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Ol’Dirty Bongmasta – Oh Baby I like it Gore

June 29th, 2013 by Le_Fleau

Cette chronique a été écrite sous mon ancien compte: innercombustion

Ah ce cher ODB! Designer de son état, ce ch’ti n’en est pas moins musicien avec au moins 6 groupes à son actif et plus d’une dizaine d’albums sortis en 4 ans en quasi totalité sur son label: Putrid Attitude Records.

La précédente compilation (French Faces of Gore) ayant été assez décevante dans l’ensemble , voyons ce qu’il en est de celle-ci. Pour cette nouvelle compilation, notre boucher en chef a voulu se faire plaisir en ne mettant que des titres de ses propres groupes d’une part, et des titres d’autres groupes avec lui même en featuring au chant d’autre part. Question: Est-ce que cette compil’ un peu perso est réussie? Réponse: Oui.

ODB a réussi à la fois à faire une sorte de best of de ses propres productions (même si l’on peut regretter l’absence de titres de ses feu Viande Chimique et Nekroleptik qui auraient tout à fait eu leur place ici), et des featurings (et quels featurings! Magistral Flatulences, Glavio, Anal Orgasm, Butcher Harem… beaucoup de beau monde) adroits et respectueux des ambiances dégagées par les morceaux.
Un son toujours au top et l’assez impressionnante palette de growls du monsieur vient compléter le tableau, où l’on ne s’ennuie jamais, passant d’un Goregrind bien traditionnel (The Bitch Project, Glavio…) à de l’Electro Grind (Anal Orgasm…), voire même certains titres qui sonnent proche de l’Horrorcore (Butcher Harem bien sûr, mais aussi Ronnie Hubard).

Si certains titres retiennent très vite l’attention (le très bon choix d’Ol’Dirty Bongmasta d’avoir placé le très entraînant Katatonik Fucked Chicken, mais aussi le titre des Marocains de Cumfilled Brain avec son atmosphère absolument énorme pour ce genre, de même la seconde partie du titre de Boggy Bong malheureusement cachée par une première partie qui ne suscite que peu d’intérêt, Ronnie Hubard et dans une moindre mesure Butcher Harem), les autres titres, s’ils se laissent bien écouter car tout de même de qualité, ne marqueront pas pour autant beaucoup l’auditeur, sans compter que chaque featuring ne sera évidement pas au goût de tout le monde.

ODB signe ici une compilation variée, où les amateurs de chaque sous genre de Goregrind trouveront leur bonheur, mais où il manque de nouveaux titres (le même titre de Boggy Bong pour la 3eme fois, on aurait préféré des anciens projets à la place).Bon, ajoutons à celà une pochette sympa réalisée par le ch’ti himself, et, malgré ses défauts, cette compilation pour sa qualité générale et ses titres marquants qui le sont vraiment mérite bien un 15.

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Carne De Puta/Padeo Nanny – Infected Gates of Herpes Heaven

June 29th, 2013 by Le_Fleau

Cette chronique a été publiée sous mon ancien compte: innercombustion

Infected Gates to Herpes Heaven, ou comment concilier un amateurisme au summum de ses qualités, bien enclin à passer très prochainement dans la cour des grands, avec une bouse qui se confirme au fur et à mesure des titres.

En effet, ce que l’on peut reprocher à ce split c’est la différence d’intérêt en la matière entre les deux protagonistes :

D’un côté, un Carne De Puta qui signe ici sa meilleure sortie jusqu’à ce jour, officiant toujours dans son Hip Hop/Goregrind teinté d’Ambiance et l’Electro çà et là, des compositions solides, qui manquent parfois encore de maturité et qui auraient besoin d’un son plus clair, notamment au niveau du chant. Mais on ne peut que saluer l’effort fourni par David sur ce split, mention spéciale au titre Mentaly Retarded Poser qui à lui seul résume les progrès accomplis depuis Songs for the Dead, à savoir une meilleure maitrise des compositions. Une petite déception pour Where’s the Kids in America, la cover de Kim Wilde, assez maladroite et pas franchement nécessaire au vu du reste.
Au final 10 titres proches de Gut sans tomber dans le plagiat, aux influences US voire Punk (Zombie B Boy), qui peuvent séduire un public y compris en dehors du Goregrind.

