Eternal Tears Of Sorrow : Saivon Lapsi

Ξ février 28th, 2013 | → 0 Comments | ∇ Symphonic Blackened Death Metal |

Eternal Tears Of Sorrow : Saivon LapsiOn les attendait de pieds fermes ces Finlandais, près de quatre ans après le bon « Children of the Dark Waters ». Ils sont aujourd’hui de retour avec leur septième méfait nommé « Saivon Lapsi », premier opus à se doter d’un patronyme finlandais. Le sextet continue sur sa lancée avec un death mélodique symphonique teinté d’éléments black et gothiques. La recette ne change pas vraiment et les adorateurs du groupe ne devraient pas trop être dépaysés. Oui mais…

Eternal Tears Of Sorrow a passé un cap crucial. Maintenant qu’il a adopté pour de bon un son symphonique et que le chant clair fait partie intégrante des compositions, il semble s’être légèrement reposé sur ses lauriers. Finis les ambiances prenantes, le tranchant des vocaux et le côté cristalin des claviers. C’est le superficiel et l’édulcoré qui prend le dessus. Bien sûr, quand on parle d’un groupe comme ETOS, il faut en aucun cas s’attendre à de gros riffs, à de gros blasts beats ou à une rapidité extrême. Les gars de Pudasjarvi ont toujours eu l’art de mélanger le côté incisif des guitares à la douceur des mélodies avec une facilité déconcertante, sans tomber dans le mielleux. Avec « Saivon Lapsi », toutefois, ils tendent à insister un peu trop sur la mélodie et le côté « cul-cul » des compositions, ce qui les rend bien fades et superficielles…

Même si on retrouve la patte d’ETOS, on sait cependant qu’ils ont fait beaucoup mieux. Les titres nous enchantent beaucoup moins, on peine à retrouver la magie des opus précédents. Les claviers ont une place prépondérante et volent souvent la vedette aux guitares, qui se font plus discrètes. Le chant extrême d’Altti côtoie le chant clair de Jarmo tandis que de nombreux chœurs féminins apparaissent ici et là. Le rythme peine à décoller, ce sont les mid tempos qui sont à l’honneur, avec un batteur faisant le minimum vital.

Il ne faut pas espérer avoir une première partie d’album phénoménale. En fait, ETOS semble avoir maladroitement agencé ses morceaux. Les deux instrumentales « Saivo » et « Kuura » n’apportent pas grand chose et cassent le rythme surtout quand un « Legion of the Beast » nous présage que du bon : soli typiquement Etosiens (duo guitares/claviers), rapidité du rythme et sonorités variées. Ca repart bien avec un « Dance of December » au souffle symphonique très prononcé, toujours avec cet impeccable duo guitares/claviers, mais une nouvelle fois, la dynamique est rompue avec l’arrivée de la balade « cul-cul » « Sound of Silence » dans lequel Jarmo et Miriam Renväg (Ram-Zet) se partagent le titre (comme quoi, on peut avoir un chant niais tout en étant dans un groupe de schizos…).

Le reste des morceaux est plus intéressant, que ce soit « Beneath the Frozen Leaves » ou « Swan Saivo » avec une bonne dynamique, de bons claviers symphos et une bonne voix. C’est loin d’être mauvais, bien au contraire, mais ça dégouline de mièvrerie, en particulier sur le final « Angelheart, Ravenheart (Act III : Saivon Lapsi) », assez long d’ailleurs, tiraillé entre les parties pleines de bons sentiments et les parties plus tranchantes, mêlant habilement l’agressivité et la mélodie.

C’est dommage car avec le mixage Mikko Karmila (Children Of Bodom, Nightwish…), le mastering de Mika Jussila (Sonata Arctica…) une pochette de Travis Smith (Opeth, Amorphis, Anathema) et le talent d’ETOS, on était en droit d’attendre un magnifique album. Cependant, ce « Saivon Lapsi » est sans doute leur œuvre la moins aboutie à ce jour, les Finlandais ayant troqué leur mélodies enchanteresses contre des mélodies édulcorées sans caractère.

Comme on dit souvent : c’était mieux avant…

 

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