Skyfire : Fractal

Ξ août 15th, 2010 | → 0 Comments | ∇ Melodic Blackened Death Metal |

Skyfire : FractalOn est déçus, parfois agréablement surpris, parfois pas étonnés pour un sous, parfois pas très enthousiastes et parfois transcendés à un tel point qu’on n’en se serait jamais doutés. Skyfire a justement le don de nous emmener loin dans leur univers musical et nous procurer des émotions qu’on peine souvent à retrouver. Un plaisir inégalable et surtout impartageable, une envie incommensurable d’écouter encore et écouter cette musique, ces ambiances, ces solos de guitares et j’en passe. Skyfire c’est aussi un talent et une magie créative…que demander de mieux au final ?

« Fractal » amorce le changement de direction de ce groupe si talentueux après un « Mind Revolution » et un « Spectral » plus death mélodique légèrement teintés de black. Ici, la musique reste dynamique et plutôt death, mais le black est plus dominant tandis que le symphonique prend une place importante dans les compositions. Une évolution notable qui n’est pas sans grabuges vu que plus d’un pourra lâcher le groupe pour cette particularité-ci. Les autres se voudront plus courageux et se laisseront prendre au jeu tandis que les non connaisseurs de Skyfire iront découvrir la nouvelle facette de ces musiciens là. Et on en sort pas indemne pour autant.

Skyfire, détenant désormais un nouveau graphisme, à en croire le changement de logo et les nouvelles couleurs, nous livre donc un EP de quatre titres, trois nouveaux et un dernier, sorte d’avant première, qui figurera un peu plus tard sur leur album « Esoteric » sorti en fin 2009. Quatre titres totalement enivrants, dynamiques, où la mélodie côtoie l’agressivité, où les ténèbres ne font qu’un avec la lumière, où la magie s’unit avec l’ensorcellement.

Le tout est donc dans une veine death/black/mélodique/symphonique mais aussi progressive, à en juger la longueur de certains titres mais aussi des changements de structures. Si bien que la linéarité n’est pas au rendez vous, ce qui ne favorise pas l’ennuie et souvent l’agacement.

« The Land of the Wolves » est le plus morceau le plus caractéristique de la musique de Skyfire. Les mélodies, aussi bien crées à la guitare mais aussi au piano nous embarquent vraiment ailleurs et nous éblouissent pendant six minutes. Les changements de rythme apportent un contraste plutôt positif et l’orchestre en fond rend le tout assez mystique et prenant. Les guitares sont impeccables, rapides et incisives, lançant souvent des offensives au bons moments, la basse a un jeu assez variée et est assez mise en avant, quant au chant, charismatique à souhait, modulé comme il se doit, il se mélange comme il faut avec la musique, si bien que l’ensemble se veut très homogène, carré, propre, et impeccablement réalisé. Ce titre-ci est vraiment prenant et varié, le death étant la racine de la musique, mais le black pointant le bout de son nez pour renforcer les ambiances. Un réel régal.

Alors que « Bereaved in Denial » est extrêmement rapide, les riffs s’enchaînent et apportent pas mal d’agressivité alors que la symphonie, elle, apporte la mélodie, « The Transgressor Within » et « Esoteric » sont assez mystiques, notamment par une prédominance du piano fulgurante, d’un peu de bruits électronique, d’un orchestre divin et de guitares irréprochables tant par leur techniques que leur sons et leur mélodicités…des groupes du même style musical pourraient sans aucun doute se passer de leur guitares tant elles sont étouffés par leur reste de l’instrumentation mais pour Skyfire, je n’imagine pas la musique de ce groupe sans tous ces solos, ces riffs, ces harmonies…

Arf, c’est déjà fini, et là on se retrouve sur le cul tant on aura été comblés par cette musique si éclatante mais sombre à la fois. On en veut encore forcément, et là on peut choisir de se jeter sur l’album « Esoteric », la digne prolongation de ce « Fractal » ou alors se pencher sur les précédents opus, y découvrir une musique moins symphonique pour le coup mais tout aussi enivrante. Il est vraiment dommage que cet EP nous laisse si lamentablement sur notre faim, puisque d’écoute en écoute, on le reste toujours autant. A rattacher donc à « Esoteric » si vous voulez bien être rassasiés mais en tout cas, vous ne pouvez que passer un excellent moment.