De l’autre côté, un Padeo Nanny qui donne l’impression d’être plus là pour rigoler que pour vraiment faire quelque chose de respectable. Si les 11 premiers titres sont à peu près potables, assez axés Grindcore avec un son une fois de plus trop opaque pour remarquer éventuellement une subtilité qui pourrait donner plus d’intérêt à l’écoute, ça devient n’importe quoi sur les 4 derniers titres en featuring avec Mike Love 666, qui sonnent tels une machine à laver bonne pour la casse.

Ajoutez à cela une pochette bien dégoutante qui respecte à 100% le protocole Goregrind : Putrid Attitude Records signe avec cette sortie à la fois un split qui intéressera les amateurs de Goregrind bien pensé, bien executé et dont il ne manque vraiment pas grand chose pour qu’il fasse parler de lui, et les amateurs de gros délires bruyants et de Grindcore pas trop regardant sur la qualitée.

Un split mitigé donc, dont la seconde partie gâche un peu la première. Dommage.

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Boggy Bong/Carne De Puta/Mr Gorejah/Wiolence Conjugale – Song of the Dead

June 29th, 2013 by Le_Fleau

Cette chronique a été écrite sous mon ancien compte: innercombustion

L’ennui de la scène Grind underground, c’est que la plupart des groupes qui la composent sonnent tous pareils, quand ils ne font pas purement et simplement de la merde. Heureusement au milieu de cet amas de clones et de parasites, certains tentent d’innover, d’oser des mélanges improbables pour se démarquer de la masse, avec plus ou moins de succès.

Les 4 groupes de Songs for the Dead s’inscrivent justement dans cette recherche d’originalité.

Juste un mot sur la pochette : réalisée par ZBN (ZBN , Wiolence Conjugale , Imposture…), elle fait très “vieille affiche de cinéma” et rappelle assez celle du split Unholy Throne of the Zombies auquel Wiolence Conjugale a aussi participé.

Boggy Bong ouvre ce split avec 5 titres de son Groovy Goregrind aux influences Hip Hop, impressionnants par la clarté de leur son, chose plutôt rare dans le Grind amateur. Ol’Dirty Bongmasta nous fait ici quelque chose de tout à fait honnête, bien au-dessus de son split avec Bong Ejaculation, avec des compositions relativement variées. Seul Bong Minded : Word from My Dealer, qui sonne beaucoup trop Wiolence Conjugale en moins bien et dont on se lasse très vite, gâche un peu sa prestation. Un beau voyage au pays de la weed en tout cas.

Vient ensuite Carne De Puta avec 11 titres de son Hip Hop Goregrind teinté d’Electro et de Hardcore. Le sieur David assure pour son second split , malgré un chant Grind pas toujours maîtrisé et des compositions qui bien qu’efficaces se répètent un peu. Mais le son est correct, les idées sont là tout comme les compétences. Si l’on devait retenir 2 titres, ce serait “Metamphetamine” et “Anal Graphity” pour leur travail sur les samples et leur refrain, et plus anecdotiquement le très étrange “Groovy Porn Transishit” où le doublage de David avec la voix Grind d’un extrait de film est à la fois très impressionnant et très drôle. A noter : un progrès certain par rapport à ses démos, surtout pour le son.

La plus grande surprise vient sans doute de Mr Gorejah qui est le seul à ma connaissance à avoir tenté un mélange Reggae/Goregrind. 11 titres que l’on aime ou que l’on aime pas , mais dont on ne peut pas se plaindre du manque d’originalité. Sans doute les compositions les plus variées du split, avec Wiolence Conjugale. On retrouve tout au long ce mélange agrémenté de Folk, Rap ou nature selon les titres. A cela s’ajoute un bon son, et si on peut se plaindre du côté minimaliste de chaque titre, l’ensemble forme un petit monde très intéressant, dont “Gial for Aids” se détache par son chant très atypique mais plutôt réussi.

