Ex Machina : Machinist

Ξ décembre 11th, 2012 | → 0 Comments | ∇ Cyber Metal |

Ex Machina : MachinistOn nous rabâche sans arrêt que la fin du monde est proche, que les machines ne feront qu’une bouchée de nous, que nous courrons à notre perte…les journalistes, les écrivains, les cinéastes et même les musiciens nous avertissent régulièrement à coups de scénarios catastrophes. Nous finissons évidemment par nous lasser, les messages étant les mêmes et la mise en scène étant du même acabit. Même chose pour le Cyber Metal. Depuis des années, les machines sont à l’honneur, mettant en péril notre existence humaine. Difficile de trouver des formations singulières, avec une identité propre et des compositions moins inspirées des figures phares.

Pas facile d’espérer beaucoup des petits groupes, surtout quand ils officient dans l’instrumental, comme Ex Machina, venu de Royaume-Uni. La tendance est justement à l’instrumental dans le domaine du cyber, à l’image de Kreepmaster pour ne citer que lui. On montre ses capacités guitaristiques en s’accompagnant de sonorités cybernétiques, avec le risque de trop en faire et d’effectuer dans le déjà-vu. Cependant, Ex Machina tire son épingle du jeu. Prolifique, il sort son quatrième album cette année, un « Machinist » de huit titres sensiblement influencé par Terminator à en croire la tête du cyborg. Il a l’avantage de proposer autre chose qu’un cyber djent, autre chose qu’un simple cyber instrumental, et autre chose qu’un cyber metal peu inspiré.

Certes, le concept se rapproche beaucoup de ceux des autres cybernautes, mais la musique a un groove certains et une dynamique toute particulière. Le multi instrumentiste s’occupe de tout, bien que la plupart des instruments soient programmés – à l’exception de la guitare – et il le fait plutôt bien, tant on se laisse bercer par cet ensemble sombre et froid. Les arrangements électroniques apportent un arrière goût d’acier tandis que certaines touches nous transportent dans un monde futuriste (« Reanimation », « Scavenger »). La guitare est mélodique tout en étant tranchante, varie son propos et ne se contente pas de plans linéaires ou trop techniques. Ainsi on peut avoir un riffing neo metal à un riffing death metal voire thrashy (« Oblivion Machine »).

Ex Machina sait rendre ses compositions cohérentes, en se dotant d’un son relativement puissant. C’est agressif sans être violent, plutôt captivant et mécanique à en juger un « March of the Automatons » guidé par des sonorités synthétiques. Seule la guitare nous rappelle qu’un être humain est responsable de cette musique résolument moderne et accessible. « Machinist » a de quoi relancer la compétition et nous remettre dans le bain tant il se veut, finalement, original et dans l’air du temps.

 

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