Arch Enemy : Khaos Legions

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Arch Enemy : Khaos LegionsLes suédois d’Arch Enemy ne font décidément pas les choses à moitié. A peine deux ans après un très bon ‘The Root of All Evil‘ (avec entre-temps la sortie d’un best-of – ‘Manifesto of Arch Enemy‘ – et une compilation des trois premiers albums réenregistrés avec Angela – ‘The Root of All Evil‘), le groupe nous revient avec une véritable bombe de heavy death mélodique intitulée ‘Khaos Legions‘, bien plus directe et puissante que ses illustres prédécesseurs. En effet, ce nouvel opus est un poil plus sombre et mélancolique, bien qu’une certaine luminosité en ressort ponctuellement et illumine l’ensemble avec une touche d’espoir. Cela allège judicieusement l’atmosphère pesante qui aurait pu se dégager d’un album enregistré dans ce style de métal, parfois trop dans la surenchère.

L’album s’ouvre sur une introduction à la fois mélodique et oppressante (“Khaos Ouverture”), annonçant d’emblée la couleur. Arch Enemy n’est pas là pour nous endormir avec des contines, du genre de celles que l’on peut entendre dans une série anesthésiante telle que La Petite Maison Dans La Prairie, mais bien pour nous mettre des claques à l’aide de compositions acérées et efficaces, quoiqu’un petit peu dénuées d’originalité. Malgré l’impression de déjà entendu (c’est le tout petit défaut de cette rondelle), les titres qui suivent sont des brûlots (“Yesterday Is Dead And Gone”, “Bloodstained Cross“) qui passeront sans mal l’épreuve de la scène, vu leur très grande qualité. On peut, sans crainte de représailles, dire qu’il s’agit d’une véritable déclaration de guerre. Le groupe souhaite peut-être enrôler son public dans un combat pour notre musique préférée, afin de démontrer au monde sa très grande richesse et soulever les masses pour les inciter à ouvrir les yeux sur la situation actuelle qui règne sur la planète…Qui sait ? Les autres titres, principalement “City Of The Dead”, “Cruelty Without Beauty”, “Cult Of Chaos” ou “The Zoo”, sont dans la droite lignée des “We Will Rise”, “Nemesis” ou “The Last Enemy”, agressifs et mélodiques en diable, portés par la voix ténébreuse de la belle Angela Gossow. Toujours aussi “couillue”, la vocaliste n’hésite pas à nous asséner des coups de massue à travers son organe vocal extraordinairement puissant, qui ferait presque passer ses homologues masculins, qui évoluent également dans un registre guttural, pour des eunuques, c’est dire…

L’album suit son cours sans encombre avec hargne et colère pour se terminer par une chanson acoustique et instrumentale (la troisième, après “We Are A Godless Entity” et “Turn To Dust” !) qui, dans une farandole de notes apaisantes, nous permet de souffler enfin, après le déluge électrique que le quintet nous a concocté. Un bien beau final qui nous donne déjà envie d’écouter le prochain opus des frères Amott et cie. 2011 est décidément l’année du métal et ce ‘Khaos Legions‘ vaut vraiment la dépense. N’hésitez pas à faire un petit détour chez le disquaire après le bureau. Votre banquier vous en voudra, mais vous, vous en ressortirez ravis. Et c’est ce qui compte ! ;)

Alyson Avenue : Changes

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Alyson Avenue : ChangesOn peut vraiment dire que les rockers suédois d’Alyson Avenue ont eu chaud aux fesses. Le départ de leur précédente vocaliste Anette Olzon, partie naviguer aux côtés du Jack Sparrow finlandais, j’ai nommé Tuomas Holopainen, vers les horizons lointains de la célébrité et la gloire, aurait pu leur coûter cher et faire sombrer le navire. Mais la ténacité et l’amour de la musique étant plus forts, le quintet a finalement gardé le cap et maintenu le gréement à flots, malgré les écueils et autres lames de fond assassins.

Le groupe est, donc, allé à la recherche d’une nouvelle voix. C’est durant cette odyssée qu’il a finalement péché dans ses filets une sirène en la personne d’Arabella « Beba » Vitanc. Celle-ci saura sans aucun doute séduire et conquérir le coeur des moussaillons de fans que nous sommes car sa voix puissante et son timbre délicat et sensuel est d’une rare beauté. Peu d’interprètes féminines peuvent se targuer de posséder un tel organe vocal, à la fois plaisamment léger et terriblement profond. Arabella a su remplacer sans difficulté la délicieuse et sympathique Anette. Et, désireux de graver à jamais le talent de leur nouvelle recrue, c’est tout naturellement que les musiciens ont décidés d’enregistrer un nouvel album, justement intitulé ‘Changes‘, ceci à plus d’un titre.

Pourquoi ce nom ? Tout simplement parce-que celui-ci reflète, tout d’abord, l’arrivée de la nouvelle frontwoman derrière le micro, mais aussi le passage vers une musique beaucoup plus mature qu’auparavant et plus rock’n'roll, également. Bien évidemment, Alyson Avenue fait et fera toujours du Alyson Avenue, ceci de manière magistrale. Les eaux dans lesquelles nage le groupe restent très proches du hard FM des années 80, initié par les ténors du genre, tels que Whitesnake, Bon Jovi ou Def Leppard. Deuxième raison, peut-être tout aussi évidente que la première : le son, clairement meilleur que sur son prédécesseur. La production est dynamique et amène la musique du groupe à un autre niveau. Des chansons, telles que « Liar », « Fallen » ou « Into The Fire », s’en trouvent ainsi magnifiées.

Dotés de refrains imparables et aisément mémorisables, les 11 compositions qui figurent sur cet album sont tout bonnement incroyables et nous font littéralement vibrer. Aucune n’est à mettre à la poubelle. L’inspiration est bien là. Par ailleurs, le groupe a eu la très bonne idée de faire participer quelques guests, dont Anette Olzon (Nightwish, ex-Alyson Avenue – choeurs sur « Liar », « Into The Fire », « Always Keep On Loving You » et « Fallen ») et Michael Bormann (ex-Jaded Heart, Charade et BISS – chant et choeurs sur « Will I Make Love ») pour ne citer qu’eux. Ceci démontre que les suédois et Anette se sont séparés en bons termes, contrairement au divorce mouvementé qui a eu lieu entre Tarja Turunen et Nightwish

Le périple d’Alyson Avenue depuis 2007 lui a permis de grandir musicalement et de faire face à un problème majeur qui aurait pu lui être fatal. Ce qui n’en fût, heureusement pour nous et pour les quatre musiciens restants, pas le cas. La découverte d’Arabella a été une bouffée d’air pur, qui a redonné au combo une énergie salvatrice pour envisager l’avenir avec sérénité et créer un album magique et divin. Les suédois sont fin prêts pour décrocher les étoiles et se faire connaître aux quatre coins du monde. Un mal qu’on leur souhaite de tout coeur. ‘Changes‘ est l’album de l’année pour votre serviteur.

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