Dimentria : Doomed

Ξ janvier 27th, 2014 | → 0 Comments | ∇ Symphonic Black Metal |

Dimentria : DoomedLes amateurs le savent très bien : la Russie est devenue le nouveau pays du black symphonique depuis une dizaine d’années et il est souvent très recommandé de se tourner vers cette partie de l’Europe pour découvrir des nouveaux groupes. Ces derniers sont prolifiques puisque de nombreux albums sont à l’honneur tout au long de l’année, et c’est vers Dimentria que nous nous tournons. Actif depuis 2007, la bande a sorti une petite démo avant de se lancer dans la production de son premier full length auto-produit, « Doomed ».

Comme bon nombre de formations, Dimentria est influencé par les gros combos de black symphonique comme Dimmu Borgir (très flagrant sur « Visions of Belshazzar ») ou Carach Angren avec ces relents horrifiques et théâtraux (« Prophet »). On devine qu’il s’agit de black symphonique russe grâce aux quelques growls, au côté très rapide, à l’utilisation de plages ambiantes, à l’apparition de quelques chants lyriques féminins, et évidemment, à l’emploi de la langue russe. Sans oublier la surenchère d’éléments symphoniques plutôt réalistes comme sur « Last Stand Centuries ». Cela peut paraître très abstrait mais les Russes ont le mérite de proposer un black symphonique reconnaissable, avec leur patte bien à eux, une patte qu’on retrouve aussi bien dans Stigmatic Chorus que dans Atra Mustum, Nox Doloris, Arcane Grail, Anno Diaboli ou Sinister Frost.

Pas de surprises, donc, au sein de ce « Doomed ». Les Russes suivent la ligne de conduite bien établie mais ne se contentent pas non plus de recopier bêtement le schéma. Certains titres valent tout de même le détour comme « You’ve Lost Everything » et ses claviers fantomatiques angoissants, ou « Breakthrough » et son côté cinématique très prononcé, chœurs et gros riffs en tête. C’est rapide et très porté sur le côté dramatique, le violon est à la fois dominant et tordu comme le fait si bien les Biélorusses de Diavoliada, l’ambiance épique à la Stormlord et les parties vocales sont parfois très proches de Shagrath (Dimmu Borgir). Dimentria nous offre tout un panel de choses et essaie, semble-t-il, de prendre à chaque formation réputée la recette de son succès. Ca marche très bien sur les compos des Russes car ces derniers se débrouillent plutôt bien. Avec la patte « russe » pré-citée, cela apporte un peu plus de personnalité mais il faut faire attention à ne pas trop emprunter, au risque de se perdre en cours de route.

Ceci dit, l’album tient particulièrement la route. Certes, on ne saura pas étonnés, mais certains passages valent le coup d’oreille puisque le mélange est très appréciable et non dénué d’émotions. Les guitares ont de la rage, le chant de la hargne, les claviers une force et l’ambiance sombre nous met bien dans le bain. Une bonne sortie en définitive pour Dimentria.

 

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