 

Shade Empire : Zero Nexus

Ξ août 15th, 2010 | → 0 Comments | ∇ Black Electro |

Shade Empire : Zero NexusForts de leur talent en matière de compositions, nous ayant proposé un « Sinthetic » et un « Intoxicate O.S. » totalement déroutants, épiques et électroniques à la fois, proches du space opera et nous propulsant dans des confins encore peu explorés, Shade Empire remet le couvert en cette année 2008 avec un « Zero Nexus » sortant de l’ordinaire. Ainsi, on peut noter un changement de cap de la part des finlandais, puisque leur musique se veut tout autant black, peut-être moins axée électro mais plus indus. Car on aura bien évidemment notés cette prédominance des claviers sur les deux précédents opus, étouffant souvent les guitares et faisant ressortir un certain côté électro/rock.

Toutefois, « Zero Nexus » aborde d’autres propriétés que le groupe n’aura pas ou peu utilisées, tels que les changements de vocaux, qu’ils soient criés ou clairs, une agressivité palpable, et les changements d’ambiances au sein même des titres.

Le premier morceau « 9 in 1 » assez brutal et rentre dedans, nous prouve en partie ce changement d’orientation. Ce tranchant se veut présent autant dans le rythme que dans les guitares et les vocaux, paradé par des claviers discrets et un chant clair au refrain. Ce qui étonne forcément, c’est la mise en valeur des grattes, guitares et basse. Les accords et différentes lignes sont très bien audibles, d’autant plus que les riffs sont pour la plupart assez offensifs, des riffs black assez caractéristiques qu’on peinait à trouver avant, surtout dans « Sinthetic ».

On continue de la même manière avec « Adam & Eve », plus sombre et plus indus qu’électronique. Les claviers cette fois-ci sont au même niveau que le reste des instruments et le côté cosmique est d’autant plus mis en avant grâce à ce mélange subtil d’ambiances et d’agressivité. Le couplet, aux vocaux masculins (Adam), est plus incisif que le refrain, aux vocaux féminins (Eve), adouci par ce personnage mais aussi le piano.

« Flesh Relinquished » rappelle les origines électro du groupe par cette puissance des claviers indéniables et cette mise au second plan des guitares. Le dynamisme de ce titre ressemble étrangement à celui de « Sinthetic » si bien qu’il aurait bien pu se retrouver sur cet album-ci. Alors que « Havesters of Death » démarre sur les chapeaux de roues pour continuer et finir en trombe, sans répit, « Whiper from the Depths » est sans doute le titre le plus varié dans les ambiances et les rythmiques. L’intro dynamique et spatiale faisant légèrement penser à du Samael n’est qu’une sorte de prélude vu que la suite se veut plus posée et planante, alors que le chant black fonctionne un peu comme un murmure (« whisper ») soutenu par un chant clair. L’enrobage électronique est omniprésent, les claviers deviennent alors épiques, et les guitares, tranchantes à souhait. L’ensemble est assez lourd et compact, conçu pour nous emmener dans les profondeurs (« depths ») d’un monde presque oublié. Un morceau efficace et transportant.

La longueur du dernier morceau peut en impressionner plus d’un étant donné que ce n’est pas dans les habitudes de Shade Empire, la durée des pistes dépassant rarement les cinq minutes. Mais pourtant, « Victory » s’annonce comme un grand et monstrueux épilogue. En effet, l’intro mélancolique, calme et planante, où l’on entend que des chœurs masculins et une voix féminine pointer le bout de son nez n’est que l’arbre cachant la forêt vu que la suite est une réelle déflagration. Le mot « puissance » est celui qui me vient aussitôt à l’esprit pour qualifier les instruments et les vocaux. Pas de répit, pas un. Tout est bien dynamique et somptueux, et surtout poignant. Les riffs sont bien incisifs et nous mettent aussitôt en transe tandis que le chant ne peut que résonner en nous comme un cri plaintif jusqu’au break électronique et atmosphérique, dans une veine cosmique, guidée par une basse et une batterie au premier plan. Quand les guitares reviennent, comme lamentées, en osmose avec les claviers, c’est pour nous concocter une fin pour le moins inattendue car compacte et terriblement enivrante.

