Eowyn : Beautiful Ashes

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Eowyn : Beautiful AshesNotre style de musique préféré a énormément souffert des préjugés. La plupart des gens, qui n’en écoutent pas, pensent, par exemple, que le métal prône le satanisme, que ce milieu n’est qu’un ramassis d’ivrognes écervelés fascistes et machos, voire pire, de meurtriers psychopathes qu’on a oublié d’enfermer dans un asile d’aliénés… Les croyances ont la peau dure, malheureusement et les amalgames avec des massacres universitaires sont trop nombreux de nos jours.

Néanmoins, les mauvaises langues pourront se taire définitivement. En effet, un phénomène, persistant depuis deux décennies, pourrait bien faire ouvrir les yeux des bien-pensants sur une vérité indiscutable : le métal n’est pas une musique de frappadingues ou de grosses brutes mysogines. Ce phénomène, qui n’est pas nouveau, puisqu’il a été partiellement initié au milieu des années 90 par quelques groupes venus des pays scandinaves, maladroitement affublés du qualificatif de « groupes à chanteuses » par les ignorants, tels que les pionniers de Theatre Of Tragedy, Nightwish ou The Sins Of Thy Beloved, apporte une preuve irréfutable de notre « inoffensivité ». A travers l’apport d’une présence féminine, occupant une place importante, celle de frontwoman, ces formations ont contribué à développer une image plutôt positive du métal. D’autres combos suivront sur cette voie, tels que Alyson Avenue, Jet Trail, Lullacry, Magica, Epica, After Forever ou Evanescence. Malgré cette tendance relativement récente, il ne faut pas oublier les formations exclusivement féminines des années 80, comme Girlschool, Phantom Blue ou Vixen, qui, à défaut d’être délicates, étaient sauvages et déterminées à prouver qu’elles étaient les égales à Iron Maiden, Judas Priest ou Poison, ce qu’elles ont parfaitement réussi.

Le style de prédilection de ces nouveaux groupes se situe principalement à mi-chemin entre un métal gothique et pompeux et un métal plus dur, saupoudré de vocaux masculins gutturaux ou de subtiles envolées lyriques féminines. Cependant, il ne s’agit pas d’une généralité, loin de là.

D’ailleurs, c’est ce que nous prouve aujourd’hui la chanteuse Eowyn , venue tout droit de Nashville. Loin des stéréotypes de la femme fragile, elle a su créer un univers musical bien à elle. Empruntant autant à la vague gothique, fièrement représentée par les Evanescence, Forever Slave et cie, qu’au métal alternatif, elle nous offre avec ce ‘Beautiful Ashes‘, quatrième album de sa discographie que l’on espère longue et inspirée, un concentré de pur bonheur.

Se différenciant de ses concurrentes, Eowyn a su parfaitement allier ses influences et les marier alchimiquement, transformant les 10 titres de cet album en de véritables pépites d’or musicales. Structurellement, ses compositions sont simples, allant directement à l’essentiel, évitant ainsi des écarts de goût. Parfois plus rock que métal, les chansons sont plutôt sombres, ce qui leur donne une dimension très théâtrale. Ponctués de touches électroniques qui leur confèrent une certaine modernité, les titres se succèdent magnifiquement sans aucun temps mort, grâce à une dynamique propre et logiquement installée.

Eowyn a mis toute sa personnalité au service de titres forts, créant ainsi un véritable bijou d’originalité. Très douée dans la composition et dans l’écriture, elle l’est également dans l’interprétation de ses propres œuvres. Possédant une voix unique, elle fait rayonner chacun des titres avec une lumière différente. Ainsi, ce disque est riche en ambiances. Par ailleurs, sa délicatesse est déconcertante. Vocalement, Eowyn a déjà tout d’une grande, même si carrière n’est que très récente. Elle maîtrise parfaitement toutes les facettes de son organe et sait comment distiller une grosse dose d’émotion qui marquera les esprits au fer rouge.

Textuellement, là aussi Eowyn semble réellement à l’aise, parlant de sujets actuels ou personnels. Les paroles reflètent une certaine noirceur, mais sont toutefois plus lumineux qu’ils n’y paraissent. En vérité, c’est la musique qui donne cette impression. Ou plus précisément les divers éléments ajoutés.

Beautiful Ashes‘ représente extrêmement bien tout le talent de cette américaine décidée à conquérir le monde. Compositrice, auteure, interprète…Eowyn possède plusieurs cordes à son arc, qui lui permettent de se faire un nom sur la scène rock / métal, ainsi qu’une place parmi ses homologues masculins.

Grâce à des femmes comme Eowyn, Doro Pesch ou Tarja Turunen, le métal n’a désormais plus mauvaise réputation. Exit le stéréotype du chevelu sexiste. Aujourd’hui, le métal est symbole du respect de la gent féminine, contrairement à d’autres milieux musicaux où l’irrespect et la violence faites aux femmes prévaut encore (non, je ne citerais pas de noms ou de style musical en particulier, cela n’irait pas dans le sens de la chronique et n’aurait aucun intérêt).

Tout comme au sein d’autres scènes, la révolution du « Girl Power » (qui fût clamé haut et fort par 5 anglaises épicées) est en marche dans le métal, cela pour notre plus grand plaisir à nous les mecs ainsi qu’à nos esgourdes!

Ce ‘Beautiful Ashes‘ en est le témoignage le plus récent. Avis aux amateurs de très bons sons, cet album est une pure merveille qui est faite pour vous !!



