Nolentia : Sell Your Soul To Grind’n Roll !

Sell Your Soul To Grind'n Roll !« Sell Your Soul To Grind’n Roll ! », voici une démo qui porte bien son nom ! Premier méfait des toulousains de Nolentia, ce 6 titres de 14 minutes à la pochette originale pose les bases d’un grind death vu et revu mais qui poutre bien…

Première constatation qui saute immédiatement aux oreilles, le groupe maîtrise parfaitement bien son style et ne laisse pas de place à l’approximation. Même si le groupe ne donne pas vraiment dans la technique, la mise en place est impeccable, et les musiciens pilonnent sur des rythmes variés tout en piochant autant dans le grindcore que dans le death bien gras. Les vocaux sont relativement variés, le travail du batteur mine de rien assez recherché et les riffs sortent parfois des sentiers battus, ce qui au final donne une agréable impression de diversité. Comme quoi, la musique de Nolentia n’est pas si simpliste que ça, certains titres se montrant même franchement costaux, à l’image de “Kanske” et “Godless“. Les breaks sont entraînants et les guitares tranchantes malgré leur son vraiment maison. Les ombres de Napalm death et de Brutal Truth planent parfois au dessus des compos de Nolentia, et, histoire de rester dans le métal français, disons que le groupe est à ranger aux côté de DSK ou Apostle Of Dementia. Tout de même, les morceaux manquent encore d’ampleur et, même si Nolentia dégage une certaine puissance, le groupe n’a pas encore suffisamment de carrure pour être vraiment marquant. Comme première démo, j’ai tout de même souvent entendu bien pire…

Voici donc la carte de visite sympathique d’un groupe à la personnalité naissante (mais présente), et je vous encourage à découvrir cette démo sincère à l’esprit très “live”. Rendez vous dans un an ou deux pour une nouvelle livraison plus peaufinée !

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June 25, 2008

X-World 5 : New Universal Order

X-World 5 : New Universal OrderVous voulez que je vous fasse rêver ? Ok, alors imaginez un groupe au sein duquel se retrouveraient Nils K. Rue au chant (Pagan’s Mind), Andy La Rocque à la guitare (King Diamond, passage éclair chez Death), Reeves Gabriel à la seconde guitare (Tin Machin, Bowie) et Magnus Rosen à la basse (Hammerfall). Et que les quatre compères soient épaulé par un batteur / producteur de renom, Stefan “Big Swede” Svensson…

Ca vous laisserait sur le cul un groupe pareil, hein ? Et bien ce n’est pas un rêve, c’est X-World 5, nouveau all star band du heavy métal. Qu’attendre d’une formation pareille, si ce n’est une accumulation de riffs assassins, de rythmiques sur-vitaminées et de soli ébouriffants, j’imagine que vous pensez d’avance à quoi vous attendre. Et bien sachez que la surprise est grande, car X-World 5 ne se contente pas d’apporter une nouvelle pierre à l’édifice du heavy métal, il réinvente le style en proposant une musique à la fois emprunte de l’héritage des anciens et totalement novatrice. Les puristes risquent de détester…

X-World 5, à l’image de la pochette de l’album, possède une aura futuriste indéniable. Les synthés aux connotations spatiales sont très présents, les vocaux et les instruments sont chargés d’effets spéciaux et des bruitages en tout genre apparaissent un peu partout tels des météorites dans un voyage galactique… La construction des morceaux elle même n’est pas traditionnelle, nous sommes loin des schémas classiques du genre. Ici les rythmes sont souvent entêtants et martelés de façon robotique, la bande son parfaite d’une marche militaire de soldats androïdes. Un tel travail nécessite un son impeccable pour être crédible, et la production se montre totalement à la hauteur des attentes du groupe. C’est innovant, risqué, et assez inédit me semble t’il comme métal…

L’aspect heavy métal est principalement conservé à travers les refrains épiques menés de main de maître par Nils, qui se montre aussi mélodique qu’agressif. Mais pourtant, aussi ambitieux que soit ce projet, je dois bien admettre que cet album manque au final d’énergie, de folie, les parties speed et les soli étant quasiment absents. Les morceaux ne sont pas purement battis sur les riffs (même si certain sont bons), mais plutôt sur les ambiances, ce qui finit à la longue par être lassant. C’est dommage, car le travail de composition est réel, le concept original, et l’élaboration de cet album a du prendre un temps fou. Mais point de morceaux cultes à retenir de cette galette.