J’avais été grandement conquise par « Sinthetic » et son surplus d’électronique mais à la première écoute de ce « Zero Nexus » j’avais ressenti de la déception en me rendant compte que la musique n’était presque plus dans la même veine, que le groupe avait évolué en une sorte d’entité commerciale, cet album-ci étant, il faut le dire, plus accessible d’accès que ces frères. Toutefois, après avoir mieux appréhendé l’opus en question, j’ai mieux retrouvé les ambiances et les sonorités qu’on avait retrouvées par le passé, cette fois-ci mises aux premières loges par les guitares, et je le trouve même bon. Sauf qu’on ne retrouve pas sur « Zero Nexus » ces émotions, cette magie créative et ce don qu’a Shade Empire pour nous propulser loin, très loin, dans les méandres d’un univers sombre mais éclatant à la fois.

 

Demonic Resurrection : The Return to Darkness

Ξ août 15th, 2010 | → 0 Comments | ∇ Symphonic Blackened Death Metal |

Demonic Resurrection : The Return to DarknessOn connait très peu les groupes indiens et pour cause, les formations ne sont pas très nombreuses, pas ou peu connues, à l’exception peut-être de Rudra dans le domaine du death/black/mélodique. Mais même si les combos ne se bousculent pas, certains arrivent à faire apparition, ou même encore, à concrétiser leur musique après plusieurs albums.

C’est le cas de Demonic Resurrection, sans doute le pilier de la scène indienne, peu connue en Europe mais fort d’un talent qu’il serait dommage de ne pas remarquer. Avec leur album « The Return to Darkness », les indiens permettent ainsi de sortir des sentiers battus et de nous jouer du black/death/symphonique comme on en entend rarement. En effet, en plus de plonger l’auditeur dans la mythologie indienne, avec ses divinités, ses guerriers valeureux et ses coutumes, la musique assez noire, donc ténébreuse, mais aussi épique et mystique.

Bon comme ça, vous devez vous demander ce qu’il y a de bien original…je n’ai pas précisé le fait qu’un peu d’électronique venait s’incorporer à la musique de temps en temps, que beaucoup de chœur servaient d’ambiance, que certains instruments typiques pointaient le bout de leur nez, et que le chanteur alternait tantôt chant clair, tantôt chant black, tantôt chant death. Pas mal de diversité qu’il est bon de noter d’autant plus que les titres sont longs, très longs…

Ecouter « The Return to Darkness », c’est aussi de confronter à plus de soixante quatre minutes de musique, supporter une longueur de titres allant jusqu’à onze minutes et atteignant une moyenne de six minutes, bref, si vous n’êtes pas très fan de tout ce qui dure et tout ce qui est dans une veine progressive, je vous dirais bien de passer votre chemin…mais vous risquerez de louper vraiment quelque chose.

Car, rien n’est fait au hasard chez Demonic Resurrection, il n’y a presque pas d’erreur de parcours, et la progression dans les compos est tel que cela permet en aucun cas l’ennuie. En effet, pas (ou presque) de linéarité, on ne retrouve pas toujours les mêmes passages au fil d’un titre, ni même de parties « comblant » les trous si je peux dire. Tout est carré, propre, peut-être trop lisse pour certains, mais vaut mieux ça qu’un son pourri susceptible de gâcher cette musique si enivrante, mélodieuse et si sombre, oui, assez sombre…

Bon vous l’aurez compris, j’ai totalement été charmée par le monde de Demonic Resurrection, mystique et épique, sombre et maléfique… On pourrait croire que le black prédomine, ce qui n’est pas totalement faux, mais le death aussi est bien là, et à même échelle. Les riffs sont en fait alternés, tout comme le chant, ce qu’on remarque en premier lieu dans « Where Dreams and Darkness Unit ».

J’ai rarement entendu de mélanges aussi bien appréhendés, de musique aussi bien réalisée et susceptible d’apportée l’émotion et ce truc qu’on peine à décrire, qui nous envahie, et nous met définitivement de bonne humeur. Je sais bien que tout cela est relatif. Mais je vais tout de même essayer de vous donner une idée de cet opus.

Comme tout groupe de symphonique qui se respecte, il faut bien entendu mettre une intro instrumentale. Gagné. « Between Infinity and Oblivion » est tout à fait ce à quoi on s’attendait. Enfin d’apparence, car à l’écoute de la musique, là, on est scotchés. C’est loin d’être mélancolique ou froid, comme on en entend souvent, non…là, c’est mystérieux, sombre, bien sûr, terrifiant et même apocalyptique en plus de posséder ce coté épique. Un son bizarre et électronique en fond, un violon aux quelques notes prenants, des chœurs et enfin…chaque instrument de l’orchestre, arrivant en crescendo, des percussions comme de nombreux bruits de pas… Étrangement, je trouve qu’il s’accorde parfaitement avec la pochette de l’album, ce ciel noir et effrayant, comme transformé par une magie maléfique, et ces constructions complètement rasées, poussiéreuses, perdues là, au milieu de nulle part. Oui, ça y ressemble beaucoup. Et ça nous pousse à continuer.

