Narjahanam : Undama Tath’hur al Shams Mn al Gharb

Ξ octobre 28th, 2011 | → 1 Comments | ∇ Black Metal, Oriental Metal |

Narjahanam : Undama Tath'hur al Shams Mn al GharbIl n’y a qu’une dizaine de groupes au Bahrein, et Narjahanam fait sans doute partie des plus réputés, aux côté de Smouldering In Forgotten, l’autre formation du chanteur, multi instrumentiste et maître à penser Mardus. Prenant son nom de l’arabe et signifiant « le feu de l’enfer », Narjahanam est né en 2004 en étant le simple side project de Gravedom, side project devenant un projet à part entière à cause des différences de thématiques et de langues entre les deux combos. Ici, on nous parle de guerre, de l’histoire du Moyen Orient, de sa culture et de sa religion, grâce à un chant strictement en arabe, à travers un black death mélodique proche du symphonique sur certains aspects.

Si les influences orientales sont de la partie à travers ce « Undama Tath’hur al Shams Mn al Gharb », notamment dans les mélodies principales que dans les riffings, Mardus voulait toutefois que sa musique ressemble à une sorte de bande son, à une musique de film. Pari plus ou moins osé et quelque peu réussi, étant donné qu’un certain côté épique et impérial prend possession de la majeure partie des titres. La base reste tout de même black/death, avec une production laissant à désirer mais renforçant les ambiances et le côté authentique et ancien des compositions. Les claviers ont une place prépondérante, notamment sur un « Taht Alamat Al Nujoom » très arabisant dans son aspect global, ou un « Al Jihad » puissant mais répétitif.

La guitare joue elle aussi un rôle important, guidant justement le chant et les claviers au sein de ces terres chaleureuses mais sombres. L’histoire nous est contée à travers des paroles particulières, bercées par des mélodies atypiques et mystérieuses, comme un « Al Shar Wa Aljan » débutant par une flûte orientale, suivie de près par un rythme ralenti, des voix distordues directement sorties de l’enfer, des percussions, et une guitare pour le moins très bourdonnante. Le côté symphonique est d’autant plus mis en valeur, la mélodie aux violons et aux claviers ne pouvant qu’évoquer l’orient.

Si l’on sent qu’on a affaire à du black, du death et du sympho, on sent aussi qu’une bonne partie des titres se veulent ralenti, la faute à un certain aspect doomesque, en témoignent une certaine longueur (plus de sept minutes en général) et une lenteur, pas non plus accrue, mais suffisante. Toutefois, des morceaux tels que « Laheeb Al Nar » ou « Huroob Al Zaman Al Akheer » accélère le pas, avec ces blasts et ces riffs black, à mesure que le growl se veut de plus en plus caverneux. Les percus et les sitars s’incorporent parfaitement au sein de cet ensemble agressif mais mélodique et harmonieux.

Mais en définitive, c’est sans doute le « Yawn Al Maw’oud » qui fait plus office de musique de film, les claviers et la guitare nous jouant une mélodie orientale digne de certains films cultes tels que Laurence d’Arabie, le piano en moins. Pour finir, un « Al Aukhera » vous emmènera en voyage encore plus loin, tous les instruments fusionnant avec brio, les percussions menant le rythme principal, paradées d’une guitare black à la mélodie arabico-dansante.

Ce « Undama Tath’hur al Shams Mn al Gharb » mystique et historique est bon, mais trop répétitif et long, certains titres traînant en longueur. Toutefois, le mélange oriental, black metal et sympho est pour le coup bien réussi, l’auditeur arrivant à se croire en plein Bahrein, si tant est qu’il se prenne au jeu. Signé chez Haarbn Productions, cet opus a sans aucun doute influencé d’autres groupes d’oriental black du Moyen Orient, à savoir Al-Namrood, entre autres.

 

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