Alestorm : Back Through Time

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Alestorm : Back Through TimeLe métal n’est pas une musique totalement fermée aux mélanges, parfois exotiques, qui créent des ambiances particulières. Certains groupes aiment s’aventurer vers des terrains à priori glissants mais qui, au final, peuvent s’avérer payants. En effet, marier ensemble des éléments électriques et acoustiques apparaît aux yeux des puristes comme une démarche impossible à gérer ou farfelue. Pourtant, il n’en est rien. De nombreuses formations, à commencer par celles provenant du nord de l’Europe, l’ont démontré avec brio. Il faut bien l’avouer, la folk est bien la continuité logique du métal, ou l’inverse d’ailleurs. Cette union, quasi alchimique, entre ambiances celtiques ou issues de certains folkores populaires et musiques plus modernes, est une brillante évolution artistique, car elle permet une fusion parfaite et plutôt bien réussie du passé et du présent.

Et dans ce domaine, l’on peut effectivement avouer que les écossais d’ALESTORM sont très doués. Leur cocktail folk / métal est d’une efficacité redoutable. Ces corsaires des Highlands nous racontent des histoires diverses mais ayant presque toujours pour thème l’alcool, les pirates ou la fête…Un peu comme les finlandais de Korpiklaani ou de Finntroll, dont l’éclectisme, thématique ou artistique, est comparable. Musicalement influencés par des pointures du black telles que Bal-Sagoth ou Primordial, pour ne citer que les principales, ALESTORM a su quand même imposer une personnalité propre bien trempée, qui ressort par tous les pores de leur troisième et nouvel album (déjà !) intitulé ‘Back Through Time‘. Avec un nom pareil, s’agirait-il d’un éventuel retour aux sources ? La question semble un peu déplacée, d’autant plus que le groupe n’a pas changé sa musique ne serait-ce que d’un iota ou modifié sa trajectoire musicale. Alors, que peut-on répondre à cette interrogation sans fondement ? Tout simplement, que nenni. Non, ALESTORM, depuis le début, fait de l’ALESTORM, sans se prendre la tête. Point barre.

Ainsi, l’on retrouve les pierres fondatrices du « pirate-métal » d’ALESTORM : des mélodies imparables et des chœurs épiques, des riffs meurtriers, des vocaux gutturaux ou plus accessibles, le tout englobé dans une barrique délicieusement empoisonnée de rythmes plus ou moins power métal. Oui, ALESTORM n’a ni changé de recette, ni de crémerie. Même si l’histoire veut que les joyeux lurons aient changé, cette fois-ci de navire (cf. le gréement noir en fond sur la pochette) pour occuper celui du célèbre Hollandais Volant.

Sur ce nouvel opus des héritiers de William Wallace l’originalité n’est pas tout à fait absente. En effet, même si la musique donne véritablement la pêche et suscite une pépie d’enfer qui pourrait satisfaire les bourses de tous les taverniers de la région du Loch Ness, on ne se lasse pas facilement du folk distillé par ALESTORM. Chacun des titres ne ressemble pas au précédent : de nombreuses surprises ponctuent régulièrement la rondelle. Le groupe possède assurément un réel potentiel de composition qui, avec un peu de plus d’imagination et d’expérimentation, aurait pu donner plus de charisme à sa musique, sans toutefois manquer de lui apporter de la personnalité. A défaut de devenir un laboratoire musical culotté, nous retrouvons quand même ici de la fougue, de l’entrain et de la bonne humeur qui incitent l’auditeur à festoyer encore et encore entre potes, jusqu’à un complet épuisement.

Le nouvel album d’ALESTORM, ‘Back Through Time‘, est un concentré d’énergie made in Scotland. Il n’y a qu’à jeter une oreille attentive sur la trilogie « Shipwrecked » / « The Sunk’n Norwegian » / « Midget Saw » pour se retrouver définitivement scotché contre un mur d’amplis Marshall et ne plus pouvoir s’en défaire. Rien que ça !! Les autres compositions sont, à quelques détails près, dans une veine similaire. Après leur écoute et en découvrant progressivement cette troisième production, ma remarque du début concernant le fait qu’ALESTORM fait de l’ALESTORM n’est que partiellement justifiée, puisqu’un air de nouveauté fait son apparition au milieu de tous ces chants de guerre à la gloire de l’alcool et de la confrérie des pirates : des titres comme « Powermash » ou « Scrapping The Barrel » prouvent que le groupe sait à la fois s’amuser en empruntant certaines figures de style musicales à d’autres genres, comme le reggae ou le rock barré des seventies, et être plus « romantique ». La formation menée par le claviériste-chanteur revient quand même à des choses plus directes dans la seconde partie de l’album, pour terminer sur une note épique et grandiloquente avec « Death Throes Of The Terrorsquid », qui comptabilise près de 8 minutes. Ce dernier titre nous narre l’histoire de marins qui croisent malencontreusement la route du Léviathan, en mêlant subtilement power, heavy et black symphonique. Une pure réussite !

Vous aurez compris à travers cette chronique que ce ‘Back Through Time‘ est un chef d’œuvre. Il ne contient que d’excellentes compositions et aucun titre de remplissage. ALESTORM a su se renouveler tout en conservant son empreinte personnelle. Une prouesse que peu de groupes savent désormais réaliser. Par ailleurs, la production de ce nouvel album permet également aux écossais de donner le meilleur d’eux-mêmes en magnifiant leurs créations. Attention à vous, moussaillons, Davy Jones et ses sbires sont définitivement de retour pour vous achever à coup d’hymnes sauvages et savoureuses ! A l’abordage, par Jack Sparrow !!!!!!!



Edguy : Age of the Joker

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Edguy : Age of the JokerTous les groupes ont tous plus ou moins connus durant leur carrière des passages à vide en terme de composition. On peut, notamment, citer les cas d’Iron Maiden ou de Judas Priest, qui nous ont pondu des œuvres bancales dans les années 90 (‘No Prayer For The Dying‘ / ‘Virtual XI’ et ‘Jugulator’ / ‘Demolition‘), ceci malgré leur célébrité. Les teutons d’Edguy ne font pas exception à la règle, loin de là.

