interview Stratovarius

Derrière un rideau de soie transparent, marqué de la célébre fleur de lys, emblême du groupe depuis ses débuts, ici de couleur bleue, deux écrans de projection nous narguent sur une musique classique (que je n’ai, malheureusement, pas pu identifier) balançant des images du groupe loprs de leur tournée en Argentine et dans leurs moments intimes (piscine, visites,…). Avec Patricia, Cliff et Fredo à mes côtés (qui ont déjà assisté aux autres concerts de Strato en France à Lille et à Paris), mon bonheur est à son comble lorsque les musiciens (Jörg, Lauri et Jens, les premiers) se postent à leur place sur les premiéres notes de “Maniac Dance”, qui prend en live une dimension bien meilleure et plus heavy que sur album! D’ailleurs, le public ne s’y trompe pas et c’est sous une foule d’ovations que le groupe est accueilli. Timo K. s’exprime en un français correct au public toulousain, entraîné pour l’occasion par Patricia, qui révéle un côté prof que l’on ne lui connaissait pas ;-) Aprés un bref “Bonsoir Toulouse!!! Ca va? Ca va? We haven’t been here for 6 years now and we are happy to be back in Toulouse!”, le show continue avec un trio de choc, trois des plus grands hits du combo, le trés rapide “Speed Of Light”, le heavy “Kiss Of Judas” et le mélodique “Eagleheart” (dernier titre que j’attendais avec une grande impatience!). Puis, une nouvelle intervention de Kotipelto nous raméne quelques années en arrière : “Father Time” et “Twilight Symphony” sont choisis pour représenter ce voyage dans le passé. Autant que ce ne sont plus des chansons de la premiére jeunesse, mais, qui ont une consonnance étonnamment moderne!! Tout le monde reprend les refrains en choeur avec verve. Impressionnant! Un nouveau retour dans le futur avec “Fight“, un des moments forts du nouvel album des finlandais, gigantesque sur scéne…Et là, nous en arrivons au clou de la soirée : le solo de basse de Lauri Pauro (dont j’ai filmé une partie) Le jeune musicien est un technicien hors-pair maîtrisant parfaitement toutes les techniques du jeu de basse. Apparemment, personne ce soir ne semble regretter Jari Kainulainen, à juste titre, d’ailleurs. Lauri m’a carrément scotché…J’pense qu’il a vraiment trouvé sa place à la fois dans le groupe et dans le coeur des fans. Acclamations méritées!!!

Vient le moment d’émotion avec une ballade. Les fans ne savent pas si le groupe va interpréter la belle “The Land Of Ice And Snow” ou, selon la rumeur qui courait depuis un certain temps déjà, la magnifique “Forever”. C’est finalement cette dernière qui a été choisie pour notre plus grand plaisir…Voir Timo T à la guitare acoustique est un événement en soi. La lumiére s’éteint et le groupe s’en va dans les coulisses pour les premiers rappels initiés par le morceau de bravoure, le fabuleux “United“, qui débute avec un appel à l’unité vidéoprojeté (aucune parole, juste un texte magnifique), avant que tous les musiciens ne reviennent sur scéne pour nous faire headbanguer comme des malades. Premier titre issu de ‘Infinite’, “Hunting High And Law”, introduit par le chanteur aux beaux yeux bleus qui nous tint à peu prés ce langage : “This song is about hunting high and…”, laissant le soin par quatre fois de faire compléter le titre par le public déchaîné! Nouvelle extinction des spots. Cette fois, ce sont deux des plus belles perles que Stratovarius ait jamais enfanté : “Destiny” et “Black Diamond”, coup sur coup! Ca fait vraiment mal au derrière. L’improvisation de clavier/guitar dont nous gratifient Jens Johannson et Timo Tolkki, juste avant de débuter “Black Diamond”, est vraiment trop drôle. Stratovarius a eu là une trés bonne idée pour calmer un pit enflammé avant de le réveiller à nouveau avec le classique des classiques du groupe, dont j’ai cité le nom plus haut, en deux mots et qui commence par un “b” et se termine par un “d”. Malheureusement, les meilleures choses ont aussi une fin et, aprés trois heures de folie, qui sont passées en un éclair (tonnerre de Br…Toulouse!), le groupe délaisse ses instruments pour s’avancer sur le devant de la scéne et saluer le public qui lui a donné son amour ce soir! Profitant de cette opportunité, le chanteur nous déclare d’abord, qu’il reviendrait peut-être à Toulouse l’année prochaine (on l’espère tous!), ce n’est pas tous les jours que des artistes aussi talentueux viennent démontrer leur potentiel avec autant d’énergie à Toulouse! Juste avant de quitter la scéne du Havana de façon définitive, Kotipelto est revenu à la charge et a demandé au public de la Ville Rose de hurler cinq mots finlandais (que je n’ai pas pu identifier) de façon “plus puissante que les titis de Paris ou les torero d’Espagne” (sic Timo K.), mais, malgré l’effort du public toulousain, cela n’a pas convaincu Jens Johansson qui a commencé à gueuler comme un taré (comme à son habitude!) : “Louder, You must scream looooooouuuuuudeeeeeeer!”. Difficile de ne pas avoir un fou rire en voyant Jens faire son numéro de clown…Il aurait pu aisément faire carrière dans le monde du spectacle en tant que comique.

