of Doom » est tout simplement suintant, groovy a mort et marqué au fer rouge par l’empreinte sale d’EHG. Le son y est assez rond ce qui est étonnant a vu de la façon d’enregistrer, mais bon il fallait réussir à se procurer In These Black Days A Tribute To Black Sabbath vol 1, fameux split avec Anal Cunt de 97 pour l’entendre, voici la chose simplifié avec cette compilation.

« Age of Bootcamp » nous sort enfin des années 90 avec un split plus récent datant de 2002 avec Soilent Green. Que dire si ce n’est qu’il un visage tout aussi poisseux et nauséabond que ces frères du siècle précédent. L’aventure spatiotemporelle continue avec cette fois un autre titre issu d’un split encore plus récent avec Cripple Bastard. La finesse est de mise avec « I Am The Gestapo ». En gros c’est un coup de bambou sur nos petites têtes.

Le plus réjouissant vient ensuite avec le Live et les nouvelles démos. Il faut dire que les deux titres enregistrés au pays du soleil levant font partis des meilleurs du compos du groupe. « Jackass In The Will Of God » et « Revolution / Revelation ». Bon les propos du révérend Mike sont toujours remplis de bourbon et vomissements mais en Live l’intensité est décuplée et c’est un véritable rouleau compresseur. LE son de mister Bower est colossal et brise la nuque de ces pauvres japonais (et le notre par la même occasion). Le son y est bien meilleur que sur 10 years of abuse mais ce n’était pas dur a faire.

Il ne reste plus que les trois titres en version démo que la légende veut enregistrer le même jour a l’arrache. Le son va dans ce sens avec des guitares baveuses, une batterie cradingue et un chant typiquement Williams. Du Eyehategod pur jus quoi. « International Narcotic » et « Turn Troubled Tables ». Le second est particulièrement bluesy en adéquation parfaite avec ce que l’on avait pu entendre sue Confederacy Of Ruined Lives. Juste un pur moment ou le monde s’arrête de tourner pour nous laisser le temps de vomir avant de repartir pour un tour. « 36 Beers And A Ball Of String » ressemble plus a un four tout sans queue ni tête. Effet voulu ou non il faudra attendre la version définitive pour juger.

Cela fait déjà 5 ans que le groupe nous fait patienter avec cette compilation et il serait temps de s’y mettre. Reste que ce Preaching the End-Time Message est un excellent disque qui ravira tous les fans du groupe qui se languissent en attendant la finalisation des titres en version démos. Vivement la suite !!!!!

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Rob Zombie : Hellbilly Deluxe 2 : Noble Jackals, Penny Dreadfuls and the Systematic Dehumanization of Cool

Rob Zombie : Hellbilly Deluxe 2 : Noble Jackals, Penny Dreadfuls and the Systematic Dehumanization of CoolEnfin notre bon Rob Zombie daigne nous offrir son nouvel album. Trop occupé avec le remake d’Halloween, ce dernier l’a gardé au fond d’un tiroir pendant près d’un an. Frustrant mais en même temps l’on y retrouve bien ce qui fait la grande qualité du bonhomme. Il ne voulait pas presser les choses en assurant mal la promo de son nouveau petit bijou Hellbilly Deluxe 2 – Noble Jackals, Penny Dreadfuls and the Systematic Dehumanization of Cool (c’est clair que si vous faites un blind test et que vous devez trouver le nom complet de l’album, vous n’êtes pas rendus). Bref, avec un tel nom ça sentait soit le réchauffé, soit le plan marketing de mauvais-goût ou soit un nouveau départ. Heureusement pour nous il s’agit du troisième choix, avec cette « suite », l’on retrouve un Rob Zombie en pleine forme et avec une sérieuse envie d’en découdre.

Cette seconde jeunesse vient probablement de la manière de composer cet album. Fini les petits plaisirs solitaires, Robert Bartleh Cummings a fini par travailler en groupe. Il pousse même le bouchon en désignant John 5 (ex-Manson) comme son bras droit indispensable. Ses propos vont même plus loin en traitant ses ex-guitaristes de médiocres. Enfin l’avantage étant que les guitares sont bien en avant renforçant ainsi le coté heavy des compos.

