Type V Blood : Penta

Ξ mai 6th, 2013 | → 0 Comments | ∇ Cyber Metal |

Type V Blood : PentaType V Blood jouit d’une très bonne réputation en Russie, car il fait partie des nombreux combos russes dont le succès n’est plus à prouver. La musique industrielle a toujours été une de leurs valeurs sûres – si on oublie cette envie de tendre vers la danse – et il y a depuis des dizaines d’années un large panel de groupes permettant de varier les plaisirs. Type V Blood a un parcours très atypique puisque depuis sa formation en 1999, il ne s’arrête pas d’expérimenter et de passer par plusieurs styles. Des débuts teintés de black à quelque chose de plus death metal en passant par de l’électronique pur et dur et à un split-up de 4 ans entre 2004 et 2008, le duo a sorti un bon paquet de démos, d’albums et de compilation. Avec la sortie de l’album « Penta » chez Artificial Sun en juillet dernier, il se dirige vers un metal indus teinté d’éléments cyber et drum’n'bass.

Il s’agit plus ou moins d’un hybride électronique pas facile à cerner tant on retrouve plusieurs influences allant même de l’aggro jusqu’au gothic. Les titres de l’album sont résolument industriels, distillant des samples et des sonorités dans tous les sens. Pas de doute quant à l’envie du duo de dépasser les frontières de l’indus pur pour se tester à tous les sous-genres. Du coup il faut s’accrocher pour aimer ce pot pourri particulier. Le multi instrumentiste Smith n’hésite pas à tout nous envoyer en pleine poire sans non plus contrôler ses coups. « Wild Dirty » mise sur les rythmes et sur les cris de Star tandis que « 1000 Furious Gods » met en avant un aspect plus cybernétique et parfois pop. On ressent les débuts extrêmes du groupe dans les vocaux, qui lorsqu’ils ne sont pas clairs, tendent vers une sorte de growl saturé.

« Go Go Gothic » y va à coup d’expérimentation. Ca part dans tous les sens et les sons adoptent un petit côté jeu vidéo, à la manière d’un Grobyc. L’ensemble sonne tout de même plus electro goth, notamment lorsqu’apparaît le chant féminin de la guest Nataly Protasova. Le titre porte bien son nom. A contrario, « Rising » met en avant la puissance de frappe des machines vu qu’on a droit à toute la folie de la programmation. Les voix en deviennent même robotisées.

L’album souffre tout de même d’un gros décalage vu qu’on se retrouve tantôt avec des titres catchy et très intéressants dans leur forme, tantôt avec des titres plus linéaires et assez agaçants avec tous ces sons débordant de partout, comme s’il n’y avait aucune logique (« Dick », entres autres). D’un côté, Type V Blood ne semble pas vraiment suivre de logique tant on ressent leur délire dans la majeure partie des compositions. Mais il y a tout de même des morceaux qui se démarquent et qui semblent plus structurés que d’autres.

Je passerais sur la longue liste de remixes, une grande mode chez les Russes dans le monde de l’indus, à croire que les groupes du coin forment une grande famille et s’échangent leurs titres pour se faire une industrial party. Quoi qu’il en soit, cet album de Type V Blood confirme la réputation du duo dans les pays de l’Est dans le domaine de l’underground. Un opus difficile à appréhender et à ne pas mettre entre toutes les mains.

 

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