« Un petit pas pour l’homme, mais un bond de géant pour l’humanité » disait Armstrong. Cette citation ne s’applique pas encore à X-World 5 au niveau du heavy. Mais le vaisseau spatial est lancé et j’imagine qu’il atteindra un jour son objectif, car le projet est audacieux et les musiciens talentueux. J’espère que le groupe apportera une suite plus aboutie à ce projet…

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June 19, 2008

Equilibrium (GER) : Sagas

Equilibrium (GER) : Sagas« Sagas » est le deuxième album des allemands de Equilibrium, groupe qui, en l’espace d’un seul album, a réussi a rallier à sa cause une solide fan-base. Le black épique a tendance folk n’est plus vraiment un style nouveau mais il a toujours le vent en poupe, et « Sagas » possède à mon avis tous les atouts pour assoire encore un peu plus la réputation du groupe…

C’est en parfait néophyte que je me suis lancé dans l’écoute de cette galette, car ce n’est assurément pas mon style de métal préféré. Mon ignorance sera en même temps un atout, car mon jugement n’en sera que plus objectif. Equilibrium est donc de ceux qui jugent que le black métal est compatible avec bonne humeur et mélodies dansantes, et le groupe mélange rythmiques purement métal et musique dite folklorique riche de nombreux instruments différents. Je serais bien hypocrite de vous dire que le groupe est une formation de seconde zone, car le talent de composition est bien réel. Après, ce n’est qu’une question de goût, et personnellement j’ai du mal à encaisser ces sonorités pleines d’entrain qui feraient danser n’importe quel nelwyn de Willow…

Je comprends que l’on soit séduit par les compos de Equilibrium. Les enchaînements sont habiles, les transitions entre les différents styles musicaux se font en douceur, et mine de rien les musiciens évitent de sombrer dans le grotesque, ce qui peut facilement être le cas dans ce genre d’exercice. L’utilisation de musique folklorique n’est pas qu’un simple gimmick, le groupe semble réellement imprégné de son univers, preuve en est avec le dernier titre, “Mana”, un habile instrumental de 16 minutes où se mêlent synthé, flûte, percutions, mélodies heavy lancinantes et lignes de violon (on dirait presque du Kansas !).

Par ailleurs, chose bien agréable, le groupe est très performant sur les parties de black plus classiques, et des titres assez directs comme “Verrat” ou “Snüffel” sont forts entraînants. Certaines mélodies sont très bien vues (”Des Sängers Fluch”,”Prolog auf Erden”), mais mieux vaut tout de même apprécier ce genre de métal parfois un brin pompeux pour réellement rentrer dans l’univers de Equilibrium. J’ai souvent l’impression d’avoir à faire à la bande son d’un film hyper travaillé, genre Le Seigneur Des Anneaux. C’est assurément le but recherché..

La note que j’attribue à « Sagas » ne reflète que mon peu d’intérêt envers cette musique grandiloquente, beaucoup d’autres, plus sensibles que moi à ce style, y verront probablement une œuvre parfaitement aboutie. On ne peut en tout cas que reconnaître au groupe un vrai talent d’écriture et un sens de la minutie tout à fait louable. A vous de voir si cette musique vous touche…

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June 17, 2008

Ophiolatry : Transmutation

TransmutationCannibal Corpse est trop gentillet pour vous ? Deicide n’est plus assez bourrin pour vos petites oreilles ? L’atmosphère poisseuse de Incantation ne vous file plus suffisamment de frissons ? Il vous reste une carte à tirer, celle de Ophiolatry, groupe qui mérite d’être écouté au moins une fois…

Pas de demie mesure chez ces brésiliens, l’album est d’une violence fracassante et le rythme ne ralentit qu’en de rares occasions. La batterie est tellement rapide et synthétique que je me suis d’ailleurs demandé s’il ne s’agissait pas d’une boite à rythmes. Apparemment non, il s’agit effectivement d’un batteur de chair et d’os, s’il parvient à retranscrire en concert ce qui est produit sur cette galette, chapeau !