Avec cette mise en bouche « sur papier », il ne reste plus qu’à enfourner la galette dans le mange disque. Passé une intro pimpante et surtout pompée sur un groupe de coté ouest, nous voilà face à « Jesus Frankenstein ». Tout y est. Comme prévu les guitares sont bien mises en avant et jamais le rendu d’un disque de Rob Zombie (et pas White Zombie, qu’on soit bien d’accord) n’aura été aussi bon. Idem pour le titre qui suit « Sick Bubble-Gum » dont le refrain ultra stéréotypé fait merveille. « Rock Motherfucker Yeah !!! », simple, efficace, dans l’esprit bref un tube.

S’en suit tranquillement le premier single tiré de cet aventureux album « What? ». Ambiance barbe à papa sur fond de musique punk surplombé par un chant pop trafiquoté. L’aventure dans cette suite fait vraiment penser au premier effort solo de Rob tout en y apportant une touche de fraîcheur non-négligeable. Même si l’intro de « Mars Needs Women » n’est pas la meilleure du monde, elle montre à quel point John 5 a eu le champ libre. Il retombe sur ses pattes sans trop de difficulté. Ce qui vient ensuite est mon titre préféré sur cette galette. « Werewolf, Baby! » au relent sudiste nous rappelle que ce bon Rob vient de participer au dernier Lynyrd Skynyrd. Et quand il s’agit de faire dans le sudiste John 5 n’est pas le dernier à se remonter les manches. Riff brûlant, guitare slide bref on se laisserait presque emporter loin de l’univers festif du groupe mais heureusement le chant de Rob est toujours bien présent et le mélange des deux est vraiment appréciable. « Virgin Witch » est le dernier bon titre avant le passage à vide. Même si cette pseudo incantation sent un peu le réchauffé, on se laisse prendre au jeu. La suite devient donc plus inégale. Le trio perdant de ce disque se nomme donc : « Death And Destiny Inside The Dream Factory » dont le nom est plus long à dire que le titre à écouter (moins de 2 minutes 30 et franchement c’est redondant et inintéressant), « Burn » malgré un soli pas trop mal s’embourbe tout seul et « Cease To Exist » dont le côté trop Manson fait plus sourire que plaisir.

Heureusement pour nous le disque se termine sur deux excellentes notes. La première n’est pas vraiment un titre inconnu puisqu’il s’agit de « Werewolf Women Of The SS ». Il s’agit ni plus ni moins de l’une des fausses bandes annonces créées par Rob Zombie pour meubler entre Boulevard de la mort et Planète terror. Du coup je vous invite vivement à aller su Youtube pour voir ce chef d’œuvre de n’importe quoi. Vraiment dommage que la France ai séparé ces deux films, nous privant ainsi de ces réjouissantes fausses bandes annonces.

Le final est l’un des plus épiques écrit par le maître de cérémonie. Plus de 10 minutes où Monsieur Zombie semble avoir repris la main mise. Dantesque qualifiera bien ce titre….

Il est évidement qu’avec de disque certaines choses ont changé. La place prise par John 5 n’y est pas étrangère. Ce dernier est un vrai caméléon, pouvant tout jouer et surtout tout bien jouer. Ses influences transpirent à peine mais la place prise par sa guitare est un vrai plus. Qui l’aurait cru si l’on avait dit qu’il y aurait tant de soli sur un album de Rob Zombie (et de guitare slide). Pas grand monde et c’est là le vrai talent.

La réponse à la question d’introduction est donc bien un nouveau départ. Plus axé guitare, ce nouvel album marque le retour en grande forme de ce touche-à-tout. J’aurais presque envie de dire que ce Hellbilly Deluxe 2 – Noble Jackals, Penny Dreadfuls and the Systematic Dehumanization of Cool est le meilleur opus de la carrière solo de Rob Zombie. C’est une affaire de goût mais si ce n’est pas le meilleur il viendra sans problème en second derrière Hellbilly Deluxe premier du nom.