En tous cas, ce concert restera dans les annales comme étant un magnifique témoignage live de trois groupes d’exception qui ont encore (pour Hammerfall et Stratovarius) de trés longs et bien beau jours devant eux. A F*CKING HEAVY METAL SHOW!!!!

interview Hammerfall

C’est aprés cette déferlante d’énergie pure, que les suédois dingos true-metalleux de Hammerfall déboulent sur scéne pour nous délivrer là un véritable spectacle, reprenant en partie certains éléments visuels de leur dernier album, ‘Chapter V’. Alignant leurs tubes à vitesse grand V et avec majesté, Joacim Cans et ses sbires font vibrer la salle entière : j’ai rarement vu les spectateurs autant slammer et être aussi dingues (cela ne va pas s’améliorer avec le groupe de tête d’affiche!) dans un concert de métal. “Secrets”, “Riders Of The Storm“, “Let The Hammerfall“, “Hammerfall“, “Fury Of The Wild“, “Blood Bound“, “Heading The Call“, le solo de batterie pas trop impressionant (la batterie du frérot à Jens J. de Strato est tout simplement hallucinante! Mike Portnoy peut se faire du soucis et jeter sa Siamese Monster à la poubelle), mais, cependant, trés divertissant. Puis, les rappels nous rappellent à l’ordre : “Templars Of Steel” et “Hearts On Fire” sonnent la fin d’une prestation mémorable, mais, cruellement trop courte…

interview Shakra

Voici le concert que votre serviteur ne voulait absolument pas manquer, concert marquant la réunion du groupe finnois qui a ouvert la voie du succés à tous ses compatriotes musiciens. Je veux, bien sûr, parler de Stratovarius dans son line-up le plus reconnu (…enfin presque!) : Timo Tolkki, Timo Kotipelto, Jens Johansson et Jörg Michael. Exit Jari Kainulainen qui a quitté le navire (à la nage?) de son propre chef, bienvenue à son remplacant vraiment trés trés talentueux, le jeune Lauri Pauro.

Cette journée aurait pû être parfaite si des événements extérieurs à ma volonté n’étaient venues assombrir les festivités : mon portable qui tombe raide naze, le microphone ayant rendu l’âme, le temps qui s’acharne humidement sur nous, les nuages gris déversant sur nos têtes innocentes des ondées à en faire pâlir tout un troupeau de vaches qui auraient la mauvaise idée de se soulager, des embouteillages “monstres” sur le périph’ de l’agglomération toulousaine et la cupidité et la méchanceté d’un des musiciens du groupe d’ouverture qui m’a expulsé des backstage alors que je venais seulement voir une amie, co-gérante du fan-club officiel français de Kotipelto, qui était personnellement invitée par le groupe de tête d’affiche avec qui elle a noué des liens incroyablement solides! Décidant de repartir à la maison aprés ce désagrément, Patricia et Fredo m’ont, finalement, décidé à revenir. Et c’est en compagnie de ces personnes géniales, depuis devenues de vrais amis, que j’ai passé ce qui aller se révéler être le meilleur show de métal auquel j’ai assisté dans ma longue carrière de métalleux!

Le concert débute par l’arrivée de Shakra qui se révéle être, outre son gratteux blond, trés sympathique et sa musique l’est tout autant. Imaginez du grand hard FM dans la tradition Bon Joviesque des années 80 et un soupçon de ce qui s’est fait plus récemment, comme le dernier Hughes Turner Project, et vous vous rendrez compte de l’originalité subtile de ce groupe et de son potentiel. La prestation des “pas si petits” suisses est nickel, trés professionnelle, les hits se succédant à un rythme plutôt effréné…



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