Leur deux précédents opus, ‘Rocket Ride‘ et ‘Tinnitus Sanctus‘, étaient littéralement pauvres en bonnes idées et trop différents de l’image habituellement véhiculée par la formation allemande. Tobias Sammet et ses compères s’étaient orientés vers des rivages beaucoup plus rock que par le passé. Certains spécialistes ont alors émis l’hypothèse de la trop grande dispersion musicale de Tobi pour expliquer le manque d’inspiration flagrant dont furent victimes les albums cités ci-dessus. En effet, le petit vocaliste aime vraisemblablement courir plusieurs lièvres à la fois, ses deux groupes, Edguy et Avantasia, sortant de nouveaux enregistrements trop régulièrement. On peut, donc, se poser légitimement la question suivante : est-ce que le fait que Mister Sammet soit le compositeur principal des deux formations n’est, au final, pas un mal pour la santé de celles-ci ?

La réponse à cette interrogation se trouve aujourd’hui dans le nouvel album des germains, intitulé ‘Age of the Joker‘. Quoi dire de celui-ci ? Est-il différent des deux erreurs de parcours qui l’ont précédé ? Le groupe est-il revenu à une musique plus brute de décoffrage et plus majestueuse, comme ce fût le cas sur ‘Mandrake‘ ou ‘Theater of Salvation‘ ?

En fait, cette nouvelle offrande n’est ni plus ni moins qu’un mélange de rock et de métal, point à la ligne. L’époque des hymnes dantesques, telles que « Tears Of A Mandrake », « Pharaoh », « Vain Glory Opera » ou « The Headless Game » est, malheureusement, bel et bien révolue. Malgré cela, ‘Age of the Joker‘ est un disque bien plus inspiré que le nullissime ‘Tinnitus Merdum…euh, pardon, je voulais dire Sanctus’…

Nous nous retrouvons ici avec des morceaux plus virils, possédant des riffs puissants et des ambiances plus sombres et épiques (« Faces In The Darkness », « Behind The Gates To Midnight World»). Une pointe de soulagement apparaît à l’écoute de ces deux titres. Edguy n’a finalement pas renié son passé et les éléments qui l’ont amené à se faire une place parmi les ténors de la scène métal européenne, et ce même si les cinq musiciens savent également faire les zouaves au travers de chansons décalées. Les mid-tempos (« Fire On The Downline ») commencent à disparaître peu à peu au profit de rythmiques plus rapides et très expressives, telles que celles de « The Arcane Guild », « Robin Hood » (premier single, dont la vidéo est hilarante), « Nobody’s Hero » ou « Breathe ». Toutes les caractéristiques qui ont fait le succès du quintet de Fulda refont progressivement surface, même s’il faut le dire très timidement : mélodies imparables, refrains entêtants, abus de vibratos de la part de Tobias Sammet, 2nd degré (« Pandora’s Box » et son introduction country, « Two Out Of Seven » dont certaines paroles sont assez salaces, très eighties dans l’âme)…Vraie-fausse nouveauté, par contre, du côté des claviers, beaucoup plus présents, donnant ainsi une nouvelle dimension à la musique qui se révèle beaucoup plus fraîche. Pour finir, Edguy s’en sort royalement sur la power-balade « Every Night Without You ». Mention spéciale, toutefois, au titre « Rock Of Cashel », peut-être le meilleur titre de ‘Age of the Joker‘. Rien à dire sur la production, le son étant toujours aussi clair et dynamique que sur les autres galettes du groupe.

Age of the Joker‘ signe le retour incontestable du Edguy d’antan. Ce déjà neuvième (!) album du groupe est une bouffée d’air pur pour les fans du combo. Il ne s’agit pas encore d’une claque comme celles qui précédent ‘Hellfire Club‘, mais la formation est sur la bonne voie. Le disque mérite que l’on s’y penche, car il ne déçoit pas. Encore un peu et Edguy reviendra dans deux ans avec, espérons-le, un nouveau ‘Mandrake‘. Dans tous les cas, ce ‘Age of the Joker‘ est la bonne surprise de cet été 2011.



If Only : No Bed of Roses

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If Only : No Bed of RosesComme chacun le sait, les années 80 constituaient l’époque glorieuse du métal et du hard rock. Les amateurs du genre étaient nombreux et, par voie de conséquence, les groupes également. Certaines formations ont réussi à inscrire leur Histoire dans la durée, d’autres n’ont enregistré qu’un seul album. C’est le cas, notamment, des britanniques de IF ONLY.

Alors désireux de profiter de la vague métallique initiée par les Iron Maiden, Def Leppard, Savatage et autres Bon Jovi, le sextet s’est formé en 1988. Le groupe avait, à l’époque, décidé de se concentrer exclusivement sur les talents vocaux de la frontwoman Lorraine Bennington. Après moults changements de line-up, dont le remplacement de Lorraine par l’ex-Girlschool Jackie Bodimead, celui-ci s’était enfin stabilisé pour l’enregistrement de l’unique témoignage studio du groupe, ‘No Bed For Roses’. Celui-ci aurait pu permettre à la formation de démarrer une belle carrière. En effet, la démo du groupe est parvenue jusqu’aux oreilles de Geoff Downes, le claviériste des groupes ASIA et YES, qui a de suite adoré ce qu’il avait entendu. La musique des anglais étant pour Geoff de grande qualité, il refusa tout d’abord de croire que IF ONLY était originaire du Royaume-Uni et déclara avec un grand étonnement : « Aucun groupe britannique ne peut jouer de l’AOR aussi bien, il doit être américain ! ». Cependant, il proposa immédiatement aux anglais de produire leur premier et, malheureusement, unique album à ce jour. Par ailleurs, il faut également préciser que Mike Moran, producteur de renom, célèbre pour son travail avec Queen et Gotthard, pour ne citer que les groupes les plus célèbres, a aussi participé à l’enregistrement de ‘No Bed of Roses‘, apportant son soutien aux claviers, entre autres, pour le titre final « Man Against The World » de la précédente version, émouvant hommage à Freddie Mercury.

Malheureusement, Jackie quitte le groupe en 1991 à cause de problèmes personnels. Après quelques questionnements sur son avenir, la formation décide de partir à la recherche d’une nouvelle chanteuse, qu’elle trouve finalement en la personne de Tina Egan, qui réenregistrera toutes les parties vocales du disque. Son timbre de voix ainsi que sa détermination feront d’elle l’égérie du groupe. Par ailleurs, elle surprend ses collègues en proposant rapidement quelques-unes de ses compositions pour l’album, ce qui incitera Greg Hart, fondateur de IF ONLY et principal compositeur, à capturer définitivement sur le disque la chanson « Long Way From Home », qui se révélera être LE titre épique de ‘No Bed For Roses’ et à créer d’autres titres tout aussi forts. Suivra un concert événement fin 1991 durant lequel les britanniques feront sensation.

Musicalement parlant, le groupe tient très bien la route, en proposant un Hard FM d’excellente facture. Très proche de ce que faisaient des formations américaines telles que Bon Jovi ou Poison, la musique de IF ONLY respirait la joie de vivre, malgré les nombreuses embûches auxquelles les musiciens ont dû faire face dans les années précédant la sortie de ‘No Bed of Roses‘. Toutes en simplicité, les chansons sont courtes et entraînantes, avec des refrains grandioses et aisément mémorisables. En fait, ce sont de véritables hits, destinés à la fois pour des passages radio et pour être repris en cœur sur scène avec les fans. Certains titres (« Loaded Gun », « Tumblin’ Dice », le langoureux « If Love Could Last Forever », l’éponyme « No Bed of Roses”, le heavy “Easy Lay”, “Red Hot Heaven” groovy en diable, LA ballade de l’album “Forever My Love”, magnifique, ou encore “Long Way From Home » et « If Only” et son côté Dokken prononcé, dont l’ambiance semble tout droit sortie de l’EP ‘Dreamwarriors’) sont comparables à ceux présents sur des albums comme ‘Slippery When Wet’ (Bon Jovi), ‘Open Up And Say…Ahh !’ (Poison) ou ‘Cherry Pie’ (Warrant), ce qui démontre non seulement leur grande qualité, mais également le professionnalisme des britanniques. Le son clair et puissant permet à ces compositions de prendre une autre ampleur et de rendre autrement plus dynamique cette galette savoureuse. Aucune faute de goût n’est à déplorer sur cet album. Les musiciens sont carrés dans leur jeu et Tina interprète parfaitement chaque titre, en leur donnant une dimension émotionnelle particulière, sans oublier beaucoup d’énergie. Les textes quant à eux sont assez profonds, mais une certaine légèreté s’en dégage, notamment sur les ballades.

Malgré ses solides atouts, ‘No Bed of Roses‘ n’a pas vraiment connu le succès escompté. Edité par Long Island Records en 1992, il n’était disponible originellement qu’au Japon. La faute à l’émergence d’un nouveau courant musical, « minimaliste » dans sa structure et nommé « grunge », qui va durement ébranler la sphère métal et qui sera principalement représenté par des formations telles que Nirvana, Pearl Jam, Alice In Chains ou Soundgarden. Même les plus gros groupes de métal ou de hard rock en feront les frais (cf. Iron Maiden qui vivra un très long passage à vide entre 1989 et 1998). Il n’est, donc, pas étonnant que l’unique enregistrement de IF ONLY ne soit sorti dans sa version européenne qu’en 1994, soit 4 ans après le premier passage en studio.

Mais, cette démarche ne permettra pas réellement au groupe de percer. Pourtant, celui-ci a été beaucoup apprécié par les amateurs du genre et encensé par les médias, qui le mettaient au même niveau que Vixen, Heart ou Lee Aaron et le considérait comme l’un des plus grands groupes de rock « à chanteuse ». Le succès fulgurant ne viendra pas davantage dans les années suivantes, en raison du décès prématuré en 1999 de Tina Egan. Cette tragédie sonnera définitivement le glas de la carrière d’un des plus fabuleux groupes de Hard FM au monde.

Le malheur s’acharne parfois sur des personnes ou des formations dont le talent immense ne demande qu’à exploser au grand jour. C’était le cas de IF ONLY. Mais, après des années de silence, Greg Hart et deux de ses collègues (à savoir, Ian Edwards et Andy Steward) ont remis les pieds à l’étrier afin de repartir sur de bonnes bases en reformant leur précédent groupe MORITZ en 2008. Ainsi, après avoir signé chez Avenue Of Allies, le sextet ( ! ) est entré en studio pour enregistrer son premier LP, justement intitulé ‘Undivided’, disponible dans les bacs depuis janvier 2011. Parallèlement à cette démarche, les anciens membres de IF ONLY ont eu l’excellente idée de demander à leur nouveau label de rééditer ‘No Bed of Roses‘ en version remasterisée.

Ce ‘No Bed of Roses‘ est un bouleversant témoignage d’un groupe qui n’a jamais cessé de se battre face à l’adversité et qui a toujours trouvé le courage même dans les pires moments, tout en conservant une grande dose d’inspiration pour créer l’une des plus belles pièces musicales de ces deux dernières décennies. Si vous ne connaissez pas cette formation, je vous invite vivement à vous y intéresser et à vous procurer cet album rempli de merveilleuses surprises et qui a beaucoup de piquant.



Arch Enemy : Khaos Legions

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Arch Enemy : Khaos LegionsLes suédois d’Arch Enemy ne font décidément pas les choses à moitié. A peine deux ans après un très bon ‘The Root of All Evil‘ (avec entre-temps la sortie d’un best-of – ‘Manifesto of Arch Enemy‘ – et une compilation des trois premiers albums réenregistrés avec Angela – ‘The Root of All Evil‘), le groupe nous revient avec une véritable bombe de heavy death mélodique intitulée ‘Khaos Legions‘, bien plus directe et puissante que ses illustres prédécesseurs. En effet, ce nouvel opus est un poil plus sombre et mélancolique, bien qu’une certaine luminosité en ressort ponctuellement et illumine l’ensemble avec une touche d’espoir. Cela allège judicieusement l’atmosphère pesante qui aurait pu se dégager d’un album enregistré dans ce style de métal, parfois trop dans la surenchère.

L’album s’ouvre sur une introduction à la fois mélodique et oppressante (“Khaos Ouverture”), annonçant d’emblée la couleur. Arch Enemy n’est pas là pour nous endormir avec des contines, du genre de celles que l’on peut entendre dans une série anesthésiante telle que La Petite Maison Dans La Prairie, mais bien pour nous mettre des claques à l’aide de compositions acérées et efficaces, quoiqu’un petit peu dénuées d’originalité. Malgré l’impression de déjà entendu (c’est le tout petit défaut de cette rondelle), les titres qui suivent sont des brûlots (“Yesterday Is Dead And Gone”, “Bloodstained Cross“) qui passeront sans mal l’épreuve de la scène, vu leur très grande qualité. On peut, sans crainte de représailles, dire qu’il s’agit d’une véritable déclaration de guerre. Le groupe souhaite peut-être enrôler son public dans un combat pour notre musique préférée, afin de démontrer au monde sa très grande richesse et soulever les masses pour les inciter à ouvrir les yeux sur la situation actuelle qui règne sur la planète…Qui sait ? Les autres titres, principalement “City Of The Dead”, “Cruelty Without Beauty”, “Cult Of Chaos” ou “The Zoo”, sont dans la droite lignée des “We Will Rise”, “Nemesis” ou “The Last Enemy”, agressifs et mélodiques en diable, portés par la voix ténébreuse de la belle Angela Gossow. Toujours aussi “couillue”, la vocaliste n’hésite pas à nous asséner des coups de massue à travers son organe vocal extraordinairement puissant, qui ferait presque passer ses homologues masculins, qui évoluent également dans un registre guttural, pour des eunuques, c’est dire…

L’album suit son cours sans encombre avec hargne et colère pour se terminer par une chanson acoustique et instrumentale (la troisième, après “We Are A Godless Entity” et “Turn To Dust” !) qui, dans une farandole de notes apaisantes, nous permet de souffler enfin, après le déluge électrique que le quintet nous a concocté. Un bien beau final qui nous donne déjà envie d’écouter le prochain opus des frères Amott et cie. 2011 est décidément l’année du métal et ce ‘Khaos Legions‘ vaut vraiment la dépense. N’hésitez pas à faire un petit détour chez le disquaire après le bureau. Votre banquier vous en voudra, mais vous, vous en ressortirez ravis. Et c’est ce qui compte ! ;)



Alyson Avenue : Changes

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Alyson Avenue : ChangesOn peut vraiment dire que les rockers suédois d’Alyson Avenue ont eu chaud aux fesses. Le départ de leur précédente vocaliste Anette Olzon, partie naviguer aux côtés du Jack Sparrow finlandais, j’ai nommé Tuomas Holopainen, vers les horizons lointains de la célébrité et la gloire, aurait pu leur coûter cher et faire sombrer le navire. Mais la ténacité et l’amour de la musique étant plus forts, le quintet a finalement gardé le cap et maintenu le gréement à flots, malgré les écueils et autres lames de fond assassins.

Le groupe est, donc, allé à la recherche d’une nouvelle voix. C’est durant cette odyssée qu’il a finalement péché dans ses filets une sirène en la personne d’Arabella « Beba » Vitanc. Celle-ci saura sans aucun doute séduire et conquérir le coeur des moussaillons de fans que nous sommes car sa voix puissante et son timbre délicat et sensuel est d’une rare beauté. Peu d’interprètes féminines peuvent se targuer de posséder un tel organe vocal, à la fois plaisamment léger et terriblement profond. Arabella a su remplacer sans difficulté la délicieuse et sympathique Anette. Et, désireux de graver à jamais le talent de leur nouvelle recrue, c’est tout naturellement que les musiciens ont décidés d’enregistrer un nouvel album, justement intitulé ‘Changes‘, ceci à plus d’un titre.

Pourquoi ce nom ? Tout simplement parce-que celui-ci reflète, tout d’abord, l’arrivée de la nouvelle frontwoman derrière le micro, mais aussi le passage vers une musique beaucoup plus mature qu’auparavant et plus rock’n'roll, également. Bien évidemment, Alyson Avenue fait et fera toujours du Alyson Avenue, ceci de manière magistrale. Les eaux dans lesquelles nage le groupe restent très proches du hard FM des années 80, initié par les ténors du genre, tels que Whitesnake, Bon Jovi ou Def Leppard. Deuxième raison, peut-être tout aussi évidente que la première : le son, clairement meilleur que sur son prédécesseur. La production est dynamique et amène la musique du groupe à un autre niveau. Des chansons, telles que « Liar », « Fallen » ou « Into The Fire », s’en trouvent ainsi magnifiées.

Dotés de refrains imparables et aisément mémorisables, les 11 compositions qui figurent sur cet album sont tout bonnement incroyables et nous font littéralement vibrer. Aucune n’est à mettre à la poubelle. L’inspiration est bien là. Par ailleurs, le groupe a eu la très bonne idée de faire participer quelques guests, dont Anette Olzon (Nightwish, ex-Alyson Avenue – choeurs sur « Liar », « Into The Fire », « Always Keep On Loving You » et « Fallen ») et Michael Bormann (ex-Jaded Heart, Charade et BISS – chant et choeurs sur « Will I Make Love ») pour ne citer qu’eux. Ceci démontre que les suédois et Anette se sont séparés en bons termes, contrairement au divorce mouvementé qui a eu lieu entre Tarja Turunen et Nightwish

Le périple d’Alyson Avenue depuis 2007 lui a permis de grandir musicalement et de faire face à un problème majeur qui aurait pu lui être fatal. Ce qui n’en fût, heureusement pour nous et pour les quatre musiciens restants, pas le cas. La découverte d’Arabella a été une bouffée d’air pur, qui a redonné au combo une énergie salvatrice pour envisager l’avenir avec sérénité et créer un album magique et divin. Les suédois sont fin prêts pour décrocher les étoiles et se faire connaître aux quatre coins du monde. Un mal qu’on leur souhaite de tout coeur. ‘Changes‘ est l’album de l’année pour votre serviteur.



Nightmare (FRA) : One Night of InsurrectionEcumant les scènes de France, d’Europe et du Moyen-Orient depuis plusieurs années, les grenoblois de Nightmare n’ont jamais pris le temps (ou n’ont peut-être pas eu la possibilité, financièrement parlant, de le faire) de capturer l’essence même de leur heavy metal classieux et racé joué sur scène. Alternant des albums plus ou moins bons – les trois derniers albums, à savoir ‘The Dominion Gate‘, ‘The Genetic Disorder‘ et ‘Insurrection‘ étant les meilleurs d’une série de 7 disques -, il était normal que le quintet décide finalement de graver sur rondelle ce qui allait être leur 30ème anniversaire de leur longue et exemplaire carrière. Le titre de ce court Live porte justement bien son nom : ‘One Night Of Insurrection‘.

Enregistré à Grenoble dans la salle Edmond Vigne le 31 octobre 2009, ce Live (qui est accompagné d’un DVD éponyme) est un relativement sympathique témoignage de la communion entre le combo et ses fans. Malgré une setlist apparemment détonnante (il suffit de lire le verso du boîtier pour s’en rendre compte – 13 titres dont « Heretic », « Secret Rules », « Cosmovision », « Target For Revenge », « The Watchtower », pour ne citer que ces compositions-là), l’ambiance ne décolle pas vraiment et l’on se surprend à s’ennuyer un peu par moments. Ceci paraît inimaginable avec Nightmare, surtout lorsque l’on pose une oreille sur leurs enregistrements studio pleins d’énergie. Ici, point de vigueur ni de véritable rage, l’atmosphère qui se dégage de ce Live est d’une inquiétante platitude. Ceci est d’autant plus dommageable que le son est un peu « crade ». Un comble ! Ces deux mauvais points n’enlèvent toutefois pas le plaisir de l’écoute et de la découverte de ce que peux donner un gig de Nightmare sur platine CD.

Après avoir assisté à plusieurs shows des isérois, qui m’ont tous botté le derrière soit-dit en passant, je ne peux que laisser une certaine pincée de déception pointer le bout de son nez dans cette chronique. Il n’est, certes pas, très aisé de donner le meilleur de soi-même le jour où l’on enregistre un Live audio ainsi qu’un DVD, car le trac et divers petits problèmes de son peuvent survenir, gâchant en partie ce qui aurait pu être une soirée de fête, mais il manque malheureusement cette fougue et cette hargne que les musiciens de Nightmare, Jo Amore en tête, savent si bien transmettre d’habitude lors de leurs tournées. Peut-être est-ce la faute à une production un tantinet faiblarde. Peut-être est-ce un manque de réaction de la part du public qui ne rend pas sur cet enregistrement tout l’Amour qu’il porte à l’une des plus formidales formations françaises de heavy metal…

Malgré la très bonne idée de nous offrir enfin un album Live et la générosité du groupe concernant les titres choisis, l’alchimie ne fonctionne pas cette fois-ci. Espérons que le groupe et le label sauront réagir et nous proposerons la prochaine fois un meilleur produit qui nous rassasiera définitivement et placera les grenoblois dans le panthéon du metal européen.



Desillusion : Esprit Maudit

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Desillusion : Esprit Maudit- Salut Doc, quoi de neuf ?

- Salut Marty, rien si ce n’est que je viens d’inventer une machine à voyager dans le temps !

- Quoi ??!! Cette DeLorean ?

- Oui, et j’ai une mission pour toi.

- Ah bon ? Laquelle ?

- Eh bien, comme toi, je suis fan de metal. Et j’aimerais retrouver un groupe qui me tient à coeur !

- Et tu voudrais m’envoyer dans le passé ?

- Tout juste, Marty ! Es-tu prêt à remonter le temps et revenir dans les années 80 ? Le 5 novembre 1985, pour être plus précis ?

- Pourquoi pas !? Cela me permettra peut-être de revoir Blasphème en concert quelque part en France…depuis le temps que j’en rêve !

- Et surtout le groupe Désillusion…c’est le combo que je souhaite réécouter…toute ma jeunesse !! Euh…enfin, à quelques dizaines d’années près…

- Allez, j’y vais, Doc !

- J’ai déjà effectué les réglages mais jamais de crash-test…surtout à 88 miles à l’heure ! Soit 141,6 km/h…

- Pas grave, j’ai la tête dure, Doc.

- Dès que tu retrouve ce groupe, tu reviens, ok !

- Pas de problèmes, Doc ! Dites-moi, est-ce que je peux amener Einstein avec moi ? C’est au cas où j’aurais une torsion dans le continuum espace-temps…

- Bon, c’est d’accord ! Allez, zou ! Bon voyage !

- Si jamais je ne reviens pas, Doc, je vous envoie Poison et Cinderella à la figure !!

- Aaaargh !! Non, Marty !!! Tout mais pas ça, pas de glam’, je t’en supplie, je suis allergique aux paillettes, aux pantalons roses en stretch moulant et au laque Hellsève de Laure et Hal…

- Je plaisantais, Doc !

- Ouf !! Merci bien, par Newton et Pythagore ! Bon, décollage dans 10…9…8…7…6…5…4…33…2…1…Zérooooooooo

Quelques heures passèrent et Marty revint, tout penaud de n’avoir pas trouvé le groupe que recherchait tant Doc Brown…

-Marty, c’est bête ! Figures-toi que je suis allé faire un tour chez le disquaire du coin et…que j’ai trouvé le disque du groupe Désillusion…

-Grrrr, Doc ! C’est malin !!! Vous n’avez pas idée de ce que j’ai dû endurer pour vous faire plaisir : j’ai tabassé le Biff Byford de Saxon pour le remplacer au pied levé au Elle Fest, j’ai failli coucher avec Mamère Noël, j’ai dégueulé car le Pepsi Light du bistrot Chez Fernand avait plus de 300 ans d’âge et pour finir je me suis cassé un ongle…Et tout ça pour vous retrouver et vous entendre dire que tout ça était inutile…

-Ben, malheureusement oui. C’est la faute à ce maudit MetalAngel. Regardes son article sur le nouveau disque de Désillusion…Bon, je crois qu’il ne me reste plus qu’à aller m’asseoir sous un pommier et attendre qu’une pomme veuille bien me suicider…

Doc Emmett Brown pointa le curseur de son PacBook sur le site Spirit Of Metal et montra à Marty MacFly la chronique de l’Ange du Metal qui disait à peu près ceci :

« Depuis quelques années, de nombreuses formations francophones renouent avec un métal classieux et racé, comme celui qui inondait le monde il y a de cela déjà trois décennies. Les « golden years of metal » ont réussi à essaimer un peu partout aux quatre coins de la planète les graines de la passion dans le cœur des jeunes musiciens, qui peu à peu délaissent la brutalité et la simplicité au profit de la mélodie, de la puissance et de la technicité. Du coup, les nouveaux Pleymo, Enhancer et autres Eths se font rare dans nos contrées et laissent la porte ouverte à l’émergence de nouveaux groupes, influencés par Iron Maiden ou Judas Priest et les Warning, Blasphème et autres Sortilège ou Satan Jokers.

Désillusion est de ceux-là et nous offre ici un deuxième opus tout en rigueur, dans la droite lignée des grandes productions des années 80. En effet, le groupe normand n’y va pas par quatre chemins et nous assène, après une intro ténébreuse, un coup de tonnerre, ceci au travers de compositions fortes et généreuses en mélodies, de refrains imparables et de soli dignes de guitaristes émérites tels que KK Downing ou Adrian Smith. Dès le second titre, « Esprit Maudit », on ressent l’envie de nos cinq compères d’en découdre et de prouver que le heavy métal britannique à la sauce frenchie n’est pas mort et qu’il fraudra sans aucun doute compter sur lui dans l’avenir.

Contrairement à d’autres groupes gaulois, Désillusion a su écrire des chansons extrêmement dynamiques, directes et inspirées, dont le charme principal est le chant de Jimmy interprété dans la langue de Molière. Il n’y a pas une seule minute d’ennui ou de blanc. Les 8 compositions originales se suivent et se complètent merveilleusement bien. Vous tomberez sous le charme du trio « Prisonnier des Ténèbres », « Dernier Combat » et « Fin d’une Vie ». Le son est très clair et très vintage. A l’écoute de cet album, on se croirait vraiment revenu de 30 années en arrière. La production, très agréable à l’oreille, est compacte, chaleureuse et organique. Bien que l’album ait été produit par Marc Varez, batteur de Vulcain, on peut par moment trouver de grandes similitudes avec le son « Martin Birch » et les chefs d’œuvres que sont ‘Piece Of Mind ‘ et ‘Powerslave’ de la Vierge de Fer.

Outre les compositions originales, dont la durée se situe entre 4 et 7 minutes et des poussières, nous trouvons aussi une très bonne reprise de Vulcain, ainsi qu’une reprise en morceau caché de « Rock’N'Roll » de Led Zeppelin, deux tubes qui prouvent, encore une fois, l’intérêt porté par Désillusion pour des formations cultes.

Cet ‘Esprit Maudit‘, qui dégage une énergie impressionnante, est une pure réussite que seuls des métalleux français auraient pu enfanter. Un album que je vous recommande si vous souhaitez voyager dans le temps. Un témoignage réalisé par des passionnés pour les passionnés. Chapeau bas, messieurs ! »



Indica (FIN) : A Way Away

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Indica (FIN) : A Way AwayLa Finlande est un pays très prolifique en ce qui concerne les groupes rock et metal. Entre des pointures telles que Nightwish, Stratovarius ou Sonata Arctica, nous trouvons également d’autres formations moins connues, telles que Korpiklaani, Machine Men ou Kalmah. Plus récemment, ce pays aux mille lacs a enfanté un combo entièrement féminin, intitulé Indica.

Ce nom, ne vous dit peut être pas grand chose. Pourtant, Indica existe déjà depuis une dizaine d’années, mais ne s’est fait connaître en Europe qu’en 2007, après une tournée scandinave en première partie de Nightwish. Ayant déjà enregistré quatre albums, dont le dernier très bon ‘Valoissa‘ en 2008, le groupe s’est attelé en 2009 à réenregistrer quelques-unes de leurs chansons, précédemment interprétées en finnois, dans la langue de Bruce Dickinson, afin de leur donner une portée internationale. Pour l’occasion, les charmantes demoiselles ont été secondées par un producteur de renom en la personne de Tuomas Holopainen, dont la touche s’entend clairement sur les titres “Islands Of Light”, “Children Of Frost“, “Lilja’s Lament” ou “As If”, pour ne citer que les plus percutants ou les plus majestueux. D’ailleurs, le ténébreux claviériste signe les paroles de “Precious Dark”. Ainsi, le son est d’une très grande clareté, mettant en valeur chacun des instruments présents, ainsi que la voix de Jonsu.

Musicalement, ‘A Way Away‘ tient la route, malgré quelques longueurs, dont le groupe aurait pu se passer. Néanmoins, l’album est bien équilibré, entre des titres plutôt directs et grandiloquents (“Islands Of Light”, “Precious Dark”, “As If”, “Straight And Arrow“) et plus calmes (“In Passing“, “A Way Away“), nous retrouvons des morceaux d’une grande beauté, “Lilja’s Lament” et “Eerie Eden”, dont les accents à la fois pop et rock peuvent faire parfois penser à des chansons de comédies musicales américaines – on pense notamment à Cats et le “Memories” de Barbra Streisand – ou à des groupes tels que Within Temptation de la période ‘The Silent Force‘ ou Stratovarius (la dernière partie de “Eerie Eden” interpretée par des violons donne la chair de poule).

Indica a réalisé un beau travail de composition et a selectionné, judicieusement, les plus belles chansons de son répertoire. Si vous êtes fans de rock féminin ou de metal romantique, ce disque est fait pour vous. A ne rater sous aucun prétexte. Le groupe devra néanmoins confirmer sur les prochains disques le talent qu’il possède. A surveiller de près.



Stratovarius : Elysium

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Stratovarius : ElysiumIl y des albums dont on attend l’arrivée comme celle du Messie. Ce fût le cas en 2009 pour ‘Polaris‘, c’est encore le cas en cette nouvelle année 2011 pour ‘Elysium‘.

En effet, après un ‘Polaris‘ à la fois surprenant et rassurant, qui faisait suite au départ de Timo Tolkki, membre fondateur et principal compositeur du groupe, le quintet nous revient aujourd’hui avec une nouvelle offrande qui, forcément, ne laissera personne indifférent.

Bien que les éléments caractéristiques du son « Stratovarius » résistent encore et toujours à l’innovation musicale, tels que les fameuses parties de claviers du Sieur Johansson ou les refrains imparables qui ont fait la gloire du groupe, Stratovarius va encore plus loin dans l’expérimentation et arrive à surprendre là où on ne l’attend pas. Entre des titres dynamiques, mais toutefois classiques, destinés à plaire aux die-hard fans et taillés pour les radios et la scène, tels que les plaisants « Darkest Hours » (premier single), « Under Flaming Skies », dont l’interlude musical ne dépareillerait pas sur un album solo de Kotipelto – le refrain étant très proche de ceux de « Serenity » et « King Anti-Midas » -, le très court et heavy « The Game Never Ends » ou « Event Horizon », qui n’est pas sans rappeler le très bon « Legions » sur ‘Visions‘, nous nous trouvons également confrontés à des chansons plus audacieuses et étonnantes, que cela soit au travers d’introductions calmes et oppressantes ou d’atmosphères énigmatiques (« Infernal Maze », « Lifetime In A Moment » et les voix grégoriennes au début, « Move The Mountain »). Ces morceaux apportent énormément de fraîcheur à la musique de Stratovarius qui semble un tantinet tourner en rond depuis ‘Elements Part I’, exception faite de ‘Polaris‘, qui induisait déjà un regain d’inspiration.

Néanmoins, la véritable nouveauté est le morceau-titre qui clôt l’album en beauté. « Elysium » est ce qu’on peut appeler positivement un « monstre ». Comptabilisant plus de 18 minutes de pur Bonheur, ce titre, absolu chef d’œuvre, révèle à lui seul toute l’étendue du talent de composition du guitariste Matias Kupiainen. Variant les plaisirs, Matias a créé un sérieux concurrent au « Destiny » de Tolkki. Entre les envolées lyriques vocales de TK ou les très beaux soli de guitares, le jeune gratteux a réussi à nous gratifier de structures très progressives, voire déstructurées, et d’ambiances variables du plus bel effet, ceci grâce à des chœurs solennels ou des séquences extrêmement mélodiques. Ce cadeau annonce t’il le changement de cap du groupe ou le plus jeune des membres du groupe a-t’il seulement voulu se / nous faire plaisir ? L’avenir nous le dira. Toujours est-il que cette composition mérite à elle seule toute votre attention. Dès la première écoute, on ne peut s’empêcher de rester bouche-bée devant autant d’émotions, on frissonne de plaisir et d’émoi. Et pour une fois, cela change des titres acoustiques qui terminaient, tantôt maladroitement (« Celestial Dream », « A Drop In The Ocean ») tantôt judicieusement (« Forever », « When Mountains Fall ») les opus de nos ménestrels préférés. Un titre qui s’avèrera explosif en concert, à Paris et Lyon, si le groupe l’interprète alors.

Dire que Stratovarius nous a offert là le meilleur album de toute sa carrière serait un peu trop présomptueux, car il ne fait qu’égaler les missiles nucléaires que sont ‘Visions‘ et ‘Destiny‘. Mais, nous pouvons, sans hésitation, affirmer que ‘Elysium‘ est bien un album magistral, magnifiquement bien construit et absolument séduisant, dans la continuité de ‘Polaris‘. Tout comme l’étaient les disques cités ci-dessus en leur temps. ‘Elysium‘ prouve de par son existence, ainsi que par sa puissance, que le groupe est comme le phénix qui renaît de ses cendres, revenant là où l’on ne pense pas le retrouver.

L’année 2011 vient de très bien commencer, visiblement…




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