« Where Dreams and Darkness Unit » est donc le début des hostilités, une musique agressive mais mélodique, où tous les instruments sont en parfaite harmonie. C’est entraînant, oui, transcendant peut-être pas à ce point là, c’est la suivante qui l’est par contre…alors là, rien que l’intro symphonique nous met dans le bain, et le reste se veut assez percutant. Les mélodies faites aux claviers et aux grattes sont en concordances. Les couplets sont plus axés death tandis que les refrains sont plus black. L’un favorisant l’agressivité, l’autre renforçant la noirceur, jusqu’à un break inattendu. Un piano aux notes très mystérieuses notamment crée par les accords adéquats, puis l’arrivée du solo de guitare et tout repart en saccade jusqu’à un final magique…

« A Tragedy Befallen » met l’accent sur les guitares et donc sur le côté assez death mélo de la musique. Les solos et les riffs sont géniaux, d’autant plus qu’ils sont accompagnés des claviers, ce qui me fait vaguement penser à du Kalmah.

Pour ce qui est de la suite, on n’est pas déçus. De la diversité, des mélanges, de la mélodie et du tranchant. Des accélérations de rythme, des décélérations, du dynamisme en somme, un orchestre fou au son loin d’être inintéressant puisque les instruments, même si ce sont des violons, des chœurs, etc, possèdent ce petit truc qui les rendent si différents de ce qu’on a l’habitude d’entendre (« The Unrelenting Surge of Venge », « Dismembering the Fallen »).

Par contre, accrochez vous fort si vous voulez passer le cap du titre aux onze minutes. « Lord of Pestilence » est décidément le plus long mais surtout le plus progressif de tous. Après une longue intro acoustique à la guitare, guidée par une batterie calme et un chant clair mélodieux, le déluge de riffs débute subitement et s’ensuivent cris, offensives, et symphonie pour le coup presque inexistante (présente en réalité à la fin du titre). Un peu d’électronique en fond par-ci par-là, une batterie extrêmement technique (alternant blast, double pédale et j’en passe…). Les amateurs de solos seront contents puisqu’on en compte plusieurs assez bien maîtrisés.

Pour symboliser une fin imminente, pourquoi ne pas utiliser la dernière lettre de l’alphabet grec, « omega »…avec ça on crée « Omega, I », le final de l’album. Ce qui fait bizarre avec ce titre c’est l’utilisation du grec et non d’une langue locale en Inde, d’autant plus qu’on est censé être plongés dans la mythologie du pays…enfin outre ce point d’interrogation, on termine le périple dans ce monde ténébreux où les guerriers maléfiques ont fait leur retour et ont tout rasé. Huit minutes trente seront suffisantes pour le coup, je dirais même que c’est trop long. Sans doute le titre de trop après tant de minutes. Pourtant, comme je disais précédemment, on ne s’ennuie pas, on est pris dedans, oui peut-être, mais il arrive qu’on puisse saturer, surtout que ce titre est peut-être même le moins bon de l’album. Oui mais le moins bon parmi toute une flopée d’excellents titres. Je le trouve simplement moins original et assez similaires aux autres.

Malgré tout, après l’écoute de « The Return to Darkness », on ressort avec une agréable impression. On aura passé un excellent moment dans ce monde bien sombre et épique, rempli d’originalité. Un album que vous devez écouter si vous êtes amateurs du genre, mais souffrant malheureusement de sa longueur trop imposante pour le contenu ici offert…

 

Samael : Solar Soul

Ξ août 15th, 2010 | → 0 Comments | ∇ Black Electro |

Samael : Solar SoulOn ne présente plus Samael, ce groupe d’indus ayant comme petite particularité de nous proposer des albums aussi différents les uns que les autres, chacun ayant son thème, son design, sa patte musicale…si bien qu’à chaque opus, la question qu’on se pose n’est autre que « Que nous font-ils encore ? ». Car en effet, dans ce groupe, il y en a pour tous les goûts, si bien que personne n’est lésé ou mis à l’écart.