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Kruger (CH) : For Death, Glory and the End of the World

Kruger (CH) : For Death, Glory and the End of the WorldSeulement trois petites années séparent Redemption Through Looseness de ce nouvel opus au nom si long et évocateur. Trois années durant lesquelles les Suisse n’ont pas arrêté de tourner, de faire vivre leur musique et surtout de nous régaler, nous petits français. Monstre scénique, Kruger l’est aussi sur album et ce For Death, Glory and the End of the World ne fera qu’enfoncer un peu plus le clou avec la classe naturel qui les caractérise. Un disque sans concessions, sans fioritures, un concentré d’énergie qui nous donnera des ailes au moment opportun. 2012 nous voilà !!!!!!

Le disque s’ouvre donc su « The Ox », titre au tempo plutôt élevé par rapport au passif du groupe. Tant mieux le coup d’accélérateur donné dur l’album précédent n’était pas un mirage. Le groupe a évolué, mûri et il nous le fait savoir d’entré de jeu. L’effet de surprise n’est donc pas immense mais le plaisir est bien en rendez vous et c’est bien la tout ce qui compte. La rythmique y est lourde, la complémentarité basse hyper pesante et frappe de malade maltraite nos cages a mie. Le pire ? On en redemande encore et encore.

Heureusement le meilleur reste a venir avec le nouveau classique du groupe que sera « Return of Huns ». Magistral c’est le mot qui colle a ce titre ou le frontman Reno se laisse envahir par une transe rarement atteint. Oui si vous n’avez jamais vu Kruger ne live vous ne pouvez pas comprendre « la transe ». Véritablement innovant, les vocaux sur ce titre montre l’étendu de son registre même si sur le reste de l’album il sera plus confiné dans ce qu’il sait faire de mieux. Le seul petit regret après avoir goûté cette délicieuse apocalypse sonore. Mon propos s’en retrouve tout de suite argumenté avec le titre suivant. Reno revient dans le style primitif qui le caractérise sans pour autant lasser son auditeur. Quand a elles, les cervicales sont en miettes, la faute a cette satanée section rythmique mené tambours battants. Comme précédemment, Kruger a conscience que si ils veulent pas perdre l’auditeur il fau une petite pose, un moment de répit pour que l’on puisse reprendre de l’air. Ainsi « Villains » se voit créditer d’un break atmosphérique du meilleur effet. Aéré et aérien il nous donne cette bouffé d’oxygène nécessaire a toute survie dans ce marasme sludge/coreux.

La galette avance donc sans embûches avec le, certes classique mais efficace, « Our Cemetary Is Full of Strangers ». Tous les ingrédients de Kruger y sont sans exception : Mélodies, passage bien bourrin, tout quoi.

On en avait parlé dans nos colonnes, il y a de quoi poussé un « cocorico » avec la présence de notre Jo national sur « Muscle ». Mon avis n’est pas totalement tranché sur ce featuring car si il apporte indéniablement, n’apporte t’il pas trop justement. Je réserve encore mon jugement même si le titre en lui-même reste excellent. La galette se ferme sur l’un des titres les plus long proposé sur For Death, Glory and the End of the World. Le final y est tout en expérimentations et en intensité. Bravo

On parlait de Reno dans ces lignes, il faut reconnaître que sans lui ce nouvel album perdrait de sa saveur. Encore une fois il se montre impeccable dans sa transe et il arrive a nous faire passer une émotion extrêmement intense avec si peu de variations que ça en deviendrait frustrant pour tous les apprentis chanteurs. Seul quelques essais parsèment ce disque mais ils sont tous transformés avec brio.

La qualité du son et surtout du mix est appréciable. La qualité intrinsèque n’a rien a envié a celle des maîtres du genre et mix est très ingénieux. C’est ce dernier qui donne toute la couleur au chant de Reno. Mis volontairement en arrière, il donne une impression de schizophrénie pesant et déroutante. Bref un excellent travail a mettre au crédit de Kurt BALLOU (Converge)

Juste un dernier mot pour dire que la pochette n’est pas engageante et que c’est bien dommage tant cette de Redemption Through Looseness était a mon sens mieux reussi. Détalis quand tu nous tiens. Reste quand même a voir l’intérieur du booklet

Au final un disque sans vraiment de surprises mais qui brillera par son intensité et sa constance dans la qualité. Il ne reste plus qu’a attendre la venu du groupe dans notre belle contré afin d’en prendre plein les oreilles en live.

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Alice In Chains – Bataclan 2009

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