Enfin, Wiolence Conjugale, qu’on pourrait qualifier de Hip Hop Goregrind Ambiant. En effet, le travail de Wiolence Conjugale est surtout basé sur les ambiances. On voyage réellement à travers ces 9 titres , tantôt nébuleux (“Sorrow of Shadow“, “Graveyard Diaries”), tantôt glaciaux (“Winter Cold“, “La Mort Noire”, “Destroy”), tantôt expérimentaux (“Psychopompe”, “Punk Attitude”). Un son très clair aide à mieux faire passer des titres comme “La Mort Noire” qui seraient complètement brouillon sans. Leur chant Grind assez particulier vient se poser dessus sans rien enlever à la beauté des titres, tous très variés. Même avec un “In the Wood” un peu hors-sujet, et un “Radio Pedo” qui fait passer un peu brutalement d’une écoute poétique à une blague on ne peut plus potache, Wiolence Conjugale démontre bien dans sa participation à ce split qu’il est l’un des rois du genre, et que l’on peut aussi faire jouer les émotions à travers le Goregrind.

Un split dans l’ensemble varié, qui a sans doute contribué à populariser dans le milieu ces groupes, sauf le très discret Mr Gorejah qui ne possède même pas de page Myspace, et les Wiolence Conjugale, nés dans l’ombre et fiers d’y rester. Une étape réussie dans le parcours musical de ces groupes, pas haut la main mais avec une marge respectable.


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Cause For Effect – Fast Material

June 29th, 2013 by Le_Fleau

Cette chronique a été écrite sous mon ancien compte: innercombustion.

Fast Material est le premier Album de ce duo finlandais, et le seul en tant que vrai Album, il me semble important de le préciser, où figure une guitare. Enregistré dans le studio de Jamu, il regroupe toutes les compositions que l’on trouve dans leur dernier split ainsi que de nouvelles, et Tuomi fait office de bassiste comme à son habitude, mais aussi de guitariste, ce qui ne profite pas forcément à cet Album.

Au premier coup d’oeil quelque chose frappe chez ce groupe, c’est le minimalisme de la cover et de l’ensemble du livret, à croire qu’ils l’ont fait avec Paint. Minimalisme que l’on retrouve dans les paroles, juste quelques mots par chansons. Alors est-ce une sorte de foutage de gueule envers l’auditeur? Non. Cause For Effect se contente de dire beaucoup avec peu de mots et d’images, comme ils le feront ensuite dans leurs prochains Albums.

Si la quasi-totalité les paroles sont engagées, deux thèmes recouvrent l’ensemble de l’Album: l’écologie (Trees ans Natures, Clean Air, Tree…) et une critique très large de la société, aussi bien sur l’argent (Absolution, Progress?…) que sur la liberté de penser (Control Mechanism n°1, Free Opinion?, An Insult to Human Intelligence, Index…), deux instrumentaux se dégagent, l’un plutôt Death (Enormous Potential for Disaster) , l’autre Acoustique assez proche du Doom (02.02.1943), ainsi que Systems, qui fait un peu office d’alien dans l’Album car ce titre se contente de vanter les mérites de l’ampli de Tuomo, allant jusqu’à le décrire dans ses moindres détails et lui donner un état civil, comme quoi nos finlandais ne sont pas dénués d’humour après tout.

Musicalement c’est là où le bas blesse, si Cause For Effect se démarque de la scène Grindcore traditionnelle par un mélange très Jazzy, limite Rock par moment, et que le rendu n’est pas mal du tout, le tout s’essouffle rapidement sur la longueur, le sentiment d’entendre sans arrêt le même titre se faisant cruellement sentir. L’abandon de la guitare sur les prochains Albums permettra en partie de contrer cet effet. En ce qui concerne l’Album qui nous intéresse, si vous pensez que le fond est plus important que la forme, penchez vous dessus, sinon passez votre chemin.

