Arch Enemy : Doomsday Machine Le voici donc enfin, ce disque annoncé comme LE chef-d’Å“uvre d’Arch Enemy, censé imposer définitivement le groupe comme un poids lourd de la scène européenne. Qu’en est-il vraiment? Et bien, force est de reconnaître que la première écoute est loin d’être facile, et que cet album déçoit tout d’abord un peu. La faute en incombe à la surenchère d’effets qui noient la voix d’Angela Gossow, pour un résultat désincarné et assez répétitif, et à la profusion de titres mid-tempos présents ici. Ne vous attendez donc pas à crouler sous les blasts, ni même à headbanguer en cadence, vous n’y trouveriez pas votre compte! Doomsday Machine s’apparente davantage à un rouleau compresseur, lourd et puissant, taillant sa route à grands coups de riffs et de rythmiques pesantes.

Mais cet album n’est pas à jeter aux orties pour autant, loin, très loin de là. Il nous permet de (re)découvrir l’amour que porte Michael Amott à la guitare, et, sincèrement, cela suffit à notre bonheur. Comment ne pas succomber à ces cinquante minutes d’un vibrant hommage à la six-cordes, où se croisent des lignes mélodiques échevelées (“Taking Back My Soul”, “Slaves Of Yesterday”), des parties rythmiques surpuissantes (ah, le single “Nemesis”, “I Am Legend/Out For Blood“) et des riffs comme tous les apprentis guitaristes rêvent d’en composer un jour (“My Apocalypse“, “Mechanic God Creation”)? On sent que les frangins Amott ont porté ici une attention méticuleuse à chaque accord, à chaque note, afin que tout semble couler de source. Cet incroyable travail atteint son paroxysme sur l’instrumental “Hybrids of Steel”, où les lignes complexes se croisent en tous sens, au point que l’auditeur se demande s’il est bien en train d’écouter un disque de death suédois, ou celui d’un artiste invité par Satriani au G3.

Doomsday Machine est donc un disque surprenant, qui décevra peut-être les fanatiques de maDemoiselle Gossow, tant sa voix est aseptisée par les effets et son chant répétitif; mais les amoureux de la guitare débridée trouveront ici de quoi se régaler, et se passeront l’album au casque, éperdus d’admiration. Un disque qui ne fera sans doute pas l’unanimité, mais qui nous rappelle pourquoi le rock est, à la base, la rencontre d’une guitare et d’un ampli.



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