Tout est prétexte à débauche sur cet album. Débauche de vitesse, de technique à travers des soli bien barrés, de vocaux caverneux proches de ceux de John McEntee (Incantation)… Le rendu est forcément d’une violence hors norme et l’ambiance radicalement malsaine, certain morceaux réellement cauchemardesques cloîtrant encore d’avantage le disque dans un univers de folie (”Urutu”, “Variaçoes”, “Eradicating The Paradigm”). Ophiolatry transpire la haine, le dégoût et le chaos. Ses compos tournent toutes autours de deux minutes, et n’y cherchez aucun fragments de mélodies, aucuns mid tempo reposants, le groupe envoie du blast en continu et des parties de double (sont-elles réelles ?) apocalyptiques.

La première écoute laisse le cul par terre, mais force est de constater qu’après plusieurs lectures le disque montre ses faiblesses. Trop répétitive, trop compacte, cette galette manque d’oxygène même si la maîtrise instrumentale est parfaite. Trop peu de parties mémorables restent à l’esprit, preuve en est avec l’instrumental qui clôt l’album, Preludio N°4. Ce morceau de guitare acoustique absolument divin, en décalage complet avec les autres titres, est le seul, après plusieurs écoutes de l’album, que je me repasse avec vraiment beaucoup de plaisir. Le reste devient tout simplement fatiguant à force d’en faire trop dans le bourrinage absolu.

Véritable moissonneuse batteuse à neurones, Ophiolatry ne vous laisse pas le temps de respirer durant les 16 titres de « Transmutation » (hormis le titre final). Parfait, crierons les plus sauvages d’entre vous, dommage diront ceux qui attendent du death autre chose que du pilonnage incessant…

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June 16, 2008

Stormlord : Mare Nostrum

Mare NostrumPar Odin, Stormlord est de retour ! « Mare Nostrum » est la cinquième réalisation de ce groupe italien formé en 1991, et ce nouvel album, munit d’une très belle pochette, déboule via le label Locomotive Records. Le groupe ne change pas son fusil d’épaule et offrent à ses fans ce qu’ils attendent, un black épique et mélodique toujours aussi perfectionniste.

Même si les changement de musiciens ont été nombreux au sein de Stormlord, le groupe a l’avantage de son expérience et maîtrise parfaitement son style, ce qui permet aux fans de savoir exactement où ils mettent les pieds. Le but du groupe n’est d’ailleurs pas de faire évoluer sa musique vers d’autres horizons mais plutôt d’approfondir son univers, de l’enrichir, grâce à une maîtrise toujours plus pointue de la composition. Pour ceux qui ne connaissent pas la formation, la musique de Stormlord possède une base black métal, mais chacune de ses compos brasse de multiples influences tels que le heavy, le pagan, le tout avec beaucoup de variation au niveau du chant, et des lignes de guitares mélodiques toujours présentes.

Sur ce nouvel opus, les synthés sont toujours autant mis en avant et prennent souvent autant d’importance que les guitares, le groupe n’hésitant pas par ailleurs à utiliser des instruments plutôt inattendus, tel que la cithare. Le groupe s’en sort royalement bien, ce qui nous vaut de bons titres tels que l’arabisant “Legacy Of The Snake” ou le presque progressif “The Casteway”. Les tempo sont tour à tour furibards ou posés, les guitares fortement métal ou plus langoureuses, le tout se mariant avec beaucoup d’habileté. Ce qui saute immédiatement aux oreilles est en effet le réel travail de composition des musiciens qui ne se contentent pas de juxtaposer parties brutales et lignes mélodiques de façon simpliste. Les ambiances s’incorporent entre elles, se mélangent, mais sans jamais donner l’impression d’un gros fourre tout, ce qui demande beaucoup d’habileté dans la mise en place. Stormlord se montre donc aussi convainquant sur des titres fonceurs tels que “Dimension : Hate” que sur des titres plus aventureux comme “Mare Nostrum” ou l’excellent “Stormlord“.

