Nerve End : Axis

Ξ janvier 21st, 2012 | → 0 Comments | ∇ Progressive Metal |

Nerve End : AxisLes mouvements djent ne cessent de s’accroître et touchent les jeunes formations en particulier. Popularisé par Periphery ou encore TesseracT, cette vague s’intègrent autant dans le hardcore que dans le metalcore, le deathcore, ou le math mais tous possèdent cette caractéristique bien précise : un style syncopé, progressif et polyrythmique avec quelques touches d’expérimentation.

La Finlande est elle aussi touchée par le virus djent. Nerve End vient de Joensuu et se compose de quatre gars motivés et ambitieux. Auteurs d’un premier EP en 2010, fiers des nombreuses impressions reçues ces derniers mois, les finnois sortent un nouveau petit essai fin 2011, en prévision d’une tournée au printemps prochain si tout se passe bien.

Quatre morceaux composent cette galette auto produite. C’est le chanteur/guitariste Joonas Kaselius qui s’est chargé de la production et de l’enregistrement, tout en donnant carte blanche à Aurelie Curie, une exploratrice urbaine aux USA, pour l’artwork sombre et aseptisé, et en invitant Aleksi Sihvonen (Norther, Medicated, ex-Imperanon) en guest.

Le groupe officie dans un metal moderne proche de l’hardcore mais en mélodique et avec ces relents djent et progressifs. L’entrée en matière se fait avec « Venom Willow » nous gratifiant déjà de sonorités électroniques ainsi que des riffs caractéristiques saccadés et polyrythmiques, avec ce claquement djent très pointu. Le chant crié de Joonas est assez inégal dans l’ensemble mais lorsqu’il est plus maîtrisé, il sied parfaitement à l’ambiance moderne dégagée sur cet EP. Le refrain par exemple reflète bien ce côté hypnotique que l’on retrouve dans le côté répété de certains riffs et des parties aériennes en fond. L’apparition d’Aleksi n’apporte pas grand chose, si ce n’est sa voix éraillée et son growl occasionnel en fin de morceau.

Parfois proche d’un Uneven Structure ou d’un Vildhjarta sur « The Squid » avec son ambiance glauque et étrange, Nerve End finit toujours pas revenir du côté des touches électroniques qui bercent l’ensemble des titres, tout en nous gratifiant de riffs mélodiques et maîtrisés, bien que déjà entendu des milliers de fois. Sur un « Axis of Rotation », on retrouve, en partie, des éléments mélo death pas loin du nouveau Norther, entres autres, à la différence que la voix reste toujours audible, furieuse ou aérienne, tout dépend des moments.

Nerve End ne manque pas de ressource, maîtrisant ses soli et tapant dans le mille en se situant dans un courant moderne et dans l’air du temps. Il faudra seulement faire attention aux fautes de justesse dans le chant et aux pièges du djent, pour ne pas tomber dans la banalité. Il ne manque plus qu’à confirmer ça avec un premier full length, tout en essayant d’intégrer un peu de folie et de fraîcheur.

 

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