Finalement, un premier Album où ils ont trouvés leur style mais qui manque de variété.

12/20

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Lucifer D. Larynx And The Satanic Grind Dogs Of Death – Absolute Defilement

June 25th, 2013 by Le_Fleau
Cette chronique a été écrite sous mon ancien compte, innercombustion. Merci à Mataï d’avoir affichée la version originelle sur son blog.
Version originale:
La chronique d’aujourd’hui est assurée par Stéphane Bern,grand spécialiste des potagers de grosses légumes.
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, bonsoir.
Aujourd’hui nous allons parler du domaine d’Absolute Defilement, crée par le seigneur Lucifer D Larynx And The Satanic Grind Dogs Of Death. C’est en l’an de grâce 2012 que le seigneur, ayant déjà procédé à quelques plantations durant l’année 2011 dans les jardins qu’il avait loué à la manufacture Hellfire Studios, décide de regrouper l’ensemble dans son domaine d’Absolute Defilement, dont vous pouvez admirer l’allée centrale coupée de vingt chemins transversaux ci-dessus.
En haut à gauche se trouve le bâtiment principal, sur lequel se trouve une fresque représentant une critique explicite de l’Eglise dans un pur style Grindcore flamboyant,  qui est l’architecture de tout le domaine. Regardez ces couleurs qui représentent un chant tantôt growl, tantôt Black et ces lignes de guitares entre Death et Hardcore que l’on retrouve dans l’ensemble du décors, n’est ce pas merveilleux?
Revenons aux jardins. Voyez ces parterres, avez vous remarqué leur ressemblance avec ceux des rois d’Angleterre Carcass et Napalm Death au début de leur règne? Le seigneur s’en est effectivement inspiré pour son domaine, sans plagier ni hélas égaler ces jardins.
Reste un ensemble harmonieux au dessus d’autres domaines grâce au talent de ses jardiniers et maçons, mais sans originalité, ce qui n’est pas le but du seigneur.
Le domaine trouvera donc ses adeptes parmi les fans de ce genre, mais cela ne suffira pas à mettre en avant son domaine de la masse de petites propriétés dans laquelle il se situe.
La semaine prochaine nous parlerons des potirons dans les potagers du duc Helloween, bonsoir.
Version finale:
Absolute Defilement, premier “vrai” album après quelques démos, un split et un EP en quasiment 20 ans d’existence, regroupe l’ensemble des compositions réalisées entre 2011 et 2012 au Hellfire Studios, du pas si jeune groupe que ça qu’est Lucifer D Larynx And The Satanic Grind Dogs Of Death.
Alors que peut on dire sur la galette que nous offrent les Américains? On est en droit de se demander si la longue fermentation dont elle est issue lui a réussi?

Eh bien oui et non.

Tout d’abord ne pas chercher d’originalité ici, ni dans les textes, ni dans la musique, ni dans l’artwork, ni…nulle part. En même temps ce n’est pas forcément ce qu’on leur demande. Ces mecs sont là pour casser du pasteur, briller dans l’humour noir, rouler sous la table, bref tout ce qui fait le charme ou non d’un Grindcore lambda sans concessions, jamais très éloigné du Death.

Si les 20 titres de l’album ne présentent pas de gros défauts en eux mêmes, on regrettera cependant une production assez (trop ?) moyenne.
Musicalement, Lucifer D Larynx pioche à la fois dans les premiers Napalm Death et Terrorizer, mais également chez Carcass et Regurgitate, mélange le tout, et le sert par tranche d’une minute environs.

Globalement la mayonnaise prend, et le fan du genre devrait y trouver son compte, mais un concept plus original et/ou une meilleure production voire une meilleure exécution permettraient au groupe de se démarquer. Peut mieux faire.

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