Forcément avec ce « Solar Soul », nous sommes en droit de nous demander à quoi ressemble la musique, dans quel monde les Suisses nous embarquent, dans quel univers musical ils se sont essayés…. Eh bien pour le coup, nous voici les bienvenus dans la mythologie gréco-romaine, et ce après nous avoir emmené loin dans des contrées spatiales avec « Eternal » et dans un monde oriental avec « Reign of Light ».

Le concept semble si évident après avoir écouté la musique mais la cover et le visuel l’est moins aux premiers abords. En voyant cet espèce de soleil et cette lune, éléments astrales si chers à nos amis suisses, on ne penserait pas que justement, la musique diffère des dernières sorties. En effet, après une petite virée à l’intérieur du livret, nous pouvons voir sculptures, gravures, mosaïques et même poteries, assez typique de cet empire gréco-romain. La tracklist peut elle aussi nous mettre sur la voie après avoir lu des noms tels que « Ave ! » ou « Olympus ».

Mais cela ne suffit pas, pour en avoir le cœur net, il faut toujours se pencher sur le contenu, l’objet qui nous intéresse réellement, l’album, et donc, la musique.

Samael nous a toujours habitués, surtout après l’avènement de leur album transitionnel « Passage », à des mélodies enivrantes, beaucoup de claviers et des ambiances martiales. Le combo ne change donc pas ses habitudes sur cet album-ci puisque dès le titre d’ouverture éponyme, on retrouve tout ce à quoi on s’attendait depuis le départ : de la puissance, de la mélodie et des Passages planants. Guitares incisives, chant tranchant et ultra charismatique, mais aussi une batterie un chouillat plus vrai que nature (le rythme étant créé à la boîte à rythme depuis « Passage » justement). Ajoutez à cela bien sûr, une mélodie très facile à retenir, qui fait que ce titre-ci permet de nous entraîner et de nous faire saliver de bonheur.

Les deux morceaux qui suivent, à savoir « Promised Land » et « Slavocracy » sont totalement déroutants car ils changent assez de l’ordinaire. On retrouve la patte de Samael, les ambiances, mais la façon dont tout cela est appréhendé est différente. Ces titres se veulent vraiment puissants, avec un son lourd et dense. De plus, on y retrouve beaucoup plus d’électro qu’à l’accoutumer. Beaucoup de bruitages, d’effets, soutenant les guitares lançant des offensives, et ce chant, ô combien rageur et grave mais si mélodique. Bien que le rythme soit en tempo moyen, on est littéralement pris et embarqués dans ce déluge musical et ça fait du bien. Cependant, si bien sûr vous êtes allergiques à tout ce qui est électronique voire symphonique, ça n’est pas trop fait pour vous…

Le reste de l’opus se veut tout aussi puissant et entraînant, dynamique, mélodique et électronique, tout en étant incorporé d’éléments et d’ambiances typiques de l’empire gréco-romain. On ne sera pas étonnés de retrouver des sitars, des chœurs mais aussi quelques percussions et instruments assez représentatives. « Western Ground », « Quasar Waves » ou « Alliance » sont de bons exemples et permettent aisément de s’imprégner de cette ambiance si antique. Des titres tels que « Ave ! » ou « Olympus », eux, sont sans doute les plus atmosphériques, de par ce rythme assez lent, de la prédominance du clavier et de la modulation du chant.

Si « On the Rise » est surtout un titre fait pour remuer, le rythme étant ultra dynamique, la musique très agressive, le titre bonus « Architect », lui, sort du lot de par son ambiance assez sombre et son refrain relativement planant. Pas de chichi pour ce morceau, tout réside dans la composition, les harmonies à la guitare, la voix, qui se pose délicatement sur un fond d’ambiance aux claviers.

A noter aussi la présence de la chanteuse Vibeke Stene, ex chanteuse de Tristania, sur le titre « Suspended Time », apportant un léger côté sensuel…

Un autre très bon album pour Samael qui sait quoi faire de son talent. Ils innovent à chaque album et ne semblent pas prêts d’avoir fini d’évoluer ou même de saturer. L’alchimie dégagée dans chaque titre est tel que presque rien est à jeter, même si des titres sont forcément moins bons que d’autres (je vise en particulier « Ave ! », original, planant peut-être, mais pas transcendant pour un sous et surtout très linéaire…). Laissez vous embarquer avec ce « Solar Soul » et profitez du voyage…

 

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