A la fois varié, énergique et fouillé, « Mare Nostrum » est un album mature qui démontre le talent de cette formation italienne. L’équilibre entre les différentes influences est presque parfait, et ce nouvel opus vous ferra autant voyager qu’il vous filera la pêche, pour peu bien sûr que vous soyez amateur de pagan black viking (c’est le terme qui me vient)…

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Denial Fiend : They Rise

They RiseAu début des années 90, Massacre c’était avant tout une voix monstrueuse, celle de Kam Lee. Et bien après avoir lâché la musique pendant pas mal de temps, le bonhomme décide de remonter en selle et refait parler de lui à travers sa nouvelle formation, Denial Fiend…

Pour concrétiser son projet, Kam Lee s’est entouré de pointures qui ont roulé leur bosse au sein de groupes tels que Nasty Savage, Seex Feet Under ou encore Death. Du bien beau monde pour faire naître un album de horror metal, comprenez par là du death thrash old school inspiré par les films d’horreur où pullulent les zombies et autres créatures sous-marine de séries Z. La pochette, bien kitch, ne trompe pas sur la marchandise et colle complètement à l’imagerie de Denial Fiend.

La musique du groupe ne s’encombre pas d’artifices et va droit à l’essentiel, c’est à dire un death très souvent mid tempo basé sur des riffs simples qui s’incrustent facilement dans les cervelles. Les refrains sont par ailleurs conçus de façon à être les plus efficaces possible, même si Kam Lee n’a plus réellement la même puissance vocal qu’autrefois. Cette mixture entre death nostalgique, groov indéniable et soli bien heavy prend réellement bien sur certains titres comme les irrésistibles “Return To The Tombs…”, “Ripped Inside Out”, “Son Of The Creature…” ou “Frankenstein Conquers The World”. Malheureusement l’album a ses limites, et la simplicité des compos fait qu’on a très vite fait le tour de cette réalisation sympathique, mais un poil trop simpliste. Et puis quel dommage que le groupe n’appuie pas d’avantage sur le champignon, car pas mal de morceaux manquent de punch et se cantonnent à des rythmes moyens qui finissent parfois par être lourdingues. Malgré son imagerie marrante et ses riffs entraînants, cet album n’est pas assez énergique, je garde au final l’impression d’un pétard mouillé compte tenu des musiciens présents dans le groupe.

Petit bonus non négligeable, Denial Fiend se paie le luxe d’une reprise (”L.O.D.”) de Mantas, groupe, pour ceux qui l’ignorent, au sein duquel se sont côtoyés Kam Lee et chuck Schuldiner avant les formations respectives de Death et de Massacre. Sans soulever des montagnes, cette petite cover est bien réussie et tout à fait dans le ton de l’album.

Je ne souhaite qu’une chose, c’est que Denial Fiend tienne le coup et nous balance un deuxième album plus réussi, plus inspiré, et pourquoi pas un brin plus osé. Je vois ce « They Rise » comme un album de rodage pour une formation qui a un potentiel franchement énorme. J’espère que l’avenir me donnera raison…

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June 11, 2008

Carnifex : The Diseased and the Poisoned

The Diseased and the PoisonedL’Amérique, royaume de la malbouffe et des obèses, paradis du big mac et des plats hyper gras que t’en manges un t’as pris ta dose de calories pour une semaine, terre sainte du conformisme et de l’appartenance… Pas étonnant qu’un tel territoire enfante des formations comme Carnifex, groupe bourrin mais qui au final semble peser une tonne…

« The Diseased and the Poisoned » est le deuxième album de ce groupe ricain, et au vu des commentaires jouissifs de leur premier méfait, genre “ce disque est monstrueux !”, “c’est un vrai bulldozer !”, “sa puissance écrase tout !”, je m’attendais à déguster sévère. Ben je suis désolé pour les nombreux fans, mais j’ai passé plus de temps à regarder ma montre qu’autre chose durant l’écoute de cette galette. Dur en effet de faire plus formaté tellement cet album est impersonnel et fabriqué dans le même moule que de nombreux autres groupes.

La recette ? Elle est simple et s’applique à TOUS les titres : une dose de brutal death avec parfois des riffs mélodiques aux influences suédoises, quelques mid tempo pour faire bouger en concert, des riffs saccadés en cordes à vide souvent très lourds, et bien sûr une alternance chant guttural / chant criard. 12 morceaux, 12 fois la même mixture. Ca passe sur deux ou trois titres, mais sur la longueur ça devient franchement monotone et sans impact.

