Cytotoxin : Radiophobia

Ξ décembre 23rd, 2012 | → 0 Comments | ∇ Death Metal |

Cytotoxin : RadiophobiaLe 21 décembre est passé, toutes les catastrophes ont été attendues, de la météorite à l’éruption solaire en passant par de gigantesques tremblements de terre. Pourquoi pas une catastrophe nucléaire ? Malheureusement, ce ne sera pas pour aujourd’hui car avec Cytotoxin, nous remontons dans le temps. Les Allemands nous ramènent vingt six ans en arrière avec le désastre nucléaire de Tchernobyl. Inspirés par l’explosion et ses conséquences, le quatuor nous livre, depuis sa formation il y a deux ans, des compositions brutales et radioactives. Si en 2011 « Plutonium Heaven » posait les bases d’un brutal death technique manquant encore de force et de finesse, le nouveau « Radiophobia » en 2012 dépasse les limites que le groupe s’était lui-même donné.

Un an, donc, après la sortie de leur premier album auto-produit, les Allemands entrent aux Kohlekeller Studios (Benighted, Powerwolf) et enregistrent leur dix nouvelles compositions avant de s’octroyer les services de Jan Yrlund (Imperia, Delain) pour le design de la pochette. Peu de temps après, la prestigieuse écurie Unique Leader les repère pour la signature de ce « Radiophobia ».

Il est fortement conseillé de garder son masque à gaz près de soi à l’écoute de cet album. Cytotoxin irradie ses compositions au plutonium et se sert de ses riffs destructeurs pour arriver à ses fins. Tout est affûté et taillé au millimètre prêt, avec un bon équilibre et une bonne osmose avec un batteur sachant utiliser ses blasts avec parcimonie. Malgré une brutalité sans concession, le quatuor arrive à aérer et à fluidifier ses compositions, de façon à ce que l’ensemble passe comme une lettre à la poste. C’est redoutable, sans chichi, la technique permettant d’apporter une certaine dose de subtilité et de mélodies sans faire dans la grande démonstration (« Radiophobia », « The Red Forest »).

Une atmosphère apocalyptique est posée dans chaque recoin de l’album, que ce soit dans la lourdeur des grattes, dans le côté pesant de certains passages, dans les growls et les cris porcins de Grimo, mais aussi dans les samples et les pistes instrumentales (« Dead Zone Walkthrough », « Prypjat »). Par ailleurs, la seconde moitié de l’album monte en crescendo au niveau de l’aspect décadent, désespéré et mélancolique, comme sur le duo « Fallout Progeny » et « Abysm Nucleus », subtiles et prenants.

Si son brutal tech death metal se situe quelque part entre Dawn Of Demise et Prostitute Disfigurment, Cytotoxin a le mérite d’offrir des compositions personnelles et irrémédiablement dévastatrices qui ne passeront certainement pas inaperçues du fait de leur puissance et de leur brutalité fine.

 

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