octobre 29th, 2013

Ah ça fait bien longtemps que je ne me suis pas attelé à un groupe Punk. Aujourd’hui, c’est les Nancéiens de Reviens qui vont passer sous ma plume (ou mon clavier). Reviens, c’est un trio marchant sur les pas d’un Punk à la fois rock et hardcore, mais rien de franchement très violent. Des petites démos ici et là, des concerts avec pas mal de tête d’affiche du genre (Les Sales Majestés, Diego Pallavas …) démontre tout de même une certaine expérience.

« Reviens » est un disque qui d’écoute vite et se comprend facilement. Rien ici ne révolutionne le genre, le trio se contentant de sa technique pour propulser un regard cynique et amer sur la société. La très faible durée des pistes fait que je ne pourrais pas franchement les décrire ainsi, je me contenterai de parler en surface.

Musicalement, il y a des guitares bien maîtrisées, rock comme il faut, avec un groove parfois bien foutu (« C’en Est Assez », très 80’s sur « Ça Manque de Sucre »), une basse bien ronde, mais pas assez mise en avant (nickel sur « Le Dernier Homme ») alors que la batterie jouera son rôle de façon intelligente (même si l’intro de « Métaphysique de la Grenade » fait sacrément boîte de conserve), sans jamais trop en faire.

Ce qui pourrait coincer, c’est la voix. C’est faux. Quand Julien chante, c’est désagréable. Ça va déjà un peu mieux sur ses réguliers passages un peu criés, même si l’ensemble reste gentillet. De toute manière, la volonté du musicien n’est certainement pas de chanter juste, mais vrai. Sur ce coup, c’est déjà mieux, ses éclats de voix sont sincères, déplorant avec des formules assez clichés (autant que les noms des pistes) dans le milieu, mais relativement efficace, pour dire que ” tout va mal “. Mais comme le dit le groupe lui-même, cet album, « Ça Manque de Sucre ».

Le groupe varie parfois son sujet, comme sur les cinq parties de « Chroniques d’un Naufrage ». Si découper la piste en cinq morceaux inégaux est complètement inutiles, on relèvera les différents changements de rythme, parfois Speed et hurlé, à d’autre moments plus rock et chanté (et même vaguement rappé) ou même entièrement acoustique sur la dernière partie, très intéressante, d’ailleurs.

Reviens ne bouscule rien, mais se contente de jouer avec son cœur. C’est suffisant pour avoir un disque divertissant, mais trop insuffisant pour se dire que l’on y reviendra. Ce disque sent davantage le plaisir entre pote et c’est sans doute bien suffisant comme ça.

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