Mais même un écureuil aveugle fini par tomber sur une noisette, et forcément, dans le tas, quelques rythmiques bien senties sortent l’auditeur de sa torpeur (”Aortic Dissection“, “Suffering”, “Among Grim Shadows”…). Heureusement, car sans ces quelques éclairs d’inspiration, le disque m’aurait définitivement fait sombrer dans un ennui mortel.

Je comprends qu’un novice qui découvre le death métal accroche à cette musique sans âme (pour moi), mais lorsque l’on a vibré avec d’anciennes formations originales au style bien trempé, on ne peut que trouver ce présent album bien fade. Je ne remets pas en cause la compétence des musiciens qui se montrent tous fort habiles, mais que tout cela manque d’originalité, de pertinence, Carnifex se contente de suivre la route tracée par d’autres formations récentes et fonce tête baissée comme s’il n’avait aucun bagage musicale. Il n’y a aucune recherche au niveau des mélodies, pas de refrains assimilables, les soli sont totalement absents, bref, cet album, mis à part quelques parties plus entraînantes, est d’une platitude désarmante.

Carnifex a encore bien du chemin à faire s’il veut marquer les esprits, car pour l’instant sa musique a tout du produit trop calibré. Ou alors je suis trop vieux pour apprécier leur travail, allez savoir… En tout cas je ne mise pas gros sur leur carrière.

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June 5, 2008

Trepan Dead : Anonymous Grindoholics

Anonymous GrindoholicsOriginaires du nord de la France, Trepan Dead a déjà réalisé un album sorti en 2006 et possède à son actif plusieurs démos ou split. Les huit titres proposés sur ce « Anonymous Grindoholics » sont d’ailleurs en fait disponibles sur un split de mars 2008, « Crushed Pieces », avec les groupes Roger Moore et Mesrine. Tout un programme…

« Anonymous Grondoholics », c’est huit morceaux et 16 minutes d’un grind death de la meilleur espèce qui soit, c’est à dire rageur, super bien exécuté, avec des riffs gros comme ça et une patate d’enfer. De la musique super protéinée qui vous débouche les tympan dès le premier titre ! Trepan Dead, le destop du métal… Sans rire, leurs morceaux sont tout à fait excellents, le groupe sévit depuis pas mal d’année déjà et maîtrise donc parfaitement l’art et la manière de mettre en boite des compos lapidaires. De plus, selon les dires du groupe, ces morceaux enregistrés de manière très “live” représentent un amuse bouche pour leur deuxième album qui devrait voir le jour d’ici peu.

Comme je l’ai dit, la mise en place est parfaite et Trepan Dead se montre aussi efficace dans les blasts que dans les mid tempo au goût prononcé de death ou de hardcore. Un genre de mix entre Goryptyc, Inhumate et DSK qui ne peut que filler la trique aux amateurs de brutalité ! Il faut par ailleurs signaler les prestations radicales de Boub et Chris au vocaux (et oui, le groupe compte deux chanteur !) qui maîtrisent parfaitement l’art des gruîk gruîk (l’excellent mais très court “The Old Dead Rat’Song” ) et des beuglements death. Dommage que le mix mette un poil trop en retrait les vocaux justement.

16 minutes, c’est court, mais à ce régime là c’est suffisant pour se rendre compte du potentiel et du professionnalisme de Trepan Dead qui nous livrera à coup sûr une petite perle avec son album à venir. J’espère l’avoir rapidement entre les mains, car c’est le genre de grind death qui me file le bambou grave!

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June 3, 2008

Maceration : A Serenade Of Agony

A Serenade Of AgonyBon, arrêtez de vous marrer sur le nom du groupe, nous sommes en 1990 et ils fallait bien que les zicos trouvent un nom en “-tion” pour leur groupe de death. Cet unique album de la formation danoise est sortie en 1991 et n’a pas laisser de grandes traces derrière lui, on y trouve pourtant un personnage connu et respecté de la scène death actuelle…

Day Disyraah, ça vous dit rien, mmh ? Et si je vous dis que derrière ce patronyme se cache Dan Swanö, ça vous parle plus ? Comme j’en vois trois au fond qui ont l’air de ne pas capter, je me permets de vous rappeler que le bonhomme est à l’origine d’un nombre assez impressionnant de groupes ou de projets comme Diabolical Masquerade, Edge Of Sanity, Incision ou encore Bloodbath. On le retrouve ici au chant et accessoirement au clavier pour les quelques intro placées ça et là. Et la musique dans tout ça ? Du death tout simplement, dans tout ce qu’il a de plus basique et qui se rapproche de formations comme Morgoth, Gorguts (en moins technique), voir Massacre pour l‘aspect direct des rythmiques. Il n’est donc pas question ici de records de vitesse et de déballage technique, mais plutôt de riffs gras et basiques appuyés par une batterie souvent mid tempo et bien massive, ce qui n’exclut pas toutefois de fréquentes accélérations éjaculatoires, notamment lors des soli assez primitifs. Pas mal de riffs monocordes bien simples rappellent également les premières armes de Grave ou de Unleashed, ce qui ancre définitivement cet album dans le passé.

Bon, l’ensemble n’est pas vraiment de haute volée, d’autant que les instruments sont écrasés par une production très étouffée. Tout de même, certains refrains et certains riffs font mouche, quelques titres se révélant alors assez savoureux, comme “Transmogrified”, “The Mind Rampant” ou “Reincarnation / Time Flies”. Bien entendu, ceux qui découvriraient cet album presque 20 années après sa sortie risqueraient fort de le trouver moisi, voir franchement périmé. Tout n’est que question de goût, moi j’adore ce vieux style de death sincère et sans fioritures…

« A sérénade Of Agony » n’est pas un incontournable du death, mais il est bien représentatif d’un style et d’une époque révolue. S’il on tient compte du fait que Dan Swanö en a fait partie, on peut presque dire, à petite échelle, que cet album a une valeur historique. Une réalisation pas indispensable mais qui mine de rien a son charme.

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May 31, 2008

Time Has Come : White Fuzz

White FuzzC’est par le biais de Regain Records que les allemands de Time Has Come sortent leur premier album, « White Fuzz ». La pochette est assez énigmatique et ne laisse pas transparaître le style du groupe, c‘est donc avec une certaine curiosité que je me penche sur cette nouvelle recrue du célèbre label qui possède un imposant panel de groupes death et black…

Time Has Come fait finalement partie de cette nouvelle vague de groupes qui mélangent aussi bien le hardcore que le death ou le grind, le tout avec une technique à toute épreuve et des breaks incessants. Enfin quand je dis nouvelle vague, plus tant que ça finalement, car cette façon de composer à déjà été visité en long et en large avec plus ou moins de violence et de variations. Certains, dans des styles au final relativement différents, s’en sortent magnifiquement bien (Psyopus, Between The Buried And Me…), d’autres sont sympas sans soulever des montagnes (Harlots, War From Harlots mouth…) et d’autres royalement gonflants (The Devils Wears Prada, Manngard…). Time Has Come se situe dans la deuxième catégorie, celle des formations agréables à écouter deux ou trois fois puis qui s’oublient très vite.

Pas de problème au niveau de la technique, ça joue vite et bien sur des constructions souvent tortueuses qui alternent donc entre grosses cavalcades à la limite du grind “propre” (”The Abandoned City Part II”, “Ignorence Is Bliss”) et morceaux plus syncopés et ambiancés assez typiques du genre. Tout de même, il faut reconnaître aux musiciens une évidente habileté dans la composition, ceux ci parvenant par ailleurs à placer des plans plus mélodiques qui s’insèrent sans problème dans l’univers de l’album, tel la seconde partie de “Keep Your Tongue From Evil” ou les instrumentaux gentiment décalés que sont “Elevator To Prypiat” et “The White Fuzz“. Parfois le groupe donne à fond dans la technique avec des rythmiques ébouriffantes qui donnent la part belle aux guitares (”Keep Your Tongue From Evil“, “Something Draws Near From Nothing”).

Le problème, comme souvent, est que les compos ne dégagent aucune atmosphères particulière et s’enquillent les unes aux autres sans déplaisir, mais sans être passionnantes non plus. Un album de plus dans ce style, dira t’on. C’est bien réalisé mais pas du tout marquant sur le long terme…

Ce n’est que le premier album de Time Has Come, laissons leur encore le temps de mûrir. « White Fuzz » renferme tout de même pas mal de bonnes idées et, par sa violence et son aspect peu joyeux, l’album ne vise pas à tout prix à séduire le maximum de d’jeun’s qui se la jouent rebelle de la mort qui